PERFORMANCE RSE 2020

PERFORMANCE RSE 2020

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Piloter notre responsabilité d’entreprise

La politique RSE de Veolia est intégrée à sa stratégie, son modèle économique et à sa durabilité. Convaincue qu’elle possède une partie des solutions aux défis collectifs de notre temps, à condition de servir de façon équilibrée l’ensemble de ses parties prenantes, Veolia se définit comme une entreprise durable capable d’assurer à la fois sa mission économique, sociale et sociétale. 

Ainsi, sa politique RSE est inscrite dans son modèle d’affaires comme en témoigne sa raison d’être, et les engagements, objectifs et cibles de performance plurielle qui lui sont associés. 

2020 est la première année de mise en œuvre de ces nouveaux objectifs, dont le présent chapitre détaille les volets performance environnementale, performance sociale et performance sociétale, ainsi que sa démarche de conformité. 

Année de transition, 2020 a également vu la clôture des objectifs qui accompagnaient sa stratégie de développement durable, définie en 2015, autour de neuf engagements pour un développement durable. 

La réglementation française sur le devoir de vigilance et sur la déclaration de performance extra-financière offre également un cadre de lecture de l’ensemble de ces démarches. 

L’ensemble des informations liées à la déclaration de performance extra-financière est vérifié par un organisme tiers indépendant. Pour l’exercice 2020, les indicateurs mentionnés par le symbole (√) ont été vérifiés avec un niveau d’assurance raisonnable. 

La notation extra-financière du Groupe représente une évaluation indépendante de ces démarches par des tiers.

Nos engagements

Veolia a formalisé en 2015 sa stratégie de développement durable en 3 axes et 9 engagements. Ils viennent compléter l’adhésion du Groupe au Global Compact, ainsi qu’aux engagements de la communauté internationale. Cette stratégie s’intègre à la raison d’être de Veolia, définie en 2019.

Notre raison d'être

En 2019, à l’occasion de l’assemblée générale mixte de ses actionnaires, le groupe Veolia s’est officiellement doté d’une raison d’être.

Élaborée en concertation avec ses différentes parties prenantes et validée par le conseil d’administration, la raison d’être du Groupe exprime à la fois pourquoi Veolia existe, ce qu’elle fait, et comment, au profit de toutes ses parties prenantes. Fruit de plus de 160 ans d’histoire, cette raison d’être s’inscrit dans la mission de Veolia, « Ressourcer le Monde ». 

La raison d’être indique le sens fondamental de l’action de Veolia. Elle est à la fois le cap que vise le Groupe, un moyen de montrer l’horizon de son ambition et d’ancrer davantage ses actions dans la durée. La raison d’être de Veolia est portée à la connaissance de toutes ses parties prenantes, – employés, clients, fournisseurs, actionnaires, partenaires, territoires où elle opère, afin qu’elles en connaissent le sens et participent à sa mise en œuvre effective.

La raison d’être de Veolia

« La raison d’être de Veolia est de contribuer au progrès humain, en s’inscrivant résolument dans les Objectifs de développement durable définis par l’ONU afin de parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. C’est dans cette perspective que Veolia se donne pour mission de “Ressourcer le monde”, en exerçant son métier de services à l’environnement.

Chez Veolia, nous sommes convaincus que la poursuite du développement de l’humanité n’est possible que si les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont abordés comme un tout indissociable. Cette conviction s’inscrit dans l’histoire de l’entreprise qui, dès sa création, en 1853, avait montré la voie en faisant de l’accès à l’eau potable un levier essentiel de santé publique et de qualité de vie.

En pratiquant nos activités, aujourd’hui dans l’eau, les déchets et l’énergie, nous apportons à nos clients publics comme privés, partout dans le monde, des solutions qui permettent de faciliter l’accès aux services essentiels et aux ressources naturelles, de préserver celles-ci et de les utiliser et de les recycler efficacement. L’amélioration de notre empreinte environnementale et de celle de nos clients est au cœur de notre métier et de notre modèle économique.

Nous sommes une entreprise simultanément locale et globale, à forte intensité de technique, de savoir-faire et de main d’œuvre, inscrivant ses actions dans le temps long. Nous garantissons un engagement de résultat dans la durée à nos clients grâce à notre longue expérience, la qualité de nos services et notre forte capacité d’innovation.

Nous constituons une communauté de travail où chacun peut trouver, en plus d’un revenu et du respect de sa santé et de sa sécurité au travail, un sens à son activité, un engagement dans une démarche collective valorisante et un épanouissement personnel. Par la formation, Veolia s’assure du développement des compétences de ses salariés qui sont dans leur grande majorité des ouvriers et des techniciens. L’entreprise s’appuie sur leur responsabilité et leur autonomie à tous les niveaux et dans tous les pays, et promeut l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

Veolia favorise, notamment au sein des instances représentatives du personnel, le dialogue social, qui participe à l’appropriation par les salariés de notre projet collectif.

Veolia respecte partout les lois et les règlements en vigueur. Elle applique en outre des règles d’éthique largement diffusées et conformes à ses valeurs de responsabilité, de solidarité, de respect, d’innovation et de sens du client.

La prospérité de Veolia est fondée sur son utilité pour l’ensemble de ses parties prenantes – clients, actionnaires, salariés, fournisseurs, populations actuelles et générations futures – dans les différents territoires dans lesquels elle intervient. Sa performance doit donc être évaluée selon plusieurs dimensions qui correspondent à ces différents publics. L’entreprise accorde un degré d’attention et d’exigence identique à chacune de ces dimensions. C’est ainsi que Veolia prépare le futur, en protégeant l’environnement tout en répondant aux besoins vitaux de l’humanité. »

Un engagement sur une performance plurielle

Veolia porte le même niveau d’attention et d’exigence à ses différentes parties prenantes, et donc aux différentes dimensions de sa performance, lesquelles sont complémentaires et forment un cercle vertueux : performance économique et financière, performance commerciale, performance sociale, performance sociétale et performance environnementale.

C’est ainsi que dans le cadre du programme Impact 2023, Veolia s’engage sur 18 indicateurs de performance qui sont destinés aux cinq grands types de ses parties prenantes : les actionnaires, les salariés, les clients, la planète avec ses habitants d’aujourd’hui et les générations futures, et enfin la société dans son ensemble. 

Chacun de ces indicateurs sera mesuré et publié régulièrement au cours du déroulement du programme pour permettre d’en suivre les progrès. Ces mesures seront validées par un organisme indépendant de l’entreprise. Elles seront notamment utilisées pour le calcul des rémunérations variables des cadres supérieurs de Veolia.

(1) Objectif de Développement Durable de l’ONU. 

(2) Le montant cumulé depuis 2019 des investissements dans de nouvelles formes d’énergie visant à éliminer le charbon sur le périmètre Europe d’ici à 2030 a été évalué à 1,2 Md€.

(3) Pour les réseaux desservant plus de 50 000 habitants. A périmètre constant

Nos engagements pour un développement durable

3 axes, 9 engagements

Dans le cadre de sa mission, Ressourcer le monde, Veolia a réaffirmé en 2015 sa stratégie développement durable autour de neuf engagements selon trois directions pour :

  • ressourcer la planète, parce que ses solutions de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie permettent d’améliorer l’empreinte environnementale de ses clients ;
  • ressourcer les territoires, parce que ses activités sont multilocales, profondément ancrées dans les territoires et concourent au développement de ceux-ci. Elles sont créatrices d’emploi et de richesse directs, indirects et induits  ;
  • les femmes et les hommes de l’entreprise, parce que son activité de services est intensive en maind’œuvre et que le bien-être de ses collaborateurs conditionne sa performance.

Ces engagements étaient complétés par 12 objectifs à horizon fin 2020, chacun porté par un membre du comité exécutif.

(1) Calculé sur les principales géographies représentant 74,4 % du chiffre d’affaires du Groupe. 

(2) Dans les pays en déficit d’accès.

Sur les 12 objectifs fixés, huit ont été atteints ou dépassés et certains n’ont pas été entièrement atteints, traduisant la hauteur des ambitions initiales : 

  • en matière de climat, l’objectif concernant les émissions réduites n’a pu être réalisé en raison de la perte de certaines activités ayant un fort impact sur cet indicateur (contrats de la SEEG, du réseau de chaleur de Vilnius ou du centre de stockage des déchets de Laogang). Par ailleurs, des ajustements méthodologiques ont été appliqués pour s’aligner sur des référentiels internationaux ;
  • la cession d’activités fortement contributrices (recyclage des métaux en France) explique également la non-atteinte de l’objectif fixé pour les émissions évitées, ainsi qu’une croissance plus faible que prévue en Asie ;
  • pour l’indicateur biodiversité, plusieurs sites qui avaient réalisé leur diagnostic sont sortis du périmètre et certaines géographies n’ont pu le finaliser, notamment en raison de la crise sanitaire de 2020 ;
  • enfin, concernant l’objectif de couverture des salariés par un dispositif de dialogue social, le développement des activités industrielles, moins couvertes par des dispositifs de branches que les activités municipales, ainsi que la présence plus importante du Groupe dans des pays n’autorisant pas la mise en place de ces dispositifs, expliquent le taux de 86 %. Les engagements de Veolia pour un développement durable s’appliquent à l’ensemble de ses activités, dans tous les pays et à tous ses collaborateurs. 

Ils sont portés au plus haut niveau de l’entreprise et leur pilotage est de la responsabilité des différentes instances de gouvernance tandis que leur mise en œuvre relève de la responsabilité de la ligne managériale opérationnelle : 

  • le comité du développement durable rassemble l’ensemble des parties prenantes internes à la mise en œuvre des engagements. Il coordonne et impulse les actions. Il est présidé par le secrétaire général et animé par la direction du développement durable ;
  • le comité exécutif réalise un bilan annuel de la progression des engagements et veille plus particulièrement à l’atteinte des objectifs à horizon fin 2020 pour les 12 indicateurs clés assortis de plans d’action ;
  • le comité recherche, innovation et développement durable, un des quatre comités du conseil d’administration, assure annuellement le suivi de la performance sociale et environnementale de l’entreprise et veille au respect des engagements pour un développement durable de Veolia. 

Depuis 2020, année de transition, les engagements de performance plurielle définis dans le cadre du programme stratégique Impact 2023 de Veolia ont pris le relais de cette démarche.

Gouvernance

Les engagements de Veolia pour un développement durable s’appliquent à l’ensemble de ses activités, dans tous les pays et à tous ses collaborateurs. Ils sont portés au plus haut niveau de l’entreprise et leur pilotage est de la responsabilité des différentes instances de gouvernance tandis que leur mise en œuvre relève de la responsabilité de la ligne managériale opérationnelle :

  • le comité du développement durable rassemble l’ensemble des parties prenantes internes à la mise en œuvre des engagements. Il coordonne et impulse les actions. Il est présidé par le secrétaire général et animé par la direction du développement durable ;
  • le comité exécutif réalise un bilan annuel de la progression des engagements et veille plus particulièrement à l’atteinte des objectifs à horizon 2020 pour les 12 indicateurs clés assortis de plans d’action ;
  • le comité recherche, innovation et développement durable, un des quatre comités du conseil d’administration, assure chaque année le suivi de la performance sociale et environnementale de l’entreprise et veille au respect des engagements pour un développement durable de Veolia.

À partir de 2020, le conseil d’administration évalue également la mise en œuvre de la raison d’être de Veolia et le comité des Critical Friends, constitué d’experts issus de la société civile et de représentants de clients, fournisseurs, salariés et générations futures, donne des avis à la direction de l’entreprise pour le bon accomplissement de celle-ci.

Communication des engagements et des résultats

Les indicateurs-clés de la performance RSE du Groupe sont vérifiés annuellement par un organisme tiers indépendant et communiqués publiquement.

À l’occasion de leur lancement, ces engagements ont fait l’objet de présentations publiques.

L’une par le directeur du développement durable du Groupe, également administrateur représentant les salariés, lors de l’assemblée générale des actionnaires, en avril 2015.

L’autre par le président-directeur général, lors d’une réunion d’échange à l’intention des parties prenantes externes, en juin 2015. Cette réunion a rassemblé 80 représentants des parties prenantes non contractuelles de Veolia (Critical friends, associations, ONGs, instituts, fondations, réseaux, organisations représentatives professionnelles, agences de notation extra-financières, analystes, cabinets d’audit, spécialistes RSE, acteurs publics, agences de développement, chercheurs et monde académique).

Ces engagements, disponibles sur le site Internet du Groupe, sont repris dans les publications annuelles depuis 2015 (Document de référence, Rapport annuel et de développement durable, Cahier de la performance RSE).

En interne, la diffusion a été assurée par le président-directeur général auprès des directeurs de zones et de pays et le déploiement relayé par le réseau des correspondants développement durable. Le directeur du développement durable et le directeur du développement social et des relations du travail ont également présenté ces engagements au comité de direction de chaque zone géographique.

Un travail en concertation

En amont, la définition des engagements et des cibles a été le fruit d’un exercice de concertation de l’ensemble des directions fonctionnelles du Groupe et d’un panel d’opérationnels, portant chacun le point de vue de ses parties prenantes externes. Il a permis de déterminer les enjeux de développement durable matériels pour le Groupe. Le projet a également été débattu au sein du comité des Critical friends de Veolia.

Les engagements de notre guide éthique

Afin d’accompagner l’ensemble de ses collaborateurs, Veolia a mis en place, depuis 2003, un Guide éthique qui définit les valeurs fondamentales que leur comportement doit refléter en toute circonstance. Ce guide, actualisé en 2013 et en 2018, expose également les règles de conduite que la Société s’attache à faire respecter à ses collaborateurs et à promouvoir auprès de ses parties prenantes : le respect des lois et des réglementations, la lutte contre la corruption, la prévention des situations de conflit d’intérêts, les engagements éthiques en matière comptable et financière et le devoir de confidentialité dans l’usage des données.

Pour plus d’information sur notre Programme Ethique, cliquez ici.

Adhésion aux textes de référence internationaux

Ces engagements complètent l’adhésion volontaire du Groupe au Pacte Mondial des Nations unies (Global Compact) et la signature de la déclaration de Séoul, reconnaissant le droit fondamental humain à un environnement de travail sûr et salubre.

Les engagements de Veolia pour une performance plurielle s’appliquent à l’ensemble de ses activités, dans tous les pays et à tous ses collaborateurs. Ils sont portés et pilotés au plus haut niveau de l’entreprise.

Les principes d’action de Veolia s’inscrivent par ailleurs dans le cadre des textes de référence internationaux :

  • déclaration universelle des droits de l’homme et les pactes additionnels ;
  • principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et droits de l’homme ;
  • principes fondamentaux de l’Organisation internationale du travail ;
  • principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) à l’intention des entreprises multinationales ;
  • convention de l’OCDE de 1997 contre la corruption ;
  • convention de l’ONU sur la diversité biologique.

Nos engagements au travers du Global Compact

L’adhésion de Veolia au Global Compact des Nations Unies, en juin 2003, démontre son engagement à soutenir et à promouvoir, dans sa sphères d’influence, les 10 principes fondamentaux portant sur les droits de l’Homme, les droits du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption.

Le Groupe fait partie des entreprises ayant obtenu le niveau de différenciation Advanced pour sa communication sur le progrès (Communication On Progress) dans le cadre de son adhésion au Global Compact, dont il contribue au rayonnement des principes.

Principes du Global Compact

Droits de l’homme

  1. Promouvoir et respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’homme dans la sphère d’influence de l’entreprise.
  2. Veiller à ce que les propres compagnies de l’entreprise ne se rendent pas complices de violations des droits de l’homme.

 Droit du travail

  1. Respecter la liberté d’association et reconnaître le droit de négociation collective.
  2. Éliminer toutes les formes de travail forcé ou obligatoire.
  3. Abolir le travail des enfants.
  4. Éliminer la discrimination en matière d’emploi et de profession.

 Environnement

  1. Appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement.
  2. Entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement.
  3. Favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement.

 Lutte contre la corruption

  1. Agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin.

Dialoguer avec les organisations internationales

Veolia participe depuis 2017 au Forum Politique de Haut Niveau organisé chaque année par les Nations Unies et qui vise à faire le point sur le suivi, à l’échelle globale, de la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

Veolia se mobilise et apporte sa contribution aux débats internationaux sur le climat, à l’occasion des Conférences des parties sur le climat (COP). 

En 2020, Veolia a participé à un webinaire organisé par ICC, en partenariat avec des experts du GIEC, Climate Science and Institutional Policy : An Introduction to the IPCC and its Reports for Business Leaders, pour témoigner sur la manière dont les entreprises utilisent l’apport de la science en matière climatique, dans l’élaboration de leurs stratégies. L’objectif de cette série de webinaires est d’aider les rédacteurs en charge de l’élaboration du prochain rapport du GIEC à fournir des informations qui puissent être utilisées par les entreprises dans la transformation de leurs modèles d’affaires.

Contribution aux objectifs de développement durable (ODD)

Entre  2000 et  2015, Veolia a été un contributeur significatif aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies en matière d’accès à l’eau et l’assainissement. Il reste un acteur mobilisé pour l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015 par les Nations Unies.

Une première étude, appuyée par une consultation de parties prenantes internes et externes, a été menée en 2017 avec pour objectif d’apporter un premier regard sur la manière dont les activités de Veolia peuvent participer à l’atteinte des ODD. Il en ressort que Veolia participe à plus ou moins grande échelle à la mise en œuvre de chacun des 17 ODD et a un impact direct ou indirect sur 65 des 169 cibles des ODD, soit une contribution sur 40 % des cibles.

En 2019, Veolia a publié sa raison d’être, qui s’inscrit directement dans le cadre des ODD : « La raison d’être de Veolia est de contribuer au progrès humain, en s’inscrivant résolument dans les Objectifs de développement durable définis par l’ONU, afin de parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. C’est dans cette perspective que Veolia se donne pour mission de « Ressourcer le monde », en exerçant son métier de services à l’environnement ». 

Les ODD ont alimenté la réflexion pour la construction de ce texte, en fixant des objectifs et en alignant la raison d’être avec les enjeux internationaux. Les indicateurs de performance plurielle ont été construits pour contribuer à répondre à l’amélioration de ces problématiques. 

Enfin, les ODD challengent également la capacité à nouer de nouvelles collaborations, plus innovantes, pour inventer collectivement les nouvelles solutions pour relever les défis liés à la préservation des ressources et aux enjeux des populations.

Veolia joue ainsi un rôle majeur sur 13 ODD dont les enjeux recoupent directement sa raison d’être :

9 objectifs liés à ses activités

Acteur des services urbains, Veolia joue un rôle majeur en matière de gestion des services essentiels d’eau et d’assainissement (ODD 6), d’énergie (ODD 7) et de propreté (ODD 11, dont l’une des cibles concerne la gestion des déchets). Veolia favorise des modes de production industrielle innovants (ODD 9) et de consommation plus responsable par l’économie circulaire (ODD 12). Enfin, à travers ses solutions, Veolia contribue directement aux enjeux liés au climat (ODD 13) et aux écosystèmes (ODD 14 et 15).

Enfin, en favorisant l’accès aux services essentiels, Veolia contribue à la réduction des inégalités (ODD 10).

3 objectifs liés à ses priorités d’organisation en tant qu’entreprise responsable

Veolia agit pour le développement des compétences de ses collaborateurs dans une logique d’employabilité, mais également de création de valeur pour ses clients et territoires à travers le réseau des campus (ODD 4). Le Groupe est engagé en faveur de l’égalité professionnelle femmes-hommes et agit pour féminiser ses métiers, et renforcer le taux de féminisation de ses managers (ODD 5). Veolia veille à soutenir une croissance responsable, en favorisant des conditions de travail décentes pour tous, dans le respect des droits humains, ceux de ses collaborateurs, sous-traitants et fournisseurs (ODD 8).

1 objectif clé comme levier dans l’atteinte des ODD

Opérateur local, Veolia interagit avec toutes ses parties prenantes, pour co-construire des solutions adaptées aux enjeux des territoires. Être un acteur engagé dans l’atteinte des ODD amène Veolia à allonger sa chaîne d’activité économique pour élargir ses domaines d’intervention et également à nouer de nouvelles alliances avec d’autres acteurs pour répondre aux besoins des publics visés par les ODD. En développant des nouveaux partenariats, et notamment en s’appuyant sur des expertises complémentaires apportées par ses partenaires et la création de valeur partagée, Veolia contribue à renforcer les moyens de mise en œuvre des ODD (ODD 17), Alliance to End Plastic Waste, Toilet Board Coalition…

Soutenir la diffusion des ODD et renforcer leur compréhension par tous

Afin de participer à la diffusion des connaissances et de l’appropriation des ODD, la Fondation Veolia a soutenu la création d’un MOOC (Massive Open Online Course) dédié aux ODD. Lancé en 2018 par l’Université virtuelle environnement et développement (Uved), il présente les 17 ODD et la façon dont ils interagissent les uns avec les autres. Il fournit des outils pour mieux prendre en compte les ODD au quotidien, propose des idées pour agir concrètement et met en avant des initiatives et des expériences déjà lancées. Veolia a ainsi partagé son retour d’expérience quant à l’appropriation des ODD par une entreprise. Le Mooc a été mis à jour en 2019, et une 2e  session lancée en septembre. Au total, ce sont près de 25 000 personnes qui se sont familiarisées avec cette exigence mondiale et incontournable pour développer la paix dans le monde, protéger la planète, enrayer la pauvreté, réduire les inégalités. Le Mooc ODD, a été traduit en cinq langues et a été primé en tant que « Meilleur Mooc conçu par une université ou une école » lors du concours Mooc of the year.

Matérialité des enjeux de RSE

En 2020, Veolia a mis à jour l’analyse de matérialité de ses enjeux de RSE. Cet exercice était l’occasion pour le Groupe d’évaluer la perception, par ses parties prenantes externes et internes, des orientations prises par le Groupe à l’aune de sa raison d’être. Il constitue la première étape d’une réflexion renouvelée qui se poursuivra en 2021 autour de la structuration de la démarche de relations parties prenantes du Groupe, sous la bannière Resourcing together. 

Pour mener l’analyse, 24 enjeux RSE ont été identifiés sur la base d’une étude documentaire, des données issues de plusieurs référentiels, notamment en prenant en compte les indicateurs de performance plurielle définis dans le cadre du plan stratégique Impact 2023. 

Ils ont ensuite été évalués par 188 parties prenantes internes et externes (clients, fournisseurs, concurrents, associations et ONG, riverains, consommateurs finaux, autorités régulatrices…) lors d’une consultation en ligne menée d’avril à novembre 2020 par le cabinet Des Enjeux et des Hommes dans huit Business Units de Veolia : Eau France, Allemagne, Royaume-Uni, République tchèque, Chine, Australie, USA, Colombie. La zone Afrique – Moyen Orient a été intégrée aux résultats globaux par la reprise des travaux de consultation menés entre 2017 et 2019 par le cabinet BL Évolution. La consultation a de même été menée auprès d’une sélection de parties prenantes « corporate » et de collaborateurs du siège. Les parties prenantes internes ont été invitées à évaluer l’impact des enjeux RSE sur l’activité de Veolia, tandis que les parties prenantes externes se sont prononcées sur leur niveau d’attente vis-à-vis du Groupe.

Pour compléter cette analyse, 75 interviews ont été menées auprès de parties prenantes volontaires, parmi celles ayant répondu au questionnaire. Ces entretiens ont permis d’échanger sur les risques et opportunités associés aux enjeux RSE, ainsi que sur le renforcement du dialogue avec les parties prenantes. 

Au regard de cette enquête, les 10 enjeux les plus matériels ont été identifiés au niveau mondial, ainsi que par pays et par catégorie de parties prenantes consultées.

Matrice de matérialité des enjeux de RSE du groupe Veolia

Nos engagements, actions et résultats pour chaque enjeu majeur

Pour plus d’informations, consulter :

Enjeux environnementaux

Gestion durable des ressources Économiser les ressources en eau

Economiser et préserver les ressources énergétiques

Réduire la consommation de matières premières

Gestion des pollutions Réduire les pollutions
Lutte contre le dérèglement climatique Réduire et éviter les émissions de GES
Economie circulaire Favoriser l’économie circulaire
Préservation de la biodiversité Protéger les milieux et la biodiversité

Les 3 axes de la protection des milieux et de la biodiversité

Adaptation au dérèglement climatique
Adaptation

Enjeux sociétaux

Ethique des affaires Programme éthique
Fiscalité responsable Politique fiscale
Contribution à un accès universel aux services de l’eau (assainissement & eau potable) Fournir un accès durable aux services essentiels

Fournir une eau potable de qualité

Achats responsables Pilotage des achats responsables
Ancrage local et développement territorial Contribuer au développement et à l’attractivité des territoires

Enjeux sociaux

Santé et sécurité des collaborateurs Garantir un environnement de travail sain et sécurisé
Diversité et lutte contre les discriminations Politique et démarche diversité

Egalité professionnelle

Développement professionnel Favoriser le développement professionnel
Qualité de la vie au travail Le bien être au travail
Attractivité des candidats Favoriser le développement professionnel
Dialogue social Cohésion et dialogue social

Enjeux commerciaux

Sûreté des installations et services Politique environnementale et système de management environnemental

Fournir une eau potable de qualité

Qualité de services et satisfaction client

Gérer les relations consommateurs/usagers

Fournir un accès durable aux services essentiels

Innovation Chapitre « Recherche et innovation » du document de référence 2020, p.38
Confidentialité et sécurité des données Protection des données personnelles
Enjeux de gouvernance
Gouvernance d’entreprise Chapitre “Gouvernement d’entreprise” du document de référence 2020, p.107
Engagement parties prenantes
Construire de nouveaux modèles de relation avec nos parties prenantes
Philanthropie, mécénat et actions solidaires Politique et management sociétal

Actions de solidarité internationale

Une organisation adaptée

Pour ancrer le développement durable dans l’exercice quotidien de ses métiers, Veolia l’intègre dans ses systèmes de management, à travers le déploiement de politiques, d’objectifs et de procédures.

Instances de gouvernance pour la RSE

Présidé par le secrétaire général du Groupe et animé par la direction du développement durable, le comité développement durable rassemble  l’ensemble des parties prenantes internes à la mise en œuvre des engagements. Il coordonne et impulse les actions. À ce titre, il définit les orientations stratégiques et valide la politique environnementale, les objectifs et le système de management.

La politique de développement durable, qui implique un nombre important de parties prenantes internes  (directions fonctionnelles, unités opérationnelles, organes indépendants), nécessite une approche structurée pour gérer l’ensemble des enjeux.

Parties prenantes impliquées et périmètres d’intervention :

PROSPECTIVE

  • Institut Veolia
    Think-tank de prospective environnementale qui s’intéresse à l’analyse des transformations en cours, à l’interface entre société et environnement.
  • Comité des Critical Friends
    Constitué d’experts indépendants, ce comité aide Veolia à progresser dans sa vision et sa réflexion en matière de développement durable.
  • Veolia Recherche & Innovation (VERI)
    VERI développe des partenariats avec des universités et des programmes d’innovation ouverts.

ANTICIPATION

  • Comité recherche, innovation, développement durable du conseil d’administration
    Il évalue la stratégie et les politiques de recherche, innovation et développement durable et donne son avis au conseil d’administration. Il assure également le suivi de la performance sociale et environnementale de l’entreprise.
  • Direction des risques
    Elle coordonne l’analyse des risques susceptibles d’affecter les activités du Groupe et met en œuvre des plans d’action.
  • Veolia Recherche & Innovation (VERI)
    VERI pilote et coordonne les programmes de recherche sur des enjeux prioritaires du Groupe.
  • Direction des affaires publiques
    Elle conçoit, coordonne et représente les positions du Groupe vis-à-vis des autorités françaises et des institutions européennes.

PILOTAGE

  • Comité exécutif
    Il réalise un bilan annuel de la progression des engagements de développement durable et veille plus particulièrement à l’atteinte des objectifs à horizon fin 2020 pour les 12 indicateurs clés assortis de plans d’action.
  • Comité de développement durable
    Il coordonne et initie des actions de développement durable.
  • Comité droits de l’homme
    Il anime la politique du Groupe en matière de droits de l’homme.
  • Direction du développement durable
    Elle initie et suit les actions de développement durable.
  • Direction technique et performance
    Elle assure le reporting de la performance technique et environnementale et anime, avec les pays, le système du management environnemental.
  • Direction des ressources humaines
    Elle définit et déploie la politique des ressources humaines et assure le reporting de la performance sociale.
  • Direction des achats
    Elle définit et déploie la politique achats durables et pilote le reporting achats.
  • Direction du développement, innovation et marchés
    Elle définit et déploie la stratégie de développement commercial et coordonne le reporting commercial.
  • Fondation Veolia 
    Elle met en oeuvre le mécénat financier et de compétence.

CONFORMITÉ

  • Direction juridique
    Elle établit les procédures et guidelines juridiques et veille, à travers leur diffusion et leur application à la conformité juridique des activités du Groupe.
  • Fonction conformité
    Elle pilote et coordonne le contrôle interne. Elle assure la cohérence, la diffusion et la compréhension des normes internes de Veolia.
  • Direction du contrôle interne
    Elle formalise et déploie les processus de contrôle interne financier (déclinés dans les unités opérationnelles). Elle réalise notamment le reporting fraudes.
  • Direction de l’audit interne
    Évalue de manière indépendante et objective les processus de management des risques, y compris environnementaux, de contrôle et de gouvernement d’entreprise et contribue à leur amélioration sur la base d’une approche systématique et méthodique.
  • Comité d’éthique
    Il examine en toute indépendance toutes les questions et alertes relatives aux valeurs et aux principes éthiques du Groupe.

Dispositif coordonné de gestion des risques

Objectifs

Le Groupe mène une politique de gestion intégrée des risques qui vise à fournir une vision complète du portefeuille des risques par l’utilisation de méthodologies et d’outils communs à l’ensemble des Business Units et des directions fonctionnelles. Par ailleurs, Veolia construit des relations de confiance durables avec ses clients qui reposent en particulier sur sa capacité à gérer les risques que ceuxci lui délèguent. En mettant en place un dispositif coordonné de prévention et de gestion des risques, le Groupe répond ainsi à un enjeu fondamental pour son développement. 

Le dispositif de gestion des risques a pour objectif de : 

  • connaître et anticiper : s’assurer d’une veille régulière des risques significatifs du Groupe afin qu’aucun d’eux ne soit oublié ou sous-estimé, connaître et suivre les environnements dans lesquels le Groupe opère et anticiper une évolution de la nature ou de l’intensité de ces risques ;
  • organiser : s’assurer que les principaux risques identifiés sont effectivement pris en compte au niveau le plus approprié du Groupe. De nombreux risques opérationnels sont gérés au niveau des Business Units. D’autres, qui exigent une expertise particulière ou ont une composante essentiellement transversale ou stratégique, sont pris en charge directement au niveau du siège ;
  • traiter : s’assurer que les organisations et moyens mis en place sont efficaces pour maîtriser au mieux les risques identifiés, et cela, en cohérence avec les valeurs et la stratégie du Groupe ; 
  • sensibiliser et informer : communiquer sur les risques auprès de différentes parties prenantes, financières et extra-financières.

Organisation

Au sein de la direction des risques et des assurances rattachée au secrétaire général du Groupe, la direction des risques, en tant que coordinatrice et point d’entrée des risques stratégiques du Groupe, anime le dispositif de gestion des risques avec son réseau des risk managers au sein des zones et des Business Units. En 2020, la direction des risques a mis en place des réunions mensuelles avec son réseau des risk managers dans les Zones et dans les Business Units. Ces réunions visent à diffuser des informations clés du Groupe, à partager des retours d’expérience, et à approfondir les travaux via la mise en place de groupes de travail sur des thématiques spécifiques. 

Le comité des risques est l’instance de validation et de suivi de l’efficacité des plans d’actions portant sur les risques significatifs identifiés dans la cartographie. Il s’assure de l’effectivité des dispositifs de gestion des risques et les soutient. Il peut être amené à se positionner sur des risques qu’il jugerait inacceptables dans le cadre des activités. Le comité des risques réunit les membres du comité exécutif de Veolia, ce qui permet d’établir un lien direct entre la stratégie et le processus de gestion des risques. Il est animé par le directeur des risques et des assurances et présidé par le secrétaire général du Groupe.

Le comité des risques du Groupe se réunit pour examiner la cartographie des risques Groupe et les plans d’actions pour diminuer ces risques. Des comités des risques par zone et/ou pays se réunissent, pour suivre et valider la réalisation des cartographies des risques sur le périmètre de leurs activités et la mise en œuvre de plans d’actions associés. 

La direction des risques travaille avec l’ensemble des directions fonctionnelles et plus particulièrement avec : 

  • la direction du contrôle interne pour faire le lien entre les risques identifiés et les règles, processus et principes d’organisation de Veolia, et propose le cas échéant des évolutions; 
  • la direction de la conformité, dans le cadre du renforcement des programmes de conformité du Groupe ; 
  • la direction de l’audit interne, pour contribuer à la définition de son programme annuel d’audit. Les audits réalisés permettent par ailleurs d’enrichir les analyses de risques déjà réalisées dans le Groupe. Dans son rôle de vérification des processus clés de l’entreprise, la direction de l’audit interne permet de s’assurer de la mise en place effective de dispositifs de contrôle interne, de gestion des risques et de leur efficacité. Des missions d’évaluation de ces dispositifs au sein du Groupe sont régulièrement réalisées. Elles permettent de s’assurer que le Groupe dispose de processus et d’outils adéquats en matière de gestion des risques : identification, mise en œuvre des plans d’actions, mise à jour de la cartographie, déploiement de la fonction gestion des risques dans le Groupe.

Cartographie des risques et plans d’actions

 

La direction des risques, avec son réseau, a développé un processus commun d’identification et de hiérarchisation des événements susceptibles d’empêcher le Groupe d’atteindre ses objectifs. 

Elle s’appuie sur une méthodologie commune et utilise un unique outil digital de Governance Risk and Control (GRC), qui permet la consolidation des risques majeurs par zone et par Business Unit. Après consolidation des risques, des entretiens sont menés avec les directeurs fonctionnels du siège afin de compléter l’identification et l’évaluation des risques pour le Groupe. Des membres du conseil d’administration participent également à la réalisation de la cartographie des risques, en apportant une vision externe des risques de Veolia. 

La cartographie des risques du Groupe est mise à jour chaque année selon cette méthodologie. Les zones et les Business Units disposent d’une cartographie des risques, établie en conformité avec les principaux référentiels de la place (en particulier COSO – Committee of Sponsorship Organizations of the Treadway Commission), en ligne avec la norme ISO 31000 relative à la gestion des risques. Les risques identifiés sont évalués en termes d’impact et de fréquence et en tenant compte des moyens de maîtrise. Des « propriétaires de risque » sont en charge de concevoir et déployer des plans d’actions en coordination avec les risk managers de leurs zones et/ou pays et/ou du siège, pour limiter et gérer l’exposition au risque. Le réseau des risk managers contribue à la définition des plans d’actions corrélatifs et au pilotage de l’ensemble du dispositif. Il a également un rôle d’alerte et de coordination sur les risques émergents.

L’univers des risques Groupe permet ainsi de classer les risques de toute nature (stratégiques, opérationnels, ressources humaines, financiers, systèmes d’information, etc.) de façon homogène, incluant ainsi les facteurs environnementaux (ex. : inondation, sécheresse, stress hydrique, dommages à l’environnement), sociaux/sociétaux (ex. : emplois locaux, droits de l’homme), de gouvernance (ex. : stratégie, business model et organisation), d’éthique (ex. : corruption) et économiques/financiers (ex. : risques de marché). 

Ce processus contribue à l’adaptation du Groupe à son exposition aux facteurs environnementaux, sociaux, sociétaux et économiques. Il permet également d’identifier les opportunités d’affaires dans la gestion des risques liés au développement durable que les clients de Veolia (municipalités et industries) lui délèguent.

Risques sanitaires et environnementaux : Veolia acteur responsable face à des risques émergent

La maîtrise des risques sanitaires et environnementaux est un des fondamentaux de l’expertise du Groupe. Au-delà de la stricte conformité réglementaire, Veolia développe une approche proactive et pluridisciplinaire d’anticipation des risques émergents, tant sur les aspects sanitaires qu’ environnementaux. Cette approche repose en partie sur des procédures strictes de prévention objectivées par l’identification et l’évaluation des risques, la compréhension des impacts sur les activités du Groupe et sur ses parties prenantes, mais également sur des recommandations.

Une vigilance active, autour d’un engagement global, permet une démarche anticipative (veille réglementaire continue, revue des activités, travaux de recherche scientifique et participation à des programmes internationaux et partenariaux de R&D, etc.), notamment sur les thématiques suivantes : les nanomatériaux, les paramètres biologiques émergents, la toxicité des mélanges, les conséquences sociétales, sanitaires et environnementales du changement climatique.

La cartographie des risques de la performance plurielle 

La direction des risques accompagne la direction de la stratégie, et les directions fonctionnelles du siège dans la transformation du Groupe pour atteindre les objectifs de performance plurielle. En 2020, des ateliers par domaine de performance sont réalisés afin d’identifier et de hiérarchiser les risques de ne pas atteindre les objectifs de performance plurielle d’une part et de déterminer les actions prioritaires à mettre en œuvre d’autre part. La démarche et les premiers résultats ont été présentés au séminaire stratégique du conseil d’administration en décembre 2020.

Le programme risque pays & opportunités 

Depuis 2012, la direction des risques réalise des analyses spécifiques par pays et régions, via son programme « risque-pays et opportunités ». Ce programme évalue notamment les risques politiques, économiques, d’instabilité des institutions ainsi que les risques de corruption. Ses travaux permettent aux comités d’engagement de disposer des éléments nécessaires à l’évaluation des facteurs exogènes pouvant avoir un impact sur les projets d’investissement du Groupe et des zones. En 2020, ce programme a permis à la cellule d’anticipation de mettre en place des tableaux de bord relatifs à la propagation de la Covid-19 dans les géographies où Veolia est implanté.

La cartographie des risques de corruption

En 2018, le directeur des risques a présenté les résultats de la première cartographie des risques de corruption Groupe, devant le comité exécutif (réuni en comité des risques), le comité direction et le comité des comptes et de l’audit du conseil d’administration. Le déploiement de cartographies s’est opéré dans les Business Units, en 2019, sur la base d’une méthodologie commune développée au niveau Groupe. En 2020, une mise à jour de la cartographie des risques de corruption, à l’échelle du Groupe a été présentée au comité exécutif.

Analyse des risques des droits de l’Homme 

En 2020, la direction des risques a mis à jour l’analyse des risques liés aux droits de l’Homme du Groupe. Pour y parvenir, elle a analysé les facteurs exogènes aux risques dans les géographies d’implantation du Groupe et a réalisé une enquête à plus de 520 managers. Les conclusions de ces travaux permettent d’adapter le pilotage du dispositif droits de l’Homme aux facteurs de risques, dans une démarche de prévention et de sensibilisation.

Programme éthique

Le Guide éthique

La Société a mis en place en février 2003 le programme « Éthique, Conviction et Responsabilité » qui a fait l’objet d’actualisations en 2004, 2008, 2011 et 2013, date à laquelle il a pris le nom de « Guide Éthique ». Celui-ci, dans sa dernière version de décembre 2018, intègre la présentation du nouveau dispositif d’Alerte Éthique Groupe résultant des préconisations de la loi Sapin II du 9 décembre 2016, de la loi relative au devoir de vigilance du 27 mars 2017, ainsi que le règlement général sur la protection des données – RGPD. Ce système d’alerte complète celui relatif aux alertes hiérarchiques mises en place au sein des Business Units.

Conçu comme un document de référence du comportement pour l’ensemble des collaborateurs du Groupe à tous les niveaux de l’entreprise et dans tous les pays d’intervention, il comporte en annexe un code de conduite anti-corruption.

Diffusés dans l’ensemble du Groupe et traduit dans une quinzaine de langues, ces guides représentent une norme Groupe qui guide au quotidien le comportement des collaborateurs.

Afin de réaffirmer l’engagement éthique de l’entreprise à son plus haut niveau, la diffusion de ce Guide éthique et le rappel de ses valeurs et règles de conduite majeures, a été faite, en janvier 2014, par le PDG auprès des directeurs de chaque pays et des membres du comité de direction. Depuis, ce dispositif fait l’objet d’actions de communication complémentaires.

Le Guide Éthique énonce les valeurs spécifiques du Groupe ainsi que les règles de conduite qui en découlent et qui constituent le socle de la performance économique, sociale et environnementale :

  • la responsabilité : le Groupe engage sa responsabilité en faveur du développement harmonieux des territoires et de l’amélioration des conditions de vie des populations concernées par ses activités dans une optique d’intérêt général, ainsi qu’en interne par le développement des compétences de ses salariés et l’amélioration des conditions de santé et de sécurité au travail ;
  • la solidarité : les activités du Groupe servant des intérêts collectifs et partagés, l’exigence de solidarité s’applique aux relations nouées avec l’ensemble des parties prenantes. Cela se traduit notamment par la recherche de solutions permettant la fourniture de services essentiels pour tous ainsi que par le respect d’une charte de comportement des managers afin que les valeurs fondamentales du Groupe soient partagées et respectées dans le monde entier ;
  • le respect : il guide les comportements individuels de chacun, à travers le respect de la légalité, des règles internes du Groupe et le respect d’autrui ;
  • l’innovation : imaginer, créer, être audacieux pour construire les services à l’environnement de demain. Veolia a placé la recherche et l’innovation au centre de sa stratégie afin d’élaborer des solutions durables au service de ses clients, de l’environnement et de la Société ;
  • le sens client : rechercher une efficacité et une qualité accrues de nos services, être à l’écoute de nos clients, afin de concrétiser leurs attentes techniques, économiques, environnementales et sociétales, par la capacité du Groupe à leur apporter des solutions adaptées et innovantes.

Sa dernière version réaffirme l’attachement de Veolia à se conformer entre autres aux initiatives internationales majeures que sont le Pacte Mondial de l’ONU, le droit international relatif aux droits de l’Homme et les principes directeurs de l’OCDE applicables aux entreprises internationales.

Une copie de ce document est remise à chaque nouveau salarié de Veolia Environnement.

Encadrer les pratiques

En complément de la diffusion du Guide éthique, Veolia a mis en place des normes Groupe destinées à prévenir les risques, dont : 

  • la charte fournisseurs et le code interne de conduite achats. Ils contiennent des chapitres consacrés aux pratiques éthiques à respecter et à promouvoir par toute personne impliquée dans le processus d’achat. (Plus d’informations Piloter des achats responsables) ; 
  • une procédure interne de prévention du risque pénal. Elle inclut notamment des éléments de sensibilisation et de formation en matière de lutte contre la corruption ; 
  • une procédure interne Groupe concernant les opérations d’intermédiation et de prestations de services commerciaux. Elle permet de valider la sélection des prestataires, d’encadrer leur mission et leur rémunération et de vérifier la réalité de leurs prestations selon des règles strictes et un contrat cadre qui comporte une clause éthique et anticorruption. L’application de cette procédure fait l’objet d’audits internes ;  
  • une procédure interne de reporting juridique Groupe ; 
  • une procédure interne encadrant les actions de parrainage et de mécénat ; 
  • une procédure d’alertes et de reporting interne en cas de fraudes ayant des conséquences comptables directes ou indirectes ; 
  • une procédure interne de prévention et de gestion des situations de conflits d’intérêts ; 
  • un guide interne de conduite à destination des collaborateurs du Groupe exerçant des activités de représentation d’intérêts. 
  • une procédure interne de respect du droit de la concurrence ; 
  • une procédure interne Code de conduite initiés et droit boursier ; 
  • une procédure interne Activités dans les pays sensibles ; 
  • un code de conduite du responsable financier ; 
  • une procédure interne Interdiction applicables aux versements et aides effectués en période électorale ; 
  • un guide sur la protection des innovations et des savoir-faire.

Ces documents, disponibles sur le site intranet du Groupe, sont complétés de formations.

Former et sensibiliser nos collaborateurs et parties prenantes

Historique des formations anticorruption et prévention de la fraude et des formations de conformité au droit de la concurrence

Veolia organise des formations dans les domaines de l’éthique et de la conformité depuis 2004. Ces programmes, régulièrement renouvelés et renforcés, portent sur la prévention des pratiques anticoncurrentielles, du risque pénal ainsi que de la fraude. Leur déploiement s’opère tant par le biais d’outils en e-learning que par des activités en présentiel. 

Depuis 2009, la Société a conçu un guide de prévention du risque pénal et a mis en place et déployé les formations associées. Ce programme a été déployé à ce jour auprès d’environ 4 000 personnes du Groupe (dont 850 cadres en France).

En 2012, une formation sur le renforcement du contrôle et la prévention de la fraude a été délivrée au niveau mondial à près de 500 cadres. Entre 2014 et 2018, des sensibilisations aux fraudes à l’attention du réseau de contrôleurs internes ont été réalisées lors des séminaires annuels (80 personnes en moyenne annuelle). Entre 2017 et 2019, des formations de sensibilisation à la fraude, pilotées par le contrôle interne puis par la direction de la conformité, ont été délivrées aux dirigeants et principalement aux équipes comptables, financières et achat (plus de 300 personnes) de plusieurs pays et Business Units. Par ailleurs, le déploiement d’une formation en e-learning de neuf modules sur la prévention des fraudes aux faux ordres de virement s’est poursuivi en 2019 et va se terminer en 2020.

D’autres formations sur la thématique « conformité, corruption et droit pénal des affaires » (e-learning et présentiels) ont été réalisées en 2017. À ce titre, environ 2 800 personnes ont été formées.

Dans le cadre du renforcement de sa démarche conformité entamé depuis 2018, le Groupe a décidé d’accroître ses efforts en matière de formation en faisant en sorte qu’un maximum de salariés soient, selon des modalités adaptées, formés aux principaux risques de conformité les concernant.

Des formations spécifiques sur le code de conduite anticorruption et les pratiques anticoncurrentielles, dont le contenu a été défini par la direction de la conformité, ont été organisées en 2018. Ces formations sont obligatoires. Déployées par le réseau des campus de Veolia, sous la forme de e-learning, elles s’adressent en priorité aux principaux cadres du Groupe, puis à un périmètre élargi du TOP « #5000 » incluant les personnes qu’il paraît pertinent de former compte tenu de leurs responsabilités et de leur exposition à ce type de thématique. Le déploiement de ces formations a été engagé en novembre 2018 et finalisé courant 2019. Cette formation a été reconduite en 2020 en vue de couvrir un échelon d’encadrement supplémentaire. Près de 32 185 collaborateurs du Groupe ont ainsi été formés au titre de 2019 et 2020. 

Dans une perspective plus globale, les responsables conformité des zones sont mandatés de définir au niveau des BU, en lien étroit avec les directions de ressources humaines et sur la base d’une approche par les risques, un plan de formation conformité spécifique à chacune de leurs zones. Ces plans de formations visent à former toutes les personnes concernées, notamment les managers et personnes occupant des fonctions sensibles. 

Par ailleurs, en ce qui concerne la prévention de la fraude, un neuvième module de formation venant s’ajouter aux précédents mis en œuvre entre 2017 et 2019 a été élaboré en 2020. Son déploiement est prévu pour 2021 dans le cadre d’une nouvelle campagne de formation sur cette thématique

Dans un premier temps, ces formations obligatoires, sous la forme de e-learning ont été déployées par le réseau des campus de Veolia. Elles s’adressent en priorité aux principaux cadres du Groupe, puis à un périmètre élargi du TOP « #5000 » incluant les personnes qu’il paraît pertinent de former compte tenu de leurs responsabilités et de leur exposition à ce type de thématique. Le déploiement de ces formations a été engagé en novembre 2018 et finalisé courant 2019.

Dans un deuxième temps et dans une perspective plus globale, les responsables conformité des zones ont été mandatés pour définir au niveau des BU, en lien étroit avec les directions de ressources humaines et sur la base d’une approche par les risques, un plan de formation conformité spécifique à chacune de leurs zones. Ces plans de formations visent à former toutes les personnes concernées, notamment les managers et personnes occupant des fonctions sensibles.

Élaboration et déploiement du code de conduite anticorruption 

Un code de conduite anticorruption a été adopté par le comité exécutif en 2018. Il précise et améliore les autres textes en vigueur au sein de l’entreprise concernant cette thématique, notamment le Guide Éthique et la procédure interne « Prévention du risque pénal et de la corruption ». 

Le code de conduite décrit les principes et actes destinés à respecter l’engagement du Groupe à prohiber, sans réserve, toute forme de corruption et comportements assimilés ou équivalents et à se conformer aux réglementations et meilleures pratiques en ce domaine. 

Il s’applique au sein de toutes les sociétés contrôlées directement ou indirectement par Veolia, en France et dans tous les pays dans lesquels elles sont implantées ou y exercent des activités, quelles qu’en soient les formes juridiques.

Toutes les zones et Business Units doivent déployer le code sur leurs périmètres respectifs. En France et dans certains pays, sa mise en œuvre passe par l’intégration du code dans les règlements intérieurs des entités juridiques en question. Au sein de Veolia Environnement, le règlement intérieur ainsi modifié est entré en vigueur le 15 juillet 2018. Pour la France, le code de conduite a été présenté en comité d’entreprise. Hors de l’Hexagone, les modalités de communication et de mise en œuvre du code dépendent des exigences légales locales.

 Au cours de l’année 2020, le code de conduite anticorruption a fait l’objet d’une présentation en saynètes illustrant les scénarios de corruption présentés dans le document, ceci afin de faciliter une meilleure appropriation de cet enjeu par les collaborateurs du Groupe. Chaque situation est complétée d’éclairages, de renvois au texte du code de conduite anticorruption et de conseils pratiques. Ce guide illustré constitue un outil de sensibilisation et de formation facilement partageable qui vient en complément d’autres actions déployées par le Groupe telles que des modules de e-learning ou des ressources mises à disposition des salariés via notamment le site intranet de la direction de la conformité.

Lancement d’une campagne de communication « Éthique et conformité » 

Le 9 décembre 2020, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la corruption, Veolia a lancé une campagne de communication intitulée « Éthique & Conformité » dont l’objectif était de sensibiliser l’ensemble des collaborateurs du Groupe à ces enjeux, et ce sur une période de plusieurs mois. Elle a été déclinée via de multiples supports (vidéos, messages des instances dirigeantes, affichage, présentations lors de réunions d’équipe…) de manière à toucher et impliquer une audience maximale. Cette campagne matérialise les engagements « non négociables » en matière d’éthique et de conformité pris par le Groupe dans le cadre de sa raison d’être et plus largement.

Le comité d’éthique

Le comité d’éthique est composé de cinq membres désignés par le comité exécutif qui peuvent être des salariés, des anciens salariés ou des personnes externes qui offrent les garanties d’indépendance et de compétence requises. Indépendants dans l’accomplissement de leur mission, les membres du comité ne peuvent recevoir d’instructions de la direction générale ni être révoqués de leur mandat dont la durée est de quatre ans renouvelable.

Il est chargé de s’assurer de la bonne mise en application des valeurs déclinées dans le Guide Éthique de Veolia et auxquelles le Groupe et l’ensemble de ses collaborateurs adhèrent.

Dans le cadre de ses attributions, le comité d’éthique interprète le Guide Éthique en tenant compte de la diversité des sociétés appartenant au Groupe, des spécificités de leurs activités et du cadre juridique réglementaire et social des pays dans lesquels elles sont implantées.

Il est investi de toute l’autorité nécessaire pour exercer ses attributions à l’égard des sociétés du groupe Veolia, tant en France qu’à l’étranger ; il peut ainsi avoir accès aux documents utiles et entendre tout collaborateur du Groupe, ses commissaires aux comptes et tout tiers.

Dans l’exécution de sa mission, il peut s’appuyer sur la direction de l’audit interne et sur les directions du Groupe auxquelles il peut demander d’intervenir sur toute question de sa compétence. Il peut également recourir aux services d’experts extérieurs, se rendre sur tout site ou dans toute société du Groupe.

Depuis 2004, tout collaborateur suspectant le non-respect des valeurs et règles de conduite énoncées dans le Guide Éthique et considérant qu’informer sa hiérarchie directe serait inapproprié ou qui ne serait pas satisfait de la réponse donnée par celle-ci, peut saisir directement le comité d’éthique

Dans ce cadre, le comité d’éthique est chargé de gérer le nouvel outil d’Alerte Éthique Groupe mis en place depuis le 15 janvier 2019 qui repose sur une plateforme numérique sécurisée permettant à l’auteur d’un signalement de s’exprimer dans plus d’une vingtaine de langues. Le lancement de cet outil a fait l’objet d’une campagne d’information aux collaborateurs, déployée dans chaque zone par les directions de la communication interne. Cette faculté d’alerte est ouverte aux tiers depuis début 2020.

Tout auteur de signalement peut également, comme par le passé, saisir le comité d’éthique par tous moyens de toute question de sa compétence en particulier pour des faits qu’il considérerait constitutifs d’actes de corruption ou de trafic d’influence.

Si le comité d’éthique ne recommande pas l’utilisation de l’anonymat, les collaborateurs comme les tiers ont néanmoins la possibilité de rester anonymes s’ils le souhaitent en utilisant la plateforme numérique sécurisée.

Le comité d’éthique garantit la totale confidentialité des informations qui lui sont communiquées tant sur les auteurs de signalement, dont il assure la protection pendant la durée des investigations, que sur les personnes mises en cause. Le comité transmet à la direction de la conformité les signalements qui lui paraissent relever de la compétence de cette dernière et notamment celles relevant de la loi Sapin II et du devoir de vigilance. Lors du traitement des signalements, il peut se faire également assister par ses délégués pays pour les besoins de l’enquête.

Le Comité d’éthique rend compte annuellement de son action au conseil d’administration de Veolia Environnement.

En 2020, 118 alertes éthiques ont été reçues par le Comité d’éthique, dont :

  • 93 via la plateforme d’alerte éthique Whispli, une plateforme mise en place début 2019.
  • 25 en-dehors de la plateforme, par le canal traditionnel

Ainsi que :

  • 23 via la boîte mail éthique Veolia
  • 2 reçues par courrier

Il est à noter que sur l’ensemble des alertes reçues, celles émises par des tiers sont au nombre de 16, dont 9 via la boîte mail éthique Veolia et 7 via Whispli dont l’accès leur a été ouvert en fin d’année 2020, étant précisé que beaucoup ne relèvent pas de problèmes éthiques.

Les années précédentes, les alertes reçues étaient au nombre de 103 en 2019 (année de mise en place de la plateforme Whispli), 22 en 2018, 40 en 2017, 29 en 2016, 24 en 2015, 25 en 2014. Les alertes se répartissent entre des sujets opérationnels, financiers ou comptables, ressources humaines ou de gouvernance d’entreprise.

Contrôle interne et audit interne

Objectif du contrôle interne

L’objectif principal du dispositif de contrôle interne est de prévenir et gérer les risques résultant des activités du Groupe, quelle que soit la nature de ces risques. Comme tout système de contrôle, il ne peut cependant fournir une garantie absolue que ces risques soient totalement éliminés

Les procédures de contrôle interne en vigueur dans le Groupe ont pour objet :

  • d’une part, de veiller à ce que les actes de gestion s’inscrivent dans le cadre défini par les lois et règlements applicables, les organes sociaux et les valeurs, normes et règles du Groupe ainsi que la stratégie et les objectifs définis par la direction générale ;
  • d’autre part, de s’assurer que les informations comptables, financières et de gestion communiquées aux organes sociaux de la Société reflètent avec sincérité l’activité et la situation de la Société et du Groupe, en définissant et garantissant la mise en place d’un système de contrôle performant des processus du Groupe par l’accompagnement de l’ensemble des Business Units et des entités.

Le cadre conceptuel du contrôle interne de Veolia reprend les fondamentaux définis par le COSO. Par ailleurs, l’organisation et les procédures de contrôle interne de Veolia ne présentent pas d’écarts significatifs avec les principes décrits dans le cadre de référence de contrôle interne ni avec les recommandations du guide d’application publiés par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Organisation du contrôle interne

Le contrôle interne dépend, en amont, d’une gestion efficace de tous les processus du Groupe, y compris les processus non financiers (commerciaux, techniques, ressources humaines, juridiques, communication, etc.). Il exige en aval un contrôle rigoureux de l’application des règles du Groupe, assuré par la direction de l’audit interne.

Le contrôle interne, dans toutes ses composantes, notamment financières et opérationnelles, est essentiel pour Veolia. L’objectif constant du Groupe est de maintenir l’équilibre entre la décentralisation nécessaire à ses activités, le meilleur contrôle opérationnel et financier et la diffusion des expertises et bonnes pratiques.

Parties prenantes impliquées dans le pilotage et la coordination du contrôle interne

  • le comité exécutif de Veolia Environnement – il assure le pilotage et la supervision du dispositif au niveau du Groupe. Il revoit et valide l’état d’avancement des dispositifs de contrôle interne, en particulier il suit les principales évolutions des Normes Groupe.
  • la direction de coordination du contrôle interne – Elle fait partie intégrante de la direction des risques et assurances. Son rôle principal est d’animer et de coordonner la mise en place de normes et de procédures dans chaque direction fonctionnelle où cela est utile et d’assurer la cohérence globale du dispositif.
  • la direction du contrôle interne – Elle est rattachée à la direction financière du Groupe a pour mission principale de définir, normaliser et déployer le cadre de contrôle des processus qui concourent à l’élaboration de l’information financière d’une part, et plus globalement à l’ensemble des activités à caractère transactionnel d’autre part. 

Des normes et processus partagés

Afin de faciliter l’appropriation par les collaborateurs des Normes et procédures du Groupe et donner plus de visibilité sur les principes d’organisation et de fonctionnement du Groupe, la direction de la coordination du contrôle interne, avec son réseau de correspondants au sein des directions fonctionnelles a mis en place :

  • une base documentaire multilingue sur l’intranet, qui réunit l’ensemble des Normes Groupe, organisée par domaine d’activités et en fonction de la nature du document ;
  • un référentiel interne des fondamentaux du Groupe, qui synthétise les processus et principes clés soutenant l’organisation et le fonctionnement du Groupe. Ce référentiel, structuré en quatorze processus, décrit pour chacun d’entre eux, les principaux acteurs, leurs missions et détaille les activités clés pour l’atteinte de leurs objectifs. Des liens vers les Normes Groupe et des pages intranet permettent d’approfondir la connaissance du domaine.

Au titre de l’exercice 2019, la direction de la coordination du contrôle interne s’est principalement attachée à accompagner la direction de la conformité dans la mise à jour et le renforcement des Normes Groupe au regard des résultats de la Cartographie des risques de corruption du Groupe. Elle a également amélioré et développé ces outils et les promeut en interne. 

L’audit interne

Rattachée directement à la direction générale du Groupe, la direction de l’audit interne rapporte au conseil d’administration à travers son comité des comptes et de l’audit. Elle travaille notamment en étroite collaboration avec la direction des risques, des assurances et de la conformité, la direction juridique et la direction du contrôle interne de la direction financière et s’assure régulièrement que les normes définies sont bien appliquées.

Le programme annuel de l’audit interne, validé par le comité des comptes et de l’audit, s’appuie sur la cartographie des risques majeurs du Groupe et comprend, au-delà des missions de contrôle interne couvrant les aspects financiers, ressources humaines ou opérationnels, des revues régulières de la gouvernance des entités incluant l’ensemble des aspects éthiques, ainsi que des missions ciblant la bonne application de la stratégie ou des politiques Groupe.

L’audit interne entreprend des revues a posteriori des développements du Groupe (acquisitions, nouveaux contrats), comprenant une revue financière ainsi qu’une revue du processus et des modalités contractuelles. L’audit interne intervient systématiquement sur les risques de fraude  afin de préconiser les renforcements nécessaires.

Les missions transversales d’audit, en complément de celles sur les entités juridiques, sont menées sur les normes et politiques Groupe : notamment celles sur les intermédiaires commerciaux (2015), sur les dépenses de sponsoring et mécénat (2016), sur la prévention de la corruption (2009, 2014), sur le système de management environnemental (2010), sur les engagements pour un développement durable (2016), sur le reporting social (2011), sur la protection des données personnelles (2016) et sur des investigations de fraudes suspectées ou avérées identifiées (2018). Par ailleurs l’audit interne accompagne depuis 2011 le déploiement du dispositif d’alerte Groupe.

En 2006, la direction de l’audit interne du Groupe a été certifiée par l’Institut français de l’audit et du contrôle interne (IFACI). Cette certification, chaque année confirmée, est établie par rapport aux normes et références de la profession et atteste de la capacité de la direction de l’audit de Veolia à jouer pleinement son rôle.

Droits de l’Homme

De par l’étendue géographique de ses activités, le Groupe est exposé au non-respect, par des parties prenantes, notamment externes (soustraitants, fournisseurs), des principes édictés par la politique droits de l’Homme du Groupe. 

Veolia met donc en œuvre une diligence adaptée afin d’en garantir le respect. Le programme droits de l’Homme de Veolia vise à conserver la confiance des parties prenantes internes et externes, renforcer l’attractivité et la différenciation commerciale et à préserver la réputation du Groupe. Ce programme s’inscrit dans la démarche de la raison d’être du Groupe.

Depuis son adhésion en 2003 au Pacte mondial des Nations unies (Global Compact), Veolia soutient et promeut les principes dans sa sphère d’influence et en particulier dans les domaines de la protection du droit international relatif aux droits de l’Homme, de la reconnaissance du droit de négociation collective et de l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession. Le respect de ces droits fondamentaux et de ces engagements pour un développement durable s’inscrit naturellement dans la politique des droits de l’Homme définie par le Groupe. La formalisation de cette dernière en 2016 a conduit à la création du comité des droits de l’Homme et de vigilance qui est en charge de piloter le dispositif droits de l’Homme au sein de Veolia. 

Le comité droits de l’homme et vigilance est présidé par le secrétaire général, sponsor du comité exécutif sur ce sujet. La réflexion engagée, incluant l’ensemble des directions fonctionnelles et opérationnelles, a permis de définir une vision commune des droits de l’homme pour Veolia et de formuler une politique spécifiquement dédiée aux droits de l’homme. Lors de cet exercice, l’avis de différentes parties prenantes externes particulièrement attentives au sujet a été sollicité: une organisation internationale, plusieurs associations spécialisées et des entreprises. Validée par le comité exécutif en 2016, la politique a été diffusée aux directeurs pays par le président – directeur général du Groupe en janvier 2017.

Ainsi, le Groupe s’engage depuis des années pour le respect des droits de l’Homme de ses salariés, de ceux de ses sous-traitants et fournisseurs mais aussi des communautés situées dans les territoires où il intervient. Cet attachement aux droits de l’Homme se retrouve formulé dans ses engagements pour un développement durable ainsi que dans les valeurs fondamentales et principes édictés dans son Guide Éthique .

Mise en oeuvre de la politique droit de l’Homme Groupe

La politique droits de l’homme de Veolia s’articule autour de plusieurs actions et dispositifs :

  • la gouvernance et le pilotage ;
  • l’analyse de risques périodique ;
  • le droit d’alerte Groupe auprès du comité d’éthique ;
  • les droits d’alertes locaux mis en place le cas échéant dans le cadre de la gouvernance de chaque entité ;
  • l’évaluation de la performance ;
  • le dialogue avec les parties prenantes tant au niveau international que local ;
  • la transparence des données non confidentielles et des actions menées.

Elle se déploie autour de 8 enjeux prioritaires :

8 enjeux prioritaires

3 enjeux liés aux droits des populations concernées par nos activités

  • Le droit à un environnement sain et à la protection des ressources
  • Le droit à l’eau et à l’assainissement
  • Les droits et le respect des modes de vie des communautés locales

5 enjeux liés aux droits fondamentaux au travail

  • L’élimination du travail forcé ;
  • L’abolition du travail des enfants ;
  • L’élimination des discriminations ;
  • La promotion de la liberté d’association et de négociation collective ;
  • Le droit à un environnement de travail sain et sécurisé.

La direction des ressources humaines et la direction de la conformité sont engagées avec les autres directions fonctionnelles du Groupe et l’ensemble des entités à faire respecter ces droits.

Par ailleurs, la politique contient aussi un guide d’action stipulant les procédures pour sa mise en oeuvre, décrivant l’approche d’amélioration continue à laquelle Veolia s’engage en accord avec les textes de référence internationaux.

En tant que groupe français exerçant dans de nombreux pays, Veolia s’attache à déployer et faire respecter sa politique de droits de l’homme auprès de ses collaborateurs, tout en exigeant de ses sous-traitants et fournisseurs qu’ils respectent strictement ces principes.

Le respect des droits humains s’aligne avec les textes de références internationaux :

  • La Déclaration universelle des droits de l’Homme  ;
  • Déclaration de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) relative aux principes et droits fondamentaux au travail ;
  • L’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) ;
  • Les 10 principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme (Nations Unies) ;
  • Le respect de la réglementation locale.

Pilotage

Le comité des droits de l’Homme et vigilance constitue l’organe de pilotage de l’enjeu des droits humains et libertés fondamentales pour Veolia. Cet organe, présidé par le secrétaire général du Groupe et animé par la direction de la conformité, est responsable du bon déploiement de la politique droits de l’Homme de Veolia, de son appropriation par les collaborateurs et du suivi des plans d’action.

En 2020, le comité s’est réuni à trois reprises de manière à garantir l’effectivité de cette politique.

La direction de la conformité exerce son rôle relatif aux droits de l’Homme en s’appuyant sur un réseau de responsables conformité couvrant l’ensemble du Groupe. La coordination et l’animation de ce réseau sont assurées par un responsable droits de l’Homme et vigilance rattaché à la direction de la conformité. Dans le cadre de ce dispositif, la participation des responsables conformité au comité des droits de l’Homme et de vigilance de Veolia au cours de 2020 s’est accrue de manière à renforcer les échanges entre le siège et les Business Units sur les thématiques relatives aux droits de l’Homme.

Pour accompagner les collaborateurs de Veolia dans cette démarche, des informations plus détaillées et des outils de formation sont disponibles en français et en anglais sur un site intranet dédié. La politique droit de l’homme y est disponible en sept langues (français, anglais, mandarin, coréen, japonais, espagnol, portugais).

Cartographie des risques droits de l’homme

Veolia identifie les risques liés aux droits de l’Homme et au devoir de vigilance par le biais de différents outils et méthodes.

Dans la continuité des analyses conduites en 2014 et 2016, et comme acté en 2019 par le comité des droits de l’Homme et de vigilance, une actualisation de la cartographie des risques droits de l’Homme a été réalisée en 2020 par le biais d’une enquête. Elle s’appuie sur une méthodologie développée par la direction des risques, combinant les résultats d’études effectuées au niveau Groupe avec des contributions issues des entités opérationnelles. À la différence des précédents exercices, l’enquête 2020 a couvert l’ensemble du périmètre du Groupe. Elle a également été repensée de manière à s’articuler autour des thématiques suivantes : droits humains au sein des Business Units ; parties prenantes externes ; dispositifs de gestion Groupe de l’enjeu des droits de l’Homme. 

Les conclusions de ces travaux serviront de base au pilotage du dispositif droits de l’Homme de Veolia.

La production croisée de l’analyse de risques et de l’étude interne est une base de dialogue pour analyser les écarts entre perception externe et perception interne des risques. Elle doit permettre d’identifier les enjeux prioritaires qui nécessiteraient un plan d’actions complémentaire.

En 2018, cette cartographie a contribué à nourrir l’actualisation de la cartographie des risques achats.

Cartographie des risques achats

La cartographie par catégorie d’achats qui intègre une composante droits de l’Homme depuis 2018 a été actualisée en 2020. La méthodologie d’analyse a été adaptée et prend dorénavant en compte la typologie des fournisseurs, l’objectif étant de mieux identifier les fournisseurs à risque en termes de critères RSE et conformité. Un niveau de risque non satisfaisant pour une catégorie d’achat donnée déclenche une évaluation spécifique. Des actions correctives sont, le cas échéant, lancées.

Évaluation des tiers 

Veolia s’appuie sur un dispositif d’évaluation des tiers qui comprend différentes composantes. Le Groupe fait notamment appel à un prestataire externe afin d’évaluer depuis 2012 la performance de ses fournisseurs stratégiques et/ou à risques entre autres dans les domaines des droits fondamentaux, sociaux et environnementaux. On dénombre ainsi parmi les 21 critères couverts des sujets tels que l’eau, les pollutions locales, le dialogue social, le travail des enfants et le travail forcé. 

En 2020, deux projets ont contribué à renforcer la capacité d’évaluation des tiers du groupe, en lien avec sa cartographie des risques : 

  • la filière achats a mis en œuvre un questionnaire « Conformité & RSE » dont l’objectif est de renforcer l’ampleur de l’évaluation des fournisseurs considérés comme étant les plus à risque dans le cadre des appels d’offres menés par le Groupe ;
  • un projet d’acquisition d’un outil complémentaire dédié à l’évaluation des tiers a également été mené au cours de 2020. Une de ses fonctionnalités majeures est de mettre en exergue les éventuelles infractions aux droits de l’homme et autres thématiques du devoir de vigilance, remontées via une veille des controverses médiatiques et des condamnations judiciaires.

Cette évaluation contribue à satisfaire aux exigences instaurées par la loi sur le devoir de vigilance. Dans le prolongement des évaluations fournisseurs, les employés du Groupe peuvent être amenés à effectuer des visites sur les sites des fournisseurs. Les acheteurs et équipes techniques ont à leur disposition un formulaire d’évaluation auquel ils peuvent recourir à cette occasion. Ce document couvre entre autres les enjeux liés aux droits de l’homme. En fonction des observations réalisées au cours de ces visites, des plans d’action correctifs sont le cas échéant mis en œuvre.

Dialogue parties prenantes

Veolia privilégie un dialogue régulier avec ses parties prenantes afin d’améliorer sa gestion de la thématique droits de l’Homme. Ainsi, à l’occasion d’une réunion du comité des droits de l’Homme et vigilance en mai 2018, l’association Entreprises pour les droits de l’Homme à laquelle Veolia appartient a présenté une étude relative aux modalités de mise en œuvre de plans de vigilance par un panel de grands groupes français. Cette revue a non seulement permis à Veolia de valider la pertinence de son approche, mais aussi d’envisager de futurs axes d’amélioration dans le cadre d’une démarche de progrès tel que le développement d’outils de reporting et de suivi appropriés.

En juin 2019, Veolia a organisé avec le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) et l’association Entreprises et droits de l’Homme une matinée d’échanges autour du thème des « Droits de l’homme et objectifs de développement durable : implication des dirigeants, responsabilité des entreprises et opportunités». A cette occasion, le président-directeur général de Veolia, co-signataire du « CEO Guide to Human Rights » (Guide des droits de l’homme à l’attention des directeurs généraux) du WBCSD, a invité ses pairs à se mobiliser sur ces enjeux.

Protection des données personnelles

Le Groupe poursuit son organisation pour s’assurer de l’application des dispositions nationales et du règlement européen relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel (RGPD) tout en conservant une priorité à l’égard des entités entrant dans le champ d’application du RGPD.

Il s’attache en particulier à la prise en compte des mesures à adopter en conséquence des positions récentes des institutions européennes portant sur les transferts de données hors de l’Union européenne. 

Le Groupe se prépare en outre à renforcer son organisation globale en réseau, rattachée à la direction de la conformité, en se dotant d’un coordinateur qui veillera, dans tous les pays dans lequel le Groupe intervient, au respect des standards communs de protection des données personnelles définis et attendus par la direction de la conformité Groupe. 

L’organisation en réseau reste d’actualité avec : 

  • un global data protection officer (GDPO) désigné pour Veolia Environnement et ses fonctions support qui travaille sous la responsabilité du directeur de la conformité avec les directions systèmes d’information (IS&T), juridique et de la sûreté du Groupe (Team DPO). La Team DPO viendra appuyer le coordinateur qui animera le réseau des data protection correspondants (DPCs) ; 
  • un data protection correspondant par zone qui organise localement son réseau de data protection officers (DPOs) et de data protection managers ; 
  • un data protection officer pour chaque Business Unit en France. 

Par ailleurs, Veolia Environnement a renforcé son processus de Design and Legal Authority, commun aux directions IS&T, sûreté, conformité et juridique, pour assurer une évaluation de chaque outil informatique (évaluation de l’architecture technique, des normes de sécurité, de l’expérience utilisateur et, d’évaluation des documents juridiques en particulier pour ce qui concerne la protection des données personnelles ainsi que des limites de responsabilité et des politiques de licence). Ce renforcement des évaluations permet d’intégrer les mesures complémentaires apportées par les partenaires concernés dès lors que des données à caractère personnel sont transférées vers un pays n’offrant pas des mesures de protection adéquates.

Le déploiement de ce processus d’évaluation se poursuit dans le Groupe (il couvre notamment l’Union européenne, l’Amérique latine, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, la Chine, l’Australie). Il donne lieu à des formations en ligne ou présentielles auprès de tous les acteurs concernés (directions de Veolia Environnement SA, BUs ou sociétés demandeuses).

Des audits internes sur les données à caractère personnel ont été réalisés en 2016 puis 2019. Le Groupe poursuivant sa progression dans la mise en œuvre des réglementations applicables et des normes internes impératives, un nouvel audit est programmé en 2021. À notre connaissance, toutes les demandes de personnes physiques exerçant l’un de leurs droits ont été adressées par l’entité du Groupe concernée sans que cela ne donne lieu à des sanctions des autorités de contrôle.

Information sur la protection des données des clients

Dans le cadre du Règlement Général sur la Protection des Données, Veolia s’engage à protéger la vie privée de ses clients et à les informer de leurs droits. Dans chaque unité commerciale d’eau municipale, Veolia assure la transparence et la sécurité quant à l’utilisation des données personnelles en fournissant toutes les informations sur les données collectées, leur utilisation et leur gestion. et leur gestion. Ainsi, Veolia ne sollicite ses clients pour la communication de données personnelles que dans la plus stricte confidentialité et dans l’intérêt du service. confidentialité et dans l’intérêt du service, afin de permettre la communication de toutes les informations utiles à la réponse aux demandes. Ces données sont destinées au seul usage de Veolia et de ses partenaires. Elles ne seront en aucun cas mises à la disposition de tiers. Par ailleurs, les clients sont informés de leurs droits de rectification, de suppression de leurs données ou de refus de consentement au partage des données personnelles. Ces informations sont disponibles sur le site web de chaque société indiquée ci-dessous.

Mesurer notre performance

Pour mesurer sa performance environnementale, sociale et sociétale, Veolia s’est doté d’un dispositif de reporting structuré très complet. Le Groupe fait par ailleurs l’objet d’une notation extra-financière externe sur la base d’informations publiques et déclaratives.

Dispositif de reporting

Le dispositif de reporting environnemental, social et sociétal de Veolia comprend :

  • des référentiels de reporting mis en place depuis de nombreux exercices et diffusés dans les principales langues parlées au sein du Groupe ;
  • un outil de reporting incluant de nombreux contrôles de cohérence et déployé sur plus de 2000 entités de saisie, couvrant 100 % du périmètre pour les données sociales et 95 % du périmètre pour les données environnementales. Les données font l’objet de vérifications au niveau de plusieurs paliers de consolidation ;
  • un organisme tiers indépendant pour vérifier la sincérité d’environ 80 % des indicateurs publiés dans ce document avec un niveau d’assurance modérée et même raisonnable pour les indicateurs prioritaires. Son avis est disponible dans le document de référence du Groupe.

Ce reporting, élément clé de la démarche du plan d’efficacité opérationnel de Veolia, est utilisé par les centres d’excellence opérationnelle.

Chiffres-clés du dispositif de reporting RSE

Nombre de sites d’exploitation couverts >10 000
Nombre de contributeurs >2 000
Nombre d’indicateurs primaires >1 800
Nombre d’indicateurs calculés > 1 700

Source des informations

Les informations sociales et environnementales figurant dans ce document sont extraites de la base de données internationale que Veolia a constituée pour établir son reporting social et environnemental.

Les informations sociétales sont issues de cette même base ainsi que d’autres reporting du Groupe (financier et achats responsables) ou sont obtenues sur des périmètres géographiques ou business restreints ou auprès de services centralisés au niveau du Groupe.

Indicateurs

Les indicateurs ont été choisis afin de suivre en priorité :

  • les performances relatives aux principaux enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux du Groupe ;
  • les effets de la politique sociale, environnementale et sociétale du Groupe ;
  • les obligations réglementaires (article R. 225-105-1 du Code de commerce en France, article 173-IV de la loi de transition énergétique).

Périmètre

Le reporting social représente l’ensemble des sociétés consolidées dans les états financiers selon la méthode de l’intégration globale et celles dont le Groupe assure le management opérationnel et situées dans tous les pays où le Groupe emploie du personnel.

À compter de 2018, toute acquisition d’entité (externe au Groupe Veolia) réalisée durant l’année N, est prise en compte dans le périmètre social à compter du 1er Janvier de l’année N+1. Cette règle permet une meilleure intégration des processus RH Veolia, des standards sécurité et des engagements du Groupe.

Depuis 2016, dans un souci de cohérence avec le périmètre de reporting financier, les concessions de Chine ne sont plus dans le reporting social excepté pour les indicateurs définis dans le cadre des engagements pour un développement durable. Ainsi, le taux de fréquence et le taux de gravité des accidents de travail, le taux de salariés ayant bénéficié d’au moins une action de formation et le taux de couverture par une instance de dialogue social sont calculés en intégrant les concessions chinoises qui représentaient 8 846 salariés au 31 décembre 2020.

Depuis 2017, les salariés absents durant l’année complète pour des raisons autres que maladie professionnelle ou suite à un accident du travail sont déduits du calcul du nombre de jours calendaires d’absence. Ils sont également décomptés du calcul de l’effectif en équivalent temps plein (ETP).

En 2020, pour mieux répondre aux exigences temporelles de la performance plurielle du Groupe, la période de référence pour capter les heures de formation a été décalée du 1er décembre N-1 au 30 novembre N. 

L’indicateur mixité de la performance plurielle fait référence au Top 500 des cadres supérieurs du Groupe. Il s’agit, au sein du Groupe Veolia, des salariés dirigeants occupant un poste gradé 16 et plus par la méthode Global Grading System du cabinet Willis Tower Watson. 

Face à la crise sanitaire et pour évaluer l’impact éventuel du Covid-19 sur les données sociales, un indicateur a été créé pour enregistrer les absences en jours calendaires liées à cette période (isolement, chômage partiel, garde d’enfants).

Le reporting environnemental couvre les activités liées à l’exploitation des services publics d’eau ou d’assainissement, les activités de collecte, transfert et traitement de déchets ainsi que les activités de nettoyage et maintenance industrielles et les services énergétiques (réseaux de chaleur et de froid, utilités industrielles et services énergétiques aux bâtiments). Sur ce périmètre, le reporting couvre l’ensemble des activités dont le Groupe possède le contrôle opérationnel. Les activités exclues en 2020 sont estimées à environ 4 % du chiffre d’affaires total et se répartissent entre quelques activités d’exploitation restant à intégrer et les activités à faible impact environnemental (fonctions support, bureaux d’études et établissements de formation). 

Sur ce périmètre, les données sociales et environnementales, issues du système d’information dédié du Groupe, sont consolidées à 100 % quel que soit le taux d’intégration dans les états financiers. 

Le reporting sociétal couvre le même périmètre que celui du reporting social et environnemental pour les données qui proviennent de l’un de ces reportings, et tel qu’indiqué dans le protocole de reporting sociétal. Le reporting sociétal couvre aussi des périmètres spécifiques en raison de la nature des indicateurs et des sources dont les données sont issues. Ces spécificités sont alors énoncées avec la présentation de l’indicateur. 

Dans le calcul de l’indicateur de suivi de l’engagement six (nombre de personnes raccordées), pour les contrats arrivant à terme, les personnes ayant été raccordées par Veolia à l’eau ou à l’assainissement continuent d’être comptabilisés dans cet indicateur.

Période de consolidation des données

Les données collectées couvrent la période du 1er janvier au 31 décembre 2020.

Protocoles

Dans les cas où il n’existe pas de référentiel externe de reporting reconnu et pertinent, le Groupe a défini ses propres procédures de reporting, inspirées des bonnes pratiques et des projets de normes internationales, décrivant la méthodologie de recueil, de mesure, de calcul, de contrôle, d’analyse et de consolidation des données. Les protocoles des reporting environnemental et sociétal sont disponibles en français et en anglais pour les entités et sur le site internet de Veolia (www.veolia.com). Le référentiel de reporting social est disponible pour les entités en français, anglais, allemand, espagnol, et portugais.

Consolidations et contrôles

Des contrôles automatisés sont effectués au niveau des entités grâce au progiciel utilisé. Les données sont consolidées et contrôlées que par la direction des ressources humaines et la direction technique et performance du Groupe pour ce qui concerne respectivement les indicateurs sociaux et environnementaux. Les indicateurs sociétaux qui ne sont pas issus des reportings social ou environnemental, sont consolidés et contrôlés par la direction/entité concernée (financière, achats, la Fondation) puis par la direction du développement durable.

L’ensemble des informations publiées par le Groupe dans le chapitre 4 font l’objet d’une vérification externe spécifique. Pour l’exercice 2020, les indicateurs identifiés par le symbole (√) ont été vérifiés avec un niveau d’assurance raisonnable.

Limites méthodologiques

Il est important de noter que les indicateurs peuvent présenter des limites méthodologiques du fait :

  • de l’absence d’harmonisation des législations nationales ou internationales ;
  • de l’hétérogénéité des données gérées et des outils dans les nombreuses filiales du Groupe ;
  • de changements de définition pouvant affecter leur comparabilité ;
  • des particularités des lois sociales de certains pays ;
  • des modalités pratiques de collecte ;
  • de la disponibilité des données sources à la date du reporting.

Les indicateurs sont à interpréter pour certains avec précaution, notamment pour les moyennes, puisqu’il s’agit de données mondiales qui requièrent une analyse plus fine au niveau des zones géographiques, des pays ou des métiers concernés.

La production de méthane des sites de stockage ne pouvant être mesurée sur site, celle-ci est modélisée suivant la méthodologie TIER 2 du GIEC. Ce modèle est recalculé annuellement et repose sur la prise en compte des paramètres suivants pour chaque site : les tonnages historiques (depuis l’ouverture du site si disponible), les données climatiques (pluviométrie, température…) et la composition type des déchets entrants (Modecom, Gas Sim, GIEC…).

Une performance reconnue

Veolia Environnement fait l’objet d’une notation extra-financière externe sur la base d’informations publiques et déclaratives. Cette notation est précieuse car elle constitue un élément d’évaluation indépendant des performances du Groupe et lui permet de rester à l’écoute des experts. 

Performance environnementale

Quotidiennement, en réponse aux grands enjeux environnementaux, nous agissons pour Ressourcer le monde. Une ambition qui s’articule selon trois grands axes : préserver les ressources naturelles, lutter contre le dérèglement climatique et protéger la biodiversité.

Pour ce faire, Veolia poursuit le pilotage des plans d’actions dédiés et affine son reporting, pour mieux comprendre les impacts de ses activités.

Aussi, notre plan environnemental triennal 2016-2018, prolongé à 2019, a été élaboré en lien avec les plans stratégique et performance. Et, dans ce même esprit d’adéquation avec les orientations stratégiques du Groupe et de mobilisation des entités opérationnelles, le déploiement de notre nouveau référentiel interne de SME a débuté en 2015.

Politique environnementale et système de management environnemental

Engagements

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia avait réaffirmé en 2015 son engagement environnemental pour mieux souligner sa prise en compte des défis auxquels la planète est confrontée :

Engagement 1 – Gérer durablement les ressources naturelles en favorisant l’économie circulaire

Indicateur cible 2020 : réaliser plus de 3,8 Mds d’euros de chiffre d’affaires liés à l’économie circulaire.

Engagement 2 – Contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique

Indicateur cible 2020 : capter plus de 60% du méthane des centres de stockage des déchets.

Indicateur cible 2020 : cumuler 100 millions d’euros de tonnes équivalent CO2 réduites et 50 millions de tonnes équivalent CO2 évitées sur la période 2015-2020.

Engagement 3 – Préserver et restaurer la biodiversité

Indicateur cible 2020 : avoir réalisé un diagnostic et déployé un plan d’actions dans 100% des sites identifiés à fort enjeu biodiversité.

 

Dans le cadre de sa raison d’être, définie en 2019 et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a établi en 2020, de nouveaux engagements, objectifs et cibles de performance plurielle. S’agissant de sa performance environnementale, Veolia s’engage à combattre les pollutions et accélérer la transition écologique. Cet engagement se décline en plusieurs objectifs :

  • lutter contre le dérèglement climatique ;
  • promouvoir l’économie circulaire ; 
  • protéger les milieux et la biodiversité ; 
  • gérer durablement les ressources en eau 

La politique environnementale de Veolia et son SME s’appliquent à l’ensemble de ses activités* et de ses implantations. Ses principales joint ventures, par exemple en Chine, sont pleinement intégrées à son SME et à son reporting environnemental. La politique Achats responsables de Veolia intègre également des exigences en matière de protection de l’environnement, vis à vis de ses fournisseurs et sous-traitants. Enfin, des critères environnementaux sont pris en compte par les comités d’engagement lors de la revue des nouveaux projets, qu’ils soient de croissance interne ou d’acquisition de société.

*cf. Document Universel d’Enregistrement 2020, chapitre 1.3 Métiers, page 23

 

Le système de management environnemental

Depuis 2002, le Groupe déploie au sein de ses BUs un Système de Management Environnemental (SME) qui lui permet de réduire ses impacts environnementaux et de gérer correctement les risques et opportunités liés à l’environnement. Il fournit ainsi un cadre qui aide à atteindre ses objectifs environnementaux grâce à une revue, une évaluation et une amélioration cohérente de sa performance environnementale.

Le SME a été actualisé en 2020 pour être en cohérence avec la performance environnementale présentée dans Impact 2023. Il repose sur une approche d’amélioration continue dans laquelle les BU et leurs dirigeants jouent un rôle clé. Chaque année, le directeur de la BU, son comité de direction et le correspondant SME procèdent à un examen spécifique : identification des enjeux environnementaux, performance opérationnelle environnementale, partage des bonnes pratiques, identification de leviers d’amélioration et gestion des risques environnementaux. L’objectif est d’analyser les performances environnementales de l’année écoulée et d’examiner les performances et les risques environnementaux actuels, afin d’en définir les objectifs et les plans d’action futurs.

L’objectif fixé à l’horizon 2023 est d’atteindre un taux de déploiement du SME de 95 % (par rapport à 90 % en 2019).

Ce socle commun est renforcé par des démarches locales de mises en place de systèmes de management environnemental faisant l’objet d’une reconnaissance externe (certification ISO 14001, ISO 50001, labellisation, respect d’engagements contractuels…).

 

Pilotage

Le Groupe dispose également sur l’ensemble de son périmètre d’implantation d’un dispositif d’alerte et d’une procédure de gestion de crise, qui permettent de suivre notamment les risques et atteintes environnementaux. Grâce à ces dispositifs, des mesures nécessaires peuvent être prises dans les meilleurs délais et au niveau approprié.

Les centres d’excellence

Ces dernières années, Veolia a transformé la structure du Groupe avec le renforcement des capacités techniques et de gestion de la performance des activités Eau, Déchets et Énergie. Les centres d’excellence qui existaient dans certaines activités ont été renforcés et élargis, rassemblant chacun une dizaine d’experts mondiaux. Les standards créés par ces centres d’excellence contribuent à la prévention des pollutions et la préservation des ressources.

186 managers et experts sont impliqués dans 25 centres d’excellence ; plus de 2800 personnes sont parties prenantes de 26 communautés qui couvrent les principales activités ; 14 standards ont été publiés.

 

Déploiement

En 2020, 72 % du chiffre d’affaires fait l’objet d’une certification ISO 14001. Le nouveau référentiel de management environnemental, défini en 2015, a été déployé sur 94,9 % du périmètre, avec un objectif 2023 de 95 %.

Si Veolia se fixe pour objectif de poursuivre le déploiement de son SME, il a fait le choix de ne pas aller vers une certification ISO 14001 systématique de ses entités. Ce système peut en revanche faire l’objet localement d’une certification externe selon cette norme, en fonction des enjeux managériaux des entités opérationnelles.

Evolution des certifications

 

Plan d’objectifs environnementaux 2020-2023

En complément des objectifs 2020 associés à ses trois engagements pour la planète, le Groupe décline sa politique environnementale en plans d’objectifs triennaux. Ces objectifs concernent l’ensemble du périmètre du Groupe et chaque entité doit les compléter, si cela se révèle pertinent, par des objectifs locaux issus de l’analyse des impacts environnementaux majeurs identifiés sur son périmètre.

Le nouveau plan environnement 2020-2023 a été élaboré en lien avec le plan stratégique Impact 2023, sur la base d’une analyse de la matérialité des enjeux environnementaux et en lien avec la raison d’être de Veolia. Ainsi, les indicateurs sélectionnés et les objectifs définis prennent en compte les enjeux stratégiques, opérationnels, commerciaux et environnementaux de Veolia.

Il comporte une trentaine d’objectifs présentés ci-après.

Matérialité des objectifs environnementaux

Pour chaque type d’impact environnemental (consommation d’eau, de matière, consommation et production d’énergie, émissions atmosphériques (dont émissions de gaz à effet de serre), rejets aqueux, gestion des déchets, nuisances locales, impact sur la biodiversité), le Groupe a déterminé ses activités les plus contributrices. Il a ensuite défini des objectifs chiffrés ou de tendance pour celles présentant :

  • un intérêt élevé pour les parties prenantes externes ;
  • un niveau de maîtrise raisonnable par le Groupe ;
  • une importance en termes de réduction des coûts d’exploitation ou de développement du volume d’affaires.

 

Sensibilisation et formation des salariés

La formation et l’information des salariés en matière environnementale font partie intégrante des moyens mis en place par le Groupe dans chacun des pays d’implantations. 

Le processus d’intégration prévoit une formation/sensibilisation de l’encadrement aux questions environnementales et aux enjeux spécifiques à Veolia. Le réseau des Campus Veolia met à disposition des unités opérationnelles une offre de formation environnementale.

Celle-ci est complétée par des formations pilotées localement, en fonction des besoins identifiés. Veolia a lancé en décembre 2020 un e-learning : « Agir pour la planète – Les enjeux du dérèglement climatique ». Ce module obligatoire pour les managers vise à comprendre les principaux enjeux du dérèglement climatique à travers le monde, connaître les engagements de Veolia pour lutter contre ce dérèglement et leur mise en œuvre sur le terrain, maîtriser le vocabulaire associé au climat dans des contextes variés, et identifier les meilleurs leviers d’actions pour accompagner les différentes parties prenantes dans leur transition écologique. 

De plus, afin d’informer les collaborateurs du Groupe sur les grands enjeux sociétaux et environnementaux en lien avec l’actualité internationale ou politique, la direction du développement durable et l’Institut Veolia organisent plusieurs conférences par an (quatre en 2019, deux en 2020) au cours desquelles interviennent des spécialistes de haut niveau. La retransmission de ces événements est disponible sur l’intranet du Groupe. 

L’institut Veolia a également mis en place « Les rencontres de l’institut » destinés aux managers du Groupe, afin d’explorer les mutations environnementales, sociétales et géopolitiques en cours en dialoguant avec des experts de haut niveau. De courts entretiens vidéos permettent de relayer les messages clés de ces rencontres auprès d’un plus large public interne. Deux rendez-vous ont eu lieu en 2020, consacrés aux métaux critiques et transition énergétique et à l’impact de la crise sanitaire sur les marchés des matières premières. 

Avec le soutien de la Fondation Veolia, l’Université Virtuelle environnement et développement durable (UVED) a développé des formations en ligne (MOOC : Massive Open Online Courses) sur les sujets biodiversité, causes et enjeux du changement climatiques et ingénierie écologique. Des experts scientifiques de Veolia ont contribué au contenu pédagogique (vidéos) et le Groupe a invité ses collaborateurs à s’y inscrire.

Le processus d’intégration prévoit une formation/sensibilisation de l’encadrement aux questions environnementales et aux enjeux spécifiques à Veolia.

 

Moyens consacrés à la prévention des risques environnementaux

Compte tenu de la nature des activités du Groupe, les montants consacrés à la prévention des risques environnementaux, notamment des risques de pollution, constituent la grande majorité des dépenses et investissements. De manière plus ciblée, les investissements industriels ont représenté 2 387 millions d’euros en 2020, correspondant à des investissements de croissance et de mise en conformité.

Par ailleurs, le Groupe a engagé des dépenses au titre de la formation, des programmes de certification et de la mise en place du SME. Un budget spécifique pour la Recherche et Innovation a également été reconduit (le budget global de Recherche et Innovation était de l’ordre de 56 millions d’euros en 2020).

Le Groupe a poursuivi une politique d’investissement sélective tout en préservant les investissements industriels à caractère contractuel ou nécessaires à l’outil industriel. Le montant des provisions pour risques en matière d’environnement est essentiellement constitué des provisions pour coûts de fermeture (comprenant les provisions pour remise en état de sites, pour démantèlement d’installations et pour risques environnementaux). En 2020, ce montant s’est élevé à 678,0 millions d’euros.

 

GreenPath, outil d’empreinte environnementale pour les offres et contrats

Veolia a développé GreenPath, une plateforme web permettant à ses équipes commerciales et techniques de comparer les empreintes environnementales de plusieurs solutions et de choisir avec ses clients, celle qui répondra le mieux à leurs objectifs de performance. Elle permet de calculer l’empreinte carbone de nouveaux projets ou contrats existants selon la norme ISO 14064 et ISO 14069, leur empreinte eau selon la norme ISO 14046 et d’évaluer leur impact sur la biodiversité. Elle est disponible sur l’intranet du Groupe et couvre les trois métiers de Veolia : Eau, Déchets et Énergie.

 

Utilisation de l’analyse du cycle de vie (ACV) dans la production ou la conception de systèmes

Au sein de son département Recherche & Innovation, Veolia dispose d’une équipe d’experts en ACV depuis 2006. Les chercheurs effectuent des ACV pour comparer les bénéfices environnementaux de la production ou de la conception de systèmes de solutions innovantes développées par Veolia pour ses clients, dans les activités suivantes : traitement de l’eau et des eaux usées, recyclage et valorisation des déchets, énergie. Le dernier exemple en date est un système d’adoucissement de l’eau par nano-filtrage utilisé dans le cadre d’un appel d’offres municipal sur l’eau. Les experts en ACV travaillent également sur des projets de collaboration européens financés par des fonds publics ; ils comprennent des revues critiques.

 

Amendes et pénalités environnementales

En l’état des informations dont nous disposons, les montants des amendes et pénalités versées de plus de 10 000 dollars liées à la législation environnementale sont les suivantes, par année de survenue de l’incident générateur :

  2017 2018 2019 2020
Nombre de violation d’obligations légales ou réglementaires liées à l’environnement, ayant donné lieu à des amendes ou pénalités de plus de 10 000 dollars 2 0 6 0
Montant des amendes et pénalités versées de plus de 10 000 dollars liées à l’environnement * 110 123 0 251 696 0

*les montants sont comptabilisés pour l’année de survenue de l’incident générateur

Promouvoir l'économie circulaire

En opérant ses installations ou celles de ses clients, Veolia consomme de l’eau, de l’énergie et des matières premières, et génère des déchets. Cet impact sur l’environnement expose le Groupe à des risques de responsabilité civile.

Cependant la nature même des métiers de Veolia vise à préserver les ressources, comme en témoigne sa signature Ressourcer le monde. 

Veolia construit des relations de confiance durables avec ses clients, qui reposent en particulier sur sa capacité à gérer les risques que ceux-ci lui délèguent. Le Groupe propose à ses clients des offres spécifiques pour préserver les ressources naturelles : le traitement des déchets, des « pollutions difficiles », la valorisation matière et énergie des déchets et des eaux usées, ainsi que les services d’écologie industrielle et territoriale.

Politique et engagements

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia avait pris en 2015 l’engagement et l’objectif 2020 suivant :

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a pris pour engagement de combattre les pollutions et accélérer la transition écologique. Cet engagement se décline en plusieurs objectifs, dont celui de promouvoir l’économie circulaire, notamment par le recyclage des plastiques et la valorisation matière. Pour illustrer cet objectif, le Groupe a défini une cible 2023 sur le volume de plastiques recyclés dans les usines de transformation de Veolia.

 

Le sponsor de cet objectif est Régis Calmels, membre du comité exécutif (1) et directeur de la zone Asie.

(1) N’est plus membre à la date de dépôt du Document d’enregistrement universel de 2020.

Cet objectif porte sur :

  • le développement de l’économie circulaire ;
  • la limitation de consommation des matières premières, notamment grâce à la valorisation matière et énergétique des déchets.

Favoriser l'économie circulaire

Veolia propose des solutions pour préserver les ressources dans un modèle d’économie circulaire par : 

  • la production de « matières premières secondaires » issues de déchets (plastiques recyclés, métaux rares issus des déchets électroniques, solvants valorisés, compost, combustibles solides de récupération, etc.) ; 
  • la production d’énergie renouvelable et de récupération à partir des déchets et des eaux usées et la valorisation d’énergie fatale ; 
  •  la réutilisation des eaux ; 
  • la mutualisation de sites multi-clients (écologie industrielle et territoriale, réseaux de chaleur biomasse).

En 2020, Veolia a contribué, à travers des organismes multiacteurs et fédérations du secteur, aux débats sur la mise en œuvre de la loi française relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, en défendant les activités de recyclage et valorisation des déchets. Au niveau européen, le Groupe a activement participé aux débats sur le Green Deal et le plan d’action pour l’économie circulaire de la Commission européenne afin de promouvoir la réutilisation, la valorisation et le recyclage.

Veolia est membre du programme économie circulaire Factor10 du WBCSD (organisation internationale des entreprises engagées dans le développement durable qui vise à favoriser les conditions contribuant à un modèle plus soutenable au niveau mondial). Le Groupe contribue aux différents travaux sur les plastiques, la réglementation et les indicateurs de mesure de la circularité des entreprises – dont une méthodologie a été développée et mise à disposition des entreprises en 2019.

Nouer des partenariats d’ampleur pour une gestion optimisée des ressources

Tetra Pak et Veolia ont conclu en 2018 un partenariat innovant pour le recyclage d’ici 2025 des composants des briques alimentaires usagées (75 % de carton, 20 % de plastique et 5 % d’aluminium) collectées dans l’Union européenne. En complément des fibres de carton aujourd’hui valorisées en pâte à papier, le mélange de polymère et d’aluminium sera valorisé en matières premières pour l’industrie du plastique. La valeur créée sur la chaîne de collecte et de recyclage des briques devrait doubler, ce qui permettra de pérenniser la filière.

En 2018, Veolia a également noué un partenariat de trois ans avec Unilever. Des solutions pour accélérer la transition vers une économie circulaire seront déployées dans plusieurs pays, dont l’Inde et l’Indonésie : collecte d’emballages usagés, augmentation des capacités de recyclage, développement de nouveaux process et technologies, notamment sur les plastiques, et création de nouveaux modèles économiques.

Veolia s’est également impliqué dans le projet STOP, co-créé par la société SYSTEMIQ et Borealis. Il vise à mettre en place un véritable éco-système de gestion des déchets en Indonésie en favorisant le recyclage des plastiques et le compostage des déchets organiques afin de réduire la quantité de déchets arrivant à l’océan. Son impact sera également social et économique pour les habitants.
En 2020, Solvay et Veolia se sont associés pour créer un consortium d’économie circulaire visant à optimiser le recyclage des batteries au lithium-ion de véhicules électriques et hybrides en Europe, notamment en améliorant la gestion et la réutilisation des matières premières critiques et rares.

Une stratégie de recyclage et valorisation des plastiques

Veolia a défini une stratégie plastiques afin de garantir à ses clients industriels des plastiques recyclés de qualité, correspondant à leurs exigences et comparables aux matériaux vierges.

  • depuis 2016, le Groupe poursuit sa contribution dans l’initiative pour « une nouvelle économie du plastique » de la Fondation Ellen MacArthur, dont l’engagement mondial pour éliminer les pollutions de déchets plastiques à la source regroupe 250 organisations et pays ;
  • Veolia est membre de « l’Alliance pour éliminer les déchets plastiques » avec 40 entreprises internationales qui s’engagent à investir 1,5 Md de dollars US sur cinq ans dans des solutions de réduction, de collecte et de recyclage, notamment en Asie du Sud-Est ;
  • En mars 2020, Veolia a signé le “Pacte européen pour les plastiques” dont l’objectif est de définir des ambitions communes d’Etats et d’entreprises volontaires vers des objectifs plus ambitieux pour les plastiques et emballages à usage unique, initier de nouvelles collaborations transfrontalières, et développer des partenariats autour des innovations.Veolia contribue aux débats européens et français, notamment à travers des organismes multi-acteurs et fédérations professionnelles du secteur des déchets, sur les plastiques à usage unique, le recyclage et la valorisation ;
  • le Groupe noue également des partenariats avec des industriels pour intervenir dès la phase de conception, afin d’améliorer la recyclabilité des produits et l’utilisation de matières premières dites secondaires ;
  • dans le cadre des indicateurs de la raison d’être, l’objectif à horizon 2023 est de recycler 610 000 tonnes de plastiques dans les usines de transformation du Groupe.

Objectifs et résultats

Dans le cadre de son engagement pour un développement durable, Gérer durablement les ressources naturelles en favorisant l’économie circulaire, Veolia a pris pour cible 2020 de réaliser plus de 3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires liés à l’économie circulaire1 . Cette cible concerne ses trois métiers : Déchets, Eau et Énergie. En 2020, ce montant s’élève à 5,2 milliards d’euros.

L’objectif 2020 est dépassé depuis 2017. Il avait été fixé en 2015 sur la base de chiffres d’affaires prévisionnels issus du plan de croissance du Groupe. Le chiffre d’affaires lié à l’économie circulaire est le reflet actuel des définitions ci-dessous1.

En 2020, le chiffre d’affaires lié à l’économie circulaire est resté stable malgré des baisses d’activité sur certains segments métiers, liées à la crise sanitaire.

(1) Chiffre d’affaires lié à l’économie circulaire : chiffre d’affaires des entités qui réalisent plus de 50 % de leur chiffre d’affaires sur les activités suivantes : la valorisation des déchets solides, liquides, dangereux, des sous-produits et des boues, la réutilisation de l’eau, les contrats de performance énergétique, l’exploitation des réseaux de chaleur, de vapeur et de refroidissement utilisant plus de 50 % d’énergie non fossile, la cogénération, les contrats de services industriels multi-activités.

* Valeur estimée.

** La valeur 2016 publiée dans le document de référence 2016 était un estimé obtenu à partir d’un chiffre d’affaires prévisionnel issu du plan de croissance du Groupe. La valeur 2016 publiée dans ce présent Document d’enregistrement universel a été recalculée à partir de chiffre d’affaires 2016 réels issus du reporting financier

Réduire la consommation de matières premières

Les déchets résiduels sont le résultat ultime de toutes les phases de valorisation et de traitement. Veolia veille à prévenir leur production, rechercher les voies de valorisation et, en l’absence de valorisation possible, assurer leur traitement.

Résolument engagé dans la voie de la valorisation, notamment à travers le développement de filières de valorisation des déchets qui lui sont confiés pour traitement et des sous-produits de ses activités, Veolia contribue à réduire la consommation de matières premières par des tiers par la mise à disposition de matières premières secondaires. Il cherche aussi à diminuer la consommation de matières premières sur les installations qu’il exploite.

Valoriser les déchets de nos clients

Enjeux et objectifs

En 2020, Veolia a collecté 28 millions de tonnes de déchets et en a traité 47,3 millions de tonnes.

La responsabilité du Groupe consiste à développer des technologies et des solutions innovantes et performantes de gestion des déchets permettant la valorisation (collecte sélective, valorisation matière et/ou énergétique), avec pour objectif de les proposer à ses clients industriels et collectivités, décisionnaires pour leur mise en œuvre.

La collecte sélective et le tri des déchets (bois, papier, carton, verre, métaux, plastique…) produits par les industriels et les ménages permettent de procéder à leur recyclage pour les transformer en matériaux réutilisables.

Les déchets qui ne peuvent être intégrés dans des filières de valorisation matière peuvent faire l’objet d’une récupération énergétique grâce à la chaleur produite par les incinérateurs équipés et à la valorisation du biogaz issu de la dégradation des déchets stockés.

Valorisation des déchets traités
* Méthodologie de calcul affinée en 2019 dans un sens plus restrictif

En dépit de l’augmentation de la quantité de déchets traités dans certaines géographies ou pour certains types de déchets (plastiques, déchets dangereux), la diminution globale du tonnage de déchets traités en 2020 est liée à l’impact de la crise sanitaire. Au-delà de la performance des activités de valorisation de Veolia, ces indicateurs reflètent surtout la nature des contrats de Veolia avec ses clients (avec ou sans valorisation). 

Dans le cadre de son plan Environnement 2020-2023, Veolia a affiné la méthodologie de calcul de la valorisation énergétique des déchets en centre d’enfouissement, dans un sens plus restrictif. Sur la base du périmètre 2019, les nouveaux objectifs sont d’atteindre un taux de valorisation matière de 20 % et un taux de valorisation énergétique de 30 %. Un nouvel objectif portant spécifiquement sur le recyclage des plastiques a été fixé pour 2023, il s’agit d’atteindre 610 000 tonnes de plastiques recyclés.

Parmi l’ensemble des déchets traités par le Groupe pour ses clients, certains sont dits dangereux. Veolia a pour objectif 2023 de poursuivre l’amélioration du taux d’abattement de l’ensemble des déchets dangereux traités, c’est à dire la performance de l’élimination de ce type de déchets spéciaux.

Afin d’augmenter encore la valorisation des déchets en centre de tri, Veolia conduit des travaux de Recherche et Innovation sur :

  • l’optimisation du tri : développement de technologies innovantes comme le tri télé-opéré (affinage du tri à l’aide d’écrans tactiles) et le tri par Intelligence Artificielle (robot trieur Max AI®) ;
  • la recherche de solutions de recyclage pour les déchets complexes issus des nouvelles technologies : équipements électroniques, plastiques ou panneaux photovoltaïques ;
  • la production de combustibles dits « solides de récupération » (CSR), carburant alternatif pour les cimenteries ou pour la production de chaleur et d’électricité en incinération.

Veolia applique le principe hiérarchique de la gestion des déchets : éviter, réduire, réutiliser, recycler, traiter, éliminer.

Le principe : explorer tous les modes de valorisation des déchets pour trouver la meilleure solution. Les déchets non intégrables aux filières de valorisation matière peuvent faire l’objet d’une récupération énergétique (valorisation de la chaleur s’ils sont incinérés, valorisation du biogaz  issu de leur décomposition s’ils sont stockés etc….).

La valorisation matière

Entre 2011 et 2019, le taux de valorisation matière des déchets traités a progressé de 15 % à 20 %. Les freins au développement de ces filières sont encore nombreux. Dans certains pays, le taux de recyclage peut être de 100 % quand dans d’autres, il est proche de 2.4 %.

En France, la loi pour la transition énergétique et la croissance verte (LTECV) et ses nombreux textes d’application ont offert un cadre clarifié pour les activités de gestion de déchets. Fruits d’un travail de plusieurs années auquel notre profession a contribué, ces textes ont marqué un tournant vers une économie plus circulaire. Dès 2014, le PDG de Veolia avait remis au ministre de l’Économie français, les recommandations du groupe de travail Recyclage et matériaux verts des acteurs de la filière du déchet et du recyclage visant à favoriser l’émergence de filières compétitives et innovantes en matière de recyclage en France. L’enjeu est économique, environnemental mais également social : plusieurs milliers d’emplois pérennes et non délocalisables peuvent être créés grâce à la mise en place d’une industrie du recyclage.

En France, la transition est bien amorcée et la mise en place du cadre réglementaire s’est traduite par:

  • des appels à projets de l’Ademe en 2016 et en 2017, en faveur des combustibles solides de récupération ;
  • le dispositif Orplast, qui a soutenu des dossiers de recyclage des déchets plastiques ;
  • le plan de relance EcoEmballages, qui a permis l’émergence de projets de modernisation de centres de tri des déchets ménagers.

Depuis, la feuille de route pour l’économie circulaire (FREC) fixe des objectifs ambitieux de réduction des tonnages de déchets mis en enfouissement (-50% d’ici 2050) au profit du recyclage, de la prise en compte des déchets comme ressources et de la valorisation énergétique. Fin 2017, Veolia a contribué, à travers des organismes multi-acteurs et fédérations professionnelles du secteur des déchets, à la proposition du gouvernement français pour la définition de cette  feuille de route de l’économie circulaire pour le pays.

Veolia a contribué, à travers des organismes multi-acteurs et fédérations professionnelles du secteur des déchets, à la proposition du gouvernement français pour la définition de cette  feuille de route de l’économie circulaire.  devenue la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, en défendant les activités de recyclage et valorisation des déchets.
Au niveau européen, le Groupe participe activement aux débats sur la stratégie plastique et la directive sur les plastiques à usage unique, afin de promouvoir la réutilisation et le recyclage.

Veolia est également membre du programme économie circulaire Factor10 du WBCSD (organisation internationale des entreprises engagées dans le développement durable qui vise à favoriser les conditions contribuant à un modèle plus soutenable au niveau mondial). Le Groupe contribue aux différents travaux sur les plastiques, la réglementation et les indicateurs de mesure de la circularité des entreprises – dont une méthodologie a été développée et mise à disposition des entreprises en 2019.

Innover pour valoriser les nouveaux types de déchets

Veolia développe des technologies spécifiques de recyclage pour les nouveaux types de produits, comme les panneaux solaires en fin de vie, dont le gisement mondial atteindra plusieurs dizaines de millions de tonnes en 2050.

En 2018 Veolia a inauguré avec PV CYCLE et le Syndicat des énergies renouvelables, le premier site de valorisation de panneaux solaires en France et en Europe, à Rousset. Entre 1 800 et 4 000 tonnes de matériaux par an seront séparés pour être recyclés dans diverses filières industrielles : le verre en calcin propre pour le secteur verrier, le cadre en affinerie d’aluminium, le plastique en combustible de récupération pour cimenterie, le silicium en filières de métaux précieux, les câbles et connecteurs en grenaille de cuivre. L’expertise pourra être dupliquée dans d’autres géographies.

En 2020, GE Renewable Energy a signé un accord avec Veolia pour recycler les pales de ses éoliennes terrestres aux États-Unis. Premier contrat de ce type dans l’industrie éolienne américaine, il s’agira de transformer les pales en matière première utilisée dans le process de fabrication du ciment. Veolia utilisera une solution de co-traitement qui a déjà  prouvé son efficacité en Europe : les lames, composées principalement de fibres de verre, seront déchiquetées et la matière obtenue sera utilisée dans les fours pour remplacer le charbon, le sable et l’argile nécessaires à la fabrication du ciment. Plus de 90% de la lame seront réutilisés : 65% comme matière première des cimenteries, et 28% transformés en énergie nécessaire à la réaction chimique dans le four. Cette solution, déployable rapidement à grande échelle, accroît les avantages environnementaux de l’industrie éolienne.

Tri et recyclage des matières

Favoriser la collecte sélective et le tri des déchets (bois, papier, carton, verre, métaux, plastique, etc.) produits par les industriels et les ménages, permet leur recyclage optimal pour les transformer en matériaux réutilisables.

Veolia valorise les déchets matière dans 236 centres de tri et recyclage.

Ces centres spécialisés trient les différents composants de déchets complexes, comme les déchets électroniques et électriques (DEEE) ou les ampoules fluo.

Veolia travaille, en amont, en partenariat avec des clients industriels et avec le centre de Recherche & Innovation du Groupe, afin de développer les filières de recyclage. Les matières recyclées sont vendues ou transférées à des acteurs intermédiaires ou directement à des clients industriels pour être utilisées.

La valorisation biologique

La valorisation matière comprend également le traitement biologique, c’est-à-dire les procédés de valorisation des déchets organiques. Veolia a développé une expertise sur l’ensemble des technologies de traitement, notamment grâce à l’exploitation de plus d’une centaine de sites opérés à travers le monde. En 2020, Veolia a valorisé 1,91 million de tonnes de déchets organiques(1) et produit 1,04 millions de tonnes de compost de qualité(2). A ce jour, Veolia compte 10 sites de méthanisation sur des gisements de déchets dans le monde (Allemagne, France, Australie notamment).

(1) Déchets envoyés en compostage en 2020 hors ordures ménagères et hors boues

(2) en incluant les boues

Les travaux menés par Veolia, depuis de nombreuses années, ont abouti au développement de programmes de recherche et à des brevets de procédés qui améliorent les performances des traitements biologiques (méthanisation, bioséchage, compostage, percolation) et facilitent, entre autre, l’utilisation des amendements en valorisation agricole.

  • Biokap™ est un procédé de compostage, avec couverture biologique. Il s’agit  d’un complément du compostage par aération pilotée et se caractérise par la couverture de l’andain de compostage, avec une couche de 25 à 60 cm d’épaisseur (composée de matériaux organiques seuls ou mélangés avec des matériaux inorganiques). Cette couverture biologique permet d’améliorer le procédé de compostage, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de traiter les nuisances olfactives.
  • METHA-DataTM, une base de données évolutive qui donne accès, en interne, aux caractéristiques, paramètres de composition et potentiel méthanogène de tous types de substrat organique. Il s’agit de la plus grande banque de données de ce type au monde
  • VALOBIOTM, une formation à distance, d’un an, destinée aux opérationnels et responsables d’exploitations des unités de traitement biologique de Veolia et aux commerciaux. Elle permet le développement de compétences dans de multiples domaines (biologie, chimie, mécanique, technique, réglementaire, sécurité, commercial) et fournit une compréhension globale des process de traitement biologique, du marché et de ses débouchés. Elle offre une souplesse d’organisation grâce à un suivi individualisé par le formateur, et favorise les échanges et la mise en place d’un réseau professionnel, notamment avec des regroupements organisés au fil du parcours de formation. Depuis sa création en 2004, VALOBIOa déjà formé 450 collaborateurs (en français et anglais).
  • Decision Tree, un outil qui permet de choisir la filière biologique la plus appropriée en fonction du tonnage ou de la matière collectée. Deux valorisations sont possibles pour les ordures ménagères résiduelles et les déchets organiques propres : la valorisation énergétique (biocarburants, électricité, injections de gaz dans le réseau, chaleur) et la valorisation agronomique (engrais et compost). 

Trois partenariats entre Veolia et l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement de Grignon (INRAE) (un institut de recherche public français œuvrant pour un développement durable de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) ont abouti à :

  • QualiagroTM, un programme de recherche mené depuis 1997, qui caractérise la valeur agronomique des composts d’origine urbaine et leurs impacts environnementaux, à partir d’essais aux champs de longue durée et de travaux en laboratoire. Les effets d’apports répétés de trois types de composts de biodéchets, de boues et d’ordures ménagères résiduelles sont étudiés. Les résultats obtenus trouvent des applications directes pour la fabrication des composts et pour leurs conseils d’utilisation. 
  • Carbo ProTM, un outil d’aide à la décision qui élabore des scénarios d’épandage en calculant l’évolution des stocks de carbone dans les sols dans le temps, en fonction des apports quantitatifs et qualitatifs d’amendements organiques ; et facilite leur utilisation. En agriculture, l’apport de Produits Résiduaires Organiques (PRO) (composts, boues, digestats, fumiers…), en augmentant les stocks de carbone dans les sols, améliore leur fertilité. Cet outil, ouvert à tous, est disponible gratuitement : www.carbo-pro.fr.
  • Soil AdvisorTM, un outil d’optimisation de la fertilisation raisonnée. La Recherche et Innovation de Veolia a développé avec l’INRAE un outil d’aide à la décision pour accompagner les équipes au contact des agriculteurs à raisonner la fertilisation avec des produits organiques, par une approche diagnostic – simulation – optimisation. En 2017, le modèle Century développé par l’université du Colorado (CSU) a été adapté et calibré pour les sols français par les équipes de Veolia en collaboration avec CSU à partir de données d’essais aux champs. Century permet de coupler la dynamique du carbone et celle des nutriments (Azote, Phosphore, Potassium), un point essentiel pour une optimisation globale de la fertilisation (organique et minérale). Un algorithme multi-objectifs, développé et testé en 2018 est disponible sous le nom de Soil AdvisorTM. Déployé en France en collaboration avec SEDE, filiale de Veolia, l’outil a permis de montrer que la teneur en carbone organique du sol se dégrade au cours du temps en cas d’approvisionnement en engrais minéral mais qu’une amélioration de celle-ci est possible grâce à  un apport de compost, et ce,  en conservant  le rapport coût/bénéfice (d’après  un essai au champ réalisé dans le Calvados, France).

Bioconversion

Afin d’innover dans le traitement des biodéchets, Veolia s’est engagée dans la participation à des initiatives de bioconversion. Cela consiste à élever des mouches qui produiront des larves se nourrissant ensuite de résidus organiques sélectionnés. Ces larves seront ensuite transformées en concentrés protéiques utilisable en aquaculture, en substitution aux farines de poisson.

L’entreprise s’est associée avec Entofood, une startup française installée en Malaisie, afin d’ouvrir une première usine en 2018 sous le signe de la complémentarité des savoirs faire : Entofood possède la technologie nécessaire à cette nouvelle forme de valorisation ; Veolia la connaissance et la maîtrise du gisement organique à l’échelle mondiale.  

En France, via sa filiale SEDE, Veolia est également partenaire de la start-up Mutatec, dans le Vaucluse, qui développe des élevages de mouche soldat noire pour alimenter l’aquaculture et l’aviculture. La larve de mouche présente un fort potentiel et en 2017, la Commission européenne a autorisé l’utilisation en aquaculture des protéines animales transformées à partir d’insectes. La bioconversion des insectes représente une nouvelle voie qui complète la gamme de solutions proposées par SEDE à ses clients, afin de leur assurer les meilleures solutions de valorisation de leurs résidus organiques.

Un partenariat avec Yara pour le recyclage des nutriments 

Ce partenariat repose sur l’accès à des volumes croissants de nutriments récupérés et le savoir-faire dans la gestion des matières organiques de Veolia d’une part, et sur l’expertise de Yara dans les domaines de la production d’engrais minéraux et de la nutrition des cultures d’autre part. L’objectif est de former une boucle en reliant le début et la fin de la chaîne de valeur alimentaire actuelle et, ce faisant, de fermer le cycle des nutriments. Veolia et Yara cherchent à développer le recyclage des nutriments dans trois secteurs prometteurs. Pour ce faire, elles mettent au point de nouveaux modèles économiques pour une agriculture circulaire, fondés sur des processus de recyclage valorisant des nutriments qui permettront d’obtenir des produits fertilisants de haute qualité. Elles emploient non seulement les procédés de fabrication existants, mais également la récupération, le traitement, la distribution et la vente à l’échelle locale. Veolia et Yara entendent également mettre en place une chaîne de valeur de l’alimentation à l’agriculture qui repose sur la collecte et le traitement du surplus de denrées dans les villes. Yara et Veolia ont déjà établi une boucle d’économie circulaire en recyclant l’ammoniac produit par le compostage des déchets verts et des boues d’épuration. Entre autres matériaux récupérés, l’ammoniac recyclé est ensuite transformé en nitrate de sodium, puis réutilisé dans les usines d’épuration pour éviter les mauvaises odeurs et la corrosion.

Lutter contre le gaspillage alimentaire

Veolia accompagne les acteurs de la grande distribution à se conformer aux dispositions réglementaires de réduction du gaspillage alimentaire. En France, Veolia a noué un partenariat avec la start-up sociale et solidaire Eqosphère. Cette dernière optimise les process de tri et forme les collaborateurs en magasins ; Veolia optimise la valorisation des invendus et des biodéchets. Le résultat : des volumes de déchets réduit, un traitement des biodéchets optimisé, des invendus revalorisés vers des filières associatives de dons et de réemploi.

Innovation dans le traitement des biodéchets avec la bioconversion
Veolia s’est engagée dans des initiatives de bioconversion qui consiste à élever des mouches qui produiront des larves se nourrissant de résidus organiques. Ces larves sont ensuite transformées en concentré protéique utilisable en aquaculture, en substitution aux farines de poisson. Veolia s’est associée avec Entofood, une startup française installée en Malaisie, pour l’installation d’une usine, ainsi qu’en France avec la start-up Mutatec. La larve de mouche présente un fort potentiel environnemental et de développement.

Recherche pour recycler le phosphore utilisé comme fertilisant en agriculture 

Veolia travaille depuis 2012 au développement de voies de dépollution, de récupération et de recyclage des nutriments contenu dans les eaux usées, en partenariat avec des équipes académiques, des acteurs institutionnels et industriels en Europe.
Le phosphore utilisé en agriculture (nutriment clé des fertilisants) et en alimentation animale, est essentiellement produit à partir d’extraction minière, or cette ressource est limitée. Pour contribuer à réduire les impacts environnementaux et à répondre à une demande qui ne cesse de croître, Veolia a développé la solution StruviaTM qui ouvre la voie à un recyclage du phosphore en Europe.

La valorisation énergétique

Au delà de la valorisation matière et du compostage, Veolia valorise également énergétiquement les déchets.

Les objectifs et mesures pour développer la valorisation énergétique des déchets permettent d’augmenter la production d’énergie renouvelable et alternative du Groupe.

Promouvoir les comportements responsables

Avec 40 contrats en France (soit près de 1.1 million d’habitants) et une soixantaine en Allemagne mettant en œuvre la tarification incitative de l’enlèvement et du traitement des déchets, Veolia dispose d’un retour d’expérience précieux sur les aspects opérationnels, mais aussi en matière de communication, de prévision des comportements des habitants ou de montage administratif et fiscal de cette démarche. Veolia accompagne ainsi les collectivités dans leur travail de sensibilisation pour passer d’une taxe forfaitaire et invisible à une redevance transparente et proportionnelle aux efforts de chacun.

D’après des études de l’Ademe, la tarification incitative induit une modification positive des flux de déchets produits par les usagers du service :

  • les ordures ménagères résiduelles diminuent (- 15 à – 50 % en poids) ;
  • les recyclables augmentent (+ 10 à + 100 % en poids), sans altération de la qualité du tri ;
  • le recyclage augmente (+30 à +50%);
  • la quantité globale des déchets collectés reste stable ou diminue légèrement, alors qu’elle continue d’augmenter pour l’ensemble des collectivités françaises*.

La tarification incitative présente un bénéfice à la fois pour la collectivité et l’environnement: elle diminue les coûts de collecte, augmente les recettes et permet d’atteindre les objectifs de réduction à la source et de valorisation des déchets ménagers .

Pour les ménages, si cela ne se traduit pas par une baisse de la facture, la tarification incitative limite la hausse des coûts. Enfin, le principe de la tarification incitative favorise la transparence des coûts et est équitable puisqu’on paie en fonction de l’utilisation réelle du service, comme pour l’eau ou l’électricité.

La démarche Urban Resourcers

Avec Urban Resourcers, Veolia accompagne des communautés citoyennes à devenir éco-responsables et ambassadrices engagées pour diminuer leurs impacts sur l’environnement. 

Sous l’impulsion de la mission de Veolia qui est de « Ressourcer le Monde », nous proposons de déployer, au sein des territoires, la démarche Urban Resourcers (UR) et de faire des citoyens des ambassadeurs engagés de l’éco-responsabilité, soucieux de leurs impacts environnementaux.

Cette démarche se scinde en deux volets que nous voulons totalement liés et imbriqués :

  • Une dimension communautaire grâce à laquelle les citoyens pourront s’engager de manière participative et qui donnera lieu à l’animation d’ateliers et à des interactions directes avec les citoyens. De manière globale, la démarche Urban Resourcers propose, d’une part, la création de communautés sur le thème de l’éco-responsabilité, et des problématiques que nous définirons avec nos Clients Collectivités. La vision de ces communautés est d’engager les populations (chez eux, dans leur ville, au travail) à agir de manière éco-responsable et à mesurer l’impact de leurs actions, notamment leur empreinte carbone. Chaque communauté doit avoir une raison d’être bien précise et un guide de communauté qui lui est propre, afin de parvenir à atteindre des objectifs environnementaux ambitieux. La gestion des communautés permet aux membres des interactions/discussions, des rencontres physiques, proposer des solutions/outils qui répondent aux besoins de la communauté et aux enjeux de notre organisation. Les contenus que nous proposons de créer sur la thématique “zéro déchets” notamment, vont nourrir ces communautés, donner des informations très pratiques sur : le tri, le réemploi, la mesure de l’empreinte carbone, l’entraide en cas de crise, … L’objectif de cette initiative innovante est de faire de chaque territoire un lieu d’échanges et d’interactions avec les citoyens, sur l’ensemble des thématiques de l’éco-responsabilité.
  • D’autre part, un écosystème digital qui permet de donner de l’information sur les métiers et les engagements développement durable de Veolia, d’engager les citoyens grâce à des informations contextualisées, des fonctionnalités utiles et participatives, d’apporter nos services métiers à la porte ou dans la poche des citoyens, tout en permettant une administration rapide et dynamique. L’écosystème Digital Urban Resourcers de Veolia adapté au territoire permet également une centralisation des informations déchets et donc une meilleure diffusion aux citoyens. La logique ouverte et multicanale de la diffusion, visible par le citoyen, permet de tenir pleinement compte d’éventuelles applications mises en avant par nos Clients et surtout, des usages et partenaires locaux. 
    De manière très concrète nous construisons également une base de données centralisée des points de collecte déchets (Verre, Plastiques, Cartons, Piles, D3E, Ampoules …) présents sur les territoires ainsi que les solutions de réemploi et recyclage proposées par les acteurs locaux. Ce travail en partenariat avec nos clients permet une meilleure diffusion de l’information aux citoyens en fonction de leurs besoins. En effet lorsqu’un citoyen recherche une solution de recyclage pour un produit ou un déchet il retrouve alors le point ou service de collecte le plus proche en fonction de sa géolocalisation sur le site de sa ville via un widget dédiée. Pour aller plus loin, nous travaillons sur une technologie de reconnaissance d’image de près de 80 types de produits et déchets afin d’offrir aux citoyens une application qui facilitera encore plus le geste de tri. Grâce à la reconnaissance de la photo, l’application interroge la base de données et propose à l’utilisateur la solution la plus facile et écologique puis le récompense pour son geste. Cette démarche globale est adaptée à aux attentes et besoins de nos clients Collectivités et peut être co-construite avec eux, les acteurs locaux et l’ensemble des parties prenantes des territoires.

Cette démarche globale sera adaptée à aux attentes et besoins de nos clients Collectivités et pourra être co-construite avec eux, les acteurs locaux et l’ensemble des parties prenantes des territoires.

En 2020-2021, nous suivons actuellement deux expérimentations qui nous permettront de mesurer la pertinence et l’impact de cette démarche, pour l’instant en France :

  • La création et l’animation d’une communauté citoyenne sur La communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
  • Le déploiement d’un écosystème digital, avec notre partenaire Publidata, sur le territoire de la CARF (Communauté d’agglomération de la Riviera Française)

Valoriser les sous-produits des activités du Groupe

87,7Enjeux et objectifs

Le Groupe génère des déchets ultimes, dont principalement : 

  • déchets résiduels issus de l’incinération (mâchefers et refiom) et du tri et recyclage des déchets non dangereux (refus de tri) pour le métier Propreté ; 
  • déchets de combustion (mâchefers et cendres volantes) pour le métier Énergie ; 
  • boues issues du traitement des eaux usées municipales pour le métier Eau. 

Dans tous ses métiers, Veolia propose à ses clients des solutions pour réduire la production de déchets ultimes.

Evolution de la production de déchets résiduels et de leur valorisation

(1) Périmètre : tous les mâchefers issus des incinérateurs de déchets non dangereux exploités par Veolia, que Veolia ait la responsabilité contractuelle de la
gestion des mâchefers ou non.
(2) Pour les activités de production et de distribution de chaleur supérieures à 100 GWhTh.
(3) Pour les stations d’épuration d’une capacité de traitement des eaux usées supérieure à 100 000 équivalent habitants.Pour les stations d’épuration d’une capacité de traitement des eaux usées supérieure à 100 000 équivalent habitants.

La production plus importante de déchets résiduels issus du métier Déchets est liée à l’augmentation des capacités de traitement pour certains types de déchets, notamment les déchets dangereux, selon l’un des axes de notre plan stratégique Impact 2023.

Répartition de la production de déchets résiduels par activité en 2020

Objectifs et résultats

Taux de valorisation des principaux déchets résiduels issus des activités du Groupe

2016 2017 2018 2019 2020 Objectif 2023 
Taux de valorisation des mâchefers (résidus de l’incinération des déchets) (1) (en %) 87,7% 84,8% 92,2% 92,5% 93,6% 90%
Taux de valorisation des résidus de combustion (mâchefers, cendres) du métier Energie (en %) 74% 70% 70%
Taux de valorisation des boues issues du traitement des eaux usées (en %) 63% 57% 58% 64% (2) 70% (2) > 75%

(1) Périmètre : mâchefers dont Veolia est contractuellement responsable de la gestion.

(2) Depuis 2019, cet indicateur intègre les boues valorisées énergétiquement (en biogaz).

La baisse de valorisation des résidus de combustion est liée à une demande plus faible pour la réutilisation de ces sous-produits, ainsi qu’à l’intégration de nouvelles unités qui ne valorisent pas les sous-produits à ce stade.

En 2020, le taux de valorisation global des mâchefers résiduels issus de l’incinération des déchets dont Veolia est contractuellement responsable de la gestion et des déchets de combustion dans l’activité Énergie est de 81,6 %.

Résidus d’incinération

La valorisation des mâchefers, résidus solides non combustibles de l’incinération est réglementée selon leur origine. Après une période de maturation et selon leur composition, ils peuvent être valorisés en matériaux de construction routière. En quantité, ils représentent environ 17 % des déchets non dangereux incinérés.

Veolia est responsable contractuellement de la gestion de 60 % des mâchefers produits par les incinérateurs qu’il exploite, soit environ 1,0 million de tonnes, dont 93,6 % ont été valorisés en 2020. Lorsqu’ils ne peuvent être valorisés, les mâchefers sont stockés dans un centre de stockage de déchets ménagers et assimilés.

Les résidus d’épuration des fumées sont, après stabilisation, stockés en centres de stockage de déchets dangereux ultimes. En quantité, ils représentent environ 3 % des déchets non dangereux incinérés.

L’objectif fixé pour 2023 est de valoriser 90 % des mâchefers issus de l’incinération.

Résidus de combustion des installations thermiques

La combustion des combustibles solides (charbon, lignite ou biomasse) produit des cendres  : les résidus solides appelés mâchefers et les cendres volantes. Ces dernières sont captées par les dispositifs de dépoussiérage pour n’émettre dans l’atmosphère qu’une quantité infime de poussières.

Veolia s’attache à :

  • limiter la production des déchets de combustion par l’amélioration des techniques de combustion ;
  • les traiter ou les valoriser selon les réglementations locales.

L’objectif fixé pour 2023 est de valoriser plus de 70 % des déchets résiduels de combustion.

Boues issues du traitement des eaux usées

Le traitement des eaux usées génère des boues qui concentrent la charge organique et minérale préalablement contenue dans les eaux. Avec la croissance démographique et le traitement toujours plus sophistiqué des systèmes d’assainissement, collectivités publiques et industriels sont confrontés à des volumes de boues croissants. L’enjeu de Veolia est de les transformer, afin de réduire les coûts liés à leur gestion et de les valoriser :

  • sous forme de produits utilisables en agriculture (épandage ou compostage) quand la qualité des boues et la disponibilité de sols receveurs le permettent (37 % en 2020), ou dans l’industrie ;
  • sous forme d’énergie (33 % en 2020) : méthanisation, utilisation comme combustible de substitution, incinération avec valorisation énergétique.

Veolia promeut des solutions de valorisation des boues. Néanmoins, le Groupe n’est pas toujours décisionnaire dans le choix de l’exutoire. Le Groupe veille à garantir en continu une qualité de boue compatible avec la filière de destination choisie par le client. L’objectif 2019 a été atteint. L’objectif fixé pour 2023 est de valoriser plus de 75 % des boues issues du traitement des eaux usées.

Sede Environnement, filiale du Groupe, met notamment en œuvre des filières diversifiées et complémentaires, pour permettre en permanence un débouché aux boues, dans le strict respect de la réglementation en vigueur.

Les axes de recherche de Veolia pour la valorisation des boues

Les axes de recherche visent l’optimisation du potentiel énergétique des boues et en particulier la digestion des boues pour augmenter la production de biogaz. Sont également étudiés les impacts sanitaires et environnementaux, les analyses de cycle de vie des différentes filières actuelles de prise en charge des boues, la sélection et le dimensionnement des technologies de séchage adaptées à différentes filières de traitement des boues et l’isolement pour traitement ultérieur des éléments difficilement valorisables que contiennent les boues.

AdWaste2Gas, une technologie de co-gazéification entre boues et biomasse

AdWaste2Gas est une nouvelle technologie de gazéification utilisant le principe de conversion thermochimique permettant la production de syngas – gaz riche en hydrogène – à partir de la transformation de mélanges de boues de station d’épuration et d’autres déchets solides. Un test mené à Avignon (France) a permis de démontrer la faisabilité technique de la filière et de la technologie et son bon positionnement comparativement aux filières et technologies concurrentes. Ce projet a été mené en collaboration avec trois entreprises : A3I, Femag et Snecmmi et un laboratoire académique, le LM2P2 de l’Université d’Aix-Marseille.

Finalement, ce double enjeu de valorisation matière et énergétique des boues se traduit par la mise en œuvre par le Groupe de technologies adaptées à chaque situation et à chaque filière de destination choisie par le client.

  • Aux États-Unis, pour la ville de Baltimore, Veolia produit un compost conforme aux normes les plus strictes fixées par l’État du Maryland et les autorités sanitaires, depuis plus de 24 ans. À Milwaukee, Veolia exploite une installation qui transforme les boues séchées en milorganite (pour Milwaukee Organic Nitrogen), un fertilisant biosolide de haute qualité.
  • En France, Veolia a obtenu, à la Roche-sur-Yon, la certification Qualicert pour la production de boues d’épuration destinées à l’épandage agricole. Cette certification couvre la surveillance en amont des rejets arrivant à l’usine de traitement des eaux usées, le contrôle de la composition des boues et la sécurisation de leur production. La filière d’épandage agricole de matières fertilisantes recyclées issues de l’usine est également certifiée, garantie de la traçabilité de la filière, de l’adéquation entre les besoins et les quantités épandues et de la formation du personnel concerné.
  • A Hong Kong, Veolia possède la plus grande usine de traitement des boues d’épuration au monde, avec 2000 tonnes traitées par jour et 110 collaborateurs. Autonome en eau et en énergie, elle traite les boues issues de 11 stations d’épuration de la région (soit 7,2 millions d’habitants). La technologie appliquée permet de réduire de 90% les déchets et protéger ainsi le milieu naturel sans aucun rejet en mer, mais aussi de produire de la chaleur pour trois piscines situées à proximité de l’usine, et de l’électricité pour 4000 foyers.

Smart Agriculture, une application  pour la valorisation des composts

Ce projet de recherche vise à développer un outil commercial pour mieux valoriser les produits résiduaires organiques issus des filières de traitement de déchets et des eaux usées : composts, digestats, fertilisants recyclés. L’outil comprend le diagnostic in situ de la qualité du sol (couplage de la dynamique du carbone et des nutriments azote, phosphore, potassium) et un module d’optimisation de la solution de fertilisation. Les étapes de prédiction et d’optimisation sont fondées sur des modèles agronomiques décrivant l’évolution des paramètres du sol en fonction du temps, des pratiques agricoles et du contexte pédoclimatique. Le modèle a d’abord été développé par l’université du Colorado (CSU) puis adapté et calibré pour les sols français par les équipes de Veolia à partir de données d’essais aux champs.

Réduire la consommation de matière de nos sites

Les matières premières consommées (hors combustibles) sont principalement les réactifs utilisés pour la production d’eau potable et le traitement des eaux usées (urée, ammoniaque, coagulants et floculants notamment). Leur consommation est suivie en interne et les émissions de gaz à effet de serre associées sont incluses dans le scope 3 du Groupe.

Veolia optimise la consommation de matières premières et l’efficacité de leur utilisation : 

  • sur le plan économique : par un objectif de réduction de coûts ; 
  • sur le plan environnemental : par les objectifs de réduction des émissions gaz à effet de serre du Groupe. 

Dans le métier Eau, plusieurs solutions optimisent les consommations de matière : 

  • la régulation prédictive des réactifs pour optimiser les dosages. Le procédé PrédiflocTM par exemple conduit en moyenne à une réduction de 15 % de la consommation de coagulants ; 
  • l’adéquation de la taille des cuves de stockage au besoin permet une meilleure gestion des approvisionnements, des consommations bien planifiées et une limitation des rotations de camions.

Lutter contre le dérèglement climatique

Les villes, émettrices de 70 % du CO2 mondial ([1]), sont, avec leur territoire, les lieux où se joue le combat pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Veolia, acteur majeur des services à l’environnement, accompagne de nombreuses métropoles dans leurs efforts dans ce sens. Il a également pour clients des industriels, pour qui cet enjeu est aussi de taille.

Le Groupe s’attache à réduire les émissions sur toute la chaîne de valeur de ses activités pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle.

Il est concepteur, fournisseur et opérateur de solutions d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques pour ses clients : villes et industriels. À cette fin, le Groupe mobilise sa Recherche et Innovation pour identifier des solutions pérennes (le budget global de Recherche et Innovation était de l’ordre de 56 millions d’euros en 2020), développe également de nouveaux modèles contractuels pour accompagner ses partenaires et s’engage sur le prix du carbone.

Veolia est exposé aux risques de dérèglement climatique en raison soit des conséquences que peuvent avoir des catastrophes naturelles sur ses sites ou implantations, soit de l’impact des conditions climatiques sur ses activités notamment dans les métiers de l’Eau et de l’Énergie.

Afin de contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique, Veolia est engagé pour lui-même et ses clients dans la mise en œuvre de solutions visant à réduire l’émission de gaz à effet de serre (GES).

([1])Cities and Climate Change: Global Report on Human Settlements 2011 – Abridged.

Enjeux et actions

En prenant en charge les activités de production et de distribution de chaleur, d’efficacité énergétique, de gestion de déchets et de traitement d’eau pour ses clients, villes et industriels, Veolia prend une part importante de responsabilité dans la gestion des émissions associées.

Stratégie

Inscrite à l’agenda politique international depuis 2015 avec la signature de l’Accord de Paris, la neutralité carbone est désormais une ambition universelle. Elle vise à limiter le réchauffement climatique « nettement en dessous de 2°C » par rapport aux niveaux préindustriels par « un équilibre entre les émissions anthropiques et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre (GES) ». La déclinaison de cet objectif mondial de neutralité carbone au niveau des activités du Groupe est intégrée dans :

  • la vision de son développement à long terme, intégrant la stratégie moyen terme (2016-2019 puis 2020-2023) ; elle se traduit dans ses objectifs de réduction de GES validés par l’initiative Science Based Targets et les indicateurs de performance plurielle liés l’objectif de lutte contre le dérèglement climatique ;
  • les décisions de transformation de ses métiers ;
  • une perspective économique compatible avec des territoires neutres en carbone.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre requiert un profond changement des modèles de croissance. Veolia met en œuvre des diagnostics propre à chaque métier (production de chaleur pour le chauffage urbain et les industriels, gestion des déchets, gestion de l’eau) pour accompagner la démarche de ses clients dans une logique de consommation sobre des ressources : améliorer l’efficacité énergétique des installations et des prestations, conversion des centrales thermiques à charbon vers un mix énergétique moins émetteur en intégrant les énergies renouvelables et alternatives, valorisation de la matière (recyclage des plastiques, panneaux solaires…) et de l’énergie (valorisation du biogaz issu des déchets et de la chaleur fatale).

Ainsi, la stratégie de Veolia intègre la réduction des émissions de GES sur le périmètre des actifs détenus en propre, comme sur le périmètre de responsabilité opérationnelle, à travers des partenariats avec ses clients, tout comme dans sa chaîne de valeur selon sa capacité d’influence. 

Les scénarios, réalisés à partir des contributions des États, indiquent cependant que les températures vont augmenter de 3,7 °C à 4,8 °C d’ici à 2100. L’impact du dérèglement climatique est déjà perceptible. Les solutions de Veolia pour les collectivités et les industriels en matière de gestion de l’eau ou de résilience vis-à-vis des catastrophes naturelles contribuent à l’adaptation et la résilience des territoires. Dans les zones où la ressource en eau se raréfie, Veolia développe des solutions alternatives parmi lesquelles la réutilisation des eaux usées et le dessalement de l’eau de mer, la gestion du grand cycle de l’eau, intégrant des solutions fondées sur la nature.

Le Groupe mobilise sa Recherche et Innovation pour identifier des solutions pérennes et développe des offres et des modèles contractuels innovants pour accompagner ses partenaires dans la réduction des émissions, comme par l’optimisation de la gestion thermique des bâtiments tertiaires, ou dans l’adaptation aux dérèglements climatiques à travers notamment des solutions de prévention des inondations.

Dans le cadre du programme stratégique Impact 2023, Veolia :

  • s’engage à transformer ses activités charbonnées en Europe en remplaçant d’ici 2030 le charbon par d’autres sources d’énergie moins polluantes et le plus souvent renouvelables. Un plan d’investissement a été construit dans ce but ;
  • ambitionne grâce au développement de ses activités d’éviter l’émission de 15 millions de tonnes de CO2 pour l’année 2023.
Enjeux et engagements

Enjeux

Le dérèglement climatique génère des risques physiques auxquels Veolia et ses clients doivent s’adapter. La nécessaire transition vers une économie bas carbone, bien qu’elle génère d’importantes opportunités commerciales pour le Groupe, peut également comprendre des risques liés à cette transition. Ces risques peuvent avoir une incidence négative sur l’entreprise en raison des conséquences que peuvent avoir des catastrophes naturelles sur ses sites ou implantations, de l’impact des conditions climatiques sur ses activités notamment dans les métiers de l’Eau et de l’Énergie, ou encore de l’évolution des réglementations, en particulier sur la production d’énergie et les marchés de quotas de CO2

Afin de contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique, Veolia est engagé pour lui-même et ses clients dans la mise en œuvre de solutions visant à réduire l’émission de gaz à effet de serre (GES) et limiter l’évolution du climat.

En 2020, les émissions directes (scope 1) 1 et indirectes liées aux achats d’énergie (scope 2) 2 de GES émises par les activités gérées par le Groupe sont de 30 millions de tonnes eq. CO2. Elles proviennent pour 47 % de son métier Énergie (liées à l’exploitation de réseaux de chaleur principalement) et pour 41 % de son métier Déchets (principalement des émissions de méthane 3 (CH4) dans les centres de stockage de déchets et des émissions de dioxyde de carbone (CO2) par les incinérateurs). La répartition des émissions de GES (scope 1 et 2) par métiers n’est pas directement corrélée à la répartition du chiffre d’affaires par métier (cf. schéma ci-dessous). Le Groupe calcule aussi les autres émissions indirectes (scope 3) 4 : les émissions liées aux postes significatifs du scope 3 représentent 36 % du scope 1 et 2.

(1) Émissions directes de GES (Scope 1) : Émissions directes provenant des installations fixes ou mobiles situées à l’intérieur du périmètre organisationnel, c’est-à-dire émissions provenant des sources détenues ou contrôlées par l’organisme comme par exemple : combustion des sources fixes et mobiles, procédés industriels hors combustion, biogaz des centres d’enfouissements techniques, fuites de fluides frigorigènes.

(2) Émissions liées à énergie indirectes (Scope 2) : Émissions indirectes associées à la production d’électricité, de chaleur ou de vapeur importée pour les activités de l’organisation. Veolia inclut aussi les pertes des réseaux de distribution d’électricité et de chaleur opérés par le Groupe. 

(3) Le pouvoir de réchauffement sur 100 ans du méthane biogénique (CH4) est 28 fois plus important que celui du dioxyde de carbone (CO2), rapport du GIEC AR5,2014.

(4) Autres émissions indirectes (Scope 3) : Les autres émissions indirectement produites par les activités de l’organisation qui ne sont pas comptabilisées dans le scope 2 mais qui sont liées à la chaîne de valeur complète comme par exemple : l’achat de matières premières, de services ou autres produits, déplacements des salariés, transport amont et aval des marchandises, gestions des déchets générés par les activités de l’organisme, utilisation et fin de vie des produits et services vendus, immobilisation des biens et équipements de productions…

Globalement, les évolutions de la réglementation sont porteuses de nouvelles opportunités de marché pour les activités du Groupe :

  • acteur de la transition bas carbone, Veolia apporte à ses clients des solutions afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (efficacité énergétique, recours aux énergies renouvelables, captage et valorisation du méthane, valorisation matière et énergétique des déchets…). En 2020, les GES non émis grâce à l’action du Groupe représentent 47 % des émissions scope 1 et 2 ;
  • le Groupe est aussi engagé dans la mise en œuvre de solutions d’adaptation aux effets des dérèglements climatiques en particulier dans la gestion du petit et du grand cycle de l’eau.

Les activités Recherche et Innovation du Groupe contribuent pleinement au développement de solutions de réduction des émissions de GES, d’optimisation des consommations énergétiques et de solutions techniques pour l’adaptation au dérèglement climatique, l’accompagnement à la résilience des territoires étant porté par le pôle d’ingénierie conseil Seureca.

Politique et engagements

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia avait pris en 2015 l’engagement et les objectifs 2020 suivant :

(1) Cf. définition des trois indicateurs

(2) Les objectifs développement durable 2020 du Groupe ont été établis pour l’engagement climat sur la base de l’évolution de son activité, dans le plan stratégique présenté aux investisseurs en 2015, et du calcul des émissions de GES associées sous activité par sous activité.

(3) N’est plus membre à la date de dépôt du Document d’enregistrement universel 2020.

L’objectif 2020 sur le cumul des émissions réduites n’a pas pu être atteint du fait de la cession anticipée sur la période 2015-2020 d’activités fortement contributrices (notamment les sites de production d’énergie au Gabon et en Lituanie et des centres de stockage des déchets avec valorisation du méthane en Asie). 

L’objectif 2020 sur le cumul des émissions évitées, pris en 2014, était particulièrement ambitieux. Il reposait en particulier sur l’hypothèse d’un développement soutenu des activités de recyclage, notamment en Asie. Or ce développement a été moins rapide qu’attendu. La vente dès 2016 de la filiale française dédiée au recyclage des métaux a de plus impacté de manière majeure le résultat final. 

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a pris pour engagement de combattre les pollutions et accélérer la transition écologique. Cet engagement se décline en plusieurs objectifs, dont celui de lutter contre le dérèglement climatique. Pour illustrer cet objectif, le Groupe a défini deux cibles 2023, l’une pour la réduction des émissions de GES, l’autre pour augmenter les émissions de GES évitées.

Le sponsor de cet objectif est Patrick Labbat, membre du comité exécutif et directeur de la zone Europe du Nord. 

Veolia souscrit aux conclusions du rapport du GIEC d’octobre 2018 sur « Les impacts d’un réchauffement climatique global de 1,5 °C par rapport à 2 °C et les trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre à suivre pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, dans le cadre plus général du développement durable et de l’éradication de la pauvreté ». En se dotant d’une raison d’être, en avril 2019, le Groupe ancre son activité dans le cadre d’une transition juste au service des territoires à travers ses clients, collectivités comme industriels.

Le Groupe contribue pleinement à la démarche de neutralité carbone des sites sous sa responsabilité opérationnelle. Cette démarche s’articule autour de quatre axes complémentaires :

Axe n°1 : La réduction des émissions GES du Groupe s’appuyant sur la mesure et le reporting des émissions de GES du scope 1, scope 2 et scope 3. 

La responsabilité de Veolia est différenciée :

  • sur ses actifs propres, en particulier en investissant pour éliminer le charbon sur le périmètre Europe d’ici à 2030, pour un montant évalué à hauteur de 1,2 milliard d’euros ;
  • sur les activités et services pour lesquels le Groupe exerce le contrôle opérationnel où les décisions (choix du mix énergétique, investissements) sont partagées avec ses clients ou portées par eux,
  • dans sa chaîne de valeur, selon la capacité d’influence du Groupe.

En 2019, Veolia a pris l’engagement de réduire de 22 % ses émissions de gaz à effet de serre (scope 1 et scope 2) d’ici quinze ans, soit en 2034, par rapport au périmètre opérationnel de l’année de référence 20181 . Cet objectif, compatible avec l’ambition de l’Accord de Paris (trajectoire en dessous de 2°C), a été validé par l’initiative Science Based Targets2 . 

(1) Le périmètre retenu pour le calcul des variations d’émissions de GES dans le cadre de l’initiative SBT est le périmètre opérationnel 2018. En cas de cessation de contrat, il ne sera plus comptabilisé de variation d’émissions, les variations antérieures restant acquises. 

(2) L’initiative SBTi fournit aux entreprises des trajectoires de réductions d’émissions GES permettant d calculer de combien elles doivent réduire leurs propres et dans quel délais pour contribuer à l’Accord de Paris sur le climat. https://sciencebasedtargets.org/companies-taking-action/

Progression vers l’objectif validé Science Based Targets

2019 2020 Objectif intermédiaire 2023 Objectif 2034, validé SBT
Réduction des émissions de GES / périmètre de référence SBT 2018 (%)  +0,5% -0,4% -3% -22%

Il était prévu que les émissions de GES du Groupe sur le périmètre SBT augmentent légèrement jusqu’en 2020 pour décroître ensuite. Elles diminuent en fait dès 2020 grâce à une augmentation du taux de captage du méthane sur les sites de stockage des déchets au Royaume-Uni et à Hong Kong. 

Pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de -22 % à horizon 2034, une politique de substitution du charbon thermique, ainsi qu’un nouvel objectif de taux de captage du méthane sont fixés dans le plan Environnement 2020-2023.

Principaux leviers de réduction des émissions de gaz à effet de serre

(1) Le montant cumulé depuis 2019 des investissements dans de nouvelles formes d’énergie visant à éliminer le charbon sur le périmètre Europe d’ici à 2030 a été évalué à 1,2 Md€.

Le taux moyen de captage du méthane (à périmètre courant) sur les sites de stockage des déchets progresse de 2 % entre 2019 et 2020, passant de 53,9 % à 56,5 %. Cette bonne performance est portée par une nette amélioration des taux de captage sur les sites situés au Royaume-Uni, à Hong Kong et également par la mise en place d’installations de captage du biogaz sur plusieurs centres de stockage des déchets en Amérique latine.

Axe n°2: le développement de solutions pour permettre à ses clients d’éviter des émissions, à travers la généralisation de l’économie circulaire et la valorisation de l’énergie fatale.

Émissions de GES évitées, liées au programme stratégique 2020-2023

* Le calcul des émissions évitées par les activités du Groupe, liées au programme stratégique 2020-2023, est différent de celui des émissions évitées pour l’engagement développement durable 2015-2020, suite à des mises à jour méthodologiques, en particulier l’intégration de la Preliminary guidance on accounting avoided emissions for the waste and recycling sector (EIT Climate KIC – January 2020) et des émissions évitées liée à l’activité énergie (cogénération et production d’énergie renouvelable et alternative).

Les émissions évitées progressent de plus de 6 % entre 2019 et 2020, passant de 12,1 à 12,8 millions de tonnes eq. CO2. Cette bonne performance est portée par l’accroissement important de l’utilisation de la biomasse pour produire de l’énergie (États-Unis, Chine et Japon notamment) et le développement de l’activité de recyclage matière en particulier en France et en Asie, via l’intégration dans le périmètre opérationnel de nouveaux centres de tri et l’augmentation des tonnages de matériaux reçus et valorisés sur les sites existants.

Axe n°3: la compensation des émissions de GES, par des projets permettant d’émettre des crédits carbone (ex. : valorisation du biogaz des centres de stockage de déchet en Amérique latine), par la participation au développement du Label bas-carbone français au travers de I4CE, ouvrant des possibilités de compensation sur le territoire français ou par la mise en œuvre de compensation volontaire (ex. : contrat d’eau du SEDIF en France neutre en carbone, soit 4,6 millions d’usagers en 2020) ;

Axe n°4: la séquestration du CO2 par une offre de service pour l’exploitation de sites de séquestration industriels du CO2 et un programme de recherche portant sur la démonstration de la séquestration de carbone par les sols agricoles et l’amélioration de ce potentiel par l’optimisation des apports d’amendements organiques.

Prise en compte des enjeux climat dans la stratégie de Veolia

Trajectoires d’émissions et scénarios climat

En 2020, Veolia s’est engagé dans une revue de son plan stratégique Impact 2023, en utilisant en particulier les outils d’analyse par scénarios appliqués aux problématiques du dérèglement climatique. Le Groupe était déjà doté d’outils d’analyse des risques physiques et d’indicateurs associés (1) , l’étude a permis de quantifier leur impact de manière systématique dans la cartographie des risques du groupe et en particulier de les financiariser. Le choix des scénarios de transition a intégré les plans de relance mis en œuvre après la première vague de la pandémie de Covid dans les géographies sur lequel le Groupe opère : ces plans donnent en effet une part importante aux financements des activités de transition bas carbone, en Europe comme en Asie.

(1) cf. indicateurs du plan d’objectifs environnementaux 2020-2023.

Le comité de pilotage interne, sous présidence du sponsor Climat au comité exécutif, composé en particulier des directeurs de la stratégie et de l’innovation, du développement durable, et des principales BUs, a retenu une quinzaine d’opportunités business et une dizaine de risques qui sont intégrées dans la revue du planning stratégique. 

Par ailleurs, Veolia a contribué à faire émerger des outils pragmatiques pour mettre en œuvre cette recommandation de la TCDF et plus récemment des lignes directrices non contraignantes sur l’information non financière de la Commission européenne sur l’utilisation de scénarios climat. Veolia a co-piloté l’étude AFEP « Aider les entreprises à bâtir leurs scénarios énergie-climat » et participé à la European Lab Project Task Force (PTF) on climate-related reporting de EFRAG sur l’identification des bonnes pratiques, en particulier l’utilisation de scénarios climat.

Scénarios de transition

Les cibles – à horizon 15 ans – de réduction des émissions de GES sur le périmètre opérationnel de Veolia ont été validées par l’initiative Science Based Targets, compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

Veolia acteur responsable de la transition énergétique : vers la substitution du charbon thermique

Les activités de Veolia utilisant du charbon représentaient 2,9 % de son chiffre d’affaires et 31 % des émissions directes des activités sous contrôle opérationnel du Groupe en 2017. Veolia a décidé de prendre position sur la production de chaleur et d’électricité à partir de charbon. En 2018, le conseil d’administration a mis Veolia sur la voie de substitution du charbon thermique. Veolia s’engage à ne pas développer ou acquérir de nouvelles activités utilisant du charbon, sauf les activités visant précisément à substituer au charbon des énergies moins émettrices de gaz à effet de serre. Plutôt que s’en défausser par cession, le Groupe s’engage à entamer sans délai la conversion de ses activités existantes afin d’éliminer totalement à terme l’impact CO2 de l’usage du charbon en combinant divers leviers : l’amélioration du rendement énergétique par la mise en œuvre de solutions d’efficacité de la production et des réseaux d’énergie, ainsi que la substitution du charbon, soit par des combustibles alternatifs (déchets, biomasse, gaz), soit par l’utilisation de chaleur fatale récupérée. Veolia se fixe, dans son plan Environnement 2020-2023, un objectif sur le taux d’avancement des investissements visant à convertir les centrales à charbon en Europe d’ici 2030 sur les sites où Veolia a la maîtrise des investissements.

Veolia s’est engagé en faveur d’un prix du carbone robuste et prévisible en signant, dès septembre 2014, la déclaration d’engagement de la Banque Mondiale. En avril 2015, le Groupe s’est engagé en soutenant l’initiative CEO climate leaders du Forum Économique Mondial. En mai 2015, Veolia Environnement a signé le Business Leadership Criteria du Global Compact, le Carbon pricing leadership coalition et celui de l’AFEP-MEDEF, son président-directeur général militant pour une redevance carbone qui permette de taxer la pollution par les gaz à effet de serre et de redistribuer directement ces fonds aux projets d’atténuation. Dans le même temps, Veolia s’est doté d’un prix interne du carbone haussier jusqu’en 2030, traduisant sa vision de l’évolution des réglementations sur ses marchés et applicable aux projets d’investissement.

Contribuer à la neutralité carbone des territoires

Veolia contribue activement aux réductions des émissions de GES des territoires et des pays où il exerce son activité. En 2018-2019, Veolia a participé à l’étude Zéro Émission Nette  2050 (ZEN 2050) portée par Entreprises pour l’Environnement (EPE), contribution d’un groupe multisectoriel d’entreprises à la réflexion sur la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) de la France. Veolia a contribué, avec Imperial College of London, à l’Étude sur les émissions de GES du secteur des déchets au Royaume-Uni, et estimation du potentiel de contribution à la réduction des émissions pour les 4e et 5e budgets carbone du pays » (2) .

(2) «An exploration of the resource sector’s greenhouse gas emissions in the UK, and its potential to reduce the carbon shortfall in the UK 4th and 5th carbon budgets ».

Veolia acteur responsable de la transition énergétique: vers la substitution du charbon thermique

Les activités de Veolia utilisant du charbon représentaient 2,9 % de son chiffre d’affaires et 31 % des émissions directes des activités sous contrôle opérationnel du Groupe en 2017. Veolia a décidé de prendre position sur la production de chaleur et d’électricité à partir de charbon. 

En 2018, le conseil d’administration a mis Veolia sur la voie de substitutionsortie du charbon thermique: Veolia s’engage à ne pas développer ou acquérir de nouvelles activités utilisant du charbon, sauf les activités visant précisément à substituer au charbon des énergies moins émettrices de gaz à effet de serre. Plutôt que s’en défausser par cession, le Groupe s’engage à entamer sans délai la conversion de ses activités existantes afin d’éliminer totalement à terme l’impact CO2 de l’usage du charbon en combinant divers leviers : l’amélioration du rendement énergétique par la mise en œuvre de solutions d’efficacité de la production et des réseaux d’énergie, ainsi que la substitution du charbon, soit par des combustibles alternatifs (déchets, biomasse, gaz), soit par l’utilisation de chaleur fatale récupérée.

Veolia se fixe, dans son plan Environnement 2020-2023, un objectif sur le taux d’avancement des investissement visant à convertir les centrales à charbon en Europe d’ici 2030 sur les sites où Veolia a la maîtrise des investissements.

Veolia s’est engagé en faveur d’un prix du carbone robuste et prévisible en signant, dès septembre 2014, la déclaration d’engagement de la Banque Mondiale. En avril 2015, le Groupe s’est engagé en soutenant l’initiative CEO climate leaders du Forum Économique Mondial. En mai 2015, Veolia Environnement a signé le Business Leadership Criteria du Global Compact, le Carbon pricing leadership coalition et celui de l’AFEP-MEDEF, son président-directeur général militant pour une redevance carbone qui permette de taxer la pollution par les gaz à effet de serre et de redistribuer directement ces fonds aux projets d’atténuation. Dans le même temps, Veolia s’est doté d’un prix interne du carbone haussier jusqu’en 2030, traduisant sa vision de l’évolution des réglementations sur ses marchés et applicable aux projets d’investissement.

Le Groupe milite pour une comptabilité scientifique des émissions de gaz à effet de serre (GES). L’outil d’empreinte carbone des contrats et offres développé par Veolia, GreenPath, est vérifié par le CITEPA – organisme scientifique de référence – conforme au Bilan Carbone® , au GHG Protocol et aux normes ISO. En 2019, Veolia a aussi initié la rédaction d’un « Guide des principes méthodologiques pour le calcul des émissions évitées par le secteur du traitement et de la valorisation des déchets » sur un financement européen(3) et présenté ces travaux au sein des fédérations européennes pour un projet à cette échelle. Veolia participe aussi au comité de normalisation ISO sur la neutralité Carbone.

Le Groupe est aussi engagé dans la valorisation des solutions bas carbone amenant à des émissions évitées et participe aux ECO-PROFIL des matières plastiques recyclées réalisés par le Syndicat national des Régénérateurs de matière Plastique (SRP). En 2019, le SRP a remis à ses clients des certificats représentant une économie potentielle de 0,7 million tonnes équivalent CO2.

(3) « Preliminary guidance on accounting for avoided emissions in the waste management and recycling sector », projet financé par l’EIT Climate KIC en 2019, initié par VEOLIA et réalisé avec Quantis, The Gold Standard Foundation, wbcsd, Paprec, Séché Environnement et Suez.

Scénarios d’adaptation

Veolia prend aussi en compte dans sa réflexion stratégique les implications physiques de scénarios du GIEC avec une température moyenne plus élevée.

Dans le cadre de son plan Environnement 2016-2019, Veolia s’est donné pour objectif de réaliser un diagnostic sur 95 % des sites à forts enjeux de stress hydrique que le Groupe exploite à l’aide d’un outil d’analyse de risque et d’impact (1) . Pour son plan Environnement 2020-2023, Veolia renforce cet objectif et intègre un indicateur pour identifier et agir sur les sites que le Groupe opère dans les zones à forte exposition aux inondations (2) : ce risque physique (catastrophe naturelle), exacerbé par les risques liés au dérèglement climatique est l’un des risques principaux du Groupe.

(1) GreenPath, l’outil d’empreinte environnementale basé sur les données du WRI – Aqueduct. 

(2) Les données environnementales utilisées sont les indicateurs de CatNet® fournis par SwissRe.

Contribuer à l’adaptation des territoires au dérèglement climatique 

Veolia accompagne le développement des territoires et propose des offres de solutions d’adaptation au dérèglement climatique et plus largement de résilience aux stress et aux chocs que peuvent subir ses clients. Le pôle d’ingénierie conseil Seureca accompagne les clients du Groupe pour co-construire avec les acteurs du territoire un plan de résilience. Le Groupe déploie une gamme de solutions opérationnelles adaptées à l’adaptation aux dérèglements climatiques, en particulier pour : 

  • la gestion du grand cycle de l’eau ; 
  • le recyclage de l’eau et la réutilisation des eaux usées permettant de réduire la pression sur les ressources et les conflits d’usage ; 
  • la maîtrise de l’assainissement urbain par temps de plue afin de limiter les risques d’inondation et l’impact tant sanitaire que sur la biodiversité sur les cours d’eau et les plages ; 
  • la limitation des îlots de chaleurs urbains ; 
  • la gestion de crise et les plans de continuité des services essentiels (eau, énergie, gestion des déchets…) en cas d’événements extrêmes.

Gouvernance de l’engagement climat

Le pilotage de la politique de lutte contre le dérèglement climatique s’effectue au plus haut niveau du Groupe. 

Le conseil d’administration valide la stratégie du Groupe et prend des décisions qui engagent le Groupe comme la substitution du charbon sur le moyen-long terme des centrales de production de chaleur. Il suit la performance de l’entreprise à travers les indicateurs de la performance plurielle « Lutte contre le dérèglement climatique ». Les résultats des engagements climat sont présentés annuellement à son comité recherche, innovation et développement durable. Le directeur de la zone Europe du Nord, Patrick Labat, membre du comité exécutif (3) sponsor de l’engagement climat, présente au comité exécutif les résultats du Groupe sur le climat et soumet les propositions de plans d’actions associés. Les indicateurs environnementaux retenus dans le calcul de la rémunération variable du président et des membres du comité exécutif contribuent également aux engagements climat du Groupe.

(3) N’est plus membre à la date de dépôt du présent Document d’enregistrement universel.

La direction du développement durable assure, par son directeur, la coordination des actions liées aux engagements du Groupe à contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique, tant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre que sur l’adaptation aux dérèglements climatiques. Les indicateurs de performance environnementale sont ainsi intégrés au Système de Management Environnemental du Groupe.

Au niveau opérationnel, chaque directeur de Business Unit est responsable de la déclinaison de la stratégie du Groupe en opportunités business et des risques inhérents à ses métiers et son territoire. Le risque climat est identifié comme l’un des principaux risques du Groupe et de la déclaration de performance extra-financière.

Une participation active aux conférences climat et alliances

Veolia est engagé dans la conférence internationale de la Convention Cadre des Nations unies sur le Changement Climatique (CCNUCC). Depuis la COP 21, le Groupe se mobilise pour témoigner à l’occasion de ces conférences et contribuer aux débats en matière d’atténuation et d’adaptation aux dérèglements climatiques. Lors de la COP 25 à Madrid en 2019, Veolia a participé à plusieurs side-events organisés sur le Pavillon de la France et de la Francophonie, pour témoigner sur les questions d’adaptation et sur les enjeux d’éducation face aux transformations de la Société.

Reporting des émissions

Impact du mode de consolidation

Dans un souci de transparence et de conseil vis-à-vis de ses clients, Veolia reporte et publie les émissions de gaz à effet de serre, selon le GHG Protocol, sur le périmètre des activités sous contrôle opérationnel du Groupe, quel que soit le taux d’intégration dans les états financiers.

Impact du méthane

Dans son reporting, Veolia a choisi de tenir compte de l’impact réel du méthane. Calculé sur 100 ans, le pouvoir de réchauffement global de ce gaz, calculé sur 100 ans, est 28 fois supérieur à plus important que celui du CO2 (5e Rapport du GIEC). Or, de nombreuses entreprises et pays reportent avec un pouvoir de réchauffement de 25 (4e rapport du GIEC). Ce choix du Groupe de se baser sur ce chiffre augmente de 12 % ses émissions liées au méthane par rapport à de nombreuses entreprises et pays qui reportent encore d’après le 4e rapport du GIEC, où le pouvoir de réchauffement associé au méthane était de 25.

Emissions de scope 1 et 2

Évolution des émissions de GES des activités sous contrôle opérationnel sur le périmètre courant 1

(1) Le GHG Protocol propose plusieurs manières de consolider les émissions de GES. Veolia a retenu l’approche qui correspond à son métier d’exploitant : émissions de GES consolidées à 100 % sur le périmètre sous contrôle opérationnel, même si les actifs ne sont pas détenus en totalité par le Groupe.

(1) Par convention, les déchets ménagers sont considérés composés à 50 % de carbone biogénique, les combustibles solides de substitution à 30 % de carbone biogénique. La méthodologie de calcul des émissions directes des centres de stockage des déchets a été revue en 2018 pour intégrer une meilleure caractérisation des déchets acceptés sur les sites, les modifications ont été appliquées sur les années 2015 à 2018.
(2) Les émissions liées à la combustion du charbon représentent 8,1 millions de tonnes eq. CO2.

Les évolutions des scopes 1 et 2 du groupe sont principalement liées aux effets de périmètre.

(2) Selon le GHG Protocol, les émissions liées à la chaleur, à l’électricité et au gaz achetés et distribués sans transformation sont comptabilisées dans le scope 3. Seules les pertes physiques des réseaux de distribution de chaleur et d’électricité exploités par Veolia sont comptabilisées dans le scope 2.

Les émissions du scope 1 baissent de 4,8 % entre 2019 et 2020, et ce malgré le développement significatif de l’activité de production d’énergie aux États-Unis, en raison de la cession de sites de stockage des déchets et de production d’énergie en Chine et également de l’amélioration des taux de captage du méthane sur les sites de stockage des déchets (Royaume-Uni, Hong Kong, Amérique latine). 

Les principales émissions du scope 2 sont liées aux services de production de l’eau potable et de traitement des eaux usées qui nécessitent l’achat d’électricité pour le transport et le traitement de l’eau. Une part importante de cette activité est réalisée en France, mais aussi dans des pays où le mix énergétique reste carboné comme la Chine ou la République tchèque. Pour le métier énergie, les pertes physiques des réseaux de distribution de chaleur et d’électricité exploités par Veolia sont comptabilisées dans le scope 2, selon le GHG Protocol.

Les émissions du scope 2 diminuent de 5,1 % entre 2019 et 2020, traduisant une baisse de consommation d’électricité en lien avec la cession d’activités de production d’eau potable (Asie et Océanie) et de traitement d’eaux usées (Moyen-Orient). 

Veolia comptabilise les émissions de carbone biogénique, principalement liées à la combustion de biomasse pour la production d’énergie et à la part biogénique des déchets ménagers et combustibles solides de substitution incinérés. Elles s’élèvent à 12 millions de tonnes eq. CO2 en 2020 (10,6 en 2019 et 9,1 en 2018).

Les émissions liées à la chaleur et à l’électricité achetées et distribuées sans transformation sont comptabilisées, après décompte des pertes, dans le scope 3 ci-dessous.

Émissions de scope 3

Le Groupe évalue aussi les émissions de gaz à effet de serre qui sont dans son périmètre d’influence et publie les postes significatifs du scope 3, c’est-à-dire les postes d’émissions conséquents ou les postes d’émissions mineurs et pour lesquels le levier d’action du Groupe est important.

Évolution des postes significatifs d’émission du scope 3

(1) Changement de méthodologie en 2019, basée sur les facteurs d’émission scope 3 électricité de chaque pays et de chaque source d’énergie, multipliés par les consommations réelles.
(2) Les émissions scope 3 liées à l’activité de distribution de gaz sont comptabilisées à partir de 2019

Les émissions liées aux achats de produits et services présentées dans le tableau ci-dessus sont celles correspondant aux réactifs utilisés pour la production d’eau potable et le traitement des eaux usées(1). Veolia est engagé dans une démarche d’achats responsables qui contribue à la maîtrise des émissions de scope 3.

(1) Ces indicateurs sont calculés en utilisant la somme des volumes produits et la somme des volumes d’eaux usées entrant dans les STEP pour traitement auxquelles sont associés les facteurs d’émission respectifs liés aux intrants (réactifs). Source Base carbone. 

Développement digital et sobriété numérique 

La stratégie digitale de Veolia intègre la démarche de sobriété numérique visant à réduire l’impact environnemental du système d’information, sur les volets infrastructures, architectures, outils et usages. Veolia a largement externalisé la gestion de ses infrastructures : la gestion des data centers est maintenant opérée par des fournisseurs engagés dans une démarche de neutralité carbone. 

Le parc d’ordinateurs est en cours de remplacement par des terminaux internet. Le bilan carbone du remplacement du parc informatique et de la suite logicielle du Groupe sur le siège a permis une réduction de 52 % des émissions de GES. 

Côté architecture et outils, les solutions retenues visent à limiter le volume de données à traiter et stocker, par l’emploi de plateformes collaboratives, et à favoriser les applications dites SaaS s’appuyant sur des infrastructures vertueuses.

Enfin, l’impact des usages numériques individuels fait l’objet d’un programme de sensibilisation continue appelé « One for all », déployé auprès des managers, jeunes employés et alternants des directions informatiques. 300 personnes de la fonction informatique du Groupe ont été formées en 2020. 

Afin de nourrir ses connaissances dans le domaine de la sobriété numérique, Veolia participe au groupe de travail « sobriété numérique » en collaboration avec le Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises (CIGREF) et le Shift Project. Veolia utilise également sa position de référence sur les sujets environnementaux afin de collecter des informations précises voire influencer la stratégie carbone des plus grands opérateurs mondiaux de services informatiques.

Réduire et éviter les émissions de GES

Démarche

Acteur engagé, le Groupe contribue à une diminution globale des émissions de GES ; 

  • en réduisant les émissions des services et procédés vendus et des installations qu’il gère (diagnostic et empreinte environnementale, efficacité énergétique accrue, recours aux énergies renouvelables, destruction du méthane issu du stockage des déchets) ; 
  • en permettant à des tiers d’éviter des émissions grâce à ses activités (par la fourniture d’énergie ou de matière issues de la valorisation des déchets et des eaux principalement).

Actions de diminution des émissions de GES par métier

Métier/Type d’action Actions mises en place
ENERGIE

Réduction des émissions de GES

DÉCHETS

Réduction des émissions de GES

Emissions de GES évitées

EAU

Réduction des émissions de GES

Emissions de GES évitées

  • autoconsommation de chaleur et d’électricité produites à partir de sources renouvelables (biogaz issu de la digestion des boues, récupération de l’énergie potentielle de l’eau par micro-turbinage hydraulique, pompes à chaleur…) ;
  • optimisation de la consommation énergétique des installations.
  • vente d’énergie produite à partir de sources renouvelables (biogaz issu de la digestion des boues, récupération de l’énergie potentielle de l’eau par micro-turbinage hydraulique, pompes à chaleur…).

Le Groupe a déployé une démarche d’excellence opérationnelle « Operators Priorities », coordonnée au niveau corporate, sur ses principaux sites et contrats qui mettent en œuvre un plan d’action annuel pour améliorer la performance opérationnelle, en particulier sur l’efficacité énergétique, la maintenance et l’optimisation de la consommation des réactifs, qui contribuent directement à la réduction des scope 1, 2 et 3. 

Le processus d’achat durable visant en particulier à mettre en œuvre une approche TCO (Total Cost of Ownership) pour évaluer les coûts sur la durée de vie des équipements, comme les pompes, contribue aussi à l’efficacité énergétique.

Le Groupe propose son expertise à ses clients pour calculer et réduire leur empreinte environnementale, en particulier leur bilan carbone, grâce à l’outil Veolia GreenPath. Pour chaque projet, Veolia est en mesure d’évaluer les émissions évitées par rapport à un scénario de référence, que ce soit dans le recyclage des matériaux comme dans la valorisation énergétique des déchets. Les partenariats signés avec Tetra-Pack pour recycler l’aluminium, le plastique et le carton des briques alimentaires ou avec Unilever pour recycler les emballages usagés contribuent à la fois à l’économie circulaire et à éviter des émissions.

Résultats

Evolution des émissions de GES (millions de tonnes eq CO2)*

*En 2019, les facteurs des émissions évitées liées à l’activité de recyclage ont été mis à jour selon l’outil GHG Protocol lié au « Protocol for the quantification of GHG emissions for waste management activities » V5.

Malgré un développement significatif de la production d’énergie à partir de biomasse (USA, Chine, Japon) et l’accroissement du taux global de captage du méthane sur les sites de stockage des déchets, les émissions réduites connaissent en 2020 un léger recul de 1,7 % par rapport à 2019, du fait de la cession d’un site important de stockage des déchets en Asie qui contribuait très fortement aux émissions réduites. 

Les émissions évitées (calculées selon le protocole défini pour l’engagement 2015-2020) sont en progression de 3 % entre 2019 et 2020, progression portée par le développement de l’activité de recyclage matière en particulier en France et en Asie grâce à l’intégration dans le périmètre opérationnel de nouveaux centres de tri et à l’augmentation des tonnages de matériaux reçus et valorisés sur les sites existants.

Cumul des émissions réduites et évitées depuis 2015

(1) Depuis 2016, Veolia a aligné le calcul de son scope 2 énergie sur le GHG protocol. Le scénario de référence de calcul des émissions réduites en est modifié à la baisse. 

(2) En 2019, Veolia a mis à jour les facteurs d’émissions évitées en lien avec l’outil GHG Protocol pour le secteur valorisation des déchets lié au « Protocol for the quantification of greenhouse gases emissions from waste management activities – v5 – October 2013 ».

Focus sur une action de réduction: Le captage du méthane

Dans les installations de stockage et sous des conditions anaérobies en général, la décomposition des déchets fermentescibles génère du biogaz qui contient du méthane à hauteur de 40 % à 60 % : l’expertise du Groupe pour le capter et le valoriser est un facteur important de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans son reporting, Veolia a choisi de tenir compte de l’impact réel du méthane. Calculé sur 100 ans, le pouvoir de réchauffement global de ce gaz est 28 fois supérieur à celui du CO2 (5e rapport du GIEC). Le choix du Groupe de se baser sur ce chiffre augmente de 12 % ses émissions liées au méthane par rapport à de nombreuses entreprises et pays qui reportent encore d’après le 4e rapport du GIEC, où le pouvoir de réchauffement associé au méthane était de 25.

En 2020, 85,8 % des sites de stockage exploités, représentant 90,4 % des déchets stockés, ont mis en place un système de captage et de contrôle du biogaz.

Evolution du taux de captage de méthane des sites de stockage de déchets

(1) Changement de méthodologie de calcul depuis 2018:L’indicateur « taux de captage du méthane » pro forma 2015-2020, inclut les centres de stockage de déchets présents dans le reporting Groupe de 2013 à 2020. Le taux de captage de chaque site est pondéré par le volume de méthane produit par le site lors de l’année de référence 2013.

Le taux moyen de captage du méthane sur les sites de stockage des déchets progresse sensiblement entre 2019 et 2020. Cette bonne performance est portée par une nette amélioration des taux de captage sur les sites situés au Royaume-Uni, à Hong-Kong et également par la mise en place d’installations de captage du biogaz sur plusieurs centres de stockage des déchets en Amérique Latine.

La baisse entre 2016 et 2018 était due à la politique de fermeture des sites de stockage au Royaume-Uni, à la baisse du captage du méthane sur des sites majeurs de stockage de déchets en Chine et en France et à des travaux sur les moteurs des sites. 

L’augmentation du tarif des crédits carbone permet d’envisager à moyen terme la rentabilité de nouvelles installations de captage du méthane gérées par Veolia.

Le taux de captage à périmètre courant est moins élevé que sur le périmètre pro forma 2015-2020 en raison d’acquisition de sites ayant un moins bon niveau de performance. Des actions d’amélioration de leur performance sont en cours de déploiement.

Améliorer le captage du biogaz

Alors que cette technologie n’est pas obligatoire réglementairement dans tous les pays, le standard minimum stockage de Veolia requiert des dispositifs de captage actif du biogas (extraction à l’aide de pompes mettant en dépression le massif de déchets) pour les sites en exploitation et en post exploitation.  Par ailleurs, afin d’assurer une étanchéité du massif de déchets par rapport à l’atmosphère, les alvéoles ne recevant plus de déchets doivent recevoir une couverture dont les caractéristiques sont fixées dans le standard.

Le biogaz peut être valorisé :

  • par injection directe dans le réseau, comme pour le biogaz issu du centre de stockage de déchets de Hong Kong géré par Veolia, projet fruit de dix années de collaboration avec les autorités locales. Depuis novembre 2018, le premier site français injecte son biogaz épuré dans le réseau public. De nouveaux projets sont en cours de développement, ce qui permettra d’améliorer l’efficacité globale de la valorisation du biogaz, chaque volume de biogaz injecté permet de délivrer plus d’énergie utile;
  • par valorisation énergétique sous forme de chaleur et d’électricité, comme sur le site d’Electr’od à Paris qui produit 100 000 MWh/an d’électricité, soit l’équivalent de la consommation de 41 200 foyers environ (hors chauffage) et 450 000 MWh/an d’énergie thermique, soit l’équivalent de la consommation de 4 350 foyers environ. Cette énergie thermique alimente un process industriel ainsi qu’un nouveau réseau de chauffage et eau chaude sanitaire des communes de Goussainville et Plessis-Gassot (95) : immeubles de logements et établissements collectifs (Mairie, salle des fêtes, église, bâtiment communal).

Groupe de travail Captage et valorisation du biogaz

Dans le cadre de son centre d’excellence stockage de déchets, Veolia a créé un groupe de travail dédié au captage et à la valorisation du biogaz. Il a permis le recensement de 9 bonnes pratiques de terrain qui ont été documentées et sont partagées à l’ensemble des exploitations. Elles portent sur le captage du biogaz à l’avancement de l’exploitation, les mesures et la régulation des réseaux de biogaz, l’étanchéité autour des puits de biogaz, la localisation des émissions diffuses de biogaz ou le suivi des performances du réseau de captage de biogaz par un outil cartographique.

Methacontrol: vers une optimisation maximale de la gestion du biogaz

Sous sa marque Methacontrol™, Veolia a développé un ensemble de technologies pour optimiser encore la gestion des biogaz produits dans les centres de stockage qu’il exploite. Cela permet de réduire les émissions diffuses et, ainsi, mieux maîtriser les nuisances olfactives et l’impact climat dû à l’effet de serre du méthane.

Par ailleurs, ces technologies améliorent les rendements de valorisation du biogaz, ce qui se traduit par un surcroît de production énergétique, sous forme d’électricité ou bien de gaz méthane injecté dans les réseaux de gaz de ville ou utilisé comme carburant pour les camions de collecte des déchets. Le Groupe poursuit le déploiement de ces technologies avancées. À fin 2018, onze des soixante-dix centres de stockage en exploitation en étaient équipés.

Adaptation

Le Groupe prend en compte les contraintes liées au dérèglement climatique au sein de ses sites exploités et met en place des solutions pour aider ses clients à réduire leur vulnérabilité.

Gestion des risques liés au changement climatique pour le Groupe

Au niveau des entités opérationnelles, l’adaptation au dérèglement climatique est intégrée à l’analyse des impacts et des risques environnementaux réalisée localement. Les équipes prennent  en compte les évolutions réglementaires en la matière, la disponibilité des ressources, l’identification des besoins/volumes supplémentaires et les adaptations des process nécessaires. Ainsi face à une demande accrue en ressource en eau pour des besoins spécifiques d’usages comme l’irrigation ou l’arrosage d’espace verts, le développement de la réutilisation des eaux usées traitées et l’optimisation des performances du réseau de distribution sont encouragés.

Au niveau du Groupe, les risques liés au dérèglement climatique sont inclus dans le processus de cartographie des risques à travers les thématiques de ressources, d’évolution des réglementations et de marchés, d’achats et de risque économique. Depuis 2014, la définition des risques liés au changement climatique a été revue afin d’en améliorer l’identification et l’évaluation dans le processus de cartographie des risques, au sein des risques stratégiques de Veolia.

La cartographie des risques, réalisée au niveau des pays/activités et de l’ensemble du Groupe, est présentée au comité exécutif, réuni en comité des risques, afin de valider et suivre l’efficacité des plans d’actions qui contribuent à l’adaptation au dérèglement climatique.

Voir la méthode de diagnostic des sites à fort enjeu hydrique.

Voir la page « Enjeux et engagements », partie « Scénarios d’adaptation ». 

Offre de services, R&D et partenariats pour augmenter la résilience des territoires et des clients

Offres de services

Veolia accompagne le développement des territoires et propose des offres de solutions d’adaptation au dérèglement climatique et plus largement de résilience aux stress et aux chocs que peuvent subir ses clients.

Le pôle d’ingénierie conseil Seureca accompagne les clients du Groupe pour co-construire avec les acteurs du territoire un plan de résilience. Le Groupe déploie une gamme de solutions opérationnelles adaptées à l’adaptation aux dérèglements climatiques, en particulier pour : 

  • la gestion du grand cycle de l’eau ; 
  • le recyclage de l’eau et la réutilisation des eaux usées permettant de réduire la pression sur les ressources et les conflits d’usage ; 
  • la maîtrise de l’assainissement urbain par temps de plue afin de limiter les risques d’inondation et l’impact tant sanitaire que sur la biodiversité sur les cours d’eau et les plages ; 
  • la limitation des îlots de chaleurs urbains ; 
  • la gestion de crise et les plans de continuité des services essentiels (eau, énergie, gestion des déchets…) en cas d’événements extrêmes.

Journée l ’ENPC-Veolia « Accélérer la préparation de nos villes à un climat changeant » 

L’École des Ponts ParisTech et Veolia ont organisé la journée 2019 de la Chaire « Hydrologie pour une ville résiliente ». Cette journée, introduite par Antoine Frérot et Sophie Mougard, directrice de l’École des Ponts ParisTech, a permis de discuter des réussites et bonnes pratiques pour améliorer la résilience des villes face aux épisodes pluvieux extrêmes.

De l’énergie à New York… en plein blackout !

En octobre 2012, Sandy révèle la vulnérabilité de New-York aux ouragans de grandes puissances. Mais alors que la quasi-totalité de Manhattan est plongée dans le noir, la majeure partie du campus de Greenwich Village échappe au blackout. L’université s’est en effet appuyée sur l’expertise de SourceOne, filiale de Veolia, pour reconstruire en 2010 son usine de cogénération, disposant ainsi d’une source d’énergie indépendante du réseau, efficace, fiable et d’une grande sobriété carbone.

Copenhague, une ville qui résiste aux inondations

Au début des années 90, la ville de Copenhague a souhaité rendre propice à la baignade la zone portuaire. Elle a alors investi dans des infrastructures de maîtrise et de rétention des eaux de pluie et des eaux usées. À la suite d’une violente tempête, en 2011, ayant provoqué de sévères inondations, la ville envisageait le doublement de ses infrastructures de stockage des eaux de pluie. Veolia lui a alors proposé une solution alternative en développant l’outil de modélisation Star Utility Solution™. Cet outil permet d’anticiper les pluies 6 à 12 heures avant leur occurrence grâce à un radar météo et rend possible le pilotage en temps réel du réseau (optimisation des vannes, pompes et déversoirs). Par conséquent, les débordements d’eaux usées dans le milieu naturel ont fortement été réduits et les dommages liés aux inondations minimisés.

100 Resilient cities & Swiss Re

La fondation Rockefeller, Veolia et Swiss Re Corporate Solutions Ltd ont uni leurs efforts pour concevoir une toute nouvelle initiative de réhabilitation des infrastructures, qui permet à des villes du monde entier de relancer plus rapidement leur activité économique au lendemain d’une catastrophe. Cette initiative entend apporter aux villes une aide en matière d’adaptation au changement climatique, de réduction de l’exposition au risque de catastrophes, du renforcement et de la réhabilitation des infrastructures.

https://youtu.be/OR7FBgAChwc

Actions de plaidoyer et de sensibilisation

Une participation active aux conférences climat et alliances

Veolia est engagé dans la conférence internationale de la Convention Cadre des Nations unies sur le Changement Climatique (CCNUCC). Depuis la COP 21, le Groupe se mobilise pour témoigner à l’occasion de ces conférences et contribuer aux débats en matière d’atténuation et d’adaptation aux dérèglements climatiques. Lors de la COP 25 à Madrid en 2019, Veolia a participé à plusieurs side-events organisés sur le Pavillon de la France et de la Francophonie, pour témoigner sur les questions d’adaptation et sur les enjeux d’éducation face aux transformations de la Société.

COP 21

Dès le début 2014, Veolia a souhaité s’engager pleinement dans la préparation de la COP21, la 21e conférence internationale de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), qui s’est tenue à Paris, en décembre 2015.

La crédibilité du discours de Veolia sur le climat reposait sur le tryptique Positionnement/Engagements/Solutions ; partagé au sein de l’entreprise et porté au plus haut niveau par son PDG.

Ainsi, le Groupe a signé de nombreux engagements d’organismes externes reconnus – notamment en faveur de l’instauration d’un prix du carbone robuste et stable -, a défini des objectifs chiffrés à moyen terme (2020) sur les émissions de gaz à effet de serre et a instauré un prix du carbone interne à l’entreprise en 2015.
L’entreprise a porté trois thèmes : les solutions d’économie circulaire au service du climat (recyclage, reuse…), le prix du carbone et le méthane, un polluant à courte durée de vie plus impactant que le CO2. Sur ce dernier thème, l’institut Veolia a organisé une conférence internationale de haut niveau sur les solutions de réduction des émissions de méthane ainsi que deux side-events de restitution durant la COP21 au Bourget, dans le but d’informer sur ce gaz insuffisamment pris en compte dans les débats.

Pendant toute la durée de la COP21, des représentants de Veolia sont intervenus à la fois au Bourget, site officiel de la COP21 et au Grand Palais, lieu dédié à la société civile, à l’initiative de Solutions COP21, un dispositif multi-acteurs dont Veolia est membre fondateur depuis juin 2014.

Dans ce contexte, Veolia a noué de nouveaux partenariats et rejoint des alliances, comme l’alliance des entreprises pour l’eau et le changement climatique, pilotée par le CDP, le CEO Water Mandate du Global Compact et le WBCSD). Ou encore, l’alliance mondiale bâtiments et construction pour le climat, soutenue par le PNUE, rassemblant pays, villes et organisations publiques et privées.

Enfin, Danone et Veolia ont annoncé une alliance stratégique dans la gestion de l’efficacité énergétique, des déchets et du cycle de l’eau contribuant à l’objectif que s’est fixé Danone en 2050 : zéro net émission de carbone.

http://www.veolia.com/fr/groupe/medias/communiques-de-presse/manifeste-pour-le-climat-veolia-fait-partie-des-39-grandes-entreprises-francaises-qui-s-engagent-lutter-contre-le-changement-climatique

COP22

Le Groupe a saisi l’opportunité de la COP22 pour porter ses messages tant vers les décideurs que vers le grand public. Il a organisé, avec ses partenaires, de nombreuses conférences et débats sur les différents thèmes liés au climat : économie circulaire, biodiversité des océans, accès aux services essentiels eau et électricité décentralisée, adaptation au dérèglement climatique, prix du carbone. Dans le même temps, l’Institut Veolia a mobilisé, avec la Climate and Clean Air Coalition (CCAC) autour des solutions innovantes pour réduire les émissions de méthane.
Ce fut aussi l’occasion de présenter des solutions d’adaptation aux catastrophes naturelles. Veolia contribue à la 2050 Pathways Platform au travers de Nazca « Tracking Climate Action ». Veolia est membre en particulier de la CCAC, de Global Alliance for Building and Construction en faveur de l’efficacité énergétique, de Sustainable Energy for all (SE4All) et de la Water Alliance.

COP23

Lors de la COP23 à Bonn en 2017, Veolia a organisé un side-event sur le Pavillon France sur les enjeux de l’adaptation, en présence d’intervenants de haut niveau comme Jean Jouzel, ancien vice-président du GIEC. Durant cet événement, Veolia a présenté des solutions d’adaptation aux catastrophes naturelles, et notamment le projet mis en place à la Nouvelle-Orléans pour accompagner la ville dans sa stratégie de résilience.

COP 24

Lors de la COP24 à Katowice en 2018, Veolia a participé à plusieurs side-events organisés sur le Pavillon de la France, de la Pologne et de l’Union européenne, pour partager des exemples de solutions bas-carbone et des retours d’expériences sur les enjeux d’adaptation, de qualité de l’air ou de réseaux de chaleur.

COP 25

Lors de la COP25 à Madrid en 2019, Veolia a participé à plusieurs side-events organisés sur le Pavillon de la France et de la Francophonie, pour témoigner sur les questions d’adaptation et sur les enjeux d’éducation face aux transformations de la Société.

Autres contributions

Veolia contribue à la 2050 Pathways Platform au travers de Nazca « Tracking Climate Action ». Veolia est membre en particulier de Sustainable Energy for all (SE4All) qui s’engage à promouvoir les réseaux urbains de chaleur comme une solution reconnue pour une transition énergétique au niveau du territoire et un vecteur fiable de réduction des émissions de CO2. L’initiative se déploie actuellement en Chine, sur plusieurs sites pilotes

Veolia est également un membre actif de la Climate and Clean Air Coalition (CCAC), à travers le programme Municipal Solid Waste Initiative, qui aide les villes à mettre en œuvre une meilleure gestion des déchets et à contribuer à réduire les émissions de GES et polluants chimiques à courte durée de vie. À l’occasion de la 4e session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, en 2019, Veolia est notamment intervenu sur la façon dont la gestion des déchets et des ressources peut être un levier pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Formation et sensibilisation du grand public

Avec le soutien de la Fondation Veolia, l’Université Virtuelle environnement et développement durable (UVED) a développé des formations en ligne (MOOC : Massive Open Online Courses) sur les sujets biodiversité, causes et enjeux du changement climatiques et ingénierie écologique. Des experts scientifiques de Veolia ont contribué au contenu pédagogique (vidéos) et le Groupe a invité ses collaborateurs à s’y inscrire.

Tara Expéditions, dont la fondation Veolia est partenaire depuis 2009, mène des missions scientifiques et de sensibilisation sur les impacts anthropiques sur les milieux (dérèglement climatique, plastique dans les océans, etc.). Tara Expéditions a joué un rôle important pendant la COP21. Les efforts conjugués de l’équipe de Tara auprès de Ban Ki-Moon et des représentants des États ont permis d’intégrer les enjeux de l’océan dans le préambule du texte in fine adopté. En mai 2018, l’équipe de l’expédition a présenté les résultats de sa campagne 2016-2018 sur les massif coralliens au siège du Groupe.

Économiser et préserver les ressources énergétiques

La préservation des ressources énergétiques est intimement liée à l’engagement n°1 du Groupe, Préserver les ressources naturelles ainsi qu’à son engagement n°2, Lutter contre le dérèglement climatique.

Enjeux et engagement

Enjeux

La production et la distribution d’énergie pour le Groupe concernent principalement :

  • son métier Énergie à travers ses activités de production et distribution de chaleur pour les réseaux de chauffage urbain, pour les industriels et les activités tertiaires, incluant la production par cogénération de chaleur et d’électricité ;
  • son métier Déchets via ses activités incinération (valorisation de la chaleur produite par la combustion des déchets) et stockage de déchets (valorisation en chaleur, électricité ou biogaz du méthane produit par la fermentation des déchets).

Engagement

Économiser et préserver les ressources énergétiques est un levier majeur de la contribution de Veolia à la lutte contre le dérèglement climatique. Dans ce domaine, le Groupe s’engage à :

  • gagner en efficacité énergétique sur les installations qu’il exploite ;
  • privilégier le recours aux énergies renouvelables et de récupération et accompagner ses clients dans cette transition ;
  • valoriser au maximum le potentiel énergétique des déchets et des eaux.

Production et distribution d’énergie

Évolution de la consommation d’énergie primaire

(1) Depuis 2016, dans le cas où Veolia achète de la chaleur pour distribution via un réseau de chaleur, cette chaleur n’est pas prise en compte dans les consommations du Groupe liée à la production. Il en est de même pour l’activité de distribution d’électricité sans production.

(2) Les énergies de récupération sont des sources d’énergie d’origine naturelle ou industrielle, perdues lorsqu’elles ne sont pas récupérées immédiatement. Les énergies renouvelables, quant à elles, sont des énergies renouvelées ou régénérées indéfiniment et de façon inépuisable. L’énergie de récupération issue des incinérateurs de déchets ménagers est considérée comme renouvelable à 50 % et de récupération à 50 %, pour les combustibles solides de récupération elle est considérée renouvelable à 30% et de récupération à 70%.

Évolution de la production d’énergie

La production d’énergie thermique, pour le métier Énergie, vise à alimenter les réseaux de chaleur exploités, ainsi qu’à couvrir les besoins des clients industriels et des bâtiments gérés. Il peut également s’agir d’une énergie fatale valorisée (par exemple, récupération de l’énergie produite par les centres de gestion de données informatiques). Pour ses autres activités, l’énergie thermique produite provient de la valorisation des déchets et des eaux usées.

L’énergie électrique produite procède de la volonté du Groupe d’optimiser les rendements énergétiques des installations thermiques et la valorisation des déchets et des eaux traitées, principalement en installant des unités de cogénération dès que cela est techniquement et financièrement possible.

Production et capacité d’éléctricité par type d’énergie

Source de production d’électricité Production 2020 (% du total des TWh vendus) Capacité 2020 (% du total des MW détenus)
Charbon 17 20,76
Nucléaire 0 0
Gas naturel 40 39,56
Pétrole 0,02 0,07
CCGT (turbine à gaz à cycle combiné) 0 0
Total des énergies renouvelables (solaire, petite hydraulique (unités < 10 MW), géothermie, biomasse, etc.) 43 39,61
  • dont hydraulique (unités > 10 )
0 0
  • dont éolien
0 0
  • dont biomasse
23 23,04
  • dont géothermique
0 0
  • dont solaire
0 0
Production totale d’électricité (en TWh) 16,58
Capacité électrique totale (en MW) 6 549

Objectif de production d’énergie renouvelable et alternative

Dans le cadre de son plan Environnement 2020-2023, Veolia s’est fixé pour objectif d’augmenter la production d’énergie renouvelable et de récupération alternative de 15 % par rapport à 2019, sur l’ensemble de ses activités.

Évolution de la production d’énergie renouvelable et alternative

La mise en service de nouvelles centrales biomasse pour la production d’énergie (États-Unis, Chine, Japon), la montée en puissance des centrales biomasse existantes en Chine ainsi que l’acquisition de nouvelles unités de valorisation énergétique des déchets (France et Allemagne) concourent à l’accroissement de la production d’énergies renouvelables et de récupération entre 2019 et 2020. 

La baisse ponctuelle observée en 2019 dans la production et la consommation d’énergie s’explique par le repositionnement des activités sur le périmètre Énergie USA : vente en 2019 de la filiale District Energie, suivie en 2020 par l’acquisition de plusieurs grands sites de production d’énergie. 

Veolia s’est également doté d’objectifs distincts en fonction des spécificités de ses métiers, comme exposé ci-après.

L’offre efficacité énergétique du métier Énergie

Pour son activité énergie, Veolia concentre ses forces sur des activités à fort contenu énergétique en mobilisant ses deux compétences essentielles de producteur local et de gestionnaire de services énergétiques. Les trois domaines d’activités prioritaires sont:

  • la production et la distribution de chaleur et de froid à travers des réseaux urbains ;
  • les services énergétiques du bâtiment ;
  • les services énergétiques pour les industriels.

Réseaux de chaleur et de froid

Veolia est un des leaders européens pour la gestion de réseaux de chauffage et de climatisation urbains, notamment en Europe centrale et orientale. L’exploitation et la maintenance des réseaux de chaleur et de froid permettent de fournir du chauffage, de l’eau chaude sanitaire et de l’air conditionné à des bâtiments publics et privés (écoles, établissements de santé, immeubles de bureaux et immeubles d’habitation). Les réseaux de chaleur concourent à l’amélioration de la qualité de l’air des villes, les unités centralisées bénéficiant d’un meilleur traitement de fumées. Les réseaux de froid quant à eux contribuent à la suppression des îlots de chaleur, en centralisant la production. 

Les réseaux de chaleur et de froid permettent l’utilisation de mix énergétiques qui privilégient le recours aux énergies renouvelables et alternatives : géothermie, biomasse, cogénération ou encore récupération de la chaleur produite par l’incinération des déchets ménagers, les stations d’épuration, etc. 

Veolia apporte son expertise dans la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance des réseaux de chaleur et de froid, la gestion des approvisionnements énergétiques notamment d’origine renouvelable et les services au client final.

Les réseaux urbains réduisent ainsi l’empreinte carbone des villes et leur dépendance aux énergies fossiles. C’est pourquoi l’Union européenne favorise leur développement pour atteindre ses objectifs d’économies d’énergie et de baisse du CO2.

La démarche d’open innovation au service de l’efficacité énergétique

En matière de recherche et innovation, nos équipes cherchent à améliorer l’efficacité énergétique des installations industrielles et des installations de combustion, ainsi qu’à optimiser la gestion des réseaux de distribution. Veolia a lancé sa première campagne d’open innovation, sur ce thème, en partenariat avec KIC InnoEnergy.

Services énergétiques au bâtiment

Le fonctionnement des bâtiments tels que les hôpitaux, les tours de bureaux, les data centers, les centres commerciaux, les immeubles d’habitation se complexifie et exige l’intervention d’un professionnel de l’énergie pour optimiser les services rendus et les consommations, dans un contexte de hausse des prix de l’énergie et de réglementations environnementales de plus en plus contraignantes.

Sur chaque site, Veolia réalise un audit énergétique, élabore et propose à ses clients un plan de progrès (travaux sur le bâti, modernisation des équipements énergétiques, outils de suivi, dispositifs incitant les occupants à la sobriété énergétique…), puis le met en oeuvre. Ses techniciens règlent, pilotent et entretiennent les installations pour obtenir la meilleure performance. Ils s’appuient sur les compétences des experts regroupés dans les nouveaux centres de pilotage de la performance énergétique que Veolia développe sur chaque territoire.

Les Energy Saving Centers : la création de véritables centres d’efficacité énergétiqueLes Energy Saving Centers (ESC) sont des centres de pilotage innovants, pouvant être décentralisés, destinés à optimiser la consommation énergétique d’un ou plusieurs bâtiments. Grâce à un système sophistiqué de traitement des données, les ESC permettent de suivre et d’examiner avec précision l’utilisation de l’énergie dans les grands bâtiments polyvalents et de comparer les données avec les meilleures pratiques du secteur et avec les protocoles internationaux. Les ECS sont déployés dans une dizaine de pays, notamment en Irlande, en Suède et à Dubaï.

Recherche et Innovation : avancées 2017

Outil de sélection de modèles de « Mesures et Vérifications (M&V) » de la consommation énergétique de bâtiments

Les contrats de performance énergétique (CPE) nécessitent pour Veolia d’avoir recours à différents outils afin, dans un premier temps, de définir ses engagements, les réaliser et en assurer ensuite un suivi sur toute la durée du contrat. La Recherche et Innovation de Veolia a développé un outil de M&V permettant de choisir le meilleur modèle contractuel selon les caractéristiques des bâtiments à partir duquel le niveau de performances et donc le respect des engagements peuvent être déterminés

Outil d’optimisation de la conduite des systèmes de chauffage et de refroidissement dans des bâtiments tertiaires

Sur le marché des services énergétiques aux bâtiments, Veolia s’engage sur l’amélioration de la performance énergétique. Ce type de contrats nécessite la mise en œuvre de solutions pour réaliser les économies d’énergie annoncées. Les travaux de la Recherche et Innovation de Veolia ont pour but de proposer des stratégies consistant à optimiser le pilotage des systèmes de chauffage et de refroidissement, en s’appuyant sur des modèles de prévision du comportement thermique des bâtiments tertiaires. Durant l’été 2017, l’outil a été testé sur un bâtiment de bureaux exploité par une société du Groupe en Belgique et un gain de l’ordre de 7 % d’économies d’électricité a été constaté sur la période de test au niveau des groupes frigorifiques. L’évaluation se poursuit sur la saison de chauffe 2017-2018 avec le test des stratégies de chauffage.

Utilités industrielles

Veolia propose aux grands industriels, notamment de l’agroalimentaire, de la chimie et de la pharmacie, son expertise en matière de diagnostics, de conception, de construction et de gestion des centrales d’utilités énergétiques. Le Groupe a également la capacité d’élaborer des solutions performantes sur les plans économique et environnemental, intégrant l’utilisation de biomasse, de biogaz ou d’énergies de récupération, et la production d’énergie par cogénération. Veolia apporte à ses clients trois types de garanties :

  • la sécurisation de leurs approvisionnements et de leur mix énergétique en quantité, en qualité et en prix ;
  • la réduction de l’empreinte énergétique et de l’empreinte carbone de leurs process industriels ;
  • la disponibilité de leurs installations, avec des engagements de services précis.

Métier énergie : efficacité énergétique et diversification du mix énergétique

Veolia assure la gestion de l’énergie sur plus de 45 806 installations énergétiques dans le monde. Les émissions de GES liées à son métier Énergie représentent 51 % du scope 1 et 25 % du scope 2 du Groupe.

Indicateurs de la performance énergétique (métier Énergie) : activité production et distribution de chaleur et d’électricité

(1) Centrales thermiques et cogénérations.

L’optimisation du rendement énergétique des équipements thermiques du Groupe repose sur la qualité de leur exploitation et de leur maintenance, ainsi que sur leur modernisation.

Dans le cadre de ses contrats de production d’énergie, Veolia est spécialiste de l’exploitation d’installations de cogénération consistant à produire simultanément chaleur et électricité. Ces installations permettent d’améliorer le rendement énergétique par rapport à une production séparée. L’âge moyen des installations gérées par le Groupe (ou leur dernière réhabilitation majeure) est de cinq ans en 2019 : ce parc récent dispose des meilleures technologies disponibles pour limiter la pollution et améliorer les rendements de production. Les économies d’énergie primaire (en GWh) sont liées à l’évolution du parc de centrales de cogénérations exploitées par le Groupe.

En aval des centrales de production de chaleur des collectivités, Veolia exploite des réseaux de chauffage urbain : la concentration de la production sur un seul site optimise les performances énergétiques par rapport à des sources domestiques. Veolia a assuré la progression du rendement des réseaux de chaleur grâce à des investissements importants. Veolia conduit également une politique de diversification de son mix énergétique vers les énergies renouvelables.

Avec l’augmentation de la part de biomasse dans le MIX pour la production d’énergie (de 8 % en 2015 à 23 % en 2020), Veolia a décidé de se doter d’objectifs de traçabilité et de certification de la biomasse énergie dans son plan Environnement 2020-2023, objectifs ambitieux, en particulier hors Union européenne. 

La part de biomasse avec traçabilité recule en 2020, en raison d’un développement d’activité sensiblement plus important sur les sites, notamment en Asie, recourant moins à une ressource en bois certifiée et tracée.

Indicateurs de la performance énergétique (métier Énergie) : activité services énergétiques aux bâtiments et aux industriels

Pour son activité de services énergétiques aux bâtiments et industriels, Veolia a déployé des centres de pilotage de la performance dans toutes ses géographies : les data-analystes et ingénieurs systèmes assurent une gestion optimale des consommations des installations gérées, comme dans la filiale ENOVA aux Émirats Arabes Unis. La fiabilisation du reporting sur cette entité explique la hausse 2019 avec l’intégration des contrats EPC1 . En 2020, la crise sanitaire liée au Covid-19 a fortement impacté les activités de services énergétiques aux bâtiments et aux industriels notamment au Moyen-Orient (ENOVA).

Veolia développe son offre de flexibilité énergétique : le Groupe a acquis en 2019 l’activité énergie d’Actility et compte en particulier appliquer l’effacement diffus, qui consiste à reporter la consommation d’énergie des installations afin de réduire les pics et d’assurer la stabilité des réseaux de distribution électrique.

(1) Engineering, procurement and construction contracts.

Production d’énergie renouvelable du métier Énergie

Politique de diversification du mix énergétique vers les énergies renouvelables

Veolia dispose d’une expertise reconnue dans les solutions à base de biomasse et surtout dans celles associant biomasse et cogénération, tant dans la conception des installations que dans l’optimisation de la combustion et la gestion complète des filières d’approvisionnement, essentielles à la sécurisation des projets.

Dans le cadre de ses plans environnement successifs, Veolia a pris pour objectif d’augmenter la part de biomasse dans le mix énergétique.

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Objectif 2023
Part de biomasse dans la consommation des centrales de production d’énergie  (en %)  6 % 8% 8% 9% 9% 12% 19% 23% 24%

Politique d’approvisionnement en biomasse – Veolia engagé contre la déforestation

Le développement de l’énergie biomasse nécessite de gérer les équilibres entre la captation de carbone, les besoins énergétiques et les besoins industriels.

Avec l’augmentation de la part de biomasse dans le MIX pour la production d’énergie (de 8 % en 2015 à 23 % en 2020), Veolia a décidé de se doter d’objectifs de traçabilité et de certification de la biomasse énergie dans son plan Environnement 2020-2023, objectifs ambitieux, en particulier hors Union européenn.

La part de biomasse avec traçabilité recule en 2020, en raison d’un développement d’activité sensiblement plus important sur les sites, notamment en Asie, recourant moins à une ressource en bois certifiée et tracée.

Gestion optimisée de l'énergie dans le métier Déchets

Gagner en efficacité énergétique et développer la valorisation

Le Groupe développe la valorisation énergétique des déchets sur les sites tels que les incinérateurs produisant de la chaleur, les centres de stockage de déchets et les unités de méthanisation produisant du biogaz. L’énergie produite est utilisée pour l’autoconsommation des sites et pour alimenter des tiers, réduisant dans les deux cas le recours à d’autres sources d’énergie plus carbonées. Par ailleurs, le recyclage matière et la production de combustibles solides de récupération (CSR) contribuent également à réduire les besoins en énergie primaire des clients.

Indicateurs de performance énergétique liés à l’optimisation des consommations

Les principaux postes de consommation d’énergie concernent l’activité collecte de déchets (consommation de carburant représentant 2 % du scope 1 du Groupe) et l’activité incinération (consommation d’électricité représentant 2 % du scope 2 du Groupe et énergie autoconsommée issue de la valorisation des déchets). Veolia travaille à limiter les émissions par la gestion de sa flotte de véhicules et l’optimisation des itinéraires de collecte. Veolia optimise aussi les consommations d’énergie primaire sur ses incinérateurs de déchets.

Indicateurs de performance énergétique (métier Déchets)

Les ratio de production d’énergie par tonne de déchets incinérés et d’émissions de CO2 par quantité d’énergie produite se dégradent légèrement en 2020, en raison d’avaries rencontrées en Asie et en France (et de la baisse de la demande sur un réseau de chaleur en France pour le premier indicateur). 

La fermeture en 2020 de deux sites de stockage de déchets (Chine et France), qui valorisaient de manière importante le méthane capté, impacte à la baisse l’indicateur consolidé de taux de valorisation du méthane capté dans les centres de stockage.

Optimisation des incinérateurs

Une source importante d’optimisation provient de l’exploitation des incinérateurs (qui représentent 78.7 %  de la consommation énergétique de l’activité Déchet).
En 2018, 100 % des incinérateurs de déchets non dangereux (66 sur 66) et 53 % (17 sur 32) des incinérateurs de déchets dangereux étaient équipés de systèmes de récupération d’énergie. Le nombre d’incinérateurs avec récupération d’énergie est en augmentation régulière ces dernières années, notamment en France.

L’optimisation de la valorisation de l’énergie produite par la combustion des déchets passe en particulier par la mise en place de chaudières de récupération sur les sites qui n’en disposent pas, le changement de turbines et le raccordement des unités d’incinération d’ordures ménagères aux réseaux de chaleur ou l’augmentation de leur capacité d’échange thermique avec le réseau.

Un des leviers pour améliorer la rentabilité des incinérateurs est l’augmentation du rendement énergétique, grâce à des actions de gestion optimisée des vides de fours et l’optimisation des arrêts de maintenance.

Avancées 2017 Recherche & Innovation

REFRAVE : REX après quatre ans d’exploitation des tuiles réfractaires à Toulouse

L’année 2017 a constitué un jalon important dans le projet REFRAVE qui a porté sur la mise au point de tuiles réfractaires utilisées au sein des fours d’incinération. Ces tuiles ont un double objectif : transférer la chaleur du foyer aux échangeurs de chaleur et protéger ces derniers. Quatre années d’essai ont été franchies, au sein de deux usines de valorisation énergétique de déchets exploitées par Veolia, avec un retour d’expérience positif concernant ce nouveau modèle de tuiles réfractaires, fruit de travaux de modélisation réalisés par la Recherche et Innovation de Veolia, protégé par un brevet, qui résistent mieux aux déformations thermiques. Les nouvelles tuiles sont fabriquées par HAASSER dans le cadre d’un partenariat industriel.

Dans le cadre de ses centres d’excellence, Veolia a produit, en 2014, un standard sur l’activité incinération des déchets ménagers. Ce standard, fondé sur de bonnes pratiques d’exploitation, vise à augmenter les capacités de traitement (disponibilité des lignes et taux de charge), à améliorer les recettes de vente d’énergie thermique et électrique, ainsi qu’à réduire les consommables notamment les réactifs de traitement des fumées.
Par ailleurs, une démarche globale est engagée, depuis 2013, pour tous les incinérateurs de déchets dangereux qui souhaitent réduire leur consommation d’énergie fossile. Ces sites sont suivis annuellement par le centre d’excellence déchets dangereux et une série d’indicateurs clés de performance a été définie. Les meilleures pratiques sont recensées et déployées sur tous les sites.

Londres transforme ses déchets en énergie

Le district londonien de Southwark valorise les déchets collectés pour produire de la chaleur et de l’électricité. La quantité de déchets enfouis est diminuée d’autant. Conséquence d’un meilleur tri à la source par les habitants et de la mise en œuvre d’installations de traitement innovantes, cette évolution s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de 25 ans noué avec Veolia, en 2008.

39 unités de valorisation énergétique certifiées ISO 50001 en France

En 2018, en France, 39 unités de valorisation énergétique des déchets sont certifiées ISO 50001.
Pour les déchets non dangereux, l’usine Sobrec, à Rennes, a ouvert la voie à l’occasion d’un important projet d’augmentation des quantités d’énergie fournies au réseau de chaleur collectif.
Pour les déchets dangereux, Solamat, en région marseillaise, a identifié cette action comme un moyen privilégié d’approfondir son système ISO 14001 dans le domaine de l’efficience énergétique.

Optimisation de la collecte de déchets

Toutes les activités du Groupe mettent en œuvre des démarches visant à réduire l’impact des déplacements liés aux interventions techniques.

Pour l’activité Déchets, il s’agit principalement d’optimiser les tournées de collecte d’ordures municipales et industrielles dont la consommation en carburant représente 56 % de celle du Groupe. À ce jour pratiquement 100 % des véhicules sont équipés de dispositifs gps généralement associés à une analyse statistique des itinéraires. Veolia propose de nouveaux concepts et de nouvelles logistiques permettant d’adapter la nature de la collecte aux caractéristiques du territoire : collecte du premier kilomètre à l’aide de petits véhicules électriques adaptés au milieu urbain dense, véhicules à préhension latérale pour une meilleure efficacité de la collecte et l’amélioration de la sécurité des agents dans les zones urbaines denses, déploiement de nouveaux conteneurs d’apport volontaire dans les grands ensembles d’habitat collectif.

Le Centre d’Excellence métier a travaillé à la formalisation du premier Standard pour le Groupe concernant l’activité collecte des déchets. Cette méthodologie recense des solutions d’optimisation d’ordonnancement (itinéraires, véhicules affectés), d’organisation et d’unités de planification centralisées permettant une mise en commun des ressources.

La mise en place de l’éco-conduite permet des gains de consommation de 7 % environ. Celle-ci inclut la formation des chauffeurs, des outils embarqués sur les véhicules permettant aux chauffeurs de s’évaluer et des outils de back-office permettant le suivi des consommations et le renouvellement de la sensibilisation des chauffeurs si nécessaire. Le groupe a l’ambition d’un déploiement large de cette démarche qui est déjà en place sur 30 % du parc en France, 90 % du parc au Royaume-Uni, 20% du parc en Argentine et en Combie et débute en Allemagne (ces pays avec dans une moindre mesure Singapour et l’Australie, représentent la majorité des pays de  l’activité collecte des déchets du groupe). Par ailleurs, dans le cadre des plans de performances prioritaires du Groupe, la majorité des entités concernées par l’activité de collecte reporte des actions d’éco-conduite.

La Direction des Achats Groupe a travaillé à une nouvelle politique, concernant l’achat des véhicules de collecte. Cette démarche prévoit d’uniformiser ces achats au niveau européen (représentant la majorité des pays pour l’activité) par un inventaire et des spécifications pour les appels d’offres à venir et dont la consommation de carburant est un critère. Enfin, le bon entretien des véhicules complète le dispositif.

Le bénéfice des actions mises en place dans la collecte des déchets se révèle à travers la baisse de la consommation de carburant.

De plus, de nouveaux modes de collecte, notamment le développement de la collecte pneumatique , un système d’aspiration des déchets dans des réseaux souterrains, contribuent à limiter l’impact des déplacements des véhicules de collecte dans la ville.

Gestion optimisée de l'énergie dans le métier Eau

Les activités de production et de distribution d’eau potable ainsi que les activités d’assainissement (collecte et traitement des eaux usées) représentent 68 % du scope 2 du Groupe. Veolia développe un savoir-faire en vue d’atteindre l’autosuffisance énergétique ou de l’approcher, pour le traitement des eaux usées. En effet, l’énergie théorique contenue dans les eaux usées est de deux à plus de cinq fois supérieure à celle nécessaire pour les traiter.

Indicateurs de performance énergétique (métier Eau)

Le Groupe cherche à minimiser la consommation des installations qu’il exploite (en eau et assainissement, réseaux et usines) à travers le référencement de bonnes pratiques et de choix technologiques efficients, le développement d’outils de diagnostic et la mise en place d’audits énergétiques ou de certifications – le système de management de Veolia Eau France est certifié ISO 5001 : 2011. La politique de renouvellement des équipements vise également à optimiser les consommations énergétiques.

Parallèlement, Veolia étudie et évalue, dans sa recherche de la solution optimale de traitement des boues d’épuration, les options de valorisation énergétique (méthanisation, incinération ou co-incinération avec valorisation énergétique…) et cherche à optimiser l’efficacité énergétique de ses procédés de traitement. Par ailleurs, partout où cela est techniquement possible et économiquement intéressant pour son client, Veolia renforce la production d’énergie via des équipements de production d’électricité renouvelable : panneaux solaires, éoliennes, etc. Il travaille à évaluer l’énergie récupérable en plaçant des turbines en sortie de station d’épuration, comme à Bruxelles (Belgique). 

Ainsi, de plus en plus d’usines d’assainissement sont des exemples d’efficacité énergétique. En Allemagne, Veolia a lancé une démarche d’économie d’énergie et de production d’énergie à partir de biogaz sur toutes les installations équipées de digesteur de boues. Trois stations d’épuration (Braunschweig, Görlitz et Schönebeck, soit environ 520 000 eq. habitants) sont aujourd’hui autonomes en énergie.

Eco-conception des ouvrages de traitement d’eau

Veolia dispose du savoir-faire (outils d’analyse de cycle de vie comme Greenpath et d’optimisation de consommation énergétique) et des solutions technologiques pour concevoir des systèmes de traitement d’eau optimum. Il les met en œuvre en fonction des critères de sélection des cahiers des charges définis par les maîtres d’œuvre et/ou maîtres d’ouvrage.

Dans tous les cas, Veolia, lorsqu’il est constructeur, délivre une garantie sur la consommation énergétique, par exemple en kWh/m3 d’eau traitée ou produite, pour estimer le bilan d’exploitation. 

Dans le cadre des projets de construction importants, des programmes spécifiques de formation sont élaborés pour les futurs exploitants sur les technologies de Veolia et l’optimisation de leur consommation énergétique.

Minimiser la consommation des installations de traitement d’eau

Veolia a développé de nombreux outils d’optimisation énergétique, parmi lesquels:

  • Ocean, un outil de bilan matière et énergie pour les concepteurs et exploitants de stations d’épuration des eaux usées. Accessible en ligne, il permet de comparer différentes solutions techniques pour optimiser les consommations d’énergie et de réactifs.
  • Greenpath, une plateforme web permettant aux équipes commerciales et techniques de comparer les empreintes environnementales de plusieurs solutions et de choisir celle qui répondra le mieux à leurs objectifs de performance. Elle permet de calculer l’empreinte carbone de nouveaux projets ou contrats existants selon la norme ISO 14064 et ISO 14069, leur empreinte eau selon la norme ISO 14046. Elle est disponible sur l’intranet du Groupe et couvre les trois métiers de Veolia : Eau, Déchets et Énergie.
  • Pumps: un outil pour sélectionner les pompes, lors de leur renouvellement, en fonction de leur coût et de leur consommation d’électricité pendant toute leur durée de vie.
  • Un guide de bonne pratique et de choix des aérateurs (équipements particulièrement énergivores)

En plus des modules de e-learnings disponibles sur l’intranet du groupe, des sessions de formations sont régulièrement organisées pour former les nouveaux utilisateurs (par exemple pour OCEAN environ 30 collaborateurs / an). Par ailleurs des communautés d’experts utilisateurs formés, répartis dans toutes les géographies du Groupe ont été créées autour de certains de ces outils afin de partager conseils et bonnes pratiques et s’adapter aux meilleures pratiques locales: 489 membres pour la communauté “Océan”, 500 membres pour la communauté “Greenpath” à fin 2020.

Outils IT pour mesurer et optimiser en temps réel les besoins en énergie

Différentes solutions digitales sont mises en oeuvre pour atteindre cet objectif, parmi lesquelles:

  • eTracking qui mesure la consommation globale d’une installation de traitement (station d’épuration ou unité de production d’eau potable ou poste de relèvement) ainsi que quelques éléments dimensionnants (un débit, une charge de pollution entrante, par exemple). eTracking propose une courbe enveloppe dans laquelle la consommation électrique devrait se situer et génère une alarme en cas de dérive. Cela permet d’être réactif et de concentrer les efforts des équipes d’exploitation sur les priorités;
  • Veolink Energy Care suit la performance énergétique des ateliers de traitement au sein d’une installation de traitement d’eau potable ou d’eau usée. Au plus près du process, il permet d’optimiser plus finement la consommation électrique et de mettre en oeuvre un processus d’amélioration, dans le cadre d’une certification ISO 50001 par exemple;
  • Cispeo (en Edge computing) et Hubgrade Plant Performance (en Cloud Computing) permettent d’optimiser le fonctionnement des installations de traitement d’épuration en s’appuyant sur des informations contextuelles ou du traitement de la donnée, pour potentiellement en réduire la consommation énergétique;
  • Flexcity permet d’ajuster la consommation des installations de traitement, en utilisant les inerties des systèmes épuratoires et de production d’eau potable. Cela limite l’effet de pic pour le distributeur d’électricité, et permet à la collectivité de bénéficier de tarifs avantageux.

Veolia étudie et évalue, dans sa recherche de la solution optimale de traitement des boues d’épuration, les options de valorisation énergétique (méthanisation, incinération ou co-incinération avec valorisation énergétique…) et cherche à optimiser l’efficacité énergétique de ses procédés de traitement.

Par ailleurs, partout où cela est techniquement possible et économiquement intéressant pour son client, Veolia renforce la production d’énergie renouvelable via l’installation de panneaux solaires, comme à Angers, Le Mans ou Port Barcarès (France).

Il installe des turbines au rejet des eaux traitées en sortie de stations d’épuration pour produire de l’électricité, comme à Bruxelles (Belgique) et à Saragosse (Espagne).

Ainsi, de plus en plus d’usines d’assainissement sont des exemples d’efficacité énergétique. En Allemagne, Veolia a lancé une démarche d’économie d’énergie et de production d’énergie à partir de biogaz sur toutes les installations équipées de digesteur de boues. Trois stations d’épuration (Braunschweig, Görlitz et Schönebeck, soit environ 520 000 eq. habitants) sont aujourd’hui autonomes en énergie.

Ovilléo, autonome en énergie à 94 %

Mise en eau, en février 2013, Ovilléo, la nouvelle station d’épuration de l’agglomération de Lille (France), dispose d’une capacité de 620 000 équivalents habitants. Elle dépollue les eaux usées en garantissant des rejets conformes aux nouvelles normes européennes, qui intègrent l’azote et le phosphore, en plus des composants carbonés. Elle traite également les eaux pluviales, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Parallèlement, Ovilléo utilise un procédé innovant d’hydrolyse thermique pour réduire la quantité de boues produites et augmenter la production de biogaz.  Résultats : un bilan carbone faible et une couverture de 94 % des besoins en énergie thermique de l’usine.

Energido, un procédé pour la valorisation énergétique des eaux usées des réseaux d’assainissement

Remplacer les combustibles fossiles par des ressources renouvelables grâce à des sources d’énergie permanentes plutôt qu’intermittentes (solaire, éolien…), c’est possible. L’innovation consiste à dériver une partie des eaux du réseau d’assainissement vers un échangeur thermique. Les calories sont alors transférées vers une pompe à chaleur pour chauffer ou climatiser les bâtiments, selon la saison. Ce procédé, baptisé Energido et mis en place à l’usine de Ginestous-Garonne de Toulouse (France), permet de réchauffer l’air des bâtiments servant au compostage d’une partie des boues et représente une économie de 650 MWh par an. La communauté urbaine d’Arras (France) a également choisi ce procédé pour chauffer le centre aquatique d’Arras, l’Aquarena.

Protéger les milieux et la biodiversité

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia a pris pour engagement n°3 de Préserver et restaurer la biodiversité et s’est fixé comme objectif, à horizon 2020, d’avoir réalisé un diagnostic et déployé un plan d’actions dans 100% des sites identifiés à fort enjeu biodiversité.

Cet engagement est porté, au niveau du comité exécutif, par Monsieur Philippe Guitard, directeur de la zone Europe centrale et orientale.

Enjeux et démarche

L’engagement biodiversité de Veolia s’appuie en amont sur une analyse des enjeux biodiversité pour chacune des activités du Groupe et se concrétise par un plan d’actions déployé sur son périmètre international.

Nos interactions avec la nature

Les activités de Veolia contribuent, par nature, à préserver les milieux (eau, air, sol) et la biodiversité. À travers ses métiers de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie, le Groupe est en interaction directe avec les milieux naturels. La collecte et le traitement des déchets et des eaux usées limitent la diffusion des pollutions urbaines et industrielles dans les sols, les masses d’eau et l’atmosphère. Le développement de réseaux de chaleur urbains centralisés, contrôlés en continu et soumis à des réglementations strictes ainsi que le choix de filières biomasses réduisent également l’impact environnemental par rapport à des systèmes plus polluants.

À l’inverse, les activités du Groupe peuvent avoir des impacts environnementaux directs ou indirects qui participent à la perte de biodiversité, du fait de la consommation de ressources naturelles, de la pollution résiduelle contenue dans les rejets des exploitations, des émissions de gaz à effet de serre, des effets de coupure que les sites peuvent créer sur les milieux (clôture, etc.), de l’emprise foncière des sites (destruction ou gestion inadaptée des milieux), de l’utilisation potentielle d’espèces exotiques envahissantes dans l’aménagement des sites et la création de milieux favorables à leur développement.

Analyser la dépendance de nos activités aux services écosystémiques

Veolia a analysé la dépendance de chacune de ses activités aux services écosystémiques :

  • la production d’eau potable est directement dépendante du bon fonctionnement du cycle de l’eau : les précipitations et la capacité de stockage des bassins versants assurent la disponibilité de la ressource. Le service écologique de régulation de la qualité de l’eau (autoépuration) contribue à maintenir la bonne qualité de la ressource en eau utilisée pour la production d’eau potable, et limite ainsi les traitements nécessaires pour la potabilisation ;
  • les activités d’assainissement sont tributaires de facteurs écologiques : l’activité microbienne et la capacité d’assimilation des charges résiduelles par les milieux aquatiques assurent l’épuration des eaux usées ;
  • pour l’énergie, l’activité biomasse a besoin d’un approvisionnement durable en bois-énergie ;
  • le stockage et le compostage de déchets ainsi que le traitement des terres polluées utilisent la structure et la nature des sols ainsi que des processus biologiques pour dégrader les matières organiques.

Le Groupe répond aux enjeux et gère les risques liés à la préservation et à la restauration de la biodiversité par des offres spécifiques, notamment : les activités de dépollution ou les solutions de préservation et de restauration de la biodiversité.

Analyser l’impact de nos activités sur les écosystèmes

Veolia accompagne ses clients dans la réduction de leur empreinte sur l’environnement.

Ainsi, la collecte et le traitement des déchets et des eaux usées limitent la diffusion des pollutions urbaines et industrielles dans les sols, les masses d’eau et l’atmosphère.

Le développement de réseaux de chaleur urbains centralisés, contrôlés en continu et soumis à des réglementations strictes ainsi que le choix de filières biomasses réduisent également l’impact environnemental par rapport à des systèmes plus polluants.

À l’inverse, les activités du Groupe peuvent avoir des impacts environnementaux directs ou indirects qui participent à la perte de biodiversité, du fait :

  • de la consommation de ressources naturelles ;
  • de la pollution résiduelle contenue dans les rejets des exploitations ;
  • des émissions de gaz à effet de serre, des effets de coupure que
    les sites peuvent créer sur les milieux (clôture, etc.) ;
  • de l’emprise foncière des sites (destruction ou gestion inadaptée des milieux), qui peut avoir des conséquences négatives pour l’environnement et la biodiversité pour plusieurs raisons :
      • Les installations peuvent occuper une grande surface dans des milieux variés ; 
      • l’exploitation de ces espaces entraîne un changement d’usage du sol ainsi que la destruction, la fragmentation et l’altération des habitats ;
      • malgré la priorité que le Groupe accorde à l’intégration des structures dans leur milieu environnant, les usines ou les centres de stockage peuvent modifier le paysage ; 
      • l’évolution de l’emprise foncière s’accompagne souvent d’un accroissement de l’artificialisation des sols et donc d’un impact direct sur la biodiversité. Ainsi, l’espace imperméabilisé (bâtiments, routes, parking) représente, en 2019, 21,5 % de la surface totale de nos sites.
  • l’utilisation potentielle d’espèces exotiques envahissantes dans l’aménagement des sites et la création de milieux favorables à leur développement. Ainsi, bien que les sites soient de plus en plus sensibilisés aux enjeux écologiques, certaines espèces végétales invasives sont parfois introduites à des fins paysagères. Par ailleurs, le décapage des sols, lors de travaux d’aménagement, crée les conditions favorables à l’apparition d’espèces exotiques envahissantes.

Analyser la dépendance de nos activités à la biodiversité

Veolia a analysé la dépendance de chacune de ses activités aux services écosystémiques : 

  • la production d’eau potable est directement dépendante du bon fonctionnement du cycle de l’eau : les précipitations et la capacité de stockage des bassins versants assurent la disponibilité de la ressource. Le service écologique de régulation de la qualité de l’eau (autoépuration) contribue à maintenir la bonne qualité de la ressource en eau utilisée pour la production d’eau potable, et limite ainsi les traitements nécessaires pour la potabilisation ; 
  • les activités d’assainissement sont tributaires de facteurs écologiques : l’activité microbienne et la capacité d’assimilation des charges résiduelles par les milieux aquatiques assurent l’épuration des eaux usées ;
  •  pour l’énergie, l’activité biomasse a besoin d’un approvisionnement durable en bois-énergie ;
  • le stockage et le compostage de déchets ainsi que le traitement des terres polluées utilisent la structure et la nature des sols ainsi que des processus biologiques pour dégrader les matières organiques.
Notre démarche biodiversité

Le pilotage

Le plan d’action biodiversité est suivi par les directions en charge de cette thématique dans les entités du Groupe (directions fonctionnelles du siège, Recherche et Innovation et Business Units). Un réseau de correspondants dans les principaux pays d’implantation assure le déploiement de la stratégie du Groupe via la mise en place des plans d’action, le partage des bonnes pratiques et la remontée de retours d’expérience.

La démarche biodiversité du Groupe, animée par la direction du développement durable, s’appuie, depuis 2010, sur un réseau de correspondants biodiversité et dans les principaux pays d’implantation. Ce réseau assure le déploiement de la stratégie du Groupe via la mise en place des plans d’actions, le partage des bonnes pratiques et la remontée des retours d’expérience.

Une expertise interne

Pour accompagner le déploiement de la démarche biodiversité, en plus des partenariats locaux mis en place, le Groupe s’appuie sur de pôles d’expertises internes au sein des métiers, de ses bureaux d’études et de ses équipes de recherche et innovation. Ils apportent au Groupe une expertise naturaliste, le développement d’outils méthodologiques, d’évaluation, de caractérisation de l’état écologique des milieux, d’évaluation de l’impact des rejets mais aussi le développement de solutions innovantes inspirées de la nature.

Seureca, DESL, Epas et 2EI, des bureaux d’études du Groupe, assurent, entre autres, des prestations de conseil, d’études, d’accompagnement à maîtrise d’ouvrage et de génie écologique. Leurs expertises permettent de proposer des cartographies de continuité écologique, le suivi de bioindicateurs normalisés (IBGN, IPR, IBD…), des inventaires faunistiques et floristiques, l’aménagement d’ouvrages pour la restauration de la continuité écologique et des plans d’actions de développement de la biodiversité en ville.

Actions et résultats

Dans son nouveau plan 2020-2023, le Groupe amplifie son action et fait évoluer ses métiers et ses pratiques en matière de gestion écologique. Cette transition se traduit par l’intégration de la biodiversité dans ses offres, services et modes de gestion, en travaillant de concert avec ses clients, ses sous-traitants et ses autres partenaires (associations, scientifiques, etc.). La production et le partage d’outils avec ses parties prenantes contribuent à promouvoir la biodiversité en interne et au sein de leurs organisations. 

Politique et engagements

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia avait pris en 2015 l’engagement et l’objectif 2020 suivant :

Cet engagement était porté, au niveau du comité exécutif, par Monsieur Philippe Guitard, directeur de la zone Europe centrale et orientale.

L’atteinte de l’objectif fixé à 2020 a été pénalisée par des retards, notamment en 2020 du fait de la crise sanitaire. 73 % des sites identifiés à fort enjeu de biodiversité en 2014 ont néanmoins été diagnostiqués et ont un plan d’action en cours en 2020 – aucun d’entre eux n’était diagnostiqué au lancement de la démarche. 

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a pris pour engagement de combattre les pollutions et accélérer la transition écologique. Cet engagement se décline en plusieurs objectifs, dont celui de protéger les milieux et la biodiversité. Pour illustrer cet objectif, le Groupe a défini une cible 2023 portant sur le déploiement de plans d’actions visant à améliorer l’empreinte milieux et biodiversité des sites sensibles.

Le sponsor de cet objectif est Philippe Guitard, membre du comité exécutif et directeur de la zone Europe centrale et orientale.

Conformément au dispositif juridique français, le Groupe s’applique à mettre en œuvre les principes de la mitigation hierarchy (ou démarche dite ERC) dont la première étape est d’éviter de porter atteinte à la biodiversité, puis de réduire les impacts et enfin de les compenser. 

L’engagement biodiversité pris par le Groupe s’est également inscrit dans la vision, les objectifs et les principes de gouvernance de la Stratégie Nationale Biodiversité (SNB) Française, à laquelle Veolia a adhéré en mai 2011.

En 2015, le Groupe s’était engagé dans la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), pour son périmètre monde, à travers un plan d’action 2015-2018 officiellement reconnu par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

En 2018, Veolia Environnement s’est engagée dans l’initiative Act4Nature International, lancée par l’association française EPE (Entreprises Pour l’Environnement), et soutenue par d’autres partenaires publics, privés et ONG. http://www.act4nature.com/

Dans ce cadre, son président-directeur général a signé des engagements collectifs, à l’instar de 64 autres entreprises et a pris des engagements propres à Veolia.

Conformément à l’un des engagements pris dans Act4Nature (renommé avec Act4Nature International), Veolia inscrira sa stratégie biodiversité dans le nouveau dispositif Act4Nature France (anciennement Stratégie Nationale pour la Biodiversité) lancé fin 2019 par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

En 2020, Veolia a renouvelé son engagement de 2018 dans l’initiative Act4Nature International.

L’objectif « Protection des milieux et de la biodiversité » s’articule autour de trois axes :

  • axe 1 : Renforcer la prise en compte de la protection des milieux et de la biodiversité dans nos standards Groupe ;
  • axe 2 : Préserver les milieux et la biodiversité des territoires en limitant les impacts de nos sites et en développant leur potentiel écologique ;
  • axe 3 : Sensibiliser le plus grand nombre en interne comme en externe et engager nos parties prenantes dans notre démarche de protection des milieux et de la biodiversité.

Les 3 axes de la protection des milieux et de la biodiversité

L’objectif « Protection des milieux et de la biodiversité » s’articule autour de trois axes.

Renforcer la prise en compte de la protection des milieux et de la biodiversité dans nos standards Groupe

Veolia fait évoluer ses standards internes ayant un impact direct ou indirect sur la biodiversité: les processus d’achats  (évaluation des fournisseurs les plus impactants pour l’environnement, l’application de la charte espaces verts Veolia aux sous-traitants, etc.), les métiers (intégration de préconisations favorables à la biodiversité dans ses standards d’exploitation, etc.), le marketing (renforcement des offres en lien avec la protection des écosystèmes, etc.).

Veolia approfondit également ses connaissances sur la biodiversité afin de mieux les intégrer dans ses services. Le Groupe a ainsi analysé pour chacune de ses activités ses impacts et dépendances, mais également les bénéfices retirés des services rendus par la nature. Le Groupe oriente ses projets de recherche et la conception de solutions innovantes (mesure d’impacts par des bioindicateurs, empreinte, etc.) au regard de ces analyses.

En 2020, Veolia a finalisé une méthodologie innovante de mesure d’empreinte de ses activités sur les milieux et la biodiversité. Cet outil a été élaboré en collaboration avec des experts écologues et d’analyse de cycle de vie : le bureau d’études français Ecosphère, le bureau d’études interne 2EI, Veolia Environnement Recherche et Innovation, Veolia Eau et le comité Français de l’UICN. L’empreinte “milieux et biodiversité” mesure qualitativement et quantitativement les enjeux biodiversité d’un site, à l’instar de l’empreinte carbone. L’outil permet l’élaboration d’un plan d’action semi-automatisé en fonction des enjeux majeurs d’un site et le suivi de l’avancement de celui-ci. 

Préserver les milieux et la biodiversité des territoires en limitant les impacts de nos sites et en développant leur potentiel écologique

Veolia gère les impacts liés aux rejets et aux prélèvements dans le milieu naturel des sites qu’il opère. En améliorant sa performance environnementale, en lien direct avec sa performance opérationnelle, Veolia diminue ses impacts sur les milieux récepteurs, air et eau notamment, et donc sur la biodiversité. De plus, Veolia gère et aménage des espaces, notamment pour pallier les impacts générés par l’emprise foncière.

1) Dans le cadre de sa performance plurielle 2020-2023, Veolia focalise son action sur les sites ayant potentiellement le plus d’impacts sur les milieux et la biodiversité. Veolia a donc choisi de suivre l’évolution du taux d’avancement des plans d’action visant à améliorer l’empreinte sur les milieux et la biodiversité des sites dits sensibles. Ces sites sensibles ont été identifiés au regard de plusieurs critères : 

  • les enjeux liés au contexte de sensibilité et de potentialité du site ainsi qu’au mode de gestion de ses espaces verts : la surface d’espaces perméabilisés terrestres et aquatiques, l’évaluation des pratiques de gestion des espaces verts dont l’usage de produits phytosanitaires, la nature du milieu dans lequel est implanté le site, la présence d’aires naturelles protégées à proximité du site, la présence potentielle d’espèces menacées ou protégées. Le Groupe croise les informations de la base de données Ibat (Integrated biodiversity assessment tool, développée par Birdlife international, Conservation international, l’UICN et le Programme pour l’environnement des Nations unies) et la géolocalisation des sites ;
  • les enjeux liés à l’activité du site : rejets dans l’air et dans l’eau, rendements épuratoires, prélèvements dans la ressource, non-conformités ou accidents environnementaux.

L’intervention d’un écologue est obligatoire pour la mise en œuvre des empreintes sur site. 

2) Dans le cadre de son plan Environnement 2020-2023, Veolia engage ses sites à mettre en oeuvre des pratiques plus vertueuses pour la biodiversité, quelque soit leur niveau d’enjeu :

  • « zéro » utilisation de produit phytosanitaire (dans le cadre de la gestion des espaces verts du site) sur 75 % des sites  ;
  • mise en place d’une gestion écologique sur 75 % des sites (1) de plus de 1 hectare d’espaces verts (en appliquant la charte espaces verts de Veolia).

    (1)   Périmètre de reporting : Activité Déchets (ensemble des sites) ; Activité Eau (usines d’assainissement de plus de 100 000 équivalent habitants et usines d’eau potable de plus de 60 000 m3/jour) ; Activité Énergie (installations de production d’énergie vendant plus de 100 GWh/an)

Amélioration de l’empreinte environnementale de nos activités et de celles de nos clients

La part des sites à fort enjeu biodiversité ayant réalisé un diagnostic et déployé un plan d’action est resté stable en 2020 du fait de la sortie du périmètre de reporting de sites ayant réalisé leur diagnostic (perte de contrat, cession, etc.) et de la crise sanitaire mondiale qui a freiné la réalisation des diagnostics. Le nouvel objectif 2023, visant à améliorer l’empreinte milieux et biodiversité sur les sites sensibles, s’inscrit dans la continuité de l’objectif 2020 (diagnostics biodiversité sur les sites à enjeu). La progression vers ce nouvel objectif, en 2020, a également pâti de retards liés à la crise sanitaire.

Pour accompagner le déploiement de la démarche, différents outils ont été mis à la disposition des sites dont :

  • le guide de gestion écologique, développé en partenariat avec l’UICN France, permet à tous les sites quel que soit leur niveau d’enjeu, de mettre en place des actions favorables à la biodiversité. Il comporte des fiches pratiques sur les mesures d’entretien des espaces verts, les aménagements écologiques de la voirie et du bâti, l’entretien des mares et cours d’eau, la gestion des espèces exotiques envahissantes, etc. ;
  • EcoLogiCal est un outil conçu en partenariat avec l’association Noé et avec la participation de l’UICN France et d’Ecocert Environnement. Il permet, au travers d’une autoévaluation en ligne sur cinq grandes thématiques (flore, faune, eau, déchets, éclairage), de comparer les bilans économique et écologique d’une gestion traditionnelle d’espaces verts avec des pratiques plus respectueuses de l’environnement. EcoLogiCal est destiné à tous les gestionnaires de sites, accessible via internet, gratuit et public : https://eco-logical.fr ;
  • la charte Espaces verts a pour objectif d’accompagner la transition des espaces verts vers des pratiques plus écologiques. Elle établit un engagement des sites de Veolia et des prestataires d’espaces verts à gérer écologiquement les espaces. Elle intègre également des mesures obligatoires afin de considérer le passage effectif à une gestion écologique. 
  • La fiche zéro phyto contient des explications précises pour arrêter l’usage de produits phytosanitaires et faire évoluer les standards esthétiques des sites en intégrant davantage la nature dans les espaces verts

 

Sensibiliser le plus grand nombre et engager nos parties prenantes dans notre démarche

L’ambition du Groupe est de continuer à sensibiliser ses parties prenantes internes (personnel sur site, fonctions support) comme externes (sous-traitants, clients, grand public, etc.) aux enjeux de la protection des milieux et de la biodiversité. L’objectif in fine est d’ancrer le changement de culture nécessaire à l’évolution des pratiques (gestion écologique, infrastructures vertes, etc.). Le Groupe intègre également ses parties prenantes dans ses décisions (ex : partenariats avec des associations de protection de la nature à l’échelle nationale ou locale, etc.) 

Dans le cadre de son plan d’objectif environnement 2020-2023, Veolia a pris l’engagement suivant : 50 % des sites  ayant dispensé une sensibilisation en interne ou en externe aux enjeux de la protection des milieux et de la biodiversité.

Depuis 2008, Veolia est partenaire du comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), qui l’accompagne par son expertise dans la mise en œuvre de son engagement (élaboration de son engagement à la SNB, création d’outils opérationnels, etc.). Le Groupe participe activement aux groupes de réflexion des associations françaises Entreprises pour l’Environnement (EpE) mais également de l’UICN, dont Veolia préside le groupe de travail “entreprises et biodiversité”

En 2018, le président du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le président-directeur général de Veolia ont signé une convention-cadre d’une durée de cinq ans. Objectif : élargir et renforcer la collaboration actuelle entre le MNHN et le Groupe, afin d’améliorer la cohérence et la visibilité des actions déjà engagées conjointement autour de quatre domaines : la recherche, l’expertise, la diffusion des connaissances et la formation.

Conscient qu’une expertise naturaliste est nécessaire à la mise en place et au suivi d’actions adaptées aux enjeux des territoires, le Groupe encourage ses sites à nouer des partenariats avec des associations de protection de la nature.

Actions de sensibilisation et partenariats locaux

(1) Périmètre de reporting : activité Déchets (ensemble des sites) ; activité Eau (usines d’assainissement de plus de 100 000 équivalent habitants et usines d’eau potable de plus de 60 000 m3/jour) ; activité Énergie (installations de production d’énergie vendant plus de 100 GWh/an).

Réduire les pollutions

Dans le cadre de son engagement à gérer durablement les ressources naturelles, Veolia veille à réduire les pollutions de l’eau, de l’air, du sol, ainsi qu’à limiter les nuisances locales.

Limiter les rejets de polluants dans l'eau

Enjeux

Veolia fournit ses services d’assainissement à près de 62 millions de personnes dans le monde et exploite 2 737 usines de traitement des eaux usées urbaines.

Volumes d’eaux usées municipales collectées et traitées

Les principaux rejets des installations exploitées par le Groupe sont liés à son métier Eau.

Répartition des rejets d’eau par destination

2016 2017 2018 2019 2020
Ocean discharge (in %) 29.6 29.3 31.1 29.6 29.6
Surface water discharge (in %) 70.4 70.7 68.9 70.4 70.4
Subsurface / well total discharge (in %) 0 0 0 0 0
Off-site water treatment total discharge (in %) 0 0 0 0 0
Beneficial/other use total discharge (in %) 0 0 0 0 0

Engagement, démarche et résultat

Préserver la ressource en eau est l’une des expertises de Veolia, engagé à optimiser la gestion du cycle de l’eau.

Veolia déploie une approche complète pour accompagner les collectivités à gérer efficacement les services de collecte et de dépollution des eaux usées, en fonction de leur taille et de leurs enjeux. Optimiser l’efficacité des procédés de traitement est une préoccupation constante pour Veolia, tant au niveau de l’exploitation des installations qui lui sont confiées que pour le développement de nouveaux procédés.

Taux d’abattement des stations d’épuration exploitées

Les taux d’abattement moyens de la pollution, exprimés en DBO5 et en DCO, des stations d’épuration exploitées par le Groupe sont de très bon niveau. Dans le cadre de son plan Environnement 2020-2023, Veolia s’est fixé des seuils de rendements minimums respectifs de 95 % et 90 %, bien supérieurs à ceux de la réglementation française (1) et les a atteints.

(1) L’arrêté du 21 juillet 2015 modifié relatif aux systèmes d’assainissement collectif et aux installations d’assainissement non collectif, à l’exception des installations d’assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5 fixe des seuils de 80 % pour la DBO5 et 75 % pour la DCO.

Rendement épuratoire des stations de traitement des eaux usées d’une capacité supérieure ou égale à 100 000 équivalent habitants

Par ailleurs, conformément à la directive-cadre sur l’eau en Europe, Veolia a instauré la surveillance des flux de nombreux micropolluants dangereux pour l’environnement, notamment en France, afin d’évaluer l’impact des rejets des stations d’épuration sur l’état écologique des masses d’eau.

Une offre complète de surveillance

Veolia propose à ses clients une offre complète de suivi  des polluants dans l’eau par prélèvements et analyse. Il a développé des techniques d’analyses réglementaires et des outils biologiques pour mesurer l’effet des rejets sur des organismes cibles. Lorsque cela est nécessaire, le Groupe accompagne ses clients à définir et mettre en œuvre de solutions pour réduire ou éliminer les rejets de substances dangereuses dans le milieu naturel et gérer les risques. Il peut s’agir d’actions à la source (raccordement des industriels et police des réseaux, par exemple) ou d’actions de traitement (optimisation des filières, traitements complémentaires…).

Surveillance des réseaux d’assainissement

La préservation de l’environnement passe aussi par la surveillance des rejets dans les réseaux d’assainissement et le maintien d’une bonne étanchéité des réseaux. Différentes actions peuvent être entreprises comme la lutte contre les eaux claires parasites, la mise en place de démarches de type diagnostic permanent s’appuyant sur un suivi continu des débits et de la qualité des effluents ou encore la gestion à la source des effluents collectés. Ces actions, outre l’amélioration qu’elles induisent sur la performance des usines de dépollution, redonnent de la capacité hydraulique à un réseau qui, avec le temps, atteindrait ses limites. Ainsi, elles permettent de protéger le milieu naturel en limitant les déversements par petites pluies, voire par temps sec.

Actipol 4Gi, un outil d’aide sur l’origine des polluants à traiter

Plateforme de webmapping qui inclut notamment une matrice d’association entre activités économiques et substances chimiques, ACTIPOL 4Gi peut être couplée à des systèmes de monitoring en réseau d’assainissement (pour détecter une variation de la qualité des effluents ou des substances spécifiques). L’objectif est de trouver les origines possibles des émissions de polluants dans les bassins de collecte du réseau d’assainissement et mettre en évidence les émetteurs d’une pollution. Grâce à ces développements, ACTIPOL 4Gi s’inscrit dans l’offre digitale du Groupe et est dorénavant accessible à l’international.

Diagnostic des sources de pollution dans  les  réseaux  d’assainissement 

Dans le cadre des diagnostics amont des stations de traitement des eaux usées et afin d’identifier les sources de micropolluants en réseau d’assainissement, VERI travaille sur l’utilisation de préleveurs passifs. L’objectif est d’identifier le meilleur support et matériau possibles en fonction des différents polluants à capter. Les travaux démontrent que le silicone est le matériau qui s’avère le plus efficace pour capter les molécules organiques, alors que l’outil de prélèvement Octopus en polyéthylène est plus efficace pour capter les métaux. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue TSM,Techniques Sciences Méthodes.

Progrès R&D en 2019 : Gestion patrimoniale des réseaux d’assainissement 

En novembre 2019, a eu lieu une journée d’échanges sur la gestion patrimoniale des réseaux d’assainissement organisée par la direction technique et performance1 et la R&I de Veolia. Elle a rassemblé près de 150 collaborateurs du monde entier. Les intervenants issus d’unités opérationnelles ont partagé leur expérience quant à l’utilisation des solutions digitales existantes, au développement des solutions du futur et aux offres de Veolia proposées dans le domaine des réseaux d’assainissement. VERI a notamment présenté un nouvel outil logiciel RELIABLE SEWER destiné à évaluer l’état des réseaux d’assainissement, prévoir leur détérioration et déterminer la meilleure stratégie d’inspection et de réhabilitation en termes de dépenses d’investissement et de durée de vie. Ce nouvel outil s’intègre dans les outils logiciels dédiés à la gestion patrimoniale déjà industrialisés par la direction technique et performance1 de Veolia.

(1) Renommée direction du soutien aux métiers et de la performance dans le cadre de la mise en œuvre du programme Impact 2023.

Limiter les polluants atmosphériques

Enjeux

Les émissions atmosphériques générées par les activités du Groupe concernent principalement ses métiers Énergie (installations de combustion pour la production de chaleur) et Déchet (incinération).

Bilan des Émissions

2016 2017 2018 2019 2020
Émissions de SOx (en tonnes)1 2 69 733 71 860 12 920 13 188 13 832
Émissions de NOx (en tonnes)1 2 41 236 41 349 20 302 20 991 22 484
Émissions de mercure (en tonnes) des incinérateurs de déchets 0,226 0,227 0,296 0,254 0,247
Émissions de poussières (en tonnes) des installations thermiques vendant plus de 100GWh/an et des incinérateurs de déchets 894 746 783 641 776

(1) Pour les installations de combustion, le calcul des émissions d’oxyde de soufre (SOx) et d’oxyde d’azone (NOx) fait référence à la directive européenne du 24 novembre 2010 à compter de l’exercice 2018 suite à la mise aux normes des installations gérées par Veolia. Le calcul des années précédentes faisait référence à la précédente directive européenne du 23 octobre 2001. Ces documents fixent les valeurs limites d’émissions en fonction des types de combustibles et des puissances d’installations.

(2) La méthode de calcul des émissions de SOx et de NOx peut être différente en fonction de l’activité. Pour les incinérateurs de déchets du Groupe, et plus particulièrement en Europe, les mesures de poussières, COT, HCl, SO2, HF, CO, NOx et le débit des fumées sont mesurés en continu. Les analyseurs délivrent des mesures de concentrations des substances toutes les minutes environ. Pour les installations thermiques il s’agit d’une méthode d’évaluation basée sur les consommations d’énergie et les valeurs limites d’émissions fixées par la réglementation sur les grandes installations de combustion (entre 50 et 100 MW). Ces valeurs limites ont été appliquées à l’ensemble des consommations d’énergie quelle que soit la taille des installations. D’autres méthodes peuvent être utilisées en fonction des exigences locales à partir de facteurs d’émissions en fonction du tonnage incinéré, ces facteurs étant déterminés à partir de tests en conditions réelles d’exploitation.

La baisse conséquente en 2018 des émissions de SOx et NOx est liée au changement de référence des valeurs limites servant au calcul des émissions pour les installations de combustion, cf. note (1) du tableau ci-dessus. L’augmentation des émissions en 2020 résulte d’acquisitions d’installations thermiques aux USA.

Engagement et démarche

Dans le cadre de son engagement à lutter contre les pollutions, Veolia s’attache à réduire les émissions atmosphériques des installations qu’il exploite en mettant en œuvre les meilleures techniques disponibles (MTD).

Objectifs et résultats

Émissions des installations thermiques

Dans le cadre de son plan environnemental 2020-2023, Veolia s’est fixé comme objectif de réduire les émissions atmosphériques par unité d’énergie produite et a défini des objectifs seuils pour 2023.

Émissions des installations thermiques vendant plus de 100 GWh/an

La baisse, depuis 2016, des émissions de SOx, NOx et poussières sur ces installations démontre les efforts des sites et des centres d’excellence métiers/techniques pour la capture et le traitement des polluants dans l’air en sortie d’usine de production de chaleur. Le mix énergétique évolue également dans un sens favorable à la diminution des émissions.

La légère hausse des NOx en 2019 s’expliquait par la vente de l’activité réseaux de chaleur aux États-Unis, dont les émissions étaient très inférieures à la moyenne du Groupe. 

Pour les installations thermiques, Veolia met en œuvre les meilleures techniques disponibles (MTD) du BREF. Elles portent en particulier sur l’optimisation de la combustion en minimisant les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et de monoxyde de carbone (CO) et les systèmes de traitement de fumées (dénitrification, désulfuration et dépoussiérage des gaz de combustion).

De plus, le Groupe poursuit ses efforts pour diminuer les consommations de combustibles et favoriser l’utilisation de combustibles plus propres, biomasse et gaz naturel en particulier.

Les systèmes de traitement des gaz de combustion visent à réduire les émissions de poussières, de NOx, de gaz acides (SO2, HCl et HF) et les émissions de métaux lourds. Les émissions de poussières sont contrôlées par des électrofiltres et/ou par des filtres à manches. Les émissions de NOx sont contrôlées au moyen de la SNCR (réduction non catalytique sélective) et/ou de la SCR (réduction catalytique sélective). Les émissions de gaz acides et de métaux lourds sont contrôlées par l’injection de réactifs (chaux hydratée et charbon actif) en amont des systèmes de dépoussiérage.

Émissions des incinérateurs de déchets

Dans le cadre de son plan Environnement 2020-2023, Veolia a défini des objectifs plus contraignants pour les SOx et les NOx que la référence réglementaire la plus stricte, celle de l’Union européenne, pour évaluer sa performance globale sur un périmètre monde. En 2020, comme les années précédentes, les concentrations moyennes des émissions sont inférieures aux valeurs limites de la directive européenne.

Émissions des unités d’incinération de déchets dangereux et non dangereux en 2020

(1) Directive européenne 2000/76/CE du 4 décembre 2000, abrogée par la directive IED du 24 novembre 2010 et transcrite en droit français par 2 arrêtés du 20 septembre 2002 modifiés (moyennes journalières).

(2) Pour les NOx, la norme dépend du débit : 200 mg/Nm3 pour les usines > 6 t/h et 400 mg/Nm3 pour les usines < 6 t/h.

Cette directive, relative aux émissions industrielles (IED) et notamment son volet spécifique à l’incinération, est particulièrement exigeante avec des limites d’émissions très basses par rapport à celles des centrales thermiques et comporte une obligation de mesure en continu pour de nombreuses substances comme le CO, les COT, le HCl, le SO2, les NOx, les poussières… L’incinération est tenue de mesurer ces émissions pendant le temps effectif de fonctionnement (phases de démarrage et d’arrêt, de fonctionnement normal, de dysfonctionnement,…). De plus, les usines exploitées par Veolia en France (soit plus de la moitié des incinérateurs) réalisent des analyses sur un prélèvement continu des dioxines et furanes sur un mois de fonctionnement, en complément de deux mesures annuelles. Pour garantir un contrôle optimum, Veolia a mis en place une redondance des instruments de mesure et les équipes de maintenance sont extrêmement vigilantes pour garantir une totale disponibilité des équipements de traitement des fumées afin de maintenir ces niveaux de rejets extrêmement bas.

Nos travaux de recherche et innovation portent notamment sur la prévention de la formation des polluants et leur traitement ainsi que sur le monitoring et l’anticipation de la qualité de l’air.

Veolia a contribué activement à la révision du BREF Incinération (Best available techniques REFerence document), publié fin 2019. Ces documents techniques établis par la Commission européenne et la profession de l’incinération font référence sur les meilleures techniques disponibles, notamment pour l’amélioration de l’impact environnemental incluant les émissions dans l’air et des spécifications sur les NOx, CO, TOC, HCl, HF, SO2, NOx, PCDD, métaux, poussières…

Optimiser les conditions d’utilisation des sols

Enjeux

Les sites exploités par le Groupe ayant la plus grande emprise foncière sont les installations de stockage de déchets et les sites de production d’eau potable. Sur ces sites, une pollution du sol pourrait à son tour entraîner une pollution des nappes d’eau souterraines ou des eaux de surface.

Veolia intervient également dans la restauration et l’entretien de la qualité des sols à travers la dépollution de sols contaminés ou encore la valorisation agronomique des déchets et des boues d’assainissement.

Engagement et démarche

Les emprises foncières des sites ne constituent pas des zones intégralement imperméabilisées. Veolia conçoit et exploite ses sites de façon à minimiser l’empreinte de ses activités en maximisant la part de sol favorable à un maintien et un développement de la biodiversité.

Dans le cadre de sa démarche biodiversité, le Groupe a réalisé avec le support de l’UICN France un guide de conception et de gestion écologique qu’il met à disposition de ses sites. Les règles d’exploitation des sites incluent les conditions d’utilisation des sols en cohérence avec l’engagement de gestion des écosystèmes du Groupe.

Par ailleurs, sur l’ensemble des sites qu’il exploite, Veolia veille à ne pas être à l’origine de pollution chronique ou accidentelle du sol par :

  • le respect de bonnes conditions de stockage et d’utilisation des matières ;
  • la bonne gestion des eaux pluviales et des effluents ;
  • le maintien opérationnel des moyens de lutter contre d’éventuels déversements accidentels.

Réaménagement des casiers de stockage des déchets

L’exploitation d’une installation de stockage de déchets nécessite le creusement et l’aménagement de casiers de stockage. Lorsqu’il en a la charge, le Groupe réalise cet aménagement dans le respect des obligations d’imperméabilisation du site et de valorisation des matériaux excavés. 

Les standards minimaux de Veolia encadrent la conception et l’exploitation des installations de stockage de déchets. Ils  comprennent :  des études hydrogéologiques et géologiques du sol, un système d’étanchéité  constitué d’une double barrière (passive, avec un sol de faible perméabilité ou équivalent et active, avec la pose d’une géomembrane testée et certifiée par un prestataire extérieur) , des systèmes de collecte et de traitement des lixiviats et des eaux de surface, et la surveillance des eaux souterraines.

Pendant toute la durée de l’exploitation et de la post-exploitation (de 20 ans au minimum), le programme de surveillance repose, entre autres, sur l’analyse des eaux de surface, des eaux souterraines et des rejets. Tous les sites de Veolia s’auto-évaluent par rapport à ces standards et, en cas de non-conformité, doivent présenter un plan d’actions de mise en conformité ou démontrer l’existence de mesures équivalentes ou encore obtenir une dérogation sur la base de mesures de surveillance complémentaires.

Après utilisation, les casiers sont recouverts dès que possible : cela favorise le développement des écosystèmes locaux. Les casiers sont alors placés sous surveillance environnementale avant d’être restitués pour usage courant. Lorsque l’ensemble du site a été réaménagé, la surveillance est maintenue afin de s’assurer de la bonne recolonisation des milieux par les espèces plantées (phase de post-exploitation). Ces étapes sont intégrées dans les plans d’actions des sites à forts enjeux biodiversité.

Mise en place de périmètres de protection autour des captages d’eau

Les sites de captages d’eau destinée à la consommation sont protégés par des périmètres de protection. Les activités humaines pouvant nuire directement ou indirectement à la qualité des eaux y sont interdites ou réglementées. Lorsqu’il exploite des champs captant, le Groupe met en œuvre des actions volontaires en faveur de la biodiversité : gestion différenciée des espaces verts, inventaires faune flore, etc.

Restaurer et entretenir la qualité des sols

Veolia intervient également dans la restauration et l’entretien de la qualité des sols à travers la dépollution de sols contaminés ou encore la valorisation agronomique des déchets et des boues d’assainissement.

Peat Free, une alternative de compost plus verte, durable et renouvelable

Concernant la valorisation agronomique des biodéchets ou des boues d’épuration, les composts produits, qui sont normés selon la réglementation locale, peuvent même être vendus. C’est le cas au Royaume-Uni, avec Peat Free de l’entreprise Pro-Grow, un compost de haute qualité, fabriqué à partir de déchets organiques et verts, n’utilisant pas de tourbe, certifié par la Soil Association et offrant une alternative à la fertilisation chimique des sols. Grâce à l’utilisation de Peat Free, Pro-Grow représente 30 % du compost au Royaume-Uni. Riche de cette expérience, Veolia a lancé Vital en Australie sur le même principe.

Avec Peat Free, Veolia s’engage à ne pas utiliser de tourbe pour son activité de compostage afin de protéger l’environnement et de préserver la biodiversité. En effet, la tourbe est une matière organique qui se forme dans les conditions acides et stériles des tourbières gorgées d’eau. Les plantes ne s’y décomposant pas, la matière organique s’accumule à cause du manque d’oxygène. Les tourbières sont importantes pour la biodiversité car elles abritent les espèces sauvages (plantes, animaux), stockent de grandes quantités de carbone et améliorent la qualité de l’eau. Au Royaume-Uni, plus de 70% de l’eau potable provient des bassins versants des hautes terres, dont la plupart contiennent de la tourbe.

QualiagroTM, un programme pour évaluer la qualité des composts

Le pôle Recherche & Innovation de Veolia, en collaboration avec l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), organisme français de recherche en agronomie, a créé le programme Qualiagro™un programme de recherche, qui caractérise la valeur agronomique des composts d’origine urbaine et leurs impacts environnementaux, à partir d’essais aux champs de longue durée et de travaux en laboratoire. Les effets d’apports répétés de trois types de composts (de biodéchets, de boues et d’ordures ménagères résiduelles sont étudiés. Les résultats obtenus trouvent des applications directes pour la fabrication des composts et pour leurs conseils d’utilisation. QualiagroTM a fêté ses 20 ans en 2018.

Angibaud, une entreprise dédiée à la fertilisation organique et alternative 

Angibaud, filiale de Veolia présente dans une trentaine de pays a développé une gamme d’engrais pour les marchés de la fertilisation organique, l’irrigation fertilisante, la nutrition foliaire et localisée, et les terreaux. Son objectif est de s’inscrire dans une agriculture durable en proposant des modes de fertilisation alternatifs aux fertilisants “tout chimique”. Deux usines de Veolia sont exploitées en France pour produire les fertilisants : l’usine de Bavay au Nord et l’usine de Béziers au Sud.

Soil AdvisorTM, un outil d’optimisation de la fertilisation raisonnée

La Recherche et Innovation de Veolia a développé un outil d’aide à la décision pour accompagner les équipes au contact des agriculteurs à raisonner la fertilisation avec des produits organiques par une approche diagnostic – simulation – optimisation. En 2017, le modèle Century développé par l’université du Colorado (CSU) a été adapté et calibré pour les sols français par les équipes de Veolia en collaboration avec CSU à partir de données d’essais aux champs. Century permet de coupler la dynamique du carbone et celle des nutriments (Azote, Phosphore et Potassium), un point essentiel pour une optimisation globale de la fertilisation (organique et minérale). Un algorithme multi-objectifs, développé et testé en 2018, est disponible sous le nom de Soil AdvisorTM.  

Déployé en France en collaboration avec SEDE, filiale de Veolia, l’outil a permis de montrer que la teneur en carbone organique du sol se dégrade au cours du temps en cas d’approvisionnement en engrais minéral mais qu’une amélioration de celle-ci est possible grâce à  un apport de compost, et ce, en conservant le rapport coût/bénéfice (d’après un essai au champ réalisé dans le Calvados).

Limiter les nuisances locales

Dans toutes ses activités, le Groupe s’emploie à minimiser les éventuelles nuisances.

En effet, l’identification des impacts environnementaux au niveau local, qui est une des exigences du SME du Groupe, permet aux responsables opérationnels d’identifier des enjeux spécifiques à ces nuisances et prendre les dispositions correspondantes.

Limiter, capter et traiter les odeurs

Enjeux

Le processus naturel de décomposition de la matière organique peut générer des molécules odorantes. Il concerne plusieurs activités du Groupe : traitement biologique des eaux, compostage, collecte des ordures ménagères, installations de stockage de déchets.

Engagement et démarche

La lutte contre les émissions olfactives est une préoccupation constante pour Veolia. Le Groupe veille à les limiter, les capter et les traiter.

Le Groupe met directement en œuvre des solutions ou accompagne ses clients lorsque c’est à eux qu’incombent les investissements nécessaires. Ainsi, Veolia a développé des technologies ou collabore avec des partenaires pour le traitement et le contrôle des odeurs (traitement par biofiltration, lavage et système de mesure électronique) et met en œuvre des techniques physicochimiques et biologiques qui limitent les nuisances olfactives. En cas de nuisance perçue, le Groupe privilégie le dialogue avec les riverains. Par exemple, l’élaboration d’un jury de nez, composés de riverains du site formés à la caractérisation des odeurs ou la mise en place d’un numéro de téléphone dédié aide à déterminer la gêne odorante et à prendre les mesures adaptées.

Limiter le bruit lié à la collecte des déchets

Enjeux

La problématique du bruit est devenue une préoccupation importante pour les élus locaux. Les enjeux majeurs liés au bruit concernent principalement l’activité de collecte des déchets.

Démarche

Veolia mène des études et a développé des solutions particulièrement innovantes comme la collecte pneumatique qui réduit considérablement la circulation des camions en ville.

Des services pour réduire les odeurs et protéger les personnes

Les traitements classiques utilisés pour réduire les odeurs des stations d’épuration s’effectuent dans des tours de lavage chimique souvent de plusieurs mètres de haut et nécessitant une grande emprise au sol. Veolia a déposé un brevet pour une technique, Aquilair™+ qui divise par trois ou quatre la taille de ces équipements. Ces turbo-laveurs d’une capacité 10 000 m3/h ont ainsi été installés par Klearios au Neubourg et à Hénin-Carvin (France).

Pour faire face aux désagréments liés aux sulfures en usines, dans les réseaux ou dans l’environnement, Veolia propose de diagnostiquer, concevoir et implanter des solutions personnalisées et des services en ligne, tels que la ThioBox (qui permet de réduire la consommation de réactifs) et les capteurs autonomes et communicants myKlearSens. 

ThioBox et myKlearSens, des technologies de mesure du sulfure d’hydrogène

Veolia propose des services de diagnostic, conçoit et met en œuvre des solutions personnalisées et des services web, tels que ThioBox (pour réduire la consommation de réactifs) et les capteurs autonomes et communicants myKlearSens, en réponse aux perturbations causées par le soufre dans les usines, les réseaux ou l’environnement.

Thiobox est un système doseur qui compare en temps réel des données locales (température, flux, météo) à une base de données historiques spécifiques au site afin d’optimiser la quantité de réactifs de traitement appropriée et prévenir ou réduire la formation de sulfure d’hydrogène (H2S). Cette solution automatisée est utilisée en amont des procédés industriels afin de limiter les émissions de H2S.

myKlearSens est un capteur autonome et communicant qui permet de mesurer et contrôler en continu et à distance les émissions de H2S afin de les limiter.

Klearios, une entreprise spécialisée dans le traitement de l’air, des COV* et des odeurs

PME alsacienne, Klearios est une filiale de Veolia spécialisée dans le traitement de l’air et des odeurs : conception, design, dimensionnement et mise en œuvre de solutions techniques pour le traitement de l’air, des composés organiques volatiles (COV) et des odeurs.

Klearios propose et maîtrise les solutions techniques et variées comme: les neutralisants d’odeurs (Klearios est fabricant et développe ses propres formulations), la lutte contre la formation de sulfure d’hydrogène en assainissement par l’injection optimisée de différents réactifs, les bio-filtres, le lavage humide, l’adsorption sur média imprégnés, le traitement et la mesure de l’H2S en assainissement ainsi que les couvertures modulaires rigides et textiles.

CLEAR (Cloud Live Emission for Air) : service de monitoring et d’anticipation de la qualité de l’air.

La qualité de l’air est une problématique que les opérationnels du Groupe ont à gérer que ce soit sur les stations d’épuration, les sites d’enfouissement ou de compostage, mais également pour nos clients industriels. Afin de détecter les sources et réduire les impacts, CLEAR fournit la capacité de suivre et de prévoir ce qui va se passer autour d’un site industriel, que cela concerne les composés odorants tel le sulfure d’hydrogène ou les polluants gazeux à certaines industries. CLEAR permet également de modéliser le panache selon les conditions météo. Ce service est mis en œuvre sur la station d’épuration Maera de Montpellier (Odocontrol) et des perspectives de déploiements en France et à l’international sont en cours.

Limiter les odeurs liées aux centres de stockage de déchets et au compostage

Sur les installations de stockage de déchets, en plus de la gestion optimale de la zone d’exploitation, le captage du biogaz, diminue les odeurs associées : une seule zone d’exploitation de surface limitée est ouverte à la fois, avec pose de couvertures intermédiaires associée à un système de dégazage à chaque fois que cela est nécessaire. En complément, d’autres moyens tels que le respect d’une distance minimale entre la zone d’exploitation et la limite de propriété, l’aménagement d’écrans naturels (talus, arbres), la pulvérisation de produits neutralisants ou masquants sont proposés si aucune autre solution n’est possible pour réduire l’impact.

La recherche et Innovation dans le domaine des procédés de traitement des eaux usées portent essentiellement sur la caractérisation et le traitement des odeurs (procédé ultra-compact), tandis que nos recherches sur le traitement des déchets sont axées sur la digestion anaérobie, le compostage et les décharges de déchets.

Lorsque les activités de compostage ont lieu sur des sites ouverts, l’exploitant peut réduire les émissions grâce à une maîtrise précise des paramètres de fermentation : système d’aération contrôlée et cycle d’aération maîtrisée AEROcontrolTM, mise en place des andains avec une couverture biologique BiokapTM.

AEROcontrol™, un système innovant d’aération contrôlée du compostage

L’aération pilotée des andains de compost améliore considérablement les performances de fermentation et de dégradation de la matière organique et la qualité du compost produit. AEROcontrol™ mesure les températures du compost et adapte la quantité d’air à insuffler pour obtenir des conditions optimales de dégradation biologique. Ce système automatique peut être commandé sur site ou à distance. Couplé à une gestion informatisée de suivi des lots de compost, GESTCOMPce système permet de limiter la génération d’odeurs. Il est notamment déployé sur des sites en Roumanie, Corée du Sud et Hongrie.

BiokapTM : une technologie performante pour réduire les odeurs 

Le procédé BiokapTM est un complément du compostage par aération pilotée ; il se caractérise par la couverture biologique de l’andain de compostage, avec une couche de 25 à 60 cm d’épaisseur composée de matériaux organiques seuls ou mélangés à des matériaux inorganiques. Cette couverture biologique permet non seulement d’améliorer le procédé de compostage (meilleure dégradation, réduction de la durée de fermentation, maintien d’une température dans l’andain), mais aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de traiter les nuisances olfactives. Biokap est notamment déployé en Australie sur l’installation de tri et de traitement des déchets de la ville de Sydney.

Limiter les odeurs liées à la collecte des déchets

Concernant la collecte d’ordures ménagères, les camions sont lavés à chaque prise de poste pour réduire les nuisances lors des tournées. Par ailleurs, afin de limiter les odeurs pouvant émaner des containers mis à disposition des particuliers pour entreposer leurs déchets entre deux collectes, Veolia propose des prestations de lavage et de désinfection. Réalisées sur les lieux d’utilisation des containers par des camions opérant un recyclage de l’eau de lavage, elles se révèlent particulièrement adaptées aux régions à climat chaud et sont déjà déployées à Singapour, au Moyen-Orient et dans certaines villes en France.

Limiter le bruit lié à la collecte des déchets

La problématique du bruit est devenue une préoccupation importante pour les élus locaux. Les enjeux majeurs liés au bruit concernent principalement l’activité de collecte des déchets.

Veolia mène des études et a développé des solutions particulièrement innovantes comme la collecte pneumatique qui réduit considérablement la circulation des camions en ville.

La collecte pneumatique, en évitant la circulation de camions en milieu urbain, est un facteur de réduction des nuisances sonores. Ainsi, à Romainville (France), 6000 résidents sont desservis par ce nouveau service depuis 2011. C’est ainsi que 4,1 km de tunnels souterrains relient les différents points d’apport volontaire des déchets ménagers qui sont aspirés vers un terminal de collecte, divisant par trois le nombre de kilomètres parcourus par les camions. Ce système présente plusieurs avantages :  

  • amélioration de la propreté urbaine et de l’hygiène ;
  • libération des espaces locaux à poubelles ;
  • amélioration des conditions de collecte ;
  • disponibilité 24h/24 et 7j/7.

Un autre contrat est opérationnel en France, dans l’écoquartier des Batignolles à Paris (2013).

Intégration paysagère

Au-delà des démarches de préservation de la biodiversité, l’intégration paysagère des sites que le Groupe exploite ou construit est une préoccupation constante. Tous les projets de construction de sites intègrent systématiquement cette dimension, comme en témoignent les exemples suivants, où le traitement architectural répond à cette exigence.

L’usine d’assainissement de Marquette-lez-Lille, en France, intégrée au paysage est dotée d’un parc de 7 ha.

L’usine d’assainissement de Port Leucate (France), avec ses murs végétalisés, offre une meilleure intégration des installations dans la pinède environnante.

L’usine d’assainissement d’HéninBeaumont (France), dans le cadre de son écoconception, a fait l’objet d’un traitement paysager particulier avec différents alignements d’arbres, dévoilant progressivement les bâtiments et des zones résiduelles requalifiées en prairies colorées.

La station d’épuration de Guéthary, Saint-Jean-de-Luz et Acotz est parfaitement intégrée au site paysager. Très compacte, elle bénéficie des technologies les plus avancées et garantit des performances bien supérieures aux normes imposées.

L’unité technologique de valorisation des déchets et de récupération d’énergie de Leeds (Grande-Bretagne), au design remarquable, qui s’intègre dans l’environnement avec notamment un mur végétal, un aménagement paysager et des plantations valorisant les alentours.

En 2014, la Communauté de communes de l’Estuaire de la Dives a obtenu le Trophée Aquaplus Réalisation pour la station d’épuration à Cabourg, construite par OTV et exploitée par Veolia. Ce trophée récompense le respect du développement durable, en particulier l’intégration paysagère dont le traitement et le suivi des odeurs (en station et réseaux).

La plus grande usine de traitement et valorisation de boues au monde inaugurée par Veolia en 2016 à Honk-Kong, avec des ouvrages dont le concept s’intègre au paysage de mer et de collines alentour. Ce site de 7 hectares comprend notamment un centre récréatif et éducatif pour le grand public, un jardin paysager et écologique de 9800m2 rassemblant la biodiversité de la baie de Honk Kong.

Compacter pour réduire l’empreinte au sol

Les procédés compacts proposés par VWT pour les projets d’installation de traitement des eaux (comme Biostyr®, SBR ou Actiflo® pour le traitement biologique et la décantation) réduisent significativement l’empreinte au sol et la volumétrie des ouvrages à construire. Cette compacité permet de donner une autre image des stations, de les implanter dans des sites sensibles sans altérer le paysage, voire de les rendre invisibles. Les espaces ainsi disponibles sont mis en valeur par les architectes et les paysagistes qui participent à la conception de ces projets.

Gérer durablement la ressource en eau

En opérant ses installations ou celles de ses clients, Veolia consomme de l’eau. Cet impact sur l’environnement expose le Groupe à des risques de responsabilité civile et peut générer un risque pour les sites en zone de stress hydrique. 

Cependant la nature même des métiers de Veolia vise à préserver les ressources, comme en témoigne sa signature Ressourcer le monde. Veolia construit des relations de confiance durables avec ses clients, qui reposent en particulier sur sa capacité à gérer les risques que ceux-ci lui délèguent. Le Groupe propose à ses clients des offres spécifiques pour préserver les ressources naturelles : le traitement des eaux, la valorisation des eaux usées, la préservation des ressources en eau, notamment dans les contextes de stress hydrique.

Engagements et enjeux

Politique et engagements

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a pris pour engagement de combattre les pollutions et accélérer la transition écologique. Cet engagement se décline en plusieurs objectifs, dont celui de gérer durablement les ressources en eau. Pour illustrer cet objectif, le Groupe a défini une cible 2023 pour l’amélioration du rendement des réseaux municipaux de distribution d’eau potable qu’il exploite.

(1) Pour les réseaux desservant plus de 50 000 habitants. À périmètre constant.

Le sponsor de cet objectif est Philippe Guitard, membre du comité exécutif et directeur de la zone Europe centrale et orientale.

Enjeux

En 2020, Veolia a prélevé 9,3 milliards de m3 d’eau, principalement pour son activité de production et de distribution d’eau potable (90 % du volume prélevé). Dans le cadre des contrats avec les collectivités, Veolia a produit 7,7 milliards de m3 d’eau potable dans les 3 362 usines de production exploitées. Veolia a introduit 9,1 milliards de m3 dans les réseaux de distribution, pour un linéaire exploité de 307 955 km.

Évolution des prélèvements d’eau, des volumes d’eau potable produits et introduits dans les réseaux

  2016 2017 2018 2019 2020
Volume total d’eau prélevé (en milliards de m3(1) 9,813 10,011 9,829 10,096 9,337
  • dont eaux de surface des rivières, lacs, étangs naturels (en milliards de m3(1)
7,401 7,173

7,069

7,317 6,619
  • dont eaux souterraines (en milliards de m3(1)
1,734 2,026 1,989 1,938 1,827
  • dont eaux de réseau de distribution (en milliards de m3(1)
0,687 0,801 0,786 0,841 0,891
  • dont eaux de carrière utilisée (en milliards de m3)
0 0 0 0 0
  • dont eaux usées externes (en milliards de m3)
0 0 0 0 0
  • dont eau de pluie récupérée (en milliards de m3)
0 0 0 0 0
  • dont eau de mer, eau extraite de la mer ou de l’océan (en milliards de m3)
/ / / 0,421 0,403
Volume d’eau potable produit pour le compte des collectivités (en milliards de m3 8,538 8,470 8,334 8,409 7,676
Volume d’eau potable introduit dans les réseaux de distribution pour le compte des collectivités (en milliards de m3 9,177 9,157 9,028 9,136 8,414
Volume d’eau produit pour des clients industriels (en millions de m3 175 230 223 222 208
Volume d’eau prélevé pour la production d’énergie par le métier Energie (en millions de m3 44 44 85 71 69

(1) Périmètre restreint, pour l’activité Énergie, aux installations de production et de distribution de chaleur supérieures à 100 GWhTh.

Répartition des prélèvements d’eau par activité en 2020

En 2020, 74 % de l’eau prélevée par Veolia est utilisée par les consommateurs finaux raccordés aux réseaux municipaux. 16 % de l’eau prélevée correspond aux pertes en eau des réseaux municipaux de distribution d’eau potable desservant plus de 50 000 habitants, exploités par Veolia.

Engagement, démarche et résultats

Préserver la ressource en eau est l’une des expertises de Veolia. Engagé à optimiser la gestion du cycle de l’eau et à économiser la ressource, Veolia a développé et propose à ses clients collectivités et industriels des solutions pour :

  • diagnostiquer et améliorer leur empreinte eau ;
  • protéger les ressources existantes ;
  • optimiser la gestion des ressources exploitées dans une perspective de long terme ;
  • accompagner les usagers finaux pour une consommation responsable ;
  • développer des ressources alternatives.

Quand elles se révèlent pertinentes par rapport au contexte local, ces mesures sont proposées aux clients du Groupe, qui décident de leur application au cas par cas.

Dans le cadre de ses contrats de production d’eau potable ou industrielle, Veolia respecte scrupuleusement les autorisations de prélèvement délivrées par les autorités compétentes à ses clients (autorités municipales délégantes ou industriels). Ces autorisations, en général accordées sur la base d’études d’impact environnemental préalables, définissent les conditions d’un prélèvement durable et allouent les prélèvements entre les différents usages de consommation.

Veolia exerce ses responsabilités d’exploitant mais ne peut se substituer à son client, qui reste décisionnaire des mesures de préservation de la ressource, notamment si celles-ci nécessitent des investissements importants. En effet, Veolia n’est pas propriétaire des installations, à quelques exceptions près.

Contribution à des projets internationaux

À l’échelle européenne, Veolia contribue aux travaux législatifs pour une évolution de la législation sur l’eau : nouvelle directive eau potable du 23 décembre 2020, Règlement du 25 mai 2020 sur la réutilisation des eaux usées en irrigation agricole,et pour les travaux en cours : révision de la directive sur les eaux résiduaires urbaines, sur l’épandage des boues en agriculture, sur les substances prioritaires etc. . Veolia, signataire de la déclaration de Daegu, participe aux groupes de travail de l’OCDE sur la gouvernance de l’eau (Comité consultatif BIAC). Le Groupe prend aussi part aux événements internationaux majeurs sur le thème de l’eau (World Water Council, World Water Forum, Word Water Week et chaque COP sur le climat). Veolia a également contribué aux guides du WBCSD « Une gestion de l’eau plus circulaire : réduction, réutilisation, recyclage » le « Guide de l’eau pour les PDG » et enfin le guide: “Zéro pollution: Pour que les entreprises soient à la hauteur de  l’ODD 6.3”.

Diagnostiquer et améliorer l'empreinte eau

Indicateur d’empreinte Eau

Le Groupe a développé un indicateur d’empreinte eau, le Water impact index (WIIX), intégré dans l’outil global d’évaluation d’empreinte environnementale GreenPath. Il permet aux entreprises et aux collectivités de procéder aux arbitrages nécessaires en matière de gestion et d’utilisation de l’eau. Il peut être combiné avec l’empreinte carbone.

Présenté pour la première fois lors du Milwaukee Water Summit, en 2010, cet indice permet d’évaluer les effets de l’activité humaine sur les ressources en eau. Compatible avec la norme ISO 14046 sur l’empreinte eau, le Water impact index incorpore des données sur les pressions qui s’exercent sur les ressources, tant en volume qu’en qualité. Ce nouvel instrument permet donc d’aller plus loin dans l’évaluation de l’empreinte eau des activités anthropiques.

Le WIIX a été déployé sur une centaine de projets municipaux et industriels à travers le monde.

Diagnostic des sites à fort enjeu de stress hydrique

Veolia utilise également cet outil pour réaliser des diagnostics sur les sites qu’il opère, et spécifiquement ceux à fort enjeu de stress hydrique depuis 2016. Pour cela, l’outil WIIX est associé à un outil d’évaluation du risque, le GEMI® Local Water Tool™ (LWT).

À fin 2019, Veolia avait réalisé un diagnostic eau sur 96 % des sites identifiés en 2016 à fort enjeu de stress hydrique parmi les sites exploités, dépassant ainsi l’objectif fixé à 95 %. Au nombre de 25, sur l’ensemble de ses métiers (Eau, Déchets et Énergie), ces sites représentaient près de 10 % des prélèvements d’eau de Veolia en 2016. Dans le cadre de son plan environnement 2020-2023, l’objectif a été fixé à 95 % des sites à fort enjeu de stress hydrique, identifiés sur le périmètre des sites exploités en 2019. Ce nouveau périmètre de sites à fort enjeu de stress hydrique représentait 19,7 % des prélèvements d’eau de Veolia en 2019.

Réalisation des diagnostics eau des sites exploités à fort enjeu de stress hydrique

Les conclusions des diagnostics montrent que la problématique de stress hydrique est plutôt connue des sites et que certains avaient d’ores et déjà proposé à leur client, ou mis en place, des solutions. L’étude des risques et impacts eau de chaque site leur apporte des éléments plus précis permettant d’alimenter le dialogue avec les clients et les autres parties prenantes sur ces enjeux.

Un nouvel outil pour anticiper les déficits hydriques

Veolia propose aux acteurs du territoire des outils pour une gestion quantitative des ressources en eau, efficace et raisonnée. Par exemple, le Bulletin de situation hydrologique développé par la Recherche & Innovation permet d’anticiper les déficits hydriques en simulant des stratégies de production d’eau potable qui respectent l’équilibre ressources/demande en eau. Il est notamment utilisé pour la ville du Touquet afin de suivre les indicateurs de criticité de la situation hydrologique de deux champs captants; ainsi que pour la ville d’Arcachon, le syndicat de l’Eau du Var Est et pour la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Protéger les ressources existantes

Protéger les ressources en eau existantes contre les contaminations d’origine anthropique consiste à :

  • prévenir des pollutions accidentelles ;
  • identifier des sources chroniques de dégradation des ressources ;
  • établir de zones de protection autour des captages ;
  • mettre en place une surveillance de la ressource.

Les périmètres de protection des captages d’eau

Des périmètres de protection sont établis autour des sites de captage d’eau destinée à la consommation humaine pour préserver la ressource. À l’intérieur de ces périmètres, les activités humaines pouvant nuire directement ou indirectement à la qualité des eaux sont interdites ou strictement réglementées. Lorsqu’il exploite des champs captants, le Groupe met en œuvre des mesures volontaires en faveur de la biodiversité (gestion différenciée des espaces verts, diagnostics de milieux, inventaires faune flore, mise en place de plans d’action, etc.) à l’instar des actions menées sur le champ captant de Crépieux Charmy à Lyon. 

Une solution innovante pour surveiller la qualité des eaux superficielles 

Afin de détecter rapidement les variations anormales de la qualité des eaux de surface, Veolia propose l’offre de service SWARM conçue autour de sondes en ligne multiparamètres. La bouée mesure les principaux paramètres de qualité de l’eau et transmet les données en temps réel pour analyse. En plus du système de mesure, la bouée comprend une ancre, un flotteur et un module générateur d’énergie permettant l’autonomie. La bouée s’installe directement et facilement sur tout type de plan d’eau et de cours d’eau. Avec le système SWARM, l’opérateur d’eau peut surveiller en continu l’évolution des paramètres clés de la qualité et de l’état des eaux de surface : la conductivité, la température, la vitesse, la profondeur, l’oxygène dissous, le pH, la turbidité, la matière organique, la chlorophylle A, phycocyanine et phycoérythrine.

Optimiser la gestion des ressources exploitées dans une perspective de long terme

Objectifs et résultats de la lutte contre les pertes en eau

Veolia apporte des solutions pour :

  • gérer les prélèvements sur le long terme ;
  • optimiser les procédés et le recyclage des eaux de process ;
  • réduire les pertes en eau par l’amélioration du rendement des réseaux de distribution.

Dans de nombreuses villes, 20 à 50 % de l’eau produite est perdue principalement en raison de fuites sur les réseaux de distribution. Veolia a fait de la réduction des pertes l’une de ses priorités.

Certains contrats municipaux fixent un objectif de réduction des fuites notamment en réseau : augmenter les performances de réseau d’eau potable de 79 % à 85 % d’ici 2023 pour la métropole de Lille.

Consommation d’eau et rendement des réseaux desservant plus de 50 000 habitants

L’amélioration du taux de rendement des réseaux d’eau potable, à périmètre pro forma, s’explique par la mise en place de programmes de réduction de fuites (recherches de fuites, sectorisation des réseaux, meilleure maîtrise du comptage, etc.). Elle traduit la capacité du Groupe à améliorer la performance de systèmes complexes.

Indice linéaire de perte en eau

Afin de mieux cibler nos efforts de recherche de fuite et de conseiller nos clients sur les meilleurs choix en matière d’investissements pour les renouvellements, un indicateur complémentaire de performance des réseaux est suivi : l’indice linéaire de perte, qui rapporte le volume de perte en eau au linéaire de réseau.

2016 2017 2018 2019 2020
Indice linéaire de perte en eau (m3/km/jr) – proforma 28.82 27.87 26.11 25.85 24.87

L’évolution de cet indicateur au niveau du Groupe, à périmètre courant, reflète nos efforts dans la réduction des fuites ainsi que les changements de périmètre, dus à  nos gains et pertes de contrats.

En 2017, l’entrée au périmètre de nouveaux contrats avec un indice linéaire de pertes très bas a fait baisser la moyenne Groupe de 4 points.

Mesures de lutte contre des pertes en eau

Pour lutter contre les pertes en eau, des programmes de détection et de réparation des fuites sont systématiquement proposés à nos clients. D’autres leviers les complètent pour une meilleure efficacité : amélioration de la maîtrise comptage, gestion optimisée de la pression sur les réseaux ou encore lutte contre la fraude.

Réduire les fuites peut passer par des remplacements ou des réhabilitations de canalisations et nécessite des investissements parfois lourds ou des financements qui sont définis au cas par cas, selon les contrats, sous la responsabilité de l’autorité délégante.

De nouveaux outils de détection des fuites

La Recherche & Innovation de Veolia développe, pour les opérateurs, des outils de détection des fuites sur les réseaux d’eau potable :

  • un brevet, en 2015, permettant d’affiner la prélocalisation s’appuie sur les données des débitmètres et des capteurs de pression déjà en place ou à installer ;
  • un dispositif d’écoute, capable de détecter les fuites sur un réseau d’eau potable comportant des canalisations métalliques ou en plastique, est actuellement en test sur des réseaux en France.

L’outil informatique de gestion patrimoniale pour les réseaux d’eau potable Cartometallo, fondé sur les analyses métallographiques des tuyaux en fonte, propose une interprétation de ces analyses à l’échelle d’un réseau en identifiant les causes et les risques de dégradation et en proposant des solutions (réhabilitation, renouvellement).

Contrat de Lille : réduire les prélèvements grâce à la lutte contre les fuites

En 2015, Veolia a remporté un important contrat avec la métropole de Lille, à travers sa filiale Eau de la métropole européenne de Lille SA (ILEO), pour une durée de huit ans. À travers ce contrat, Veolia s’engage à diminuer significativement les prélèvements d’eau sur les ressources avec l’objectif de 3 millions de m3 économisés d’ici 2023. Pour ce faire, deux principaux leviers seront mis en œuvre : diminution importante (-25 %) des fuites en réseau et augmentation des performances du réseau, qui passera de 79 % à 85 %.

Ainsi, en 8 ans, Veolia renouvellera un parc de 250 000 compteurs sur les 310 000, alimentant 450 000 foyers, remplacera 2400 branchements et créera un réseau de 1100 capteurs localisés, intelligents et connectés, pour écouter les tuyaux ​et identifier précisément les problèmes éventuels sur les 4300 km de réseau. Afin de repérer plus rapidement les zones de fuite​, ​​​​Il​é​o déploie​ 360 compteurs de secteur, par quartier, ainsi que des compteurs télérelevés sur 1900 bâtiments collectifs (salles de sport, etc.). 

En 2017, l’objectif fixé à 80 % a été dépassé pour atteindre la valeur de 84,6 %, notamment grâce à une recherche et réparation optimisées des fuites notamment grâce à l’inspection par des techniques de recherche de fuites adaptées de 3 839 km de réseau soit plus de 90% du linéaire total durant l’année, mais également un délai d’intervention sur signalement de défaillance de moins de 45 minutes. Pour aller plus loin, visant une amélioration continue et la modernisation constante de ses actions, ILEO a réalisé une étude via le logiciel Veolia VISION :  l’optimisation avancée de la recherche de fuite et du renouvellement. Ceci pour répondre à la question: connaissant nos objectifs de performance, quelles actions combinées de renouvellement et de recherche de fuite seront les plus efficaces?

Gestion patrimoniale des réseaux en France

En France, la réglementation impose aux collectivités de décrire précisément les ouvrages de transport et de distribution d’eau potable en indiquant un objectif de perte en eau, selon la disponibilité de la ressource. En cas de non-atteinte de leur objectif, les collectivités doivent établir un plan d’actions avec un programme pluriannuel de travaux d’amélioration du réseau. L’Agence française pour la biodiversité (ex-Onema) a mis en place un indice spécifique pour évaluer ce niveau de connaissance des réseaux d’eau potable et pour s’assurer de la bonne gestion patrimoniale dans tous les services d’eau. S’inscrivant dans ce contexte réglementaire, la démarche de gestion patrimoniale des réseaux d’eau potable exploités par Veolia en France (soit 64.5 % des réseaux exploités par le Groupe) vise à optimiser, sur les court et long termes, les besoins en investissement et en actions d’exploitation pour atteindre les niveaux de performance souhaités. Elle est fondée sur la collecte, l’organisation et la gestion de l’information des réseaux pour le compte des municipalités qui ont confié ces missions à Veolia (structure des ouvrages, défaillances et interventions, données sur l’environnement des canalisations).

Des outils d’aide à la décision

De plus, Veolia conseille les municipalités dans la définition de leurs plans d’action et les accompagne dans leur réalisation. À cet effet, des outils avancés d’aide à la décision ont été développés pour traduire les scénarios envisagés en termes de plan d’action et d’évaluation des coûts, tels que MOSARE (MOdule Statistique d’Analyse des Réseaux d’Eau) qui permet d’optimiser la performance des réseaux et les dépenses globales associées ou encore Vision qui permet de construire un plan des interventions à long terme en calculant l’équilibre optimal entre renouvellement, effort de recherche de fuite et gestion de pression en tenant compte du vieillissement du réseau. Pour en savoir plus

MOSARE : un outil pour évaluer les risques de rupture de canalisation

L’outil d’aide à la décision MOSARE, déployé sur les contrats de Shanghai et Shenzhen en Chine, de Bucarest en Roumanie, de Bogota en Colombie, de Guayaquil en Equateur, de AguasCalientes au Mexique et de nombreux contrats en France comme le contrat du SEDIF (banlieue parisienne) (plus de 10 % des réseaux exploités par le Groupe), est l’un des principaux éléments de la méthodologie globale de gestion des réseaux proposée par Veolia à ses clients. Développé selon une approche statistique et comportant plusieurs modèles adaptés à la quantité de données disponibles, il permet d’évaluer la probabilité de défaillance future par canalisation ou branchement, qui est ensuite combinée aux conséquences si la défaillance survenait (criticité hydraulique, interruption de circulation…). Veolia construit les programmes de renouvellement à partir du résultat du risque de défaillance et de l’opportunité de mutualiser les travaux avec d’autres interventions ou des opérations de voirie.

Promouvoir un comportement responsable des usagers et la digitalisation

Digitalisation

Le Groupe se digitalise. Les plateformes et applications pour les collectivités (Urban Board) et les usagers (Urban Pulse) (et Urban Hypervision Systems pour les gestionnaires de services urbains, notamment la plateforme de traitement des données des services d’eau et d’assainissement appelée Smart Water Box ) apportent une vision globale des services d’eau et un accès direct et en temps réel aux données. Ces solutions dites « smart » renforcent la réactivité et l’efficacité opérationnelle.

Ces  trois outils s’appuient sur les technologies numériques les plus avancées : capteurs, Internet des objets, Big Data, sécurisation et validation des données, modélisation et analyse prédictive.

Urban Hypervision, le système de gestion des services essentiels

L’application permet la gestion intelligente et prédictive des services grâce à un système d’hypervision qui agrège capteurs, informations en temps réel, systèmes d’alerte, prédiction et ordres d’interventions. Les opérations sont ainsi plus efficaces, moins coûteuses et plus transparentes pour les gestionnaires de services urbains.

Pour les services d’eau, Smart Water Box, une plateforme de traitement des données des services d’eau et d’assainissement, améliore la performance, la qualité de service, la gestion des crises et l’information technique. Elle agrège les données issues des infrastructures et de capteurs externes comme la météo, pour automatiser les alarmes et les seuils, gérer de manière prédictive les interventions, les travaux et informer en temps réel les citoyens. Elle permet aussi la gestion d’autres services de la ville comme les réseaux de chaleur.

Veolia Eau d’île de France a conçu pour le SEDIF (Syndicat des Eaux d’île-de-France), le ServO, un centre de pilotage intégré, doté des dernières technologies. Avec 1,3 milliard de données traitées, il permet de piloter et superviser le plus grand service d’eau en France : 4,5 millions d’habitants desservis, répartis sur 150 communes en île-de-France. Le ServO intègre toutes les composantes du service : distribuer de l’eau en quantité et en qualité suffisante, répondre aux événements pouvant impacter la production ou la distribution, informer les consommateurs en temps réel et garantir la performance technique du réseau. De ce fait, il est essentiel à la continuité de l’alimentation en eau, à la sécurité sanitaire des consommateurs, à la prévention et à la gestion des crises.

Sensibilisation pour les usagers

Veolia a développé et propose à ses clients municipaux des outils pour sensibiliser et donner les moyens aux consommateurs finaux de maîtriser leur consommation (installation de compteurs individuels, télérelevé, tarification incitative).

Dans le cadre des contrats de distribution d’eau potable, la relation avec les consommateurs finaux et leur sensibilisation à un usage responsable de l’eau sont des compétences de l’autorité publique, auxquelles Veolia ne peut se substituer, mais que le Groupe peut assurer, en délégation de service public. En cas de délégation, les mesures retenues sont contractualisées avec l’autorité publique qui reste décisionnaire. Veolia propose différents moyens pour sensibiliser les usagers et leur permettre de réaliser des économies d’eau :

  • informations sur la consommation par l’intermédiaire des centres service consommateurs ;
  • documents d’information et de conseil sur la maîtrise de la consommation adressés avec les factures ;
  • mise à disposition des informations de consommation sur Internet (site consommateurs et newsletters) ;
  • prévention des fuites à domicile (information sur la détection des fuites et alertes lorsqu’une surconsommation anormale est détectée) ;
  • incitation au remplacement progressif des anciens équipements au profit de nouveaux, plus économes en eau.

Des compteurs individuels pour suivre la consommation

La mise en place de compteurs individuels est un levier important de la sensibilisation en matière de consommation d’eau. En effet, en logement collectif, les usagers ignorent souvent le volume de leur consommation.

C’est le cas dans les appartements d’immeubles collectifs qui n’ont pas de comptage individuel et pour lesquels la facturation s’effectue sur la base d’un compteur général en pied d’immeuble, avant répartition entre les logements sur la base, le plus fréquemment, de leur surface.

Responsabiliser le consommateur suppose de l’informer de sa propre consommation, notamment par l’installation de compteurs individuels.

Le télérelevé, un suivi en temps réel

Pour des services toujours plus performants, tant en faveur des usagers que des collectivités, Veolia poursuit son avancée dans la voie du comptage intelligent.

Dans le cadre de son plan environnemental 2016-2018, prolongé à 2019, Veolia s’est fixé comme objectifs de développer les solutions de compteurs intelligents et propose désormais le télérelevé à 3,3 millions de foyers français et à 1,8 millions de foyers dans le reste du monde.

Voir tableau ci-dessus.

Grâce à cette technologie, le consommateur est immédiatement alerté en cas de fuite et  peut suivre sa consommation sur Internet ou via d’autres médias (téléphone mobile). Par ailleurs, il n’a plus besoin d’être présent pour le relevé de son compteur et voit ainsi ses démarches simplifiées avec son service d’eau. Le suivi en temps réel du réseau de distribution, des volumes produits et consommés, permet également une gestion plus affinée et respectueuse de la ressource.

M2ocity et Homerider Systems, technologies pionnières pour le télérelevé, se sont associées en 2018 pour donner naissance à Birdz, filiale de NovaVeolia au service de la Smart City et de l’environnement urbain. Birdz aide les villes et les industries à réduire leurs consommations et à améliorer leurs services en collectant des millions de données eau, énergies, déchets, température, qualité de l’air, nuisance sonores, pollution. Birdz a délivré son six millionième objet communicant à la Communauté d’agglomération du Bassin d’Arcachon Sud en janvier 2018.

Communiqué de presse 26 janvier 2018

Communiqué de presse 26 janvier 2018

HomeFriend, une application mobile pour sensibiliser les usagers à leurs consommations

HomeFriend est une société d’expertise de NovaVeolia spécialisée dans les comportements d’usage dans le domaine de l’eau et des énergies. Son application mobile permet de comparer la consommation d’eau et d’électricité avec celle de foyers similaires pour se situer et faire des économies, centraliser les factures et les services des fournisseurs d’eau et d’énergie, et proposer des services utiles accessibles facilement (éco-conseils en Chat intelligent 24h/24, 7j/7). Ce service permet notamment d’accélérer les usages digitaux dans l’eau.

La tarification incitative

Au-delà des actions de sensibilisation, les collectivités ont la possibilité d’instituer, selon le cadre réglementaire en vigueur, des systèmes de tarification incitative pour lutter contre les gaspillages. La politique tarifaire est l’un des outils économiques destinés à mieux équilibrer l’usage des ressources en eau, en particulier dans les zones où celles-ci sont rares. Veolia dispose de l’expertise pour accompagner les collectivités sur ce thème. 

Voir tableau ci-dessus.

Développer des ressources alternatives

Objectifs

L’économie des ressources passe aussi par le développement des ressources alternatives comme la réutilisation des eaux épurées, la récupération des eaux de pluie, la recharge de nappe ou le dessalement d’eau de mer.

Volume d’eaux réutilisées à partir d’eaux collectées et traitées

* L’indicateur intègre le métier Déchets, en plus du métier Eau. 

Durban, réduire le stress hydrique par la réutilisation des eaux usées

Veolia recycle 98 % des eaux de l’usine de traitement d’eaux usées eThekwini au sud de Durban. Les 47 500 m3 d’eaux usées traitées quotidiennement (un volume équivalent à celui de 15 piscines olympiques) sont destinées aux industries locales, pour alimenter leurs procédés de production. Le recyclage pour un usage industriel permet de réduire les prélèvements d’eau dans l’environnement et de consacrer les ressources en eau douce à la production d’eau potable pour 220 000 habitants de l’agglomération de Durban.

Optimisation des prélèvements d’eau dans le métier Déchet

Le métier Déchet de Veolia représente 0,2 % de ses prélèvements d’eau. Pour les optimiser, Veolia a élaboré un guide « Efficacité Eau » qui identifie trois types de mesures : limitation des pertes, optimisation des consommations et solutions alternatives en ressource eau. Pour chacune des activités Déchets, ce guide liste les actions possibles, des précisions techniques, des éléments de coût, le niveau de difficulté de mise en œuvre, des recommandations, les bénéfices en termes d’économies d’eau et des exemples d’application sur site. Dans le métier Déchet, les 3/4 de la consommation d’eau proviennent de l’activité incinération, notamment de certains incinérateurs qui emploient un procédé humide de traitement des fumées ; la réutilisation de l’eau est une solution utilisée majoritairement pour cette activité.

Axes de recherche

Smart Ferti Reuse, un projet de Smart fertirrigation et réutilisation des eaux usées traitées
La fertirrigation est un concept permettant d’appliquer à l’agriculture une approche d’économie circulaire, en valorisant à la fois l’eau et les éléments nutritifs présents. Le projet Smart Ferti Reuse a pour objectif de concevoir un service complet pour accompagner les acteurs du monde agricole et les collectivités locales dans une gestion optimisée et raisonnée des eaux résiduaires urbaines traitées et des fertilisants. Ce projet est porté par Sede Environnement et Veolia en Allemagne. Il est réalisé en partenariat : en France – avec Irstea, l’INRA, Polymem, Bio-UV, CACG, Ecofilae, Veolia Eau (projet labellisé « France Expérimentation ») et en Allemagne – avec AVB et SEBS.
IrriAlt’Eau, un projet innovant d’étude de la qualité des eaux usées traitées pour la micro-irrigation de vignes

Dans le cadre du projet IrriAlt’Eau et en collaboration avec l’INRA, Veolia a été partenaire pour conduire des expérimentations de micro-irrigation des vignes avec une eau filtrée et épurée par les stations d’épuration. Celles-ci ont été menées avec succès dans les vignes du Languedoc Roussillon.

Pour ce faire, les eaux traitées dans la station d’épuration de Narbonne-Plage reçoivent un traitement complémentaire appelé tertiaire, grâce à un système épuratoire mis au point par Veolia, afin de garantir la qualité requise pour l’irrigation des vignes. Entre 2014 et 2016, une première expérimentation conduite sur 1,5 hectare de vignes a montré qu’il n’y avait pas de différence dans le sol, la nappe phréatique, la plante et la composition de la récolte et du vin entre les vignes irriguées avec des eaux recyclées et celles irriguées avec de l’eau potable. La qualité du vin est en effet plus sensible aux effets des conditions météorologiques de l’année de récolte des raisins qu’au type d’eau d’irrigation. Par ailleurs, outre les bénéfices environnementaux, la réutilisation des eaux usées pour l’irrigation présente plusieurs avantages pour la production et la qualité du raisin grâce notamment à leur teneur en nutriments essentiels pour les cultures qui pourrait, selon les recherches et essais menés, permettre de réduire les besoins en engrais chimiques.

Proposer des contrats de performance

Intégrer des indicateurs de performance environnementale

De nombreux services fournis par Veolia font aujourd’hui l’objet de conditions contractuelles de performance durable. Ainsi, les contrats avec les collectivités locales pour la production et la distribution d’eau potable peuvent intégrer des indicateurs de performance économique, environnementale et sociale, tels que la performance des réseaux à travers la réduction des pertes en eau, ou l’avancement des démarches de protection de la ressource.

Un nouveau business model

Veolia va plus loin dans la création de valeur avec une innovation contractuelle : les contrats de performance (ou Peer performance solutions). Il s’agit d’un nouveau business model qui fixe la rémunération en fonction de la performance du service. La valeur créée est partagée entre le client et Veolia.

Ces contrats de performance comprennent un socle – le savoir-faire traditionnel de Veolia, son expertise et ses solutions mises en œuvre à travers le monde – auquel s’ajoute l’accompagnement au changement. C’est ce dernier aspect qui fait la force du contrat de performance puisqu’il instaure une nouvelle manière de fonctionner avec le client.

Le contrôle opérationnel est assuré par le client mais Veolia s’intègre au process et à l’organisation du client, pour assurer la mise en œuvre d’une performance accrue et durable.

Ce type de contrat, à mi-chemin entre le modèle de concession et de consultant, a été développé par Veolia aux États-Unis et au Canada auprès de sept municipalités (New-York, Pittsburgh, etc.). En savoir plus.

Performance sociétale

Veolia, profondément ancré et impliqué dans les territoires, œuvre avec l’ensemble des acteurs locaux pour améliorer l’accessibilité de tous aux services essentiels, les conditions de vie et de santé, l’emploi et la formation, l’insertion, le développement économique et la relation entre le monde industriel et celui des collectivités. En effet, sur les territoires où nous opérons, la cohésion et l’équité sociale sont les facteurs de succès pour nos métiers ainsi que pour les missions de service public qui nous sont déléguées ou les contrats qui nous sont confiés.

Alors que l’économie mondialisée conduit au déplacement de pans entiers de l’activité économique d’un territoire à l’autre, les services publics locaux ne sont pas délocalisables. Aussi, la gestion de l’eau, de l’énergie ou des déchets échappent à cette tendance.

Nos solutions contribuent donc à l’attractivité et à la compétitivité des collectivités et des entreprises qui y opèrent et à la vitalité des territoires.

Politique et management sociétal

La responsabilité sociétale s’exprime et se mesure à l’aune des trois engagements de Veolia pour un développement durable des territoires et au regard de cibles définies à l’horizon 2020.

Engagement 4 – Construire de nouveaux modèles de relations et de création de valeur avec nos parties prenantes.

  • Indicateur cible 2020 – Avoir mis en place un partenariat majeur basé sur la création de valeur partagée, pour chaque zone d’activité et chaque segment de croissance.

Engagement 5 – Contribuer au développement et à l’attractivité des territoires.

  • Indicateur cible 2020 – Maintenir au-dessus de 80 % la part de nos dépenses réinvesties sur les territoires.

Engagement 6 – Fournir et maintenir des services essentiels à la santé et au développement humain.

  • Indicateur cible 2020 – Contribuer aux objectifs du développement durable définis par l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2015, à l’instar de notre contribution aux objectifs du millénaire.

Cette stratégie s’intègre désormais, dans la raison d’être de Veolia, définie en 2019, et dans son programme stratégique Impact 2023. La démarche de performance plurielle associée, prend le relais pour le pilotage de la stratégie RSE du Groupe, en exprimant un nouvel engagement de soutenir le développement des territoires de manière responsable, décliné en trois nouveaux objectifs sociétaux :

  • création d’emplois et de richesses dans les territoires ;
  • éthique et conformité ;
  • accès aux services essentiels – eau et assainissement.

Veolia, profondément ancré dans les territoires, œuvre avec l’ensemble des acteurs locaux pour améliorer l’accessibilité de tous aux services essentiels, les conditions de vie et la santé, l’emploi et la formation, l’insertion, le développement économique et la relation entre le monde industriel et celui des collectivités.

Pilotage et déploiement

Les unités opérationnelles présentes sur cinq continents sont les premiers acteurs de la mise en œuvre des engagements du Groupe, en lien avec les directions fonctionnelles et par l’intermédiaire du comité exécutif et des directeurs de zone.

Le Groupe s’appuie également sur différentes structures qui, au-delà des projets menés directement par les business units, accompagnent les territoires et acteurs locaux dans leur transition en soutenant l’action en termes d’aide au développement, de protection de l’environnement, et d’insertion sociale :

  • La fondation Veolia Elle intervient dans trois domaines  prioritaires : l’aide au développement et l’urgence humanitaire, le lien social et l’accompagnement vers l’emploi, la protection de l’environnement et de la biodiversité. Les projets de la Fondation Veolia impliquent des collaborateurs du Groupe, des parrains des projets soutenus (mécénat financier) ou des volontaires du réseau Veoliaforce (mécénat de compétence via des interventions sur le terrain). En 2020, le soutien financier de la Fondation Veolia à 41 nouveaux projets ou développements de programmes d’actions, a représenté un montant de 1,312 millions d’euros. En prorogeant le mandat de la Fondation Veolia pour un nouveau quinquennat (2018-2023), le Groupe a confirmé son engagement sur une politique de mécénat de compétences et financier.
  • L’institut Veolia – association loi 1901 créée par Veolia Environnement, qui mène depuis 2001 un travail prospectif sur les enjeux au carrefour de l’environnement et de la société. Plateforme d’échanges et de débats, sa mission est de proposer des regards croisés pour éclairer le futur. Au fil des ans, l’Institut Veolia a tissé un réseau international de haut niveau, formé d’experts intellectuels et scientifiques, d’universités et organismes de recherche, d’autorités publiques, d’ONG, d’organisations internationales, etc. L’Institut intervient à travers ses publications et conférences de haut niveau, ses groupes de réflexion prospectifs et son réseau international. Reconnu comme une plateforme légitime sur les enjeux globaux, l’Institut Veolia a été admis comme « Observateur ONG » par la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Engagement auprès des communautés

L’ensemble des zones de Veolia, via ses business units locales, complètent l’action des structures dédiées, les Fondations, dans la mission de Veolia de “Ressourcer le monde”, et dans son engagement auprès des communautés.
Cette responsabilité sociétale du groupe s’exprime en particulier par ses actions de solidarités citoyenne menées en 2020 dans les différents pays d’implantation de Veolia :

  • dons aux associations, ONG et communautés dans le cadre des actions locales de solidarités sociales ou environnementales (mécénats, sponsoring et parrainages) : 19,929 millions d’euros,
  • campagnes de bénévolat social ou environnemental par des volontaires salariés (voir partie “Favoriser l’insertion sociale et professionnelle, et la solidarité”) : 4 068 jours (environ 890 000 euros),
  • frais de fonctionnement et de gestion des structures dédiées à la mise en oeuvre de la démarche citoyenne de Veolia (fondations Veolia en France, Allemagne et République Tchèque) : 1,977 millions d’euros,
  • dons de produits et services, principalement liées au maintien à l’accès l’eau pour les populations les plus fragiles (voir partie “Notre expertise Accès”) : 5,087 millions d’euros.

Construire de nouveaux modèles de relation avec nos parties prenantes

Veolia a développé sa démarche RSE autour de l’interaction entre les acteurs du territoire : autorités locales, institutionnels, société civile, citoyens-usagers de ses services, monde industriel et économique, etc. Ses solutions se situent à l’interface de problématiques réglementaires, sociétales et environnementales. Elles visent à améliorer les performances des clients, pour le bénéfice des territoires où elles sont déployées. Elles sont le fruit d’une inventivité permanente pour la coconstruction de partenariats et d’initiatives porteurs de création de valeur.

Enjeux et démarche

À travers son engagement pour un développement durable, Construire de nouveaux modèles de relations et de création de valeur avec nos parties prenantes, Veolia vise plusieurs objectifs complémentaires :

  • Construire de nouveaux modèles de création de valeur partagée avec ses clients et partenaires.
  • Développer des relations avec l’ensemble de ses parties prenantes, fil conducteur de sa démarche RSE.

Cet engagement est porté, au niveau du comité exécutif, par Monsieur Olivier Brousse, directeur de la stratégie et de l’innovation.

Un dialogue élargi au service du co-développement

Si le dialogue avec nos clients, autorités publiques et clients industriels, est central, pour améliorer le service et répondre à leurs attentes, il n’est pas unique. La satisfaction du consommateur final ou de l’usager (clients indirects) est essentielle. En effet, sans l’adhésion de la population au niveau du service et au prix demandé, rien de légitime, ni de durable ne peut se bâtir.

La contribution (indirecte) des fournisseurs et sous-traitants à la performance sociétale du Groupe, l’un des moteurs de la politique Achats responsables.

La montée en puissance des acteurs de la  société civile (ONG, entrepreneurs sociaux, associations de consommateurs, acteurs de solidarité, universitaires, etc.), amène le Groupe à redéfinir le périmètre de ses métiers et à repenser sa croissance sur des modèles innovants en développant de nouveaux modèles économiques. Le principe est de s’appuyer sur la valorisation du savoir-faire via des contrats de partage des bénéfices et de la valeur créée avec ses clients et avec des partenaires apportant des expertises complémentaires.

Ces mécanismes de co-construction permettent d’appréhender des problématiques auxquelles Veolia n’aurait pas pu répondre seul. Par exemple, construire une offre au service de la résilience urbaine nécessite une action concertée globale et une collaboration avec un large panel d’acteurs. C’est l’esprit du partenariat signé avec le réassureur Swiss Re sous l’égide de la fondation Rockefeller et de l’initiative 100 Resilient cities.

Un comité Critical Friends

Créé en 2013, le comité des Critical Friends de Veolia se compose aujourd’hui d’une quinzaine de personnalités indépendantes, expertes des problématiques sociales, sociétales et environnementales, issues du monde institutionnel, académique, associatif, de partenaires de l’entreprise et d’un représentant de jeunes générations engagées pour le climat. Le comité est présidé par Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs & Partenaires.
Cet espace de réflexion collective a pour objectif d’apporter à la direction de Veolia le regard d’observateurs externes sur des sujets stratégiques en lien avec sa responsabilité d’entreprise, pour nourrir et accompagner la démarche de progrès continu du Groupe. À ce titre, les membres ont participé à l’élaboration de la raison d’être du Groupe et donnent des avis sur son bon accomplissement. En 2020, le comité s’est réuni deux fois, pour aborder des sujets tels que le renforcement de l’utilité sociale de Veolia dans le contexte de la crise pandémique, le nouveau projet stratégique du Groupe en lien avec sa raison d’être et la transformation de la société, ou la création du champion mondial de la transformation écologique.
Des comités s’inspirent de ce modèle en Chine et au Japon, afin d’échanger avec des experts sur des axes stratégiques de Veolia dans ces géographies.

Des outils de référence

Afin de promouvoir une politique active de dialogue avec les parties prenantes sur l’ensemble de ses territoires d’intervention, Veolia s’appuie sur deux outils de référence.

  • Le code de conduite du manager est un guide destiné à l’ensemble des managers de Veolia. Il est mis en œuvre au sein de Veolia par chaque filiale et dans tous les pays où le Groupe opère, conformément aux lois, règlements et usages nationaux et internationaux. Ce Code de Conduite s’appuie sur cinq valeurs fondamentales qui ont été désignées comme les pierres angulaires de notre culture d’entreprise : la responsabilité, la solidarité, le respect, l’innovation et l’orientation client. Ces valeurs définissent la personnalité de l’entreprise et guident les comportements et prises de décision. Le Code de conduite explique, à travers chacune de ces valeurs, l’engagement collectif de l’entreprise et la manière concrète dont les managers doivent se comporter au quotidien avec leurs équipes et les parties prenantes.

  • Une cartographie des parties prenantes (institutions politiques, institutions financières, associations professionnelles, associations de collectivités locales, ONG de développement et de solidarité, fondations, universités). Pour chacune d’elles, des objectifs, partenariats souhaités et points d’entrée au sein de l’entreprise ont été définis. Un comité des parties prenantes a été constitué pour prioriser et coordonner les collaborations au niveau du siège.
  • Un guide méthodologique de dialogue avec les parties prenantes. À la disposition du réseau des correspondants développement durable (environ 25 collaborateurs répartis dans les zones et entités du groupe) et des responsables opérationnels, il permet de mettre en œuvre cette politique de dialogue et d’articuler les spécificités locales avec les lignes directrices du Siège. A usage interne uniquement, ce guide méthodologique et de partage des bonnes pratiques a été publié en octobre 2014. Il est structuré selon une méthodologie en quatre étapes :
  1. Cartographie (identification de nos parties prenantes et définition de notre plan d’action)
  2. Information & dialogue (gestion des relations avec nos parties prenantes)
  3. Engagement (Contribuer et innover avec nos parties prenantes)
  4. Mesure et communication (mesure de l’impact de nos stratégies et communication). Il s’accompagne d’une dynamique de partage des bonnes pratiques et écueils rencontrés (exemple fiche cartographie parties prenantes à New Delhi – contrat de Nangloi).
Guide méthodologique du dialogue avec les parties prenantes

Guide méthodologique du dialogue avec les parties prenantes

 

Garantir un dialogue optimal

Les parties prenantes du Groupe, dans le cadre de nos contrats, ont de multiples visages :

  • les autorités locales et les élus : représentants élus des citoyens des périmètres délégués, ils sont également nos principaux donneurs d’ordre et nos clients institutionnels ;
  • les citoyens : ils sont les consommateurs des services délivrés, souvent riverains des installations exploitées ;
  • les acteurs économiques : ils sont les clients, fournisseurs ou partenaires des secteurs industriel ou tertiaire, dans les territoires où Veolia intervient.

Entre ces parties prenantes, les rapports sont complexes. Le Groupe met donc en œuvre des actions spécifiques pour garantir un dialogue optimal, régulier et transparent.

Parce que l’adhésion des consommateurs et des différents acteurs tant sur le service offert que sur le prix demandé est essentielle, il est indispensable de construire, avec les acteurs locaux, de nouveaux modèles de partenariats et de contrats fondés sur des bénéfices mutuels (économiques, sociaux, sociétaux, environnementaux). Cela passe par la concertation, socle de l’efficacité et de la légitimité.

L’instauration du dialogue avec les parties prenantes locales se concrétise notamment par :

  • la mise en place d’une gestion de proximité pour répondre aux demandes d’information et de service des habitants ;
  • une information régulière des parties prenantes locales concernées et/ou intéressées par l’accès aux services et leur évolution ;
  • la mise en place d’enquêtes de satisfaction client pour estimer les progrès du service, les bénéfices des usagers et mieux comprendre leurs motifs d’insatisfaction et leurs attentes. Les résultats de ces enquêtes sont en général disponibles sur les sites des sociétés de service concernées ;
  • la mise en place de dispositifs de communication externe pour promouvoir les nouvelles solutions auprès des clients collectivités (recueil d’innovations, rencontres sur ce thème et participation à des évènements sur la ville durable, site Internet dédié) ;
  • la prise en compte du secteur informel.

Le modèle économique de partenariat public-privé pour des missions de service public favorise le dialogue permanent avec les autorités et les administrations locales. Ainsi, pour la gouvernance des contrats en cours d’exécution, des instances de dialogue sont définies et la fréquence, ainsi que la forme des interactions du Groupe, sont formellement contractualisées.

Le dialogue avec les élus et les fonctionnaires territoriaux est permanent, pour veiller au respect du contrat et le faire évoluer, en fonction des besoins de la collectivité. Les autorités définissent leurs exigences dans les contrats qui nous lient, les réponses à leurs attentes constituant des indicateurs de performance. Les obligations du délégataire en matière de transparence et de transmission d’informations sont également précisées contractuellement (reportings réguliers, indicateurs de performance…).

Prendre en compte les attentes globales

Veolia échange régulièrement avec ses parties prenantes (associations, organisations internationales, universités, syndicats etc.) via diverses instances de réflexion (groupes de travail, colloques, événements internationaux) et a noué des partenariats avec nombre d’entre elles. Veolia contribue ainsi aux réflexions, consultations et travaux relatifs à l’évolution de la gestion des services à l’environnement, menés par les décideurs publics internationaux, européens et nationaux, les associations professionnelles, les think tanks et les ONG. Le Groupe partage son expertise en répondant aux demandes des parties prenantes, à leurs initiatives ou à des questions ayant un impact direct ou indirect sur ses activités.

Représentants de la société civile et du monde académique

L’Institut Veolia : un instrument de prospective

L’Institut Veolia mène un travail prospectif sur les enjeux au carrefour de l’environnement et de la société. Il développe ses activités à travers un dialogue permanent avec les milieux scientifiques et intellectuels ainsi qu’avec les praticiens qui font référence sur les sujets étudiés. À travers des conférences, une revue (La Revue de l’Institut – FACTS Reports) et des groupes de travail prospectifs, l’Institut Veolia réunit et diffuse les expériences et expertises de différents acteurs (chercheurs, experts académiques, pouvoirs publics, entreprises, ONG, organisations internationales, etc.) pour proposer des regards croisés sur ses thématiques de travail :

  • l’Institut Veolia a publié au premier semestre 2020 un nouveau numéro de sa revue consacré à la qualité de l’air intérieur. Son objectif est d’éclairer un sujet moins visible que la pollution atmosphérique et pourtant à forts enjeux en termes de santé publique. Le numéro propose d’explorer les solutions pour mesurer, améliorer et préserver la qualité de l’air intérieur permise par les dernières innovations scientifiques et techniques, et d’identifier les leviers de prise de conscience et de déploiement des politiques publiques permettant de mettre en œuvre ces solutions. La revue rassemble des contributions académiques (Université de Séoul), le regard d’acteurs publics et internationaux (Airparif, OMS, Climate and Clean Air Coalition) ainsi que des études de cas de grands groupes (Veolia) et de start-up innovantes (AirVisual) ;
  • au deuxième semestre 2020, dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, l’Institut s’est intéressé, entre autre, à l’avenir des services essentiels en Afrique, en particulier l’accès à l’eau, l’assainissement, la gestion des déchets et l’énergie. Des rencontres avec des experts académiques ont été organisées pour éclairer les managers du Groupe sur ces sujets.

Pour voir l’ensemble des publications :

Conférences-débats de l’Institut

Pour assurer la promotion de ses publications au moment de leur parution et au-delà, et continuer d’alimenter et d’enrichir les discussions, l’Institut Veolia organise des conférences-débats avec les contributeurs de la revue et d’autres experts. Les revues publiées cette année ont chacune donné lieu à deux conférences-débats. La première qui a pour objet le lancement de la publication, se tient au sein de Veolia (Aubervilliers). La seconde est organisée en partenariat avec la plateforme d’innovation sociale du Groupe SOS « Mouvement UP », et permet à l’Institut de diffuser ses travaux auprès d’un public plus jeune et plus large.

L’Institut Veolia a organisé le vendredi 6 mars 2020 une conférence-débat sur « La qualité de l’air intérieur : relever les défis de l’invisible » à l’occasion de la parution de sa revue dédiée au même thème.

La pollution de l’air intérieur concerne une grande variété d’environnements clos – logements, bureaux, écoles ou encore transports – où nous passons en moyenne 80 % de notre temps. Ces espaces sont parfois plus pollués que l’air extérieur : l’OMS évalue à 3,8 millions le nombre de décès annuels causés par un air intérieur de mauvaise qualité au niveau mondial. En France, on estime à 20 000 le nombre de décès prématurés dus aux 6 principaux polluants intérieurs, et à 19 milliards d’euros par an le coût de cette pollution pour la collectivité.

Derrière les chiffres, que sait-on aujourd’hui des sources de la pollution de l’air intérieur à travers le monde ? Quelles problématiques se posent selon les espaces concernés ? Comment mesure-t-on la qualité de l’air d’un bâtiment ? Quelles solutions existent pour l’améliorer et la préserver ?

Les intervenants étaient :

  • Corinne Mandin, Responsable de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) au sein de la Direction Santé Confort du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)
    Seraphine Haeussling, Coordinatrice de l’initiative Household Energy, Climate and Clean Air Coalition (CCAC)
    Benjamin Ficquet, Directeur Property & Exploitation, Icade
    Frédéric Bouvier, Directeur du Pôle de compétence Air de Veolia
    Avec l’introduction de Nicolas Renard, Directeur de la prospective, Institut Veolia,
    et la conclusion de Sabine Fauquez-Avon, Présidente d’OFIS Veolia.
  • Modération : Cédric Baecher, Co-fondateur du cabinet Nomadéis.

Comité de prospective de l’Institut

Grâce à la réputation internationale de ses membres et à leur expertise, le comité de prospective guide les travaux et le développement de l’Institut Veolia à l’occasion de sa réunion annuelle. En 2020, le comité a consacré une journée d’études aux enseignements de la crise sanitaire, notamment en termes de santé environnementale, ainsi qu’aux conditions de succès de la relance «verte ». En 2019, le comité avait approfondi la question de l’agriculture urbaine, la réalité des initiatives menées par des associations, entreprises et collectivités ainsi que leurs enjeux et perspectives de développement. Si le modèle économique reste encore bien souvent à élaborer, le comité a retenu le fort potentiel de l’agriculture urbaine comme vecteur de lien.

Partenariats remarquables

Par ailleurs, d’autres exemples illustrent les partenariats entre Veolia et le monde académique (ex. Antropia et l’Institut de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Social de l’Essec), avec la société civile et le secteur privé (ex. Action Tank Entreprise & Pauvreté » que Veolia a rejoint en 2014, partenariats avec Ashoka et Ticket for Change sur des projets d’entrepreneuriat social et de social business). En favorisant l’entrepreneuriat social, ces collaborations contribuent aussi au développement économique des territoires par le dialogue.

Programme Qualiagro de recherche au service d’une agriculture durable

À l’issue du colloque célébrant les 20 ans du programme de recherche QualiAgro, Veolia, l’INRA et l’Irstea ont signé en novembre 2018 une convention cadre pour poursuivre durant cinq ans leur collaboration au service d’une agriculture durable. Ce programme vise à développer des solutions d’utilisation des déchets urbains organiques (biodéchets, déchets verts et boues d’épuration) comme fertilisant agricole. L’accord doit permettre de passer en phase d’expérimentation à grande échelle.

Partenariat avec l’Institut de l’innovation et de l’entrepreneuriat social (IIES) de l’Essec

Créé en 2005, par la chaire entrepreneuriat social de l’Essec, IIES est le premier institut d’entrepreneuriat social lancé par une école de management en France. À travers des programmes de recherche-action, il soutient l’émergence et le développement d’entreprises sociales pérennes et à fort impact social. Point de rencontre d’idées innovantes, il permet la confrontation des actions de terrain avec la théorie.

Le partenariat établi avec l’IIES-Essec, et plus particulièrement avec son incubateur Antropia, vise le développement de processus d’incubation d’entrepreneurs sociaux, en lien avec les métiers de Veolia à l’échelle d’un territoire.  

Cette collaboration, par la mise en commun du savoir-faire en matière d’économie sociale et solidaire d’Antropia et du maillage territorial d’une entreprise telle que Veolia, aide les entrepreneurs sociaux à rendre leur entreprise plus performante, plus efficace et pérenne.

Participation à l’action tank Entreprise et pauvreté, HEC Paris

Créé en 2010, à l’initiative de la chaire Social business, entreprise et pauvreté de l’école HEC Paris, comme laboratoire d’expérimentations sociales, l’action tank Entreprise et pauvreté réunit aujourd’hui entreprises, associations et monde académique autour d’un objectif commun : la réduction de la pauvreté et de l’exclusion en France, en favorisant le développement, par des entreprises, de projets économiquement soutenables et susceptibles d’être déployés à grande échelle. Veolia, qui a rejoint l’action tank, début 2014, a notamment participé aux travaux consacrés à la réhabilitation des copropriétés dégradées, ou à l’efficacité des dispositifs de solidarité pour les clients fragiles de l’Eau France.

Participation au Centre SnO (Society & Organizations), HEC Paris

Créé en 2016 sous le patronage du professeur M. Yunus, le centre SnO d’HEC a été créé pour travailler sur les sujets d’organisation d’entreprise et d’implication/interface avec la société. Ce centre de recherche et d’enseignement est directement lié à l’action tank Entreprise et pauvreté. Ces 3 valences (enseignement, recherche et les projets pilotes portés par l’action tank) constituent un  » mouvement  » appelé Movement for Social * Business Impact.

Ticket for Change

Créé en 2014, Ticket for Change veut éveiller des vocations entrepreneuriales au service de la société (accès à la santé, à l’éducation, au logement, protection de l’environnement, etc.) et développer avec ces entrepreneurs du changement un projet économique pérenne. Le partenariat avec Veolia porte sur la mobilisation des collaborateurs Veolia dans des projets d’innovation sociale, et sur le sourcing de start-ups sociales en lien avec les métiers du Groupe.

Le social business et Grameen (Bangladesh)

Grameen Veolia water, joint-venture entre la filiale santé de la banque de microcrédit Grameen Bank, fondée par Mohammad Yunus, et Veolia met en œuvre un modèle économique innovant, le social business.

Le réseau Ashoka

Partenaires depuis 2014, Veolia et Ashoka (premier réseau mondial d’entrepreneurs sociaux – 3000 dans 80 pays) mettent en place des mécanismes permettant de développer l’entrepreneuriat social à l’échelle d’un territoire. Cette année le partenariat a spécifiquement vocation à renforcer les capacités des incubateurs d’entrepreneuriat social régionaux. Ashoka propose des modules de formation supplémentaires à travers leur réseau de professionnels juridiques, en marketing ou encore en leadership.

Ce partenariat s’inscrit directement dans la démarche globale de Veolia d’incubation d’entrepreneuriat social, nommée Pop Up by Veolia.

La REcyclerie (France)

Veolia est le partenaire principal de la REcyclerie à Paris, depuis son ouverture, en 2014. Ancienne gare réhabilitée en lieu d’expérimentation éco-responsable, la REcyclerie sensibilise aux enjeux de l’économie circulaire et de l’agriculture urbaine. Elle fait découvrir, à tous, des styles de vie alternatifs en milieu urbain. Véritable Do tank avec son atelier de réparation de petit électroménager et sa ferme urbaine de 1000 m2, la REcyclerie, qui propose quotidiennement ateliers, conférences ou chantiers collaboratifs, est un véritable laboratoire de mobilisation citoyenne sur des sujets d’éco-responsabilité et d’environnement. En 2017, la REcyclerie et Veolia ont embarqué le public dans leur programme “les ECOptimistes en campagne” .De février à décembre, différents rendez-vous récurrents ont été proposés : grands débats, ateliers, événements festifs, vision artistique, conférences 2C pour les étudiants. Veolia a organisé conférences circulaires : la ville, lieu de prédilection de l’économie circulaire ; Comment l’économie circulaire s’inspire de la nature et est à son service ; Pollutions des océans : comment l’économie circulaire contribue à leur préservation ;  la biomasse, une énergie d’avenir ; les déchets, nos nouvelles ressources de demain.

Partenariats locaux avec des universités, des programmes éducatifs ou des associations locales de protection de l’environnement

Des coopérations sont engagées localement par les zones et pays, sur des sujets liés à l’environnement. Par exemple en France, avec la Fondation Rennes 1 et Espace des Sciences Rennes (soutien aux actions en faveur de la biodiversité et de la transmission du savoir); en Chine, avec l’École de l’environnement (Université Tsinghua à Pékin), avec la Chinese Society for Environmental Science et diverses associations, ou encore à Hong Kong avec le soutien au programme de développement de jeunes – dirigeants de demain – à l’environnement mené par The Nature Conservancy (TNC); aux Pays-Bas, avec Nudge (entreprise sociale qui met en oeuvre des changements durables dans les domaines du climat, de l’énergie et de l’environnement); en République Tchèque et Slovaquie, avec Secret city life (projet en biodiversité urbaine depuis 2017); etc.
Ces partenariats sont parfois établis via des organismes créés spécifiquement par Veolia pour soutenir des des projets : Veolia Environemental Trust au Royaume-Uni, Veolia’s Mulwaree Trust en Australie, Veolia Foundation Poland en Pologne.

Organisations Internationales

Partenaire des organisations internationales, Veolia poursuit sa coopération avec les principales agences de l’ONU, les organisations bilatérales et les bailleurs de fonds internationaux, pour concrétiser ses engagements pris lors de son adhésion au Pacte mondial des nations Unies (Global Compact), en juin 2003, contribuer à l’atteinte des objectifs en matière de développement durable et à la définition des agendas internationaux pour le développement.

Global Compact

Le Groupe fait partie des 560 entreprises au monde ayant obtenu le niveau de différenciation Advanced pour sa communication sur le progrès (Communication On Progress) dans le cadre de son adhésion au Global Compact des Nations unies, dont il contribue au rayonnement des principes. Pour renforcer ce leadership et promouvoir cet engagement auprès des entreprises, Veolia a présidé le club Advanced, plate-forme d’échanges et d’apprentissage collectif du réseau français du Global Compact. Par ailleurs, Veolia s’engage, au-delà des dix principes du Global Compact, en participant activement aux travaux du groupe thématique CEO Water mandate.

ONU et Conférence des parties sur le climat (COP)

Veolia se mobilise et apporte sa contribution aux débats internationaux sur le climat, à l’occasion des Conférences des parties sur le climat (COP).

Veolia, qui a rejoint le programme de partenariat entrepreneurial du CCAC, travaille au côté du CGLU (Cités et gouvernements locaux unis), de C40 Cities et de ICLEI.

Veolia participe depuis 2017 au Forum Politique de Haut Niveau organisé par les Nations Unies et qui vise à faire le point sur le suivi, à l’échelle globale, de la mise en œuvre de l’Agenda 2030. En 2019, cinq objectifs ont fait l’objet d’un examen approfondi : ODD 4 (éducation) – ODD 8 (travail décent) – ODD 10 (réduction des inégalités) – ODD 13 (changement climatique) – ODD 16 (paix et justice) ainsi que l’ODD 17 (partenariat) qui est revu chaque année. Veolia a participé à un événement du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) pour présenter l’intégration des ODD dans sa stratégie à travers sa raison d’être.

En 2020, Veolia a participé à un webinaire organisé par ICC, en partenariat avec des experts du GIEC, Climate Science and Institutional Policy : An Introduction to the IPCC and its Reports for Business Leaders, pour témoigner sur la manière dont les entreprises utilisent l’apport de la science en matière climatique, dans l’élaboration de leurs stratégies. L’objectif de cette série de webinaires est d’aider les rédacteurs en charge de l’élaboration du prochain rapport du GIEC à fournir des informations qui puissent être utilisées par les entreprises dans la transformation de leurs modèles d’affaires.

Veolia est membre de la coalition Business for Inclusive Growth (B4IG).

Lancée au Sommet du G7 de Biarritz en août 2019, l’initiative B4IG (Business For Inclusive Growth) est une coalition de 40 grandes entreprises internationales coordonnée par l’OCDE et conduite par Danone. Les membres de B4IG s’engagent à lutter contre les inégalités et à promouvoir une croissance inclusive, c’est-à-dire une croissance économique répartie de manière équitable au sein de la Société et porteuse d’opportunités pour tous.

En tant que membre, Veolia a été invitée au Forum de la Paix de Paris pour présenter son programme d’open innovation sociale Pop Up, en présence du président de la République française, Emmanuel Macron et d’Antoine Frérot.

Banque mondiale

L’implication financière de Veolia au côté d’acteurs du développement, qui se traduit par la sécurisation de ses actifs et l’intégration claire d’objectifs sociétaux dans ses contrats, démontre la volonté d’engagement du Groupe dans les pays émergents.

Ainsi, le Groupe s’est engagé avec la Banque mondiale dans des expériences où les compétences et le dialogue ont permis de remporter des contrats. En Inde (Demo zone du Karnataka), Veolia a prouvé qu’il était possible et abordable de fournir de l’eau en continu, grâce à un programme de rénovation des canalisations. Outre les solutions techniques et opérationnelles auxquelles s’ajoutent les compétences des salariés, c’est le modèle contractuel novateur public-privé strict (maîtrise des risques financiers), la participation, le dialogue communautaire (cellule de médiation sociale pour coopérer avec les parties prenantes, locales ou l’État) et la communication/sensibilisation des habitants, qui ont permis à Veolia de satisfaire les attentes et de prolonger le contrat deux fois de suite. Ce laboratoire a aussi ouvert la voie à d’autres contrats en Inde (ex. : contrat avec la ville de Nangloi, 1 million d’habitants). Enfin, au Maroc, Veolia a participé au projet OBA (Output Based Aid) de la Banque mondiale.

Plateformes multi-acteurs

En s’investissant dans des plateformes multi-acteurs, de types pôles de compétitivité, clusters, instituts scientifiques à visée locale ou internationale, le Groupe développe des synergies avec son écosystème territorial. Ainsi, Veolia est acteur au sein d’initiatives partenariales telles que le WBCSD, le Comité 21, EPE (Association Française des Entreprises pour l’Environnement), l’ORSE (Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises), Vivapolis – Institut pour la ville durable, Partenariat Français pour l’Eau (PFE), pôles de compétitivité (Efficacity, Pôle eau de Montpellier, Pôle Mer Bretagne – Atlantique à Brest et Pôle Mer Méditerranée à Toulon).

Comité 21
Veolia est un membre actif du Comité 21, premier réseau multi-acteurs du développement durable en France, qui regroupe des représentants des entreprises et fédérations professionnelles, des collectivités territoriales et services publics, des associations et fondations et des établissements d’enseignement et de la recherche.

World Business Council for Sustainable Development
Le WBCSD est une organisation internationale regroupant 200 grandes entreprises de tous secteurs, travaillant à accélérer la transition vers un monde plus durable. Veolia en est membre depuis plusieurs années et a contribué à de nombreux travaux sur des sujets tels que l’eau, la biodiversité ou “social capital”. Veolia a par ailleurs contribué à différentes publications sur l’économie circulaire, visant à inciter les entreprises à évoluer vers un modèle économique plus sobre et plus responsable en matière de gestion des ressources naturelles. En 2020, Veolia a contribué au programme Factor10. Factor10 est une plateforme mondiale de premier plan pour les entreprises engagées dans l’économie circulaire qui réunit plus de 30 entreprises du monde entier pour élaborer conjointement des solutions à leurs plus grandes priorités en matière d’économie circulaire. Grâce à des groupes de travail sur la métrologie, les politiques, la bioéconomie et les bâtiments, Factor10 s’attaque aux obstacles systémiques et spécifiques à la chaîne de valeur en vue d’une transition circulaire. Il produit des mesures, des outils, des recommandations et des idées catalytiques grâce à la collaboration entre les industries et les chaînes de valeur.

Suède : Semaine mondiale de l’eau à Stockholm.
La Semaine mondiale de l’eau à Stockholm réunit chaque année gouvernements, entreprises et la société civile pour bâtir collectivement des sociétés plus inclusives. L’édition 2019 portait sur le thème « Water for society – Including all » (L’eau pour la Société – tous inclus) : manque d’eau potable, de toilettes dignes, pollution, sécheresse et événements météorologiques extrêmes… Veolia a participé aux débats et a présenté plusieurs solutions permettant l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous.

Vivapolis – Institut pour la ville durable (IVD)

Depuis décembre 2015, l’Institut français pour la ville durable (IVD) constitue le nouveau réseau d’acteurs français intégré, regroupant Etat, collectivités territoriales, entreprises, organismes de recherche et associations citoyennes, destiné à renforcer et promouvoir le savoir-faire français en matière de développement urbain durable. Le réseau affiche quatre missions : le soutien à l’innovation urbaine, la création et l’animation du portail français de référence sur la ville durable, la diffusion de la recherche sur l’approche intégrée de la ville durable, et la promotion du savoir-faire français à l’international, dans le prolongement de la marque Vivapolis créée en 2013. Veolia est membre actif de ce nouveau lieu de coordination, de partage et de réflexion sur la ville.

Partenariat français pour la ville et les territoires (PFVT)

Veolia est membre fondateur du PFVT constitué sous l’égide de deux ministères (ministère des Affaires étrangères et ministère de l’Économie) avec le soutien de l’Agence française pour le développement. Cette plate-forme rassemble les acteurs français de l’urbain pour favoriser le rayonnement international de leurs expertises à travers des études, des publications et des événements auxquels le Groupe contribue activement. Veolia y représente le secteur privé.

Partenariat français pour l’eau (PFE)

Veolia est membre actif du PFE, plate-forme d’échanges française œuvrant pour mettre l’eau à l’ordre du jour de l’agenda politique international. En lien avec les acteurs publics et associatifs majeurs de la coopération internationale du secteur, le Groupe participe à une réflexion prospective pour promouvoir les innovations et le savoir-faire français dans ce domaine.

Pôle de compétitivité Eau de Montpellier

Veolia est membre fondateur et président du Pôle de compétitivité Eau de Montpellier, réseau d’entreprises, d’organismes de formation et d’établissements de recherche, engagé autour de projets innovants dans le secteur de l’eau. Le Pôle regroupe aujourd’hui 145 membres, dont les projets répondent à l’un des quatre axes stratégiques : identification et mobilisation des ressources en eau, gestion concertée des ressources et des usages, réutilisation des eaux de toutes origines, approches institutionnelles et sociétales. Les chercheurs de Veolia représentent la première force R&D au sein du pôle. Pour preuve : dans près d’un tiers des projets labellisés, Veolia est soit en porteur, soit en partenaire actif d’un groupement avec des PME/TPE.

Le réseau France Water Team, marque export des entreprises du secteur de l’eau, fruit du  partenariat entre le Pôle, les associations Swelia , WSM (Water Sensors and Membranes), Éa éco-entreprises et les pôles de compétitivité Dream et Hydreos, réunit près de 300 membres, entreprises et organismes de recherche. Depuis 2010, le pôle Eau a labellisé plus d’une trentaine projets de R&D collaboratifs pour un budget total de près de 76,5 M€. Il s’est également impliqué dans la création et l’animation du salon régional de l’eau et de ses techniques, Hydrogaïa, évènement majeur à l’échelle internationale.

Pôles de compétitivité Mer Bretagne – Atlantique et Méditerranée

Veolia est également partenaire historique de ces deux pôles depuis leur création, en 2005. Avec plus de 350 membres chacun, ils ambitionnent de développer durablement l’économie maritime et littorale et de répondre aux grands enjeux de la maritimisation (gestion de l’espace terre mer, épuisement des ressources, mondialisation des échanges, etc.). Engagé dans la gouvernance et vice-président de ces pôles, Veolia, qui est impliqué dans le développement des deux domaines d’actions stratégiques  Environnement & Aménagement du littoral et Ports & Infrastructures, contribue à animer le tissu des acteurs des territoires littoraux.

Le Conservatoire du littoral, Rivages de France

Partenaires depuis 2005, le Conservatoire du littoral et Veolia ont réuni leurs expertises depuis 3 ans pour valoriser les zones humides littorales ainsi que leurs fonctions et services rendus à la société. En effet, les zones humides littorales, espaces intermédiaires d’interface entre la terre et la mer, contribuent à la régulation du grand cycle de l’eau et jouent en particulier un rôle clé d’atténuation des effets du changement climatique comme les inondations, les crues ou encore l’érosion côtière. Avec ce partenariat, Veolia poursuit son engagement pour le développement et la valorisation des territoires, notamment littoraux, qui doivent concilier attractivité économique et touristique, préservation des ressources et gestion des risques environnementaux.

Autorités internationales, européennes et nationales

Veolia contribue activement aux réflexions, consultations et travaux relatifs à l’évolution de la gestion des services à l’environnement, menés par les décideurs publics internationaux, européens et nationaux, les associations professionnelles, les think tanks et les ONG.

Ces actions sont menées conformément aux réglementations applicables, dans le prolongement de son adhésion au Global Compact et dans le cadre général du Guide éthique du Groupe (et de ses deux annexes : le Guide de prévention du risque pénal et le Guide conformité au droit de la concurrence) auquel s’ajoutent la Charte de comportement du manager et le Guide interne de conduite à destination des collaborateurs du Groupe exerçant des activités de représentation d’intérêts.

La direction des affaires publiques, qui reporte au Directeur de la Stratégie et de l’Innovation, coordonne les activités de représentation d’intérêts du Groupe. Elle dispose de référents affaires publiques dans l’ensemble des zones géographiques où le Groupe est actif. Les grandes orientations des activités de la direction des affaires publiques, arbitrées si nécessaire par le comité exécutif, font l’objet d’une information semestrielle aux membres du conseil d’administration du Groupe.

Les engagements du Groupe

Déontologie interne :

  • Le Guide éthique du Groupe précise que, dans ses relations avec les autorités publiques, « Veolia contribue de façon transparente à l’élaboration des réglementations et des politiques publiques sur les sujets en lien avec son activité ». Il rappelle, parmi les règles de conduite applicables à tout salarié dans l’exercice de ses activités, le respect des législations et réglementations, la lutte contre la corruption d’agent public et privé et la prévention des situations de conflits d’intérêts. Sur ce dernier point, par souci pédagogique, des exemples de situations requérant une attention particulière sont décrits et la consultation de la hiérarchie conseillée en cas de questionnement. Le Guide éthique précise également les règles applicables aux invitations et cadeaux reçus ou offerts qui ne doivent être qu’exceptionnels, symboliques, non pécuniaires et de faible valeur.
  • La Charte de comportement du manager appelle en outre le manager à assumer son rôle et ses comportements en tant que manager responsable, à l’écoute des parties prenantes et de ses clients. Il doit également rappeler « régulièrement les procédures internes, les réglementations applicables…» et réagir « rapidement, visiblement et de manière appropriée en cas de manquement aux règles ».
  • Le Guide interne de conduite à destination des collaborateurs du Groupe exerçant des activités de représentation d’intérêts auprès des autorités publiques nationales et locales (législatifs, exécutifs et régulateurs), des institutions de l’Union européenne et des organisations internationales est diffusé aux collaborateurs concernés et accessible sur le site intranet du Groupe.

Veolia est inscrit sur plusieurs registres de transparence:

  • au registre de transparence, registre des représentants d’intérêts de la Commission européenne et du Parlement européen (depuis 2009);
  • en France, sur le répertoire numérique public géré par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Conformément à la loi, le Groupe déclare annuellement les actions de représentation d’intérêts qu’il a conduites et les moyens alloués à la réalisation de ces derniers. Le Groupe est également inscrit sur le registre du Sénat qui a maintenu l’inscription des représentants d’intérêts sur une liste qui lui est propre;
  • aux USA, sur le registre lobbying disclosure.

Parallèlement, les collaborateurs exerçant (ou susceptibles d’exercer) des activités de représentation d’intérêts ont été, en coordination avec la direction de la conformité du Groupe, sensibilisés au double objectif de respect des règles de déontologie et d’obligation de déclaration.

Veolia Environnement est également représentée à l’Association des professionnels des affaires publiques (APAP) en France qui a contribué au développement de la déontologie dans les relations avec les pouvoirs publics ainsi qu’aux réflexions menées notamment par la HATVP et les assemblées parlementaires pour l’encadrement des relations avec les décideurs publics.

En juin 2019, Veolia Environnement s’est dotée d’une norme interne en ce qui concerne la conduite à adopter dans le cadre de l’adhésion et de la participation à des associations professionnelles. L’adoption d’une telle procédure vise notamment à assurer que la représentation d’intérêts respecte les meilleurs standards en vigueur.

Par ces règles et ces démarches, le Groupe marque son engagement à respecter et à faire respecter les codes de conduite mis en place par ces différentes institutions.

A notre connaissance, aucune contribution politique et aucune contribution à un parti / campagne / organisation / candidat politique local, régional ou national n’a été faite en 2020.

Contributions de Veolia aux travaux des autorités publiques

Le Groupe participe au dialogue avec les pouvoirs publics et les informe, directement et par l’intermédiaire des fédérations professionnelles dont il est membre, sur l’impact et les conséquences des réglementations et des politiques publiques liées à ses activités. Lorsque Veolia participe à un processus de consultation formel, par exemple en répondant à la consultation préalable à la révision de la directive sur la taxation de l’énergie, elle choisit toujours de rendre publiques les contributions écrites qu’elle adresse aux autorités. Certaines contributions sont également apportées dans le cadre d’auditions.

Ainsi, en 2020, Veolia a alloué un montant total de plus de 5 millions d’euros à ses activités d’affaires institutionnelles dans le monde parmi lesquelles figurent les principales contributions suivantes :
– environ 400 000 euros sur le sujet du Green Deal, où Veolia s’est notamment engagé dans des activités de plaidoyer pour que l’UE adopte un objectif de réduction de CO2 plus ambitieux pour 2030 et un engagement en faveur de la neutralité climatique. Notre Groupe s’est également prononcé en faveur d’une révision rapide des différents instruments juridiques de l’UE couvrant la législation sur l’énergie et le climat. Veolia a également contribué à la discussion politique sur un mécanisme d’ajustement aux frontières du carbone.
– environ 350 000 euros pour s’assurer que la loi anti-gaspillage et d’économie circulaire en France était en accord avec les ambitions de transformation écologique de Veolia,
– en tant que membre de l’alliance, Veolia a contribué à hauteur de 670 000 euros à l’Alliance To End Plastic Waste, qui travaille sur des solutions innovantes et impactantes pour mettre fin aux déchets plastiques, déployées à l’échelle tout en s’associant à des communautés dans le monde entier.

A titre d’exemple, voici la liste des travaux de l’Union européenne (I) et des institutions françaises (II) auxquels Veolia a apporté son soutien.

Suivi du Pacte Vert européen 

Annoncé fin 2019 avec l’entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne conduite par Ursula von der Leyen, le Pacte vert européen vise à faire de  la transition écologique de l’UE un véritable projet de société. Le Groupe Veolia, dont la Raison d’être est d’agir et de s’engager pour la transformation écologique a souhaité s’engager et participer au dialogue avec les institutions européennes dans ses domaines d’expertise. 

Un nouveau plan d’action pour l’économie circulaire

  • Le 11 mars 2020, la Commission européenne a adopté un nouveau plan d’action pour l’économie circulaire. Ce nouveau plan d’action, qui prévoit des mesures à mettre en œuvre tout au long du cycle de vie des produits et des déchets, vise à rendre l’économie européenne plus durable, à renforcer sa compétitivité tout en protégeant l’environnement et à donner de nouveaux droits aux consommateurs. S’appuyant sur le travail réalisé depuis 2015, le nouveau plan met l’accent sur la conception et le rôle du recyclage dans la perspective de l’économie circulaire, afin de garantir que les ressources utilisées restent dans l’économie de l’UE aussi longtemps que possible. Ce plan d’action est très positif pour Veolia puisqu’il annonce une série de mesures concrètes dans les domaines suivants : matériel électronique, batteries et véhicules, emballages, plastiques, construction et bâtiments. 
  • Certaines annonces représentent des demandes fortes du secteur de la gestion des déchets, notamment la focalisation sur la création de débouchés pour les matières recyclées et la mise en place d’instruments permettant de rendre la filière plus compétitive. D’un point de vue réglementaire, de nombreux champs cruciaux pour les activités du Groupe sont également mis en exergue afin d’être complétés ou révisés: les émissions industrielles, les transferts transfrontaliers de déchets ou encore les substances dangereuses. La valorisation énergétique et les marchés du papier-carton ne sont cependant pas abordés dans ce plan.

Politique de l’eau

  • En mai 2020, les institutions européennes se sont accordées sur un règlement relatif à la réutilisation des eaux usées pour l’irrigation, démarche fortement soutenue par Veolia. 
  • En décembre 2020, les institutions européennes se sont accordées sur une révision de la directive relative à l’eau potable. Le Groupe Veolia a plaidé au cours des négociations pour la mise en place de normes de suivi  pour les substances perfluorés et les sous-produits de chloration. Veolia a également soutenu la mise en place de nouvelles mesures pour lutter contre les fuites. 
  • La Commission européenne mène actuellement des travaux préparatoires en vue de la révision de la directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines. La Commission a pré-identifié près d’une vingtaine de thèmes devant faire l’objet d’investigations: gestion de l’assainissement en temps de pluie, petites collectivités et assainissement décentralisé, homogénéisation de la notion de “zones sensibles” exigeant un traitement supplémentaire de l’azote et du phosphore, traitement des polluants chimiques préoccupants pour l’environnements (au premier rang desquels les résidus pharmaceutiques), responsabilité étendue du producteur,  économies d’énergie, gestion des boues, industriels connectés, entre autres. Veolia partage ce diagnostic et a également attiré l’attention de l’exécutif européen sur la question de l’accès des populations non raccordées à des toilettes décentes. 
  • Au second semestre 2020, la Commission européenne a entamé des travaux préparatoires en vue d’envisager une révision de l’outil législatif sur la gestion des boues. Dans la consultation publique lancée pour recueillir les avis des parties prenantes, Veolia a accueilli favorablement la mise à jour du cadre actuel . Cet exercice permettra en particulier d’actualiser les valeurs paramétriques à la lumière de découvertes et de pratiques plus récentes. Dans sa contribution, Veolia recommande aussi à la Commission de proposer des critères de sortie du statut de déchet, et de prévoir une catégorie de boues compatible avec  l’agriculture biologique, de telle sorte que l’objectif de l’UE de 25% d’exploitations biologiques puisse être atteint avec des sources intra-européennes d’azote, phosphore et potassium .

Lutte contre la pollution

  • La Commission européenne a adopté le 12 mai 2021, son plan d’action “zéro pollution”. Intitulé “Vers une pollution zéro dans l’air, l’eau et les sols”, il définit une vision intégrée pour 2050, avec l’objectif de réduire la pollution à des niveaux qui ne sont plus nocifs pour la santé humaine et les écosystèmes naturels, en mettant un accent particulier sur les solutions numériques vertes.
  • Des révisions de la législation de l’UE sont notamment prévues. Par ailleurs, le plan fixe des objectifs d’amélioration de la qualité de l’air afin de réduire de 55 % le nombre de décès prématurés causés par la pollution atmosphérique, ainsi que la qualité de l’eau en réduisant les déchets plastiques en mer de 50 % et les microplastiques libérés dans l’environnement de 30 %, d’ici 2030. Le plan d’action de l’UE vise également à améliorer la qualité des sols en réduisant de 50 % les pertes de nutriments et l’utilisation des pesticides chimiques et à réduire de 25 % les écosystèmes de l’UE où la pollution atmosphérique menace la biodiversité. De même, il vise à diminuer de façon significative la production de déchets et réduire de 50% les déchets municipaux résiduels.
  • Veolia s’est félicité des effets de la directive qualité de l’air sur la baisse de la pollution atmosphérique, et du succès de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires est l’une des meilleures lois de protection de l’environnement de l’UE. 
  • Veolia soutient également la mise en place d’une directive cadre sur la protection des sols. Ce texte doit fixer avec des normes horizontales de qualité des sols, des exigences en matière de surveillance, notamment pour le reporting sur le stockage du carbone dans le sol. La stratégie pour des sols sains serait aussi l’occasion de maîtriser l’étalement urbain, de lutter contre l’artificialisation.. Veolia a également insisté sur les mécanismes nécessaires pour l’identification des sites contaminés, leur réhabilitation et/ou utilisation. 

Un modèle agricole compatible avec l’ambition du Green Deal

  • Le 20 mai 2020, la Commission européenne a publié la stratégie « de la ferme à la table » dans le cadre du Green Deal – le programme de l’UE pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Cette stratégie globale annonce des initiatives législatives futures dans l’optique de rendre le système alimentaire européen plus durable. Elle s’attaque à la fois à l’offre et à la demande en voulant rendre la production alimentaire plus écologique et en encourageant une consommation alimentaire plus saine et mieux informée. La Commission souhaite que l’UE fixe la norme mondiale en matière de durabilité des chaînes alimentaires et proposera, d’ici la fin 2023, une proposition législative en ce sens. La stratégie envisage des objectifs ambitieux, à savoir : une réduction de 50% de l’utilisation des pesticides chimiques d’ici 2030; une réduction de 50% des pertes d’éléments nutritifs pour éviter la détérioration des sols; une réduction de 20% de l’utilisation d’engrais chimiques d’ici 2030; une réduction de 50% des ventes d’antibiotiques destinés aux animaux d’élevage d’ici 2030; et enfin 25% des terres agricoles européennes en agriculture biologique d’ici 2030. 
  • Veolia défend la réutilisation des boues d’épuration comme solution d’économie circulaire et alternative aux engrais chimiques. Veolia promeut également le développement de l’agriculture urbaine et la production de protéines à base d’insectes pour l’alimentation animale.  Veolia a soutenu de bout en bout la réglementation sur la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation, et ce texte doit maintenant être utilisé dans chaque ville où la rareté de l’eau contraint l’activité agricole environnante. Veolia est également favorable à la mise en place d’incitations économiques (tels que des abattements fiscaux ou des subventions) permettant aux autorités locales et aux agriculteurs d’utiliser ces intrants recyclés.

La finance durable

  • Lancé en 2018 par la Commission européenne et accéléré dans le cadre du Green Deal, le projet d’une taxonomie européenne vise à construire une typologie, assortie de critères, des investissements considérés comme durables. 
  • Pour travailler à la définition des seuils de cette taxonomie, la Commission a constitué un groupe technique de 35 experts,  couvrant 70 secteurs d’activité économique et représentant 93 % des gaz à effet de serre émis sur le territoire de l’UE. Dans son rapport remis en mars 2020, le groupe d’experts a notamment préconisé de retenir un seuil de 100g de CO2 par kWh de sorte que seules les activités émettant moins que ce seuil pourraient être qualifiées de “durables”.  Opter pour ce seuil revient  à exclure le charbon  (émissions d’environ 1 000g de C02/kWh) et le gaz (plus de 500g de CO2/KWh en prenant en compte les émissions indirectes). En parallèle, l’Union européenne a adopté en juin 2020 un réglement pour fixer les grands principes de fonctionnement de la taxonomie. Afin de donner de la lisibilité aux acteurs du marché, le règlement apporte une définition harmonisée de la notion de durabilité ainsi qu’une standardisation de critères de labellisation des produits financiers. En vertu de ce réglement,  une activité économique  peut être qualifiée de durable à condition de contribuer “substantiellement” à au moins l’un des six objectifs suivants et, sans porter préjudice à aucun des autres. Les objectifs sont les suivants : 
    • l’atténuation du changement climatique
    • l’adaptation au changement climatique
    • l’utilisation durable et la protection des ressources aquatiques et marines
    • la transition vers une économie circulaire, notamment la prévention des déchets et l’augmentation de l’utilisation des matières premières secondaires
    • la prévention et la réduction de la pollution
    • la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes.
  • Le règlement de juin 2020  a vocation à être complété par des actes délégués dont le but consiste à lister les activités qui contribuent à chacun des six objectifs visés par le règlement européen. Pour mémoire, les actes délégués sont adoptés selon une procédure spéciale dans le cadre de laquelle, le Parlement et le Conseil disposent d’un délai restreint pour formuler d’éventuelles objections à la suite de la publication de la proposition d’acte par la Commission.
  • Un premier acte délégué a été publié le 21 avril 2021. Celui-ci couvre les deux premiers des six objectifs mentionnés ci-dessus. Les activités suivantes, importantes pour le Groupe, sont considérées comme durables :
    • Le stockage de l’énergie thermique
    • Les activités liées aux réseaux de chaleur et de froid
    • Les activités de production de chaleur et de froid à partir de chaleur fatale
    • Les services en matière de performance énergétique des bâtiments
    • La production d’électricité et de chaleur à partir de bioénergie. En revanche, l’acte délégué ne considère pas comme “durables” les activités de production d’électricité s’appuyant sur un mélange entre bioénergie et combustibles fossiles
    • La collecte séparée des déchets et leur transport à condition de ne pas mélanger les déchets en aval de la collecte
    • La méthanisation de biodéchets et le compostage des déchets à condition d’être précédés d’une collecte séparée
  • La Commission européenne a annoncé que le gaz (ainsi que l’énergie nucléaire) feront l’objet d’un texte séparé dont l’adoption pourrait intervenir dès l’été 2021. Selon la Commission, procéder de la sorte permettra de mener un débat transparent sur la contribution du gaz naturel et du nucléaire aux objectifs de décarbonation, tout en apportant de la clarté aux investisseurs, en temps utile, sur la manière dont les investissements relatifs au gaz et au nucléaire doivent être traités du point de vue des considérations environnementales. La place du gaz en tant qu’activité transitoire facilitant la sortie du charbon fait, pour le Groupe, l’objet d’une attention toute particulière dans les mois qui viennent. 
  • D’autres actes délégués viendront ultérieurement définir les activités considérées comme durables au sens des quatre autres objectifs de la taxonomie. L’acte délégué concernant le quatrième critère (transition vers une économie circulaire) déterminera notamment si l’incinération des déchets, activité importante pour Veolia, peut-être qualifiée de durable. 

Un cadre réglementaire pour l’énergie et le climat contribuant aux objectifs du Green Deal

L’UE a décidé au printemps 2021 de relever son objectif de réduction des émissions de CO2 pour 2030 à -55% par rapport au niveau de 1990 (contre -40% précédemment). Cette ambition nouvelle nécessite une refonte complète du cadre européen en matière d’énergie et de climat à l’aune de ce nouvel objectif. Les textes suivants vont notamment faire l’objet d”une révision : 

  • Révision du système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE), y compris les secteurs maritime, aérien et CORSIA.
    La réforme en cours vise à: renforcer le signal prix du CO2 (actuellement à 50 EUR la tonne), prévenir les fuites de carbone, renforcer l’objectif des émissions de CO2 pour les secteurs couverts par le SCEQE (actuellement de -43% pour 2030 comparé à 2005, il sera probablement augmenté à  65%); élargir le système aux nouveaux secteurs (bâtiments et transports); un meilleur calibrage des fonds prévus par la révision de la directive (le fonds de modernisation et de l’innovation).
    En répondant à la consultation de la Commission, Veolia s’est prononcé en faveur de l’ambition renforcée du système et de l’élargissement au secteur de bâtiments (afin de créer “le level playing field” sur le marché de chauffage et ainsi rendre les réseaux de chaleur plus compétitifs). Nous avons également plaidé pour la mise en place de “carbon price floor” ainsi que pour l’augmentation du budget pour le fonds de modernisation (pour pouvoir financer les projets de transition en Europe Centrale, y compris la modernisation des réseaux de chaleur).
  • Règlement sur la répartition de l’effort (ESR)
    Le règlement sur la répartition de l’effort traduit l’engagement de réduire des émissions de CO2 dans les secteurs qui ne font pas partie du SCEQE en objectifs annuels contraignants en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour chaque État membre pour la période donnée, sur la base des principes d’équité, d’efficacité au regard des coûts et d’intégrité environnementale.
    La réforme actuelle vise à redéfinir le “scope” de l’ESR (certains secteurs risquent d’être sortis du règlement, par exemple le secteur du bâtiment et des déchets), et augmenter l’objectif à atteindre au niveau de l’UE.
    Dans notre réponse à la consultation, Veolia s’est prononcé en faveur de l’ambition renforcée pour la réduction des émissions de CO2 dans les secteurs couverts par l’ESR ainsi que pour le maintien du secteur de bâtiment et des déchets dans le “scope” du règlement.
  • Mécanisme d’ajustement à la frontière pour le carbone ( MACF ou CBAM en anglais) Révision de la directive sur la taxation de l’énergie
    Un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est liée à la prise de conscience de la problématique des fuites de carbone. Les fuites de carbone se produisent lorsque la production est transférée de l’UE vers d’autres pays dont les ambitions en matière de réduction des émissions sont moins élevées, ou lorsque les produits de l’UE sont remplacés par des importations à plus forte intensité de carbone. Si ce risque se concrétise, il n’y aura pas de réduction des émissions mondiales, ce qui réduira à néant les efforts déployés par l’UE et ses industries pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux de l’accord de Paris. Dans ce contexte, un mécanisme d’ajustement frontalier du carbone permettrait de garantir que le prix des importations reflète plus précisément leur teneur en carbone. La mesure devrait être conçue de manière à respecter les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce et les autres obligations internationales de l’UE. L’adoption d’un mécanisme d’ajustement carbone devrait conduire symétriquement à la fois des quotas gratuits attribués aux secteurs confrontés au risque de fuites de carbone dans le cadre du système ETS.
    Veolia suit de très près les discussions sur la mise en place de ce mécanisme. La forme finale n’est pas encore décidée (on parle d’un “mirror EU ETS”) mais ceci dépend des résultats de l’étude d’impact menée actuellement par les services de la Commission.
  • Modification de la directive sur les énergies renouvelables pour mettre en œuvre l’ambition du nouvel objectif climatique 2030 (REDIII)
    Il s’agit d’aligner les objectifs de RES sur l’objectif nouveau de réduction des émissions de CO2 (pour passer de l’objectif actuel de 32% à 40% en 2030 au niveau européen), de mettre en place des objectifs sectoriels (transports, chaleur, production des gaz décarbonées), et de renforcer les règles concernant la durabilité de la biomasse.
    Position de Veolia:

    • Nous sommes favorable à des objectifs accrus et contraignants en matière d’énergies renouvelables pour 2030, s’appliquant également au secteur de chaleur et au chauffage urbain en particulier, à condition qu’ils s’accompagnent d’un cadre politique favorable ;
    • le soutien à un objectif pour le chauffage urbain est conditionné par l’application du même niveau d’efforts à l’ensemble du marché de la chaleur ;
    • L’approche actuelle concernant les réseaux devrait être maintenue, c’est-à-dire que l’objectif contraignant concernant la part de ENR dans le mix énergétique (une augmentation de 1.3% par an) devrait s’appliquer au secteur dans son ensemble et non aux systèmes individuels ;
    • La mise en œuvre des critères de durabilité rigoureux pour la biomasse déjà définis dans le droit européen garantira que la biomasse utilisée pour la production efficace de chauffage urbain répond à un niveau élevé de protection de l’environnement. Ces critères doivent être maintenus afin de fournir un cadre stable et la sécurité juridique nécessaire au développement de nouveaux projets.
  • Modification de la directive sur l’efficacité énergétique pour mettre en œuvre l’ambition du nouvel objectif climatique de 2030 (DEE)
    Objectifs clés de la révision actuelle de la DEE : Renforcer les dispositions de la DEE pour soutenir une contribution plus ambitieuse de l’efficacité énergétique (l’objectif actuel est de 32.5% pour 2030, il pourrait être relevé à 36-37% pour la consommation de l’énergie finale et 39-41% pour la consommation de l’énergie primaire) à l’objectif accru de réduction des émissions de GES d’au moins 55% d’ici 2030
    Position de Veolia :

    • Augmenter l’objectif de l’EE au niveau européen, imposer des objectifs contraignants au niveau des Etats membres ; 
    • Tout objectif futur devrait être établi à la fois pour l‘énergie primaire et l’énergie finale ; 
    • Renforcer l’accent sur le principe de l’efficacité énergétique d’abord (Energy Efficiency First). Ce principe devrait être appliqué à toutes les politiques énergétiques nationales tout au long de la chaîne de valeur énergétique; 
    • Renforcer le lien entre le potentiel identifié et les nouvelles mesures politiques pour réaliser de nouveaux projets dans le cadre de l’article 14 (un soutien à la cogénération à haut rendement et aux réseaux de chaleur et de froid efficaces) ; 
    • La nouvelle définition du réseau de chaleur et de froid efficace doit être tournée vers l’avenir afin que les systèmes existants qui dépendent encore des combustibles fossiles aient le temps de s’adapter et de contribuer aux objectifs du Green Deal. Les exigences énoncées dans la nouvelle définition;
  • Révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD)
    Comme annoncé dans le Green Deal européen, la Commission a adopté le 14 octobre 2020 une communication stratégique intitulée « Renovation Wave for Europe – greening our buildings, creating jobs, improving lives ». Elle contient un plan d’action avec des mesures réglementaires, de financement et d’habilitation spécifiques pour les années à venir et poursuit l’objectif d’au moins doubler le taux annuel de rénovation énergétique des bâtiments d’ici 2030 et de favoriser les rénovations profondes (deep renovations). Comme annoncé dans la communication, cet objectif nécessite une révision de la directive 2010/31/UE sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB).
    Pour Veolia, les points essentiels de la révision sont :

    • Le maintien de l’approche au calcul de performance énergétique en énergie primaire ;
    • Le maintien du traitement égalitaire entre les RES produits sur le site (dans bâtiment) et “nearby” (par les réseaux de chaleur) ;
    • La mise en place de “minimum energy performance standards” pour les bâtiments ;
    • Synchronisation de l’article 2a de l’EPBD (sur la mise en place des plans de rénovation de long term) avec l’article 14 de l’EED (sur l’évaluation du potentiel pour les réseaux efficace et la cogénération efficace) afin de mettre en place une approche territoriale à la rénovation énergétique ;
    • La mise en place des standards pour la qualité de l’air intérieur (le minima à respecter dans les bâtiments accueillant du public) ;
    • Faciliter la décarbonation de la fourniture du chauffage aux bâtiments.

Contribution aux travaux menés par les autorités françaises

Crise sanitaire du Covid 19 et relance 

La période de crise sanitaire a conduit à une adaptation du calendrier législatif et parlementaire en imposant l’examen et l’adoption de textes d’urgence pour permettre aux différents secteurs économiques de faire face à la crise sanitaire. Opérateur de services essentiels dans les domaines de l’eau, des déchets et des services énergétiques, le Groupe Veolia a été amené à avoir de multiples échanges directs avec les pouvoirs publics nationaux et locaux à chacune des étapes de la crise sanitaire.
Veolia a également transmis ses préconisations pour la relance de l’activité par l’intermédiaire des Comités Stratégique de Filière (CSF) des secteurs de l’eau et des déchets. 

  • Le CSF Eau (présidé par M. Antoine Frérot a sensibilisé les pouvoirs publics à l’interruption des travaux d’entretien des usines et des canalisations causée par la crise sanitaire. Le CSF EAU a plaidé en conséquence pour un redémarrage rapide et dans le plein respect des protocoles sanitaires des chantiers de construction et des travaux de maintenance des réseaux d’assainissement. Le CSF Eau a également attiré l’attention des autorités sur la nécessité d’une relance de la commande publique locale pour répondre notamment  au vieillissement des infrastructures de réseaux et aux nouveaux enjeux de traitement des boues d’épuration, au rehaussement des performances des systèmes d’assainissement et de gestion des eaux pluviales, aux enjeux de traitement des micropolluants, aux nouvelles interconnexions de réseaux pour pallier aux déficits chroniques d’approvisionnement en eau.
  • Le CSF Transformation et valorisation des déchets (dont Mme Anne Le Guennec est vice-présidente)  a également  proposé des mesures de relance pour le secteur.  Si le secteur des déchets demande un renforcement du Fonds déchets de l’ADEME, la demande centrale des professionnels des déchets concerne le renforcement de la rentabilité des investissements. Une telle démarche pourrait prendre la forme d’un mécanisme de suramortissement. Pour le CSF déchets, la dynamique de reprise des activités du déchet sera corrélée à celle des différentes filières industrielles. Pour le secteur, développer la capacité de la France à produire des matières recyclées qui répondent directement aux besoins industriels constitue un enjeu majeur, qui doit être traité de pair avec le sujet de l’éco-conception. Un deuxième axe concerne la valorisation des biodéchets. Sur ce point, le CSF préconise de maintenir  la possibilité  du mélange de matières organiques, d’assurer une visibilité à long-terme sur les tarifs d’achat pour le gaz issu de la méthanisation.  Un autre axe essentiel concerne le développement de la filière des combustibles solides de récupération (CSR). La valorisation énergétique des CSR permet de produire de la chaleur et/ou de l’électricité, en substitution de ressources fossiles. Or, le contexte actuel de faiblesse des prix des combustibles fossiles vient limiter la compétitivité prix des CSR. C’est pourquoi le CSF déchets a notamment plaidé pour que l’ADEME augmente le taux d’aide par projet et systématise l’éligibilité des projets CSR aux Certificats d’Economie d’Energie (CEE).

Mission d’information de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur les pollutions plastiques

L’OPECST  a mené une mission d’information sur les pollutions plastiques et leurs impacts d’avril 2019 à décembre 2020. Les co-rapporteurs étaient Angèle Préville (Lot, SOC) pour le Sénat ainsi que Philippe Bolo (Maine et Loire, Modem) pour l’Assemblée nationale. Ces derniers ont notamment auditionné une délégation de représentants de Veolia (RVD et DAP) puis visité en février dernier, deux sites de Veolia – Triade à Angers et Arc en Ciel à Nantes. Dans ce cadre, Veolia a pu présenter aux rapporteurs sa stratégie plastique et leur faire de ses recommandations en vue de favoriser un “choc de demande” pour les matières premières issues du recyclage (MPR).

Commission d’enquête  du Sénat sur les problèmes sanitaires et écologiques liés aux pollutions des sols

Constituée en février 2020, cette commission d’enquête a achevé ses travaux en septembre de la même année.  Elle était présidée par Laurent Lafon (Val de Marne, UC) et avait pour rapporteure Gisèle Jourda (Aude, SOC). La commission s’est particulièrement attachée aux problématiques rencontrées sur les sols ayant accueilli des activités industrielles ou minières, et sur les politiques publiques et industrielles de réhabilitation de ces sols. La commission d’enquête a auditionné en mai 2020 des représentants de Veolia. Veolia a ainsi pu partager avec les membres de la commission son expérience sur la dépollution des sols et la protection de la qualité des eaux souterraines. Face aux coûts de dépollution des sites, Veolia a également fait part de ses recommandations en vue de favoriser la réutilisation des sites industriels contaminés, en s’inspirant notamment du modèle allemand chemparks. Dans le cadre des chemparks, la propriété du site revient à des établissements fonciers chargés de la mise en sécurité du site qu’il finance par la location. Ce modèle permet de garantir à la fois la non-diffusion des pollutions et le maintien de la vocation industrielle des sites concernés.

Révision de la directive sur les énergies renouvelables

Cette révision importante traduit la Stratégie chaleur et froid de la Commission européenne de février 2016 et ce texte devient le principal outil législatif encadrant les réseaux de chaleur. Le nouveau texte reconnaît la chaleur dite “fatale”. La refonte de la directive devait permettre de préserver un cadre incitatif pour l’utilisation responsable de la biomasse, contribuant à la création de boucles locales de l’énergie et au verdissement des réseaux de chaleur, ainsi qu’à la préservation des particularités locales du marché de la chaleur avec comme corollaire des mesures comme le droit à la déconnexion ou l’accès des tiers aux réseaux de chaleur qui s’accompagnent de garanties précises pour préserver l’équilibre économique des installations existantes et nouvelles).

Avenir de la filière boues

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC) prévoit à son article 86 la refonte du cadre réglementaire relatif à l’importation et à l’utilisation des boues d’épuration d’ici au 1er juillet 2021. Un arrêté précisé par un décret doivent venir notamment préciser les seuils d’innocuité que devront respecter les boues d’épuration destinées à l’épandage.

Ces nouvelles normes pourraient mener à l’interdiction du mélange des biodéchets avec les boues d’épuration, constituant une menace sérieuse pour l’avenir du compostage des boues de stations d’épuration. Veolia s’est mobilisé pour défendre cette filière en soulignant que cette technique de valorisation répond déjà à des protocoles stricts sur le plan sanitaire (l’hygiénisation du compost permettant la destruction des pathogènes biologiques) et local (absence de nuisances olfactives) Veolia est bien entendu en faveur d’une réglementation réglementation ambitieuse favorisant une montée en gamme de la filière retour au sol des boues. Toutefois, une telle adaptation nécessite d’inscrire les évolutions réglementaires dans le temps long et de prévoir les financements nécessaires pour accompagner les acteurs de la filière.

Gouvernance de l’entreprise 

Lors d’un échange de vues avec un décideur public national, Veolia a contribué à définir la notion de raison d’être, qui figure désormais dans la loi PACTE.

Prendre en compte les attentes locales

L’instauration du dialogue avec les parties prenantes locales se concrétise, notamment, par :

  • la mise en place d’une gestion de proximité permettant de répondre aux demandes d’information et de service des habitants ;
  • une information régulière des parties prenantes locales concernées et/ou intéressées par l’accès aux services et leur évolution ;
  • la mise en place d’enquêtes de satisfaction client pour estimer les progrès du service, les bénéfices des usagers, et mieux comprendre leurs motifs d’insatisfaction et leurs attentes ;
  • la mise en place de dispositifs de communication externe pour promouvoir les nouvelles solutions auprès des clients collectivités (recueil d’innovations, rencontres sur ce thème et participation à des événements sur la ville durable, site internet dédié) ;
  • la prise en compte du secteur informel.
Gérer les relations consommateurs/usagers

Veolia propose à ses clients collectivités de gérer leur relation consommateurs.

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia s’est engagé à garantir des résultats dans la durée avec des services innovants.

Cet engagement de performance commerciale se décline en plusieurs objectifs, dont celui de satisfaire les clients et les consommateurs.

Pour illustrer son engagement, le Groupe a défini une cible 2023 qui est d’avoir un taux de satisfaction client via la méthodologie du Net Promoter Score supérieur à 30, avec 75% du chiffre d’affaire couvert.

Le sponsor de cet objectif est Estelle Brachlianoff, membre du comité exécutif et directrice générale adjointe en charge des opérations.

Le centre d’excellence Service aux consommateurs, créé en 2015, permet l’harmonisation et l’échange de bonnes pratiques sur ce thème entre les entités opérationnelles de Veolia à travers le monde.

Les enquêtes de satisfaction client/consommateur, que Veolia mène régulièrement, évaluent les progrès du service et les bénéfices pour les usagers, permettant de mieux comprendre les motifs d’insatisfaction et les attentes pour, localement, prendre des engagements vis-à-vis des clients/consommateurs.

2016 2017 2018 2019 2020 Cible 2023
Taux de satisfaction global des consommateurs pour la distribution d’eau 87.6% 88.2% 86.8% 86.2% 86.1% >86%
périmètre (en % du chiffre d’affaires de l’activité) 81% 81% 89% 89% 89.1%

En complément de ces enquêtes, Veolia effectue des mesures de la satisfaction « à chaud », par exemple suite à un appel d’un consommateur ou suite à une visite d’un consommateur en agence.

Dans ses activités, le Groupe diffuse ses standards de haut niveau, ses bonnes pratiques à travers l’ensemble de ses opérations, et prend des engagements de services fidèles à son expertise en matière de production, de gestion des réseaux, ou de service client. Pour chacun de ses contrats, Veolia établit avec ses clients des règlements de services adaptés aux enjeux locaux et aux attentes des consommateurs.

Par exemple pour le contrat du Grand Lyon : charte usager + règlement du service de l’eau.

Le Groupe développe également des actions de médiation en lien avec des associations (notamment en France avec Pimms et VoisinMalin, et en Amérique latine avec des services dédiés à la relation avec les consommateurs et les parties prenantes, en particulier dans les quartiers défavorisés) ou des partenariats d’accompagnement social de publics en difficulté.

Veolia contribue également en l’inclusivité numérique en proposant à ses usagers et consommateurs des solutions digitales au plus proche des réalités sociétales : Le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), plus grand service public d’eau en France, et Veolia Eau d’île-de-France, son délégataire, ont développé un dispositif digital permettant d’informer en temps réel les usagers en cas d’arrêts d’eau liés aux fuites sur le réseau d’eau potable.

Colombie : programme Veolia En tu barrio.

Le programme national de dialogue, de médiation et d’information de proximité En tu barrio a été développé à 2019 dans 40 villes colombiennes où Veolia opère des activités d’eau, d’assainissement ou de gestion des déchets. Des points de service clientèle mobiles permettent de répondre aux attentes et besoins au plus près des populations. Des événements éducatifs et récréatifs dans les quartiers sont menés pour sensibiliser les résidents à leurs droits et devoirs en matière de services publics, mais aussi aux questions de développement durable. À fin 2019, près de 30 000 usagers des services ont profité de ces actions de proximité.

Dans son contrat avec le Sedif (Syndicat des eaux d’Île-de-France), Veolia a ainsi mis en place :

  • une charte service client (engagements de qualité, de délai de réponse et d’intervention) ;
  • un centre service client, devenu, en 2011, un service au client sous la marque Clario (simplification et clarification des services, proximité, nouveaux engagements, etc.)
  • un Observatoire de la qualité du service public de l’eau (3 fois par an auprès de 4000 usagers) ;
  • une cellule d’assistance aux clients en difficulté (programme eau solidaire).

En Amérique du Nord, la plupart des contrats de service public incluent une composante service clients dont les centres d’appel pour les consommateurs/usagers sont un élément essentiel. À Pittsburgh, Veolia a ainsi aidé la collectivité locale à améliorer sa relation avec les usagers.

Les Peer Performance Solutions qui voient collaborer les secteurs publics et privés, allègent la facture des abonnés et optimisent les services de gestion et de production d’eau.

En Colombie et Équateur, Veolia a organisé des services dédiés à la relation avec les consommateurs et les parties prenantes, en particulier dans les quartiers défavorisés. Intégrés aux directions commerciales des filiales locales et bénéficiant de moyens humains et matériels adaptés, ils jouent un rôle pivot, en informant et en écoutant les habitants lors d’un nouveau projet (opération de branchement, lancement de chantier, nouveau modèle de facture, développement de l’assainissement, etc.), en identifiant les problématiques et en alimentant les services commerciaux pour qu’ils adaptent leurs prestations. Des opérations de sensibilisation ont été menées auprès des usagers pour leur montrer les bénéfices – hygiène et santé – d’un raccordement aux réseaux d’assainissement nouvellement construits (Guayaquil par ex.).Cette mission s’effectue en collaboration avec les représentants de quartier identifiés, les élus et les partenaires publics et associatifs. Ce type d’organisation, stratégique pour Veolia, contribue à la réussite de son ancrage local.

A Aguascalientes a été lancé le programme « Socias Gestoras » ; cette initiative permet à des mères célibataires d’avoir un travail rémunéré qui consiste à visiter les foyers de leur quartier pour les sensibiliser au paiement de la facture d’eau. En un an, grâce à cette initiative, 70  mères célibataires ont été embauchées et près d’un million d’euros de factures arriérées a été récupéré.

Dialoguer avec les communautés locales impactées

Veolia met en place des initiatives au niveau local pour nourrir le dialogue avec les communautés et les habitants d’un territoire : actions ciblées d’information ou de sensibilisation telles que des réunions de quartier, rencontres avec les élus et associations locales, visites de sites et journées portes ouvertes pour l’information du grand public.

À travers la réalisation de diagnostics socio-économiques des territoires, la mise en place de liaison communautaire, la mise à disposition d’outils méthodologiques pour la structuration du dialogue avec les parties prenantes au niveau du territoire, Veolia s’engage auprès des communautés.

  • En Inde, Veolia India déploie sur ses contrats des équipes de liaison communautaire intitulées Social Welfare Team. Ces équipes, constituées d’une trentaine de personnes, la plupart du temps travailleurs sociaux, font le lien entre les habitants et les services technique et clientèle des entités locales du Groupe.
  • Au Bangladesh, Veolia et la Grameen Bank dirigée par Muhammad Yunus, ont mis en place un projet de social business, en collaboration avec les populations et les autorités locales, permettant à 6 000 habitants des communes de Goalmari et Padua d’accéder à l’eau potable. Les “Grameen Ladies” assurent les activités de médiation auprès des habitants
  • En Équateur, l’Interagua Community Leadership School est un programme de gestion sociale destiné à former des leaders communautaires dans les quartiers défavorisés de la ville, afin de développer une relation durable entre la communauté et Veolia et d’acquérir et de développer des pratiques durables dans leurs villages.
  • Par ailleurs, Veolia Pologne est partenaire du Centre PNUE/GRID-Varsovie (en partenariat avec l’ONU Environnement) qui renforce l’éducation environnementale des enfants et des jeunes et engage les communautés locales dans des changements dans leurs villes, notamment en matière d’infrastructures vertes, d’événements environnementaux, d’efficacité énergétique et d’économie circulaire.

Niger : L’Oasis, lieu unique pour le dialogue et l’entrepreneuriat des femmes. 

Face aux enjeux environnementaux et à l’immense défi que représente la lutte contre la pauvreté qui affecte en premier lieu les femmes au Niger, Empow’Her, organisation internationale soutenant l’entrepreneuriat des femmes, et Veolia ont co-créé à Niamey L’Oasis. Cette structure unique soutient l’insertion économique des femmes et sensibilise la population aux enjeux du développement durable. Des programmes de formation, de renforcement du leadership et de développement du réseau à destination de femmes entrepreneures y sont proposés. Des espaces de rencontres et d’échanges nourrissent le dialogue entre la population locale, les associations, les institutions et les entreprises.

Afrique du Sud : Le Baobab, tiers-lieu dédié à l’économie circulaire 

Comme l’Oasis de Niamey, le Baobab de Durban en Afrique du Sud s’inspire de la Recyclerie Paris. Ce lieu a vocation à être un lieu de rencontres et d’échanges autour de l’économie circulaire et du développement durable. Il propose notamment des programmes de formation pour les populations des bidonvilles et vise entre autres à former en trois ans 300 femmes et jeunes au chômage au métier du recyclage. Ce projet initié par Veolia et soutenu par la Fondation, sera piloté par The Maker Space Foundation, partenaire local.

  • En Australie, par le biais du Veolia Mulwaree Trust, Veolia soutient un grand nombre de petites communautés rurales et régionales à proximité de l’éco-quartier de Woodlawn. Le Trust travaille aux côtés d’organisations communautaires pour soutenir l’amélioration des infrastructures et des installations dans le cadre de projets menés par la communauté. Le Trust a également pour objectif de soutenir les individus de ces communautés dans leurs études supérieures et leurs activités artistiques créatives. Au cours des 15 dernières années, le VMT a distribué un total de 11,9 millions de dollars dans plus de 1 300 projets et bourses.
  • Colombie : programmes Veolia En tu barrio/ Veolia Contigo
    Le programme national de dialogue, de médiation et d’information de proximité En tu barrio a été développé dans 40 villes colombiennes où Veolia opère des activités d’eau, d’assainissement ou de gestion des déchets. Des points de service clientèle mobiles permettent de répondre aux attentes et besoins au plus près des populations. Des événements éducatifs et récréatifs dans les quartiers sont menés pour sensibiliser les résidents à leurs droits et devoirs en matière de services publics, mais aussi aux questions de développement durable. Comme alternative aux conditions créées par la pandémie et pendant la période d’isolement préventif dû à la Covid-19, le développement du programme « Veolia Contigo » propose, en respectant les normes d’isolement social requises, de créer des espaces de relations dans les communautés où le Groupe opère, à travers des activités informatives et récréatives. Un contact permanent et direct a été maintenu avec plus de 28 000 leaders communautaires. Les clients ont reçu des informations sur les services et le suivi des mesures prises par le gouvernement pour reconnecter le service d’eau. Huit programmes ont été développés par le biais de streaming en direct (Facebook Live), avec la participation de plus de 100 000 clients de l’unité de Tunja, dans lesquels tous les aspects techniques, commerciaux et sociaux de l’opération ont été présentés, créant une interactivité entre l’entreprise et les utilisateurs connectés.

Les actions bénévoles menées par les collaborateurs de Veolia en liens étroits avec les populations et organisations locales, et au service de causes sociales ou environnementales, sont un moyen important de s’inscrire dans une démarche de dialogue adapté aux contextes spécifiques des territoires. En 2020, la pandémie a limité ces actions, mais plus de 3 700 jours de bénévolat par les collaborateurs Veolia ont néanmoins été déclarés, contre près de 10 000 en 2019.

Grâce aux actions de sa Fondation, au plus proche des populations et en partenariats avec les structures localement implantées, Veolia accompagne différentes initiatives d’insertion sociale et professionnelle ainsi que des projets d’aide au développement (voir ci-après).

Éduquer et sensibiliser aux questions de développement durable

Chaque année, de nombreux programmes d’éducation au développement durable et campagnes de sensibilisations à travers des portes ouvertes sur les installations exploitées sont menés dans nos territoires d’implantation. Ceux-ci permettent d’expliquer les enjeux de développement durable, nourrissant le dialogue avec les communautés.

En 2020 au Royaume-Uni, et pour s’adapter aux contraintes liées à la pandémie, les London Wonder days ont été organisés de manière virtuelle. Des visites interactives des unités de gestion des déchets, recyclage de plastique, ou cogénération sont proposées. 

Au Sultanat d’Oman, l’initiative des écoles vertes encourage la sensibilisation à l’environnement et la préservation des ressources dans les écoles du Sultanat. Les élèves sont accompagnés par les volontaires de la Société de l’environnement d’Oman et de Veolia Oman, pour faire preuve d’innovation et traiter un défi environnemental au sein de leur école et de leur communauté tels que la gestion des déchets, de l’eau ou de l’énergie. Plus de 120 écoles ont participé à ce défi. 

En Colombie, malgré les difficultés des protocoles d’isolement social dus à la pandémie, Veolia a réalisé 363 activités d’éducation à l’environnement, qui comprenaient des campagnes environnementales externes et des processus de formation essentiellement virtuels dans toutes les villes où le Groupe opère les services d’eau ou de gestion des déchets. Des ateliers éducatifs virtuels pour les communautés locales ont été organisés à l’occasion d’évènements mondiaux tels que la journée de l’eau, la journée de l’environnement, la journée du recyclage. Ces courtes sessions ou l’envoi de contenu environnemental ont touché plus de 37 000 personnes en 2020.

À Hong Kong, Veolia a construit et gère l’une des installations de traitement des boues les plus grandes et les plus avancées au monde. Baptisée T-PARK, l’installation, 100 % autonome en eau et en énergie, conjugue technologies de pointe et art de vivre écologique. Avec une galerie pour les visiteurs, une salle de conférence, une plateforme d’observation et de vastes espaces verts, l’installation ajoute une composante de sensibilisation et d’éducation du public au développement durable. En 2019, l’usine avait accueilli plus de 65 000 personnes.

La journée portes ouvertes annuelle organisée par Veolia North America, à l’usine de recyclage d’eaux usées de Jones Island, un quartier de la ville de Milwaukee dans le Wisconsin, a accueilli 1 721 visiteurs, ce qui en fait l’un des événements de ce type les plus importants de l’histoire du site. Des bénévoles du Milwaukee Metropolitan Sewerage District ainsi que 82 collaborateurs Veolia ont proposé visites guidées des installations de l’usine et expositions sur l’impact des déchets plastiques ou le rôle des microorganismes dans le traitement des eaux usées.

En Amérique latine et centrale (Équateur, Colombie, Mexico, Brésil, Argentine, Chili et Pérou), Veolia est partenaire historique de l’Organisation des États Ibéro-américains pour le programme d’éducation à l’environnement « Alrededor de Iberoamérica ». Chaque année plus de 20 000 enfants bénéficient du programme.

Maroc : Opération « Plages propres ». 

En participant chaque année à l’opération « plages propres » organisée par la Fondation Mohammed VI pour la préservation de l’environnement, Veolia confirme son action déterminée pour la préservation des plages du Maroc. En partenariat avec les organisations locales, des programmes pédagogiques sensibilisent les enfants à la préservation des écosystèmes et au respect de l’environnement.

Ces actions de sensibilisation au développement durable ont été fortement limitées par la crise de la Covid-19. Au total, les programmes éducatifs et portes ouvertes de Veolia ont néanmoins permis de sensibiliser plus de 130 000 personnes en 2020 dont plus de 100 000 enfants aux questions de développement durable et d’environnement, contre plus de 550 000 personnes dont près de 122 000 enfants en 2019.

Prendre en compte le secteur informel

Le secteur informel relève d’enjeux sociaux et environnementaux importants et peut, dans certaines géographies, représenter un enjeu crucial pour l’activité de Veolia. Le Groupe développe des programmes pour intégrer et rendre plus efficaces les réseaux de collecte informelle existants, notamment par l’utilisation de technologies digitales, et proposant ainsi des solutions adaptées aux enjeux locaux.

L’usine de recyclage du PET de Veolia Indonésie à Pasuruan s’est engagée à atteindre un approvisionnement en matières premières entièrement durable pour l’usine d’ici 2026. Le projet vise à structurer la chaîne de valeur avec différents objectifs : développement des capacités et formation des collecteurs de déchets, avantages sociaux (amélioration des conditions de travail et de la santé), amélioration des installations et des infrastructures…
En Indonésie, le PET est principalement collecté par le secteur informel de la collecte. La matière première de Veolia provient principalement de centres de collecte de déchets informels, ce qui implique des préoccupations en termes de durabilité telles que les conditions de travail, l’accès aux avantages sociaux, etc. Un projet conjoint a débuté en février 2019 entre Veolia, Danone-AQUA, le Fonds Danone pour l’Ecosystème et une ONG partenaire, YPCII, afin d’améliorer les centres de collecte de PET existants pour rendre la collecte plus efficace, et durable. Cet objectif est atteint par une série d’activités dans les centres de collecte, telles que des sessions de formation, des améliorations des installations, des dons d’EPI et d’équipements. L’objectif de ce projet est de développer dix centres de collecte durable avec une traçabilité dans la chaîne d’approvisionnement pour collecter 5 400 tonnes par an de bouteilles PET post-consommation. Ce programme permet également de renforcer la relation avec les fournisseurs et d’en faire des fournisseurs plus fiables pour Veolia.

Au Ghana, et plus généralement en Afrique subsaharienne, la conjonction entre croissance démographique et croissance économique a entraîné une augmentation considérable du volume des déchets. Le plastique est l’un des problèmes majeurs, notamment les déchets à usage unique comme les bouteilles en PET. Devant le manque d’infrastructure de collecte et de recyclage, Veolia s’est associé à l’entreprise RePATRN pour développer des solutions à cette problématique environnementale majeure en s’appuyant sur le secteur informel. L’enjeu est de montrer qu’un modèle économique est viable en collectant plus 900 tonnes de PET par mois tout en assurant des hauts standards de qualité et une traçabilité sur toute la chaîne d’approvisionnement pour permettre une filière de valorisation éco-responsable. Dans cette perspective, Veolia construit des modèles inclusifs pour que la cinquantaine de collecteurs informels actuellement fournisseurs, puissent développer une activité pérenne, travailler en sécurité avec des conditions sociales satisfaisantes. Pour cela Veolia et RePATRN déploient une solution digitale qui permet de gérer les transactions, de mieux connecter l’écosystème de collecteurs informels et de leur proposer des programmes adaptés à leurs besoins. Les volumes collectés actuellement permettent d’envisager un projet de construction d’une usine de recyclage de PET dans un futur proche.

Programme “Recuperador Amigo” à Manizales en Colombie, modèle de coopération avec les collecteurs informels.
Le programme « recycleur convivial » est un exemple de création de valeur partagée, dans lequel 48 recycleurs de la ville de Manizales, partenaires de la société EMAS Manizales By Veolia, garantissent un accès aux déchets valorisables, et s’appuient sur le Groupe pour leur développement personnel et leur renforcement comme acteur fondamental dans la chaîne de valorisation.
Veolia mène ainsi des actions de formation avec la communauté qui augmentent le volume des déchets ménagers utilisables, facilite la connaissance et la relation entre le recycleur et le citoyen, soutient également le développement des compétences du recycleur pour améliorer sa performance dans le métier.

L’objectif du programme « Recuperador Amigo » mené par Veolia Colombia est de connecter les collecteurs informels dans un programme organisé de recyclage, en tant que fournisseurs de matériaux réutilisables, en établissant des circuits structurés de travail pour la récupération, la commercialisation et le traitement des déchets qui sont produits par les particuliers et les industries.

A travers cette stratégie d’inclusion sociale, Veolia Colombie développe l’activité de récupération des déchets réutilisables en incluant cette population en situation de vulnérabilité, avec de multiples déficiences en matière de santé, d’éducation et de faible qualité de vie dans une prestation de service adaptée :

  • l’accès aux déchets réutilisables avec valorisation en circuit court : en 2019, 62 collecteurs de déchets bénéficient actuellement du programme, qui dessert 23 quartiers et 25 clients industriels ou commerciaux. Le programme contribue à augmenter le tonnage de déchets recyclés de 129 % en 2017 et de 61 % en 2018, et donc les revenus générés par notre activité de recyclage des déchets.
  • une alliance de multi-acteurs, gouvernement, société civile et entreprises, pour le développement social et la qualité de vie de la ville :
    la municipalité de Manizales, par l’intermédiaire du Secrétaire à l’environnement, avec lequel est conclu depuis 2016 un accord prévoyant des ressources économiques à l’attention du groupe de collecteurs de déchets, et par l’intermédiaire du Secrétaire à l’éducation, avec lequel Veolia mène une stratégie éducative dans les établissements scolaires publics et privés de la ville de Manizales, impliquant les collecteurs de déchets. 6 conseils communaux ont soutenu les collecteurs de déchets dans chacun des quartiers où ils effectuent la collecte porte-à-porte. 7 industries de taille moyenne qui livrent en permanence les déchets utilisables aux collecteurs de déchets du programme. L’Université Catholique de Manizales, à travers le programme Génie de l’Environnement et de l’Industrie, développe un projet d’optimisation des itinéraires des collecteurs de déchets, afin d’améliorer et rendre plus efficaces leurs déplacements.
  • le renforcement d’un groupe d’intérêt vulnérable, les collecteurs de déchets, pour assurer la reconnaissance économique de leur travail, ainsi que l’acceptation sociale et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Ce partenariat contribue à améliorer la collecte des déchets et l’efficacité de notre activité. Actuellement, le programme démarre dans toutes nos opérations de gestion des déchets en Colombie : 436 collecteurs de déchets participent en tant que fournisseurs de déchets réutilisables dans les unités municipales de Manizales, Pasto, Cartagena et Valle.

La sécurisation du tri des déchets par les recycleurs informels – Ipéro, Brésil.
A Ipero, au Brésil, Veolia est partenaire de Danone Communities pour le développement du projet « Novo Cyclo ». Le projet a démarré en 2017 et consiste en la construction d’un nouveau site et d’une coopérative de tri sur une décharge Veolia pour améliorer la capacité de tri et les conditions de vie des collecteurs de déchets, et professionnaliser l’activité. La construction est maintenant achevée et en exploitation. Le nouveau centre de tri des déchets inauguré par Veolia et Danone concerne 1421 collecteurs et techniciens, et 28 000 tonnes de matières recyclables par an.

En 2018 Veolia est également intervenu à Montevideo sur l’économie circulaire et l’intégration du secteur informel dans la gestion des déchets, et travaille travaille sur un plan global de gestion du plastique (collecte et recyclage) à Accra au Ghana.

A Djibouti, Seureca, le pôle d’ingénierie conseil du Groupe, en partenariat avec Naldeo, apporte son soutien technique et opérationnel à l’office de la voirie, sur une période de 3 ans (2014-2017), afin de structurer la collecte et le traitement des déchets dans la ville et d’établir des partenariats avec le secteur informel de la collecte des déchets, très actif dans la ville capitale.

En Colombie, un programme d’inclusion sociale des chiffonniers a été développé sur le centre de stockage de déchets Presidente à Cali, en partenariat avec les entités locales. Après mise en place d’un plan d’actions destiné à formaliser l’activité, 100 chiffonniers, qui ont reçu une formation adaptée et obtenu l’accès aux services médicaux, ont constitué deux coopératives de recycleurs qui fonctionnent aujourd’hui de façon autonome.

L’Open innovation sociale – programme Pop’Up by Veolia en Inde.
Dans le cadre de la démarche d’open innovation sociale “Pop Up by Veolia” portée par Veolia, le Groupe a installé le social business en Inde avec “Pop Up India”, en partenariat avec un Ennovent, incubateur social expérimenté et local.
Parmi les deux organisations lauréates du programme (sur 40 candidatures) et qui se trouvent donc actuellement en phase d’incubation, Hasiru Dala Innovations Private Limited est une entreprise sociale axée sur la création de meilleurs moyens de subsistance pour les récupérateurs informels de déchets grâce à des entreprises inclusives à Bangalore et dans les environs. Veolia s’est ainsi associé à Hasiru Dala pour créer des modules de formation, à travers une approche interactive avec des vidéos et des exercices, visant à améliorer les normes de sécurité et les conditions de travail des récupérateurs de déchets.

Dans les pays en développement, où la gestion des déchets est largement gérée par le secteur informel, la technologie numérique offre la possibilité d’améliorer les pratiques existantes en structurant les liens opérationnels entre les différents acteurs du secteur (producteurs, collecteurs et clients) grâce à des plateformes numériques développées par des start-up locales.

AfricWaste, l’essor de l’économie circulaire du plastique en Afrique de l’Ouest.

Créée par Veolia dans le cadre d’un partenariat avec le groupe de BTP PFO Africa, et expérimentée à Abidjan (Côte d’Ivoire), l’initiative AfricWaste entend s’appuyer sur l’économie informelle, maillon incontournable du recyclage en Côte d’Ivoire, pour structurer une filière de collecte et de valorisation des déchets plastiques, à commencer par les bouteilles en PET.
Lors d’une première phase pilote, déployée entre octobre 2017 et mars 2018 à Abidjan, le projet AfricWaste a été expérimenté sur la décharge d’Akouédo : un point de collecte et de stockage permet aux collecteurs informels d’y vendre les bouteilles en plastique PET récupérées auprès des particuliers et des commerçants. Après des débuts concluants, une deuxième phase pilote a été menée entre mars et septembre 2018 dans la commune de Treichville, au sud de la capitale. Une application pour smartphone y a été lancée : l’usager indique la quantité de déchets qu’il souhaite faire enlever, et le lieu où ils se trouvent ; les déchets peuvent ainsi être récupérés par le collecteur le plus proche, qui est alors rémunéré via le paiement téléphonique.
Au final, l’objectif est de confier les plateformes de collecte et de tri à des entreprises locales partenaires de l’économie sociale et solidaire. Celles-ci fourniront les déchets collectés à Veolia, jusqu’à 15 tonnes de PET collectés chaque mois, qui gérera leur traitement et leur recyclage.

Le projet « Sourcing matières / sustainable plastics » : technologies digitales et efficacité des réseaux de collecte informelle existants.

Veolia développe le projet « Sustainable plastics » qui vise, par la mise en oeuvre de technologies digitales, à accroître notre capacité d’agir sur la collecte de recyclables dans toutes géographies et à rendre plus efficaces les réseaux de collecte informelle existants, permettant ainsi de proposer à nos clients des solutions répondant à leurs enjeux de responsabilités environnementale et sociétale y compris en pays émergents.

2EI-Veolia a proposé d’élaborer une solution avec Kabadiwalla Connect (KC), start up indienne qui a développé un ensemble d’applications (B2C, B2B) pour créer à l’échelle d’un territoire une infrastructure virtuelle recensant l’ensemble des acteurs, les connecter, et communiquer avec ce réseau en tant que détenteur de déchets ou acheteurs de matières premières de recyclage ou financeur du système. Veolia définit des modalités de coopération avec KC dans l’objectif de répliquer le modèle ou d’utiliser les App sur d’autres business cases ou Territoires.

2EI-Veolia participe à l’élaboration de la proposition “Sustainable Plastics” de Veolia qui permettra de satisfaire les besoins de nos clients industriels en matière premières secondaires présentant des garanties à la fois techniques, environnementales et éthiques, à travers la conception de schémas techniques et financiers de responsabilité élargie des metteurs sur le marché.

Réduire les conséquences sanitaires et environnementales du démantèlement informel des D3E à Manille
Fondation Veolia / Médecins Du Monde (MDM)

2012-2016 Protéger les recycleurs de D3E de Manille aux Philippines

Depuis juillet 2012, la fondation Veolia est au côté de l’ONG Médecins du monde qui vise à améliorer les conditions de travail et la santé des recycleurs informels de déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E). Il s’agit d’un mécénat financier et de compétences, avec mise à disposition de volontaires experts dans la valorisation des D3E. Ils forment les recycleurs aux dangers des produits toxiques et réfléchissent avec eux à des solutions pour minimiser les risques sanitaires et modifier les pratiques de recyclage. Après une phase d’analyse, de sensibilisation aux bonnes pratiques et au port d’équipements de protection, la Fondation a contribué au financement de plates-formes de démantèlement et d’équipements adaptés.

  • 766 démanteleurs identifiés, dont 57% sont membres d’une organisation.
  • 2200 personnes touchées par le projet (démanteleurs et leurs familles).
  • 3584 paires de gants distribuées.
  • 5 modules de formation créés et 508 sessions réalisées.
  • 50 agents de santé formés.

2017 Dresser un état des lieux des sujets environnementaux et santé dans un bidonville de Manille 

MDM a identifié un quartier pour dresser un état des lieux des problématiques environnement et santé. Trois volontaires Veoliaforce sont partis sur le terrain pour mettre en pratique leur expertise de l’eau, de l’air et de la gestion des déchets comme de l’assainissement. Des analyses ont été pratiquées au sein des foyers sur l’eau consommée. L’air a été testé au sein des habitations comme à l’extérieur. Enfin, la mission s’est intéressée aux améliorations potentielles à apporter au système de ramassage des ordures et au système d’assainissement. Les conclusions de cette mission d’expertise permettent à MDM de monter un nouveau projet visant à étudier l’impact de l’environnement dégradé de ce bidonville en plein cœur d’une mégalopole en développement sur la santé de ses habitants.

2018… La santé environnementale comme condition de la santé humaine

Médecins du monde (MDM) et la fondation Veolia s’engagent dans un nouveau programme pour améliorer la santé des communautés en travaillant sur leur environnement direct. L’approche se veut holistique : l’objectif est de mieux comprendre le lien entre pratiques quotidiennes et effets sur la santé de chacun.

Dans le quartier 775, bidonville de Manille, des opérations sont ainsi menées pour, notamment, prévenir les feux domestiques et la présence nocive d’eaux stagnantes contaminées qui attirent moustiques, rats et autres animaux porteurs
de pathologies contagieuses. Identifiée par la communauté comme l’un des enjeux majeurs pour la santé, la gestion des déchets occupe une place centrale dans ce projet. Dès 2019, MDM s’attachera à concevoir, grâce à l’expertise de la fondation Veolia, les solutions à mettre en place. D’ici deux à trois ans, des emplois pourraient être créés autour de ces activités. Améliorer son environnement pour une meilleure santé… Le projet exige du temps et de l’engagement.

Construire de nouveaux modèles de création de valeur partagée

Avec ses clients et des partenaires, le Groupe crée de nouveaux modèles, fondés sur le partage de la valeur créée (financière ou sociale), l’innovation et la complémentarité d’expertises. Afin de qualifier de « partenariat majeur basé sur la création de valeur partagée » un partenariat, les critères suivants doivent être remplis :

  • une collaboration formalisée dans un cadre contractuel établi, avec une ou plusieurs parties prenantes (signature d’un « Memorandum of Understanding », d’un contrat, création d’une joint-venture…) ;
  • un engagement dans le temps : la volonté de collaborer sur le long terme ;
  • la co-construction de solutions innovantes qui permettent à Veolia de compléter sa gamme d’expertises en synergie avec ses métiers traditionnels ;
  • le partage de la valeur (économique, sociale, environnementale) créée entre les partenaires ;
  • un périmètre significatif : partenariat à l’échelle globale (couvrant plusieurs zones), d’une zone géographique ou d’un pays avec le potentiel de conduire à plusieurs réplications.

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia s’est fixé pour objectif 2020 d’avoir noué au moins un partenariat de ce type sur chacune de ses zones d’activité, l’ensemble devant permettre de couvrir sept segments de croissance prioritaires (pétrole & gaz, mines & métaux, agroalimentaire, démantèlement, économie circulaire, pollutions difficiles, modèles innovants pour les villes).

En 2020, l’objectif est atteint avec 11 zones d’activité et 7 segments de croissance couverts.

Modèles contractuels innovants

Veolia a signé plusieurs contrats avec des apporteurs de fonds sur le modèle AssetCo/OpCo : partenariats avec Takeei pour l’exploitation de centrales biomasse au Japon, avec Neste et Borealis en Finlande pour la production d’énergie, avec EPM en Amérique latine pour des projets d’efficacité énergétique, et à travers le projet Kwinana de valorisation énergétique en Australie.

Veolia Australia & New Zealand a été sélectionné pour la gestion et la maintenance de la première unité de valorisation énergétique du pays : le projet Kwinana. Première du genre en Australie, cette installation à la pointe de la technologie produira initialement environ 40MW d’énergie propre, soit assez pour alimenter 50 000 foyers. Elle constituera une solution durable pour la gestion des déchets et viendra renforcer l’approvisionnement local en énergie, tout en offrant une énergie plus sûre et plus abordable.

Neste, Veolia et Borealis vont créer une joint-venture pour la construction d’une nouvelle usine de production combinée de chaleur et d’électricité, qui fournira notamment de la vapeur à la raffinerie de Neste et à l’usine pétrochimique de Borealis situées à Porvoo, en Finlande. L’entreprise, Kilpilahti Power Plant Limited (« KPP »), sera détenue à parts égales de 40 % par Neste et Veolia, les 20 % restants revenant à Borealis. Neste contribuera à sa quote-part dans KPP en transférant vers la joint-venture sa centrale électrique actuelle.

Modèles innovants fondés sur des expertises complémentaires

Le premier partenariat international sur la résilience a été signé en 2016 avec Swiss Re, sous l’égide de la Fondation Rockefeller, pour aider les villes à recouvrer plus rapidement leurs infrastructures vitales à la suite de dommages causés par des catastrophes naturelles. La première mise en œuvre pratique de ce partenariat, en lien avec 100 Resilient Cities, porte sur La Nouvelle-Orléans.

Veolia a rejoint le fonds Livelihoods 3F pour une agriculture familiale, responsable, équitable et durable. En développant des solutions d’économie circulaire, le Groupe aidera les petits agriculteurs à devenir plus résilients face au changement climatique et en particulier à mitiger les risques de pénurie d’eau.

À Aguascalientes, au Mexique, Veolia participe à un projet collectif dont l’objectif est de limiter le risque de pénurie d’eau lié aux besoins croissants de la ville, de l’industrie et de l’agriculture locales. 

Veolia est partenaire du projet STOP (Stop Ocean Plastics) lancé par Borealis et Systemiq. Le projet a pour objectif de faire progresser la gestion des déchets et arrêter les fuites de plastique vers les océans en Asie du Sud-Est, en aidant les gouvernements et les villes à créer des systèmes efficaces de gestion et de recyclage des déchets ménagers et industriels. Le premier partenariat a débuté en avril 2018 à Muncar, une communauté de pêche côtière située à Banyuwangi, Java Est, en Indonésie.

Au carrefour de ses métiers, Veolia développe son corpus de connaissances dans l’agriculture afin de répondre aux besoins croissants de nourrir les hommes, et proposer à l’avenir de nouveaux services à ses clients : 

  • Veolia est partenaire d’Entofood, start-up basée en Malaisie qui utilise les biodéchets pour cultiver des insectes, destinés ensuite à nourrir les animaux d’élevage. Dans le cadre de cette collaboration, la construction du premier site industriel permettant de transformer les résidus organiques en produits de plus haute valeur ajoutée comme les protéines, est actuellement en cours en Malaisie.
  • Dans le sud de la France, Sede Environnement, filiale de Veolia spécialisée dans les biodéchets, est partenaire de la start-up française Mutatec. L’objectif des travaux est d’industrialiser les processus de reproduction des insectes, et la conversion des résidus organiques de ces insectes, en protéines et amendements organiques, ainsi qu’en d’autres produits à haute valeur ajoutée comme la chitine ou les huiles.

En 2019, Yara, spécialisée dans la nutrition des cultures et Veolia ont signé un accord pour développer l’économie circulaire au sein des chaînes de production alimentaire et agricole en Europe. Ce partenariat repose sur l’accès à des volumes croissants de nutriments récupérés et le savoir-faire en matière de gestion des matières organiques de Veolia d’une part, et sur l’expertise de Yara dans les domaines de la production d’engrais minéraux et de la nutrition des cultures d’autre part.

Alliance to End Plastic Waste.

Le Groupe est partenaire d’une nouvelle alliance créée en janvier 2019 « Alliance to End Plastic Waste » (AEPW). Comptant actuellement près de 30 sociétés internationales couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, l’Alliance s’engage à investir plus de 1 milliard de dollars, avec pour objectif d’atteindre 1,5 milliard de dollars d’ici cinq ans. Elle va développer et mettre en place des solutions pour réduire et gérer les déchets plastiques et pour promouvoir leur recyclage dans une logique d’économie circulaire.

Modèles de création de valeur partagée avec les clients industriels

Le partenariat signé fin 2015 avec Danone s’est poursuivi en 2019. Cette alliance mondiale inédite porte sur la gestion des ressources naturelles, l’efficacité industrielle et la réduction de l’empreinte environnementale. L’objectif environnemental de Danone concerne la gestion des ressources en eau et l’organisation durable des cycles du plastique et du lait, sur tous les sites industriels mondiaux. La politique climat de Danone vise notamment le zéro net carbone à long terme. L’alliance s’organise autour d’une démarche collaborative où la création de valeur partagée est issue de la mise en commun des compétences des deux entreprises. Cet accord permet à Veolia de proposer son expertise sur l’ensemble des sites de Danone, et sur l’économie circulaire des cycles plus globalement, afin d’attendre des effets d’échelle nettement supérieurs à ceux qui auraient été atteints sans partenariat.

Veolia poursuit son partenariat de trois ans signé en 2018 avec Unilever qui vise à développer une économie circulaire du plastique dans différentes géographies, à commencer par l’Inde et l’Indonésie, de même qu’un contrat de partenariat avec Tetra Pak dont l’objectif est de permettre le recyclage d’ici 2025 de tous les composants des briques alimentaires usagées collectées dans l’Union européenne.

Un contrat de partenariat avec Tetra Pak dont l’objectif est de permettre le recyclage d’ici 2025 de tous les composants des briques alimentaires usagées collectées dans l’Union européenne. Il s’agit particulièrement de développer une solution de recyclage du PolyAl durable sur les plans environnemental et économique, afin d’améliorer la collecte ainsi que les technologies et les processus associés.

En 2019, Veolia a signé trois partenariats majeurs reposant sur ce même modèle de partage de la valeur créée :

Nestlé et Veolia sont devenus partenaires pour lutter contre les déchets plastiques et développer des programmes de collecte, tri et recyclage des déchets plastiques, en particulier des emballages en plastique souple.

Reckitt Benckiser (RB) s’est associé à Veolia pour une économie circulaire du plastique. Pour RB, il s’agit d’une nouvelle étape franchie dans son engagement vers 100 % de ses emballages plastique recyclables et constitués d’au moins 25 % de matières recyclées d’ici 2025. 

EDF et Veolia ont annoncé en fin d’année la création d’une société commune, Graphitech, pour répondre aux enjeux de démantèlement des réacteurs nucléaires de technologie graphite, dont la déconstruction est complexe. Graphitech va associer la maîtrise de l’industrie nucléaire et les compétences d’ingénierie de démantèlement d’EDF, avec les compétences de robotique en environnement nucléaire de Veolia.

Modèles sociaux innovants

Pour répondre à la demande croissante des collectivités en termes d’innovation, Veolia a développé un dispositif d’open-innovation sociale, intitulé Pop Up by Veolia, qui favorise la co-création entre le Groupe et des entrepreneurs sociaux. Ces programmes d’incubation ont été déployés dans 15 territoires, en France, en Inde et au Mexique.

Veolia a rejoint en 2018 la Toilet Board Coalition, première plateforme mondiale dédiée à l’accélération de l’économie de l’assainissement, aux côtés des sociétés fondatrices que sont Unilever, Kimberly-Clark, Lixil, Firmenich et Tata. Ce partenariat public-privé rassemble entreprises multinationales, organisations non gouvernementales (ONG) et intergouvernementales (OIG), et bailleurs sociaux, autour d’un objectif commun : « un assainissement pour tous ».

La collaboration avec Elise se poursuit pour la création d’emplois solidaires pour des personnes en difficulté d’insertion et/ou en situation de handicap, afin de proposer aux entreprises une prise en charge plus large de leurs déchets de bureau.

En Australie et Nouvelle-Zélande, la joint-venture North West Waste Alliance créée en 2016 est un partenariat entre Veolia et Our Country, une entreprise australienne 100 % aborigène, dans le domaine du recyclage des déchets et de l’efficacité énergétique. Ce partenariat repose sur la collaboration et le partage des connaissances et expertises entre Veolia et les communautés, au service de l’emploi local. En cinq ans, cette alliance est devenue la plus importante entreprise du secteur de la gestion des déchets dans la région de Pilbara.

Contribuer au développement et à l'attractivité des territoires

Fort de sa connaissance intime de leurs problématiques d’aménagement, Veolia contribue au dynamisme et au développement des territoires. Ses solutions couvrent toutes les dimensions du territoire durable de demain : des lieux de vie smart, résilients, socialement intégrés et où il fait bon vivre.

Enjeux et engagements

Par son management, ses implantations locales, ses politiques relatives aux ressources humaines et aux achats responsables, par les actions menées par la Fondation Veolia, par ses partenariats économiques et les mécanismes de soutien à l’innovation et à entrepreneuriat, le Groupe est un acteur de l’emploi et du développement sur les territoires où il intervient.

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia a pris pour engagement de contribuer au développement et à l’attractivité des territoires. Le groupe s’est fixé comme objectif, à horizon 2020, de maintenir à un niveau élevé, au-dessus de 80 %, la part de ses dépenses réinvesties sur les territoires.

M. Claude Laruelle, Directeur Général Adjoint en charge des finances, et membre du Comité Executif, en est le sponsor.

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia s’est engagé à soutenir le développement des territoires de manière responsable.
Cet engagement se décline en plusieurs objectifs, dont celui de créer des emplois et des richesses dans les territoires de manière responsable.
Pour illustrer son engagement, le Groupe a défini une cible 2023 qui est d’évaluer chaque année son impact socio-économique en termes d’emploi et de richesse.

Le sponsor de cet objectif est Olivier Brousse, membre du comité exécutif et directeur de la stratégie et de l’innovation.

Veolia poursuit ainsi les desseins suivants :

  • contribuer à la vitalité économique et sociale des territoires où il opère ;
  • contribuer à la résilience des territoires et les aider à répondre aux défis qu’ils affrontent ;
  • développer des solutions smart en s’appuyant sur les technologies numériques ;
  • être un acteur de solidarité et lutter contre l’exclusion, notamment au travers de sa Fondation ;
  • instaurer des relations responsables avec ses fournisseurs.

Contribuer au dynamisme de territoires

Le Groupe contribue au dynamisme des territoires à travers les services publics qui lui sont délégués et les investissements qu’il réalise localement pour entretenir, maintenir et développer les infrastructures et l’accès durable aux services. Au plus près des enjeux sociétaux locaux, Veolia accompagne les territoires dans leur transition pour relever les défis auxquels ils font face, et soutient leur développement, l’innovation et entrepreneuriat.

Réinvestir localement

La majeure partie des dépenses du Groupe est effectuée sur les territoires où Veolia opère. Cette création de richesse, y compris les emplois directs ou indirects liés à ses activités, est par nature non délocalisables et contribue ainsi à la dynamique des territoires, de leurs économies et de leurs potentiels humains.

En 2020, dans le cadre de son engagement pour un développement durable, « Contribuer au développement et à l’attractivité des territoires », Veolia a réinvesti localement 87,3 % de ses dépenses sur les territoires, sur les principales géographies, en ligne avec son objectif à horizon 2020 de les maintenir au-dessus de 80 %.

Pourcentage des dépenses réinvesties localement dans les pays en 2020 :

Le Veolia Mulwaree Trust en Australie.

En partenariat avec le conseil de Goulburn Mulwaree (administration locale de Nouvelle-Galles du Sud), Veolia a fondé le Veolia Mulwaree Trust en 2005 afin de gérer et distribuer des fonds à des groupes et organisations communautaires à but non lucratif, au profit de l’ancienne région du Mulwaree Shire Council ainsi que de ses environs immédiats. A travers le Veolia Mulwaree Trust, Veolia apporte ainsi son soutien aux écoles locales, aux installations sportives, aux parcs et terrains de jeux, aux services d’urgence, aux associations caritatives et aux organisations de services communautaires. Le Veolia Mulwaree Trust soutient également chaque année toute une gamme de bourses d’études académiques. . Au cours des 15 dernières années, le trust a distribué un total de 11,9 millions de dollars dans plus de 1 300 projets et bourses, dont plus de 693 000 $ redistribués dans 77 projets et associations locales en 2020 et bourses d’études.

Le Veolia Environmental Trust en Angleterre.

Dans le cadre du Landfill Communities Fund, Veolia UK verse une partie de ses taxes dues au titre des sites de stockage de déchets, à des organisations à but non lucratif qui réalisent des projets au bénéfice des communautés et de l’environnement. Depuis sa création en 1997, le Veolia Environmental Trust a reversé plus de 81 millions de Livres permettant à 2 300 projets d’aboutir. En 2020, ce sont 5,3 millions de Livres qui ont bénéficié à 97 projets communautaires. Les partenariats créés au cours des 23 dernières années ont permis et continuent de permettre l’amélioration et la création d’équipements publics, ainsi que la protection des habitats naturels et de la biodiversité.

Mesurer son impact social et économique sur les territoires

L’empreinte socio-économique de Veolia

Pour comprendre et expliquer son impact, Veolia a mesuré son empreinte socio-économique dans le monde en collaboration avec le cabinet Utopies. Le modèle, qui intègre les bases de données de dizaines de sources statistiques nationales et internationales, permet de reproduire de la manière la plus réaliste possible l’économie réelle.
L’étude menée en 2020 sur l’exercice 2019, a permis de quantifier les retombées des activités de Veolia au-delà de ses impacts directs (emploi et valeur ajoutée du Groupe). Les impacts indirects liés à la chaîne de fournisseurs, et les impacts induits par la consommation des ménages (salariés Veolia et fournisseurs) et par les dépenses des administrations publiques, sont également mesurés. Les flux monétaires de 51 pays d’implantation de Veolia, représentant plus de 98 % du chiffre d’affaires du Groupe, ont ainsi été analysés.

– Les résultats de l’étude sur le périmètre monde ont montré que les activités de Veolia dans le monde :

  • ont soutenu plus 1 105 388 emplois équivalents temps plein (ETP) ;
  • ont permis de générer plus de 51 milliards d’euros de valeur ajoutée ;
  • ont un coefficient multiplicateur en emplois de 6,6 : pour un emploi direct de Veolia, 5,6 emplois supplémentaires sont soutenus dans l’économie ;
  • ont un coefficient multiplicateur en valeur ajoutée de 3,3 : pour chaque euro de valeur ajoutée créé par Veolia, 2,3 euros supplémentaires de valeur ajoutée sont générés dans l’économie.

–> Voir l’étude complète de l’empreinte socio-économique Veolia Monde

– En 2018 l’étude de l’empreinte socio-économique avait été menée en France :

Les activités de Veolia sur le sol français soutiennent plus de 165 000 emplois équivalents temps plein (ETP), soit 0,6 % de la population en emploi en 2017. Ces activités ont permis de générer 9,6 milliards d’euros de PIB (Produit Intérieur Brut) en France, soit 0,4 % du PIB national 2017.

Le Social return on investment (SROI)

Les activités de Veolia ont un impact social/sociétal et contribuent à créer de la valeur dans les territoires où Veolia intervient : services apportés (eau potable, assainissement, chauffage, collecte des déchets…), hygiène et santé, préservation des ressources, recyclage, emploi et insertion professionnelle, actes de solidarité, taxes et impôts, éducation à l’environnement, etc.

Mesurer cette valeur ajoutée n’est pas toujours simple et les méthodes d’évaluation varient grandement en moyens, temps ou compétences. Depuis 2014, nous avons mesuré l’impact social (la valeur sociale créée) de certains de nos contrats en appliquant la méthodologie novatrice de retour social sur investissement – SROI (Social return on investment).

2016 Best initiatives in Asia

SROI – les cas de l’Île-de-France (France) et de Nangloï (Inde)

Il s’agit dans ces deux cas de contrats de distribution d’eau potable ; cependant les contextes culturels, techniques et économiques sont très différents. La démarche, menée en 2015, a permis d’analyser les effets des changements apportés et d’identifier les impacts, puis de proposer des hypothèses de monétarisation de ces impacts.

SROI – le cas de Southwark (Royaume-Uni)

Au Royaume Uni, Veolia a utilisé l’approche SROI pour évaluer la valeur des services apportés et du travail mené avec la collectivité dans le quartier londonien de Southwark. Première étude de ce type, l’étude SROI sur Southwark a montré que, pour 1 £ dépensée par Veolia dans le cadre de ce contrat, nous produisions 2,09 £ de valeur sociale.

Ces travaux et l’outil développé en interne Veolia constituent une avancée majeure dans notre connaissance de la valeur que nous apportons aux territoires.

Soutenir l’innovation et l'entrepreneuriat

L’implication de Veolia dans le développement économique des territoires se traduit par différents dispositifs d’open innovation. Ils favorisent l’émergence de solutions techniques, sociales et environnementales avec les entrepreneurs locaux, et constituent autant d’opportunités de codéveloppement.

Open innovation technologique 

– Depuis 2017, le programme VIA by Veolia est un service d’Open Innovation proposé aux directions fonctionnelles du Groupe (direction du soutien aux métiers et de la performance, direction des systèmes d’information et technologies…) et aux Business Units à la recherche de solutions innovantes. Le service comprend :

  • la recherche d’innovations en réponse à un besoin identifié ne trouvant pas de solutions en interne (conformité, performance, développement d’offres…) ;
  • la sélection des technologies les plus pertinentes avec les experts du Groupe ;
  • la qualification (test) de la technologie choisie avant la mise en place d’engagement commercial.

En trois ans, les équipes ont réalisé 176 sourcings de technologies innovantes et en 2020, leur exploitation a donné lieu à des tests de 19 de ces technologies.
L’équipe Open Innovation apporte également un soutien au programme d’accélération U-START mené par Veolia en Allemagne et au tout nouveau programme Spark Accelerator de Veolia au Moyen-Orient.

L’équipe du VIA by Veolia a collaboré avec la BU Recyclage et Valorisation des Déchets (RVD) pour identifier, tester et qualifier des solutions capables de mesurer le taux de remplissage des points d’apport volontaire de déchets, puis de renvoyer les données vers Veolia afin d’optimiser la collecte des déchets. Ces études ont permis de retenir une solution qui est en cours de déploiement sur le territoire avec 600 capteurs en fonctionnement et 1 200 à venir.

– Lancé par Veolia en Allemagne, le programme d’accélération U-START favorise la coopération avec des startups innovantes dans les domaines de l’économie circulaire, de la protection du climat et de la gestion responsable des ressources. Afin d’aider les startups à développer leurs solutions et accélérer leur commercialisation, Veolia donne aux entrepreneurs la possibilité de s’engager dans un partenariat de co-innovation à travers différentes opportunités de développement technique et commercial : prototypage, tests et preuve de concept sur les installations de Veolia, projets de co-création, accès aux canaux de distribution…

Depuis sa création en 2016, U-START a mené 15 coopérations avec des start-up au travers de 9 appels à solutions.

En 2020, U-START a permis à trois start-up de conduire leurs projets en coopération avec les équipes de Veolia :

  • SunCrafter, spécialisée dans la réutilisation de panneaux photovoltaïques après leur démantèlement. La participation de Veolia a permis de vérifier la pertinence de leur offre vis-à-vis d’un marché attendu en croissance exponentielle.
  • ChargeX a développé un système innovant pour recharger les batteries de véhicules électriques. La coopération avec Veolia va permettre de déployer cette solution auprès des clients municipaux et industriels de Veolia sous la forme d’un contrat White Label.
  • Vaira développe une plateforme digitale d’aide à la gestion de chantiers de connexion de réseaux d’électricité, de gaz ou d’eau. Cette solution a été adaptée au besoin des équipes de Veolia, et va être testée en 2021 sur un de nos sites.

Open innovation sociale

Des processus sont déployés afin de favoriser l’entrepreneuriat social à l’échelle d’un territoire. Lancée en 2014, « Pop Up by Veolia » est un programme d’Open Innovation Sociale. Il contribue à l’émergence et à la croissance d’entrepreneurs à fort potentiel d’impact social sur les territoires, en soutenant la création d’incubateurs d’entrepreneuriat social, et permet de développer des collaborations entre Veolia et ces entrepreneurs.

Globalement, Veolia a noué des partenariats pour renforcer et mesurer l’impact de ce programme d’Open Innovation Sociale. C’est le cas avec Ashoka, premier réseau mondial d’entrepreneurs sociaux présent dans 80 pays, avec la chaire Innovation et Entrepreneuriat Social de l’ESSEC et Ticket For Change.

Localement, Veolia s’associe à des incubateurs d’entrepreneuriat social pour détecter, sélectionner et accompagner ensemble des start-up sociales à fort potentiel d’impact. Ces incubateurs partenaires jouent plusieurs rôles clés : leur ancrage local permet une diffusion réussie de l’appel à projets thématique sur le territoire, leur programme d’accompagnement permet une réelle structuration des projets des entrepreneurs grâce au coaching, aux formations et aux temps de mise en réseau. Les entrepreneurs accompagnés bénéficient du soutien et de l’expertise des collaborateurs Veolia afin de co-construire des projets et solutions innovantes avec les différents acteurs des territoires (collectivités publiques, citoyens, entrepreneurs, acteurs de l’entrepreneuriat social).

Le programme Pop Up est déployé en 2020 dans 14 territoires, en France, en Inde et au Mexique. Fin 2020, 220 entreprises sociales ont été accompagnées, et 25 collaborations ont été réalisées.

Eau du Grand Lyon travaille avec l’entreprise d’insertion la Conciergerie Solidaire depuis 2017 pour apporter des services du quotidien aux collaborateurs et mener des événements de sensibilisation sur l’économie sociale et solidaire.

Suite à une sélection via le Pop Up India, Veolia a conclu un partenariat avec l’ONG FORCE (Forum for Organized Resource Conservation and Enhancement) et Nangloi Water Services. À travers diverses initiatives, campagnes et programmes de sensibilisation communautaires, l’objectif est de promouvoir le raccordement légal à l’eau potable, assurant un approvisionnement en eau salubre pour tous. Grâce à ce projet, l’ONG a pu toucher 10 661 ménages en 2019. 

Open innovation digitale

Veolia s’appuie sur l’innovation et le digital comme booster des métiers du Groupe, pour renforcer la performance des services dans la ville et proposer de nouvelles solutions aux citoyens, connectées et efficientes dans la gestion de ses ressources. En investissant dans un écosystème d’entreprises digitales et en développant de l’innovation ouverte, Veolia accompagne la transformation des services urbains et co-construit la ville intelligente, inclusive et agréable à vivre.

À titre d’exemple, les compteurs d’eau communicants déployés dans plus de 3 000 villes par la société Birdz, filiale de Nova Veolia, préviennent sans délai les consommateurs en cas de fuite ou de risque de gel. L’émergence des nouvelles technologies dans l’espace urbain est aussi l’occasion pour les villes de proposer des services pragmatiques, adaptés aux besoins de chaque individu. 

L’Oasis à Niamey au Niger, structure de soutient à l’insertion économique des femmes par l’entrepreneuriat

Face aux enjeux environnementaux et à l’immense défi que représente la lutte contre la pauvreté qui affecte en premier lieu les femmes au Niger, Empow’Her, organisation internationale soutenant l’entrepreneuriat des femmes, et Veolia ont co-créé et inauguré en janvier 2018 à Niamey, L’Oasis. Cette structure soutient l’insertion économique des femmes par l’entrepreneuriat et sensibilise la population aux enjeux du développement durable. C’est un lieu unique, soutenu par la Fondation Veolia et par sa filiale, la Société d’exploitation des eaux du Niger, dédié à l’économie sociale et à l’économie responsable. L’Oasis s’est inspiré de la Recyclerie, un tiers lieu innovant à Paris, dédié à l’éco-responsabilité et dont Veolia est partenaire depuis son ouverture en 2014. Convaincus que l’entrepreneuriat est un puissant levier pour appuyer l’émancipation des femmes et leur pleine participation au développement de leur communauté, des programmes de formation, de renforcement du leadership et de développement du réseau à destination de femmes entrepreneures sont mis en place. En 2018, L’Oasis a formé 686 femmes, organisé 98 événements de sensibilisation, et près de 2 500 personnes ont participé aux activités proposées.

Communiqué de presse 19 janvier 2018

Communiqué de presse 19 janvier 2018

Le programme “STARTER, Believe and Do Business!” en République Tchèque

Dans le cadre du programme “STARTER, Believe and Do Business!” en République Tchèque, Veolia apporte son soutien aux start-ups des régions de Moravie-Silésie et d’Olomouc. Les dotations vont à des projets artisanaux et non traditionnels qui apportent des avantages sociaux aux habitants. En 2018, plus de 170 000 € ont été redistribués pour soutenir 100 nouveaux emplois. Depuis dix-neuf ans, “STARTER, Believe and Do Business!” a permis de créer 2 200 nouveaux emplois dont 330 emplois adaptés, avec un soutien de 4.2 millions d’euros.

Résilience des territoires

Veolia participe à la résilience des territoires en les aidant, notamment sur les sites exploités, et en collaboration avec les collectivités, à répondre à leurs défis physiques, climatiques, économiques et sociaux. 

Dans le cadre de sa mission « Ressourcer le Monde », le Groupe propose une planification, un développement et une gestion plus intelligents des infrastructures et des services publics de nos villes tels que l’approvisionnement en eau, l’assainissement, la gestion et la valorisation de l’énergie et des déchets. La formation et le partage des meilleures pratiques transforment ces défis en opportunités pour des villes plus résilientes. 

Partenaire stratégique de 100 Resilient Cities depuis sa création, Veolia a mis son expertise au service de cette initiative de la Rockefeller Foundation visant à accompagner 100 villes du monde à devenir plus résilientes face aux enjeux sociaux, économiques et physiques. 

En 2015, La Nouvelle Orléans fut l’une des premières villes de ce réseau à dévoiler sa stratégie en matière de résilience, à l’occasion des 10 ans de l’ouragan Katrina. Dans ce cadre, Veolia et Swiss Re ont développé un projet pilote sur certaines infrastructures municipales, notamment les systèmes stratégiques d’eau, de traitement des eaux usées et de drainage, ainsi que d’approvisionnement énergétique.

Le Groupe a participé à la préparation et au déroulement de la COP21, la 21e Conférence internationale de la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) qui s’est tenue à Paris, en décembre 2015, ainsi qu’aux COP22, COP23 et COP24.

À la suite de sa publication sur le thème des « villes résilientes », l’Institut Veolia a organisé une conférence afin d’échanger sur ces nouveaux défis auxquels les territoires font face.

Journée l ’ENPC-Veolia « Accélérer la préparation de nos villes à un climat changeant »

L’École des Ponts ParisTech et Veolia ont organisé la journée 2019 de la Chaire « Hydrologie pour une ville résiliente ». Cette journée, introduite par Antoine Frérot et Sophie Mougard, directrice de l’École des Ponts ParisTech, a permis de discuter des réussites et bonnes pratiques pour améliorer la résilience des villes face aux épisodes pluvieux extrêmes.

Accompagnement de villes proactives

Suite à l’effervescence générée par le succès du projet de la Nouvelle Orléans, de nombreuses villes s’intéressent de près aux solutions de Veolia en matière de résilience urbaine et lui demandent de conduire, par exemple, un plan stratégique de résilience (analyse de risques, identification des chocs et des stress du territoire, recommandations, etc.).

  • Veolia a accompagné la Ville de Byblos (Liban) dans l’actualisation de sa stratégie de résilience (simulateur 3D de ville durable, KEY2©Sustainable City développé par un consortium d’entreprises françaises piloté par Veolia et appliqué à la ville de Santiago du Chili 201-2016) ;
  • Veolia a accompagné en 2017 et 2018 les acteurs de la région de Milwaukee aux Etats-Unis dans la définition et la mise en place d’une stratégie de résilience ;
  • Veolia a par ailleurs animé des workshops à Cali en Colombie suite aux inondations de 2017 et à Montevideo en Uruguay sur la gestion des déchets ;
  • Des collaborateurs de Veolia sont également intervenus lors de workshops en 2018 dans la ville du Cap en Afrique du Sud sur les enjeux de stress hydrique et à Addis Abeba en Éthiopie sur l’économie sociale.

Région de Milwaukee : Accompagnement dans la définition de la stratégie de résilience.

Pour l’aider à répondre à ses défis en termes de démographie, d’économie et de changement climatique, Veolia a accompagné le Milwaukee Metropolitan Sewerage District, l’un des plus importants clients de Veolia North America, dans la définition de la stratégie de résilience de la région de Milwaukee. Ce plan, publié en août 2019, s’est appuyé sur une analyse des risques et des enjeux du territoire hiérarchisés lors de workshops rassemblant 28 municipalités ainsi qu’un panel de parties prenantes intéressées par la démarche et acteurs du territoire. Ce cadre stratégique fournit des recommandations opérationnelles en termes d’environnement, d’économie et d’infrastructures, afin de rendre la région plus forte et plus résiliente.

Veolia accompagne les villes du monde déterminées à identifier leurs vulnérabilités dans une démarche de résilience proactive, pour transformer leurs risques en opportunités. Veolia propose des solutions pour réduire la vulnérabilité des territoires et, de ce fait, réduire le coût total des infrastructures et améliorer leur résistance.

 

Solutions  d’atténuation du changement climatique en ville

La lutte contre les îlots de chaleur urbains (ICU) en été

Veolia développe des outils de diagnostic et des solutions innovantes d’atténuation des îlots de chaleur urbains, notamment l’utilisation de l’eau non potable (eaux de voiries et des espaces publics). Un programme de R&D, lancé en 2011, a testé durant trois étés successifs l’arrosage de la voirie dans un quartier de Lyon (France). L’humidification de la chaussée a réduit la température de la chaussée de 3 à 5°C et la température ressentie par le piéton de 0,5°C environ. À Nice, d’autres solutions ont été simulées : rafraîchissement par pavés poreux humides (pavés à rétention d’eau), humidification du sol, végétation, ombre, amélioration de la circulation d’air, etc. En 2018, le premier démonstrateur de rafraîchissement urbain à base de pavés évaporatifs a été livré à la ZAC Toulouse Montaudran Aerospace (inédit en Europe). En 2019, un pilote a été mis en place à Milan en Italie.

A Boston, de l’énergie sous forme de « vapeur verte »

Veolia, qui exploite le réseau urbain d’énergie de la ville de Boston, accompagne celle-ci dans sa stratégie « Carbon Free Boston ». La centrale de cogénération recycle une énergie thermique auparavant perdue, par une technique de cogénération à haut rendement.

Inclusion & Numérique Grand Bellevue à Nantes

A Nantes, le projet “Inclusion & Numérique Grand Bellevue” fait partie des 15 propositions retenues dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine. Veolia fait partie du groupement qui présente ce projet, doté d’une budget de 50 M€, et qui a pour objectifs de tester de nouveaux services urbains via des démonstrateurs de services. Ceux-ci seront co-produits par les habitants du quartier, des universités et des partenaires du monde associatif.

Solutions smart

En s’appuyant sur les technologies numériques, les solutions smart visent à améliorer  l’information et le confort des citoyens ainsi qu’à optimiser la performance environnementale et économique des services délivrés par Veolia.

Opérant au cœur des territoires, Veolia est devenu naturellement un gestionnaire des différents flux urbains : énergie sous ses différentes formes, eau potable ou eaux usées, déchets liquides ou solides et informations liées à ces flux. De fait, Veolia se positionne, aujourd’hui avec les produits de la gamme Urban X, comme un acteur naturel des solutions pour la smart city et la ville durable de demain.

Waternamics

Conçue en partenariat avec IBM, cette solution industrielle et réplicable est au cœur de la digitalisation des services d’eau et d’assainissement. Elle agrège, contextualise et croise les données provenant des systèmes d’information opérationnels et des capteurs, de plus en plus nombreux. Elle permet ainsi une meilleure analyse des données, pour améliorer la réactivité face aux événements détectés en temps réel, accroître la performance du service, gérer plus efficacement les crises et servir de support aux échanges d’informations plus précises sur le service avec la collectivité ou les citoyens. Mise en place simultanément à Lyon (France) et Tidworth (Royaume-Uni), en février 2015, Waternamics, déployée dans le cadre de plus de 10 contrats de Veolia Eau en France, est proposée en réponse à des appels d’offres pour la transformation numérique de services à l’international.

Il est prévu d’étendre cette solution numérique à d’autres métiers du Groupe, notamment aux réseaux de chaleur, avec un premier déploiement en Pologne dans le cadre du projet Heatnamics, à Varsovie, en lien avec le centre d’expertise local sur les réseaux de chaleur de Veri (Heat Tech Center).

Pour les déchets, nous avons initié le projet Wastenamics pour l’amélioration de la performance.

Plus généralement, le segment des systèmes d’hypervision des infrastructures urbaines donne naissance à la gamme de produits Urban Namics.

HeatNamics

Extension de WaterNamics au métier des réseaux de chaleur, un premier déploiement a eu lieu en Pologne à Varsovie, sur le plus gros réseau de chaleur de l’union européenne. Des modules experts complémentaires sur la maintenance prédictive et la gestion patrimoniale d’un réseau de chaleur viendront étoffer dès 2018 la suite de solutions digitales HeatNamics.

Urban Pulse

Application mobile qui donne aux citoyens toutes les informations (sorties, commerces, services, transports, amis) de leur ville, en temps réel. Urban Pulse, qui renforce la relation directe de Veolia avec les utilisateurs finaux, offre aux villes une solution innovante et intelligente pour mieux connecter les citoyens à leur territoire. Urban Pulse, qui poursuit son déploiement dans les villes françaises et internationales, s’enrichira de nouveaux services pour devenir l’application de référence qui facilite la ville.

Urban Board

Tableau de bord à destination des équipes municipales qui met en perspective les indicateurs opérationnels des services et leur perception par les citoyens. Sous forme d’application web, consultable sur écran ou tablette, Urban board apporte aux décideurs publics locaux une vision synthétique et dynamique du fonctionnement de leur territoire.

Hubgrade

Hubgrade, centre de pilotage de la performance (Smart Monitoring Centers) des métiers de Veolia – eau, énergie et déchets –, permet aux équipes de surveiller et exploiter des données en temps réel pour optimiser la gestion des ressources des clients municipaux, commerciaux et industriels. Hubgrade opère sur trois axes principaux pour garantir la meilleure expertise : l’organisation, les systèmes numériques et les services intelligents. En 2019, Veolia compte plus 27 centres Hubgrade opérationnels dans le secteur tertiaire et commercial : en France, en Espagne, Italie, Hongrie, aux Pays-Bas, Belgique, Suède, au Royaume-Uni, en Irlande, aux Émirats arabes unis, en Chine et en Australie. Le déploiement de ces centres permet à Veolia de transférer les données provenant de millions de capteurs, et liées à ses activités, afin d’optimiser les flux de ressources dans les villes, les bâtiments et les sites industriels. Hubgrade permet à Veolia de mesurer le progrès, d’accélérer la recherche de performance de ses clients et de limiter la pression sur les ressources. 

Solutions innovantes dans le cadre du consortium IRIS

Veolia a intégré le consortium IRIS (Integrated and Replicable Solutions for Co-Creation in Sustainable Cities) dont la proposition a été retenue dans le cadre du programme européen H2020. IRIS rassemble 43 partenaires incluant des partenaires publics et privés regroupés autour de trois démonstrateurs implantés dans les villes leaders (Utrecht, Nice, Goteborg), des villes suiveuses et des partenaires transverses. Dans le cadre du démonstrateur de Nice, Veolia a proposé :

  • l’optimisation de la distribution de chaleur dans trois immeubles de Côte d’Azur Habitat, avec une solution Siemens portée par Veolia Energie France,
  • la maîtrise des consommations d’utilités (AMCI) dans trois immeubles de Côte d’Azur Habitat, portée par HomeFriend
  • la gestion des pics de pollution via des capteurs de qualité d’air Hager et Urban Pulse, portée par ESWAN.

Le projet qui s’étalera sur 5 ans permettra de tester des solutions innovantes au stade pré-industriel à fort potentiel de réplication.

Accompagnement à la maîtrise des consommations  individuelles (AMCI)

Veolia a développé la solution AMCI pour aider les usagers à maîtriser leurs consommations individuelles d’eau et d’énergie, notamment dans le logement social. Cette solution d’engagement citoyen et de lutte contre la précarité s’appuie sur trois piliers indispensables à son efficacité : compteurs et capteurs communicants déployés dans l’habitat et utilisant les plus récentes technologies pour permettre de relier les consommations et les comportements des usagers; portail et applications permettant de définir des stratégies d’économies personnalisées en s’amusant, en échangeant des bonnes pratiques dans le cadre d’une communauté; et accompagnement humain via des associations locales ou des habitants référents. Après une expérimentation réussie, avec le bailleur Dynacité, dans l’Ain, Veolia a conçu un service complet et novateur d’accompagnement comportemental des occupants de l’habitat collectif à la maîtrise des consommations d’eau, d’électricité et de chauffage, en cours d’industrialisation via la société d’expertises HomeFriend, à travers 4 nouveaux pilotes (Côte d’Azur Habitat à Nice, éoToa à Rennes, Nantes Métropole Habitat et Opac d’Amiens). Les premiers résultats sont très encourageants pour les bailleurs, qui y voient un moyen d’avoir des locataires plus solvables (puisque la solution a pour objectif de leur faire économiser 10% de leur facture annuelle d’eau et d’énergie), d’améliorer la communication et de réaliser eux aussi des par exemple en réduisant le temps passé dans la gestion des réclamations et des interventions dans les logements. Par ailleurs, le portail de communication établi entre bailleurs et locataires permettra à Veolia de proposer d’autres services d’inclusion numérique.

Favoriser l’insertion sociale et professionnelle, et la solidarité

Par son management, ses politiques ressources humaines et achats, et les actions de solidarités menées par la Fondation et les Business Units dans les pays, le Groupe est un acteur de l’inclusion sociale et de l’emploi sur les territoires où il intervient.

Veolia, créateur responsable d’emploi local

Le Groupe, qui compte 171 450 salariés fin 2020, agit en employeur responsable, acteur du développement économique et de la solidarité sociale (emploi, formation et économie locale) dans les territoires où il opère, par :

  • la priorité à l’alternance dans le recrutement externe. Le Groupe est convaincu de la voie d’excellence que représente la formation en alternance notamment dans le cadre de contrats d’apprentissage et de professionnalisation (3 270 alternants en 2020) ;
  • ses actions d’insertion par l’activité économique, menées avec la Fondation Veolia en partenariat avec des structures d’insertion (voir ci-après) ; 
  • la création de passerelles entre le réseau des Campus Veolia, le Groupe et les professionnels ou acteurs de la formation, de l’orientation et de l’emploi, afin de préparer à ses métiers les jeunes et les plus éloignés de l’emploi : Écoles de la deuxième chance, Établissement pour l’insertion dans l’emploi (EPIDE), réseaux des missions locales en France, associations « Elles Bougent », « Sport dans la ville »  ; 
  • une politique et des actions en faveur de la diversité : lutte contre les discriminations, soutien à l’emploi de personnes en situation de handicap ; 
  • la politique d’ouverture vers les secteurs de la formation (écoles, universités) : accueil de stagiaires (2 045 stagiaires en 2020), Trophées Performance, Summer school, forums et salons étudiants ; 
  • des initiatives solidaires adaptées à un contexte local spécifique :
    • le Reconciliation Action Plan (RAP) 2019-2022 en Australie en direction des peuples aborigènes ;
    • collaboration d’Amendis, Veolia Maroc, avec l’association Enfants du Paradis pour l’insertion de jeunes en situation de handicap ;
    • création de modules de formation pour améliorer les normes de sécurité et les conditions de travail des travailleurs du secteur de la gestion des déchets en Inde ;
    • au Niger, la SEEN (Société d’Exploitation des Eaux du Niger) est partenaire de l’Agence nigérienne pour la promotion de l’emploi, et soutient le programme d’insertion des jeunes diplômés qui a pour objectif de favoriser l’employabilité des jeunes et leur insertion dans la vie active. En 2020, grâce à ce programme, 13 jeunes ont été mis en stage rémunéré parmi lesquels sept ont été recrutés…

En France, Veolia et Elise (réseau d’entreprises adaptées et d’insertion qui emploie plus de 80 % de personnes en situation de handicap), partenaires depuis 2012 pour la collecte et le recyclage des papiers de bureau, ont renforcé leur collaboration. Désormais, leur intervention s’élargit à l’ensemble des déchets de bureau. Une étendue du périmètre qui aura créé 575 emplois, entre 2012 et 2020.

Veolia Environmental Trust au Royaume-Uni, Veolia Mulwaree Trust en Australie, Veolia Foundation Czech Republic en République tchèque ou Veolia Foundation Slovakia en Slovaquie financent des projets ou des programmes locaux (soutien à la création d’emplois, à la protection de l’environnement, à des projets sociaux et solidaires) qui, au-delà du mécénat financier, impliquent souvent des salariés de Veolia.

Australie : Le Reconcilation Action Plan. 

Veolia réaffirme son engagement historique dans la défense des droits des aborigènes et des communautés insulaires du détroit de Torrès, et a lancé le troisième Reconcilation Action Plan (RAP) 2019-2022

Cet engagement a été initié en 1997 avec le partenariat pour l’emploi des populations aborigène signé avec Indigenous Business Australia. En 2013, la joint-venture The North West Alliance a été créée avec la société aborigène australienne Our Country. Cette alliance est devenue la plus importante entreprise du secteur de la gestion des déchets dans la région de Pilbara. Ont ensuite suivi les RAP 2014-2016 et 2017-2019, cadres stratégiques pour agir contre les inégalités et développer des relations à long terme avec les communautés et les organisations locales. 

Les domaines d’intervention prioritaires de ce nouveau plan 2019-2022 seront l’éducation, l’emploi, les partenariats communautaires, et la collaboration avec les entreprises aborigènes et insulaires du détroit de Torrès.

Favoriser le Broad-Based Black Economic Empowerment en Afrique du Sud 

Opérant en Afrique du Sud, Veolia s’emploie à promouvoir la participation effective des individus et des communautés précédemment défavorisés à l’économie sud-africaine.

L’entreprise adhère aux exigences de la loi 55 de 1998 sur l’équité en matière d’emploi. Par ailleurs en 2017, le 26 juillet, Veolia Water Technologies South Africa a officiellement dévoilé son partenariat stratégique avec Ceracure (Pty) Ltd. Cet accord d’actionnariat historique renforce la conformité de l’entreprise avec les dernières réglementations Broad Based Black Economic Empowerment en tant que contributeur de haut niveau, et démontre son engagement continu envers l’autonomisation et la transformation locales.
Effectuée en 2019 par un auditeur accrédité SANAS, la certification Broad Based Black Economic Empowerment de Veolia Water Technologies South Africa est de niveau 4.

Veolia Water Solutions and Technology

Veolia Water Solutions and Technologies South Africa – B-BBEE Certificate

Actions de la Fondation Veolia

L’accompagnement vers l’emploi et le lien social est, avec l’aide au développement et l’urgence humanitaire, ainsi que la protection de l’environnement et de la biodiversité, l’un des trois domaines d’intervention prioritaires de la Fondation Veolia. À ce titre, elle soutient les initiatives et les structures qui favorisent le retour à l’emploi des personnes en situation d’exclusion (chantiers, associations et entreprises d’insertion par l’activité économique, projets de formation, accompagnement social, entrepreneuriat solidaire et microcrédits…). Au-delà d’un soutien financier, la Fondation s’attache à créer des passerelles entre les projets et initiatives soutenues, et les entités opérationnelles de Veolia afin de favoriser une insertion et un retour à l’emploi pérennes.

Partenariats pluriannuels :

À travers ses partenariats pluriannuels, la Fondation Veolia soutient des associations œuvrant pour l’insertion sociale et professionnelle des plus démunis, dont les plus marquants sont :

  • l’Institut Télémaque, association qui agit pour l’égalité des chances dans l’éducation en accompagnant des jeunes de milieux modestes dès le collège via un dispositif de tutorat ;
  • Life Project 4 Youth (LP4Y) qui installe des centres de formation en Inde pour jeunes en grande précarité ;
  • Solinum, association dédiée à l’innovation dans l’action sociale, notamment via l’édition d’un GPS des services essentiels au bénéfice des sans-abri.

Life Project 4 Youth (LP4Y) : centres de formation en Inde pour jeunes en grande précarité.

Après les Philippines, l’Indonésie et le Vietnam, Life Project 4 Youth a ouvert en Inde huit Life Projects Centers. Ces centres de formation à l’entrepreneuriat permettent à des jeunes en grande précarité d’envisager une insertion sociale et professionnelle par la création d’une micro-activité économique. Après avoir soutenu en 2016 la rénovation du centre de Pahar Ganj à New Delhi, la Fondation Veolia a renouvelé en 2018 et en 2019 son soutien avec les équipes opérationnelles de Veolia en Inde, qui font également partie intégrante des projets.

En France, les conciergeries de quartier « Lulu dans ma rue » mettent en relation des demandeurs de services ponctuels (petit bricolage, livraisons, manutention, gardiennage d’animaux, aide informatique, babysitting…) avec des fournisseurs de ces services (réseau d’entreprises partenaires). Accompagnée depuis 2014 par la Fondation Veolia (phase d’expérimentation, ouverture de la première conciergerie de quartier à Paris en 2015, puis développement), l’association est désormais présente via 11 points de rencontre (cinq kiosques et quatre corners en magasin). Activité économique aujourd’hui avérée, génératrice de revenus et renforçant l’employabilité de personnes éloignées du monde du travail, Lulu dans ma rue compte 320 Lulus actifs pour 17 000 clients. Le kiosque a également été reconnu comme un vecteur fort de dynamisation de la vie de quartier. Les sollicitations affluent pour ouvrir des kiosques dans d’autres villes de France (Brest, Bordeaux, Toulon, Lille, Grenoble…).

Espaces : association d’insertion par le développement d’emplois par l’écologie urbaine, à destination des personnes en difficulté. Dans le projet CultiCime, la fondation Veolia et l’association Espaces déploient les méthodes de maraîchage urbain Topager et collaborent pour créer un modèle économique d’agriculture urbaine rentable, reproductible et créateur d’emplois d’insertion. Leur terrain d’expérimentation : le toit d’un centre commercial de la commune d’Aubervilliers (93) transformé en surface cultivée ;

Acta Vista (www.actavista.fr): Implantée à Marseille en France, l’association Acta Vista, filiale du groupe SOS, première entreprise sociale européenne, a fait de la préservation et de la restauration des sites exceptionnels une activité forte pour favoriser la réinsertion professionnelle. Soutenue par la Fondation Veolia depuis 2008, Acta Vista réalise des chantiers d’insertion et de formation professionnelles aux métiers de la restauration du patrimoine. Les personnes qu’elle accueille apprennent un métier sur des édifices prestigieux avec l’objectif de s’insérer de manière pérenne sur le marché du travail. Aujourd’hui, Acta Vista embauche en contrat d’insertion et forme plus de 400 personnes par an dont un tiers de moins de 26 ans, avec 92 % des salariés qualifiés en fin de parcours et plus de 60 % de sorties en emploi.

Projets d’accompagnement vers l’emploi et le lien social

Au-delà de ces partenariats historiques, la Fondation Veolia soutient chaque année de nombreuses associations ou entreprises œuvrant pour l’accompagnement vers l’emploi des plus démunis et le lien social dans les quartiers.

En 2020, la Fondation a soutenu 14 projets d’accompagnement vers l’emploi et le lien social, comme avec Aux captifs
la libération, L’École des cuistots migrateurs, Couleurs d’Avenir, l’Association Aurore, ou encore la régie de territoire CUCM Nord.

Territoire Zéro Chômeurs Longue Durée – Bouffémont Attainville Moisselles

« Territoires zéro chômeur de longue durée » est un dispositif novateur pour en finir avec le chômage de longue durée. Expérimenté depuis janvier 2017 dans le cadre d’une loi votée à l’unanimité par le Parlement en février 2016, il est testé dans une dizaine de territoires de 5 000 à 10 000 habitants grâce à la mobilisation de plusieurs ONG : ATD Quart-Monde, Emmaüs France, le Secours catholique, le Pacte civique, la Fédération des acteurs de la solidarité… L’objectif est clair : il s’agit de montrer que personne n’est inemployable. Dans le territoire de Bouffémont-Attainville-Moisselles, situé au nord de Paris dans le Val d’Oise, le programme concernera plus de 350 personnes au chômage de longue durée.Atelier Extramuros : l’Upcycling au service du retour à l’emploi

Atelier Extramuros : l’Upcycling au service du retour à l’emploi

Créée en 2007 avec le soutien de Veolia et de sa Fondation, l’entreprise Extramuros est installée à Gennevilliers au sein d’un local voisin du centre de tri de déchets du Groupe. Extramuros conçoit, fabrique et distribue aux entreprises soucieuses de la responsabilité de leurs achats, du mobilier et des accessoires écoresponsables. Aux côtés de professionnels qualifiés de l’insertion, l’entreprise embauche, forme et accompagne des personnes éloignées de l’emploi afin de leur permettre de stabiliser de façon pérenne et autonome leur situation socioprofessionnelle. Ce projet se concrétise pour la deuxième fois par la sélection, intervenue le 14 novembre 2018, de lignes de meubles destinés à entrer en production et à intégrer le catalogue de Kinnarps, leader européen du mobilier de bureau pour les entreprises.

Engagée dans un soutien sur 3 ans (50 000 euros par an), la Fondation Veolia a poursuivi en 2018 son action aux côtés de la Philharmonie de Paris (Cité de la musique) : le programme DEMOS, initié en 2010, vise à démocratiser l’accès à la musique en créant des orchestres avec des jeunes de 7 à 14 ans issus de quartiers relevant de la « Politique de la Ville » ou de zones rurales éloignées des lieux de pratique. Une fois par mois, les enfants d’un même territoire répètent en orchestre complet. L’objectif est double : créer une émotion propre à l’œuvre symphonique et, sur le plan pédagogique, donner du sens au travail réalisé en petits groupes. Ces répétitions sont le préalable à une restitution publique des apprentissages à l’occasion d’une représentation dans le cadre prestigieux de la Philharmonie de Paris.

Depuis 2005, la Fondation Veolia est au côté de l’association Unis-Cité qui propose à des jeunes, âgés de 18 à 25 ans en service civique volontaire, de s’investir dans des projets ayant trait à la lutte contre l’exclusion, la restauration du lien social ou la protection de l’environnement. Ainsi, le programme « Médiaterre » aide les familles modestes à changer leurs comportements en leur apprenant des écogestes pour une diminution de leurs déchets, la maîtrise de leurs consommations d’eau et la réduction du montant de leurs factures.

Emmaüs Défi : En 2017 et 2018 la Fondation a développé son accompagnement pour la réinsertion des personnes les plus éloignées de la société. Avec Emmaüs Défi, la Fondation Veolia France a soutenu la création d’une Banque solidaire de l’équipement pour permettre l’équipement mobilier à bas coût de logements pour des personnes qui sortent de l’hébergement précaire.

Pour encourager les initiatives étudiantes au service de l’intérêt général, la fondation Veolia, en lien avec le Campus/Pôle relations écoles et universités de Veolia, décerne, depuis 2008, le prix de la Solidarité étudiante qui récompense les projets innovants et solidaires des associations étudiantes, en France comme à l’étranger.

www.fondation.veolia.com

S’engager dans des actions bénévoles auprès des communautés locales

De nombreuses campagnes de volontariat pour des actions de solidarités sont menées par les salariés de Veolia dans le monde. Ces actions portent sur des problématiques sociales ou environnementales au coeur des engagements du Groupe.

En 2020, la pandémie a limité ces actions, mais plus de 3 700 jours de bénévolat par les collaborateurs Veolia ont néanmoins été déclarés :

  • Au Royaume-Uni, Veolia offre à chaque employé une journée par an, soit 112 000 heures rémunérées, qu’il peut consacrer au bénévolat pour soutenir des initiatives qui apportent un changement positif et durable pour la communauté. Par exemple, les collaborateurs ont consacré 80 heures à ramasser des déchets dans la campagne du Staffordshire, à Cannock Chase et Penkridge Canal dans le cadre du « Grand Nettoyage Britannique de septembre ». Ils ont assuré la séparation des matériaux recyclables et non recyclables.
  • En République tchèque, le programme STARTER de Veolia soutient la création de nouveaux emplois à long terme dans deux grandes régions où le taux de chômage est le plus élevé. Le Fonds de dotation Veolia intervient dans les régions de Moravie-Silésie et d’Olomouc en particulier sur des projets dans le domaine de l’artisanat et qui apportent des avantages sociaux à la population. Depuis 2000, près de 2 470 emplois ont été créés, dont 380 pour des personnes handicapées.
  • À Queenstown en Nouvelle-Zélande, 22 collaborateurs Veolia se sont associés au Wakatipu Reforestation Trust et ont consacré une journée pour des travaux de reboisement d’arbres et d’espèces de plantes indigènes.
  • En Bulgarie, Veolia est partenaire de l’ONG HESED (the Health & Social Development). Un protocole de coopération a été signé en 2017 pour une période de trois ans avec pour objectif de mettre en œuvre des actions et activités contribuant au développement social, éducatif, domestique et culturel des communautés d’origine rom vivant sur le territoire de la ville de Sofia. Pour la troisième année consécutive Veolia, par l’intermédiaire du groupe d’employés bénévoles, travaille avec plus de 100 enfants au total, âgés de trois à cinq ans, dans les centres éducatifs de la fondation HESED.
  • Le Veolia’s Participate Program est un programme d’engagement communautaire des salariés de Veolia en Australie et Nouvelle-Zélande. La participation active dans des actions et initiatives tournées vers le développement durable et les communautés est ainsi encouragée. Chaque salarié a ainsi l’opportunité de consacrer 1 jours à ces actions, et de proposer des initiatives.
  • De la même manière, la zone Veolia UK offre à chaque employé une journée par an qu’il peut consacrer au bénévolat pour soutenir sa participation à des activités et des initiatives durables, axées sur la communauté, qui apportent un changement positif et durable dans notre industrie et dans la communauté au sens large…

En 2019, 520 jours hommes ont été reportés :

  • En Bulgarie, Veolia Sofiyska voda est partenaire de la “Health and Social Development Foundation” qui propose des programmes d’éducation à l’environnement aux enfants des minorités Roms. Les bénévoles de Veolia Sofiyska voda ont également participé à l’initiative Junior Achievement, une organisation de premier plan réputée pour dispenser un enseignement innovant et moderne, du plus jeune âge jusqu’à l’université, pour générer des idées dans le cadre du projet « Vers l’innovation et l’esprit d’entreprise grâce aux matières premières et aux ressources naturelles ». L’événement fait partie d’un projet conjoint de Junior Achievement Europe et de l’Institut européen d’innovation et de technologie « Raw Materials ». Des experts de l’entreprise se sont portés volontaires et ont passé quelques après-midi de week-end avec les étudiants, leur enseignant l’économie circulaire (recyclage et utilisation des déchets comme matières premières). En 2019, 100 volontaires ont été impliqués.
  • En Colombie, 24 employés de la région de Tunja, ont soutenu les activités du Centre de formation à l’entreprenariat qui vise à former les personnes en situation de vulnérabilité et développer leurs compétences pour obtenir un emploi. Au cours de l’année 2019, plus de 300 personnes ont été formées.10 employés ont participé à la célébration de la journée des enfants et à la plantation d’arbres avec 100 enfants des écoles de Matanegra et San José del Gacal situées dans la municipalité de Ventaquemada (Boyacá).Les collaborateurs ont participé à des actions de nettoyage et d’entretien du parc Santander de Sincelejo, l’un des espaces publics et touristiques les plus représentatifs de la ville, activité qu’ils mènent deux fois par semaine.
    Les collaborateurs de Veolia Montería ont effectué le nettoyage et ont soutenu les journées de collecte de plastiques sur les pentes de la rivière Sinú. Ils ont également participé à la journée de plantation d’arbres dans la Ciénaga de Betancí.
    Lors de l’inauguration de la Tunja Veolia Cup, 20 employés étaient présents pour le soutien logistique de l’événement au profit de 600 enfants avec l’activité sportive.
  • En France, Eau du Grand Lyon et la région Centre Est ont consacré 115 jours de bénévolat pendant La Semaine Solidaire de 2019.
  • En Chine 938 jours-hommes ont été consacrés à l’organisation d’activités de plantation d’arbres (Changzhou), la participation aux activités de reboisement volontaire et aide aux personnes âgées (Lanzhou, Pudong), travail bénévole dans le cadre d’activités écologiques à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement organisée par le Comité de district (Shenzhen) ou lors de la Journée mondiale de l’eau (Urumqi), participation aux Jeux paralympiques nationaux pour assurer l’approvisionnement en eau potable des manifestations sportives (Tianjin Jinbin).
  • Au Japon 857 personnes ont mené des actions volontaires environnementales et sociales comme le nettoyage des espaces publics ou la participation à des événements locaux : événement de soutien à la réinsertion sociale des délinquants, nettoyage des environs des sites, des berges, parcs publics, de la forêt, des plages, protection et conservation des sources d’eau, des hêtraies japonaises, des berges, des fleurs et des plantes du parc.
  • Les salariés en Corée du Sud, Singapour, Taïwan et ailleurs ont participé à des activités “clean-up”…

Pilotage des achats responsables

La politique achats responsables relaie les engagements de Veolia en intégrant les enjeux sociaux et environnementaux dans ses processus ainsi que dans le management de la relation fournisseur.

Enjeux et démarche

Notre profil d’achat

En 2020, la dépense totale s’est élevée à 9,979 Md€. Très diversifiés, les achats de Veolia se structurent principalement autour de trois domaines :

  • l’énergie et les matières premières achetées localement, auprès d’acteurs nationaux ou de filiales de fournisseurs internationaux ; 
  • les sous-traitances industrielles et de services portant sur la maintenance, l’entretien et les travaux pour les équipements et installations, la logistique et le traitement des déchets. Ces achats sont réalisés par des acteurs locaux et de petite taille (PME, ETI…) ; 
  • les équipements et matériels industriels et roulants, au cœur des dispositifs métiers exploités pour le compte des grands clients du Groupe, représentent une part significative des consommations énergétiques. À ce titre, ces achats font l’objet d’une évaluation en coût complet du cycle de vie.

Répartition de la dépense achats totale 2020(1)

(1) La dépense achats totale correspond à la somme des dépenses achats externes : sont exclues les entités de l’Énergie en France, les nouvelles activités Propreté pour les pays nordiques, ainsi que les capsules de l’Eau France, les entités internationales de Veolia Industries Global Solutions et de la SADE et les Co-entreprises.

Notre politique achats responsables

Les objectifs de la politique achats responsables : améliorer la performance économique du Groupe, anticiper les risques et engager avec les fournisseurs des démarches responsables, porteuses d’innovation et créatrices de valeur.

Elle s’articule autour de trois axes, mesurés par autant d’indicateurs :

  • l’engagement des fournisseurs du Groupe et l’évaluation de leur performance RSE ;
  • l’intégration des enjeux de développement durable dans le processus achats ;
  • la participation au développement du tissu local.

*Depuis 2018, un fournisseur stratégique contribue directement à la stratégie du Groupe, a un rôle critique dans les processus industriels de Veolia (équipements industriels, énergies de production, produits chimiques, matériels roulants, et grands opérateurs télécom & IT). Il représente une dépense récurrente au niveau du Groupe ou d’une Business Unit.

Engager nos fournisseurs

Impliquer les fournisseurs dans notre démarche

En lien avec les évolutions réglementaires et les nouvelles politiques du Groupe, Veolia renforce son programme de conformité achats ainsi que sa politique de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE). 

En 2019, Veolia a lancé un programme de certification de ses acheteurs sur la conformité achats au travers d’un e-learning développé conjointement avec le Campus Veolia. Ce programme terminé en novembre  2019, a permis de former et certifier 370 acheteurs et 48 responsables Conformité. 

Notre charte Fournisseurs, actualisée en mars 2019 et disponible sur veolia.com, est systématiquement transmise lors des consultations et signée par les tiers. Elle permet d’engager et de responsabiliser les fournisseurs sur les principes et processus achats de Veolia, y compris leur chaîne d’approvisionnement.

Afin de prévenir les risques liés au respect des règles d’éthique, de droit social et de l’environnement (droits de l’Homme, travail des enfants, corruption…), des clauses spécifiques de développement durable et anticorruption sont intégrées dans les nouveaux contrats ou les contrats renouvelés/avenants avec les fournisseurs et soustraitants. 

Fin 2020, 76 % des contrats actifs de la base contrats fournisseurs du Groupe intègrent la clause de développement durable. Cette dernière engage le fournisseur sur plusieurs points : 

  • le respect de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant ; 
  • le respect des règles éthiques et de droit social, notamment la conformité aux réglementations impératives applicables en matière de droit du travail et aux conventions de l’OIT : travail clandestin, travail des enfants, travail forcé, etc. ; 
  • le respect des objectifs de la politique de prévention santé sécurité du Groupe ; 
  • le respect de la réglementation relative à la protection de l’environnement et à la mise en œuvre d’actions nécessaires pour réduire son impact sur l’environnement ; 
  • la vérification que ses propres fournisseurs et sous-traitants respectent les mêmes obligations ; 
  • la mise à disposition et la communication à Veolia de sa politique d’engagement.

Evaluer la performance RSE des fournisseurs

Les risques fournisseurs sont identifiés dès l’appel d’offres via une cartographie des risques par catégorie d’achats intégrant les critères suivants : criticité de la dépense, consommation énergétique, stratégie métier… ainsi que des critères RSE et éthiques en ligne avec la cartographie des risques du Groupe. Cette cartographie permet aux acheteurs d’identifier, d’analyser et de hiérarchiser les fournisseurs stratégiques et/ou les fournisseurs sur les catégories les plus exposées (score global allant de un à cinq). 

En 2020, un nouveau questionnaire Conformité/RSE est obligatoire en phase d’appel d’offres pour les fournisseurs appartenant à des catégories d’achats de risque global 3 à 5, selon la cartographie des risques par catégorie d’achats. Ce questionnaire contient des questions concernant les informations commerciales et financières du fournisseur, ses certifications, l’éthique et la conformité, les aspects sociaux, environnementaux et sociétaux. 

En complément, un système d’évaluation permet à Veolia de mesurer la performance RSE de ses fournisseurs. Ce dernier consiste en un audit documentaire et la prise en compte de controverses par un prestataire indépendant, portant sur 21 critères répartis sur les axes environnementaux, sociaux (droit de l’Homme…), éthiques (corruption…) et achats responsables. Ces évaluations sont réalisées lors de l’appel d’offres et lors d’une campagne annuelle.

Pour les notes inférieure à 25 ou absence d’évaluation, un malus est appliqué dans la grille de sélection du fournisseur et un rapport de visite sur site est obligatoire. Concernant les notes supérieures ou égales à 45, un bonus doit être appliqué. Pour les fournisseurs dont la note est inférieure à 45, l’acheteur doit lui demander une réévaluation avec un plan d’actions correctives à mettre en place par le fournisseur dans le but d’obtenir une note supérieure ou égale à 45 l’année suivante. En cas d’évaluation ou de réévaluation avec une note inférieure à 25 trois années consécutives, l’acheteur doit déréférencer le fournisseur jusqu’à l’obtention d’une scorecard supérieure ou égale à 25. 

Lors des appels d’offres, la performance RSE du fournisseur est ainsi prise en compte dans l’évaluation de l’offre, avec une pondération de 5 % à 20 %. 

2020 démontre une forte amélioration de la campagne d’évaluation avec un déploiement sur toutes les géographies. Les évaluations concernent désormais 70 % des fournisseurs stratégiques du Groupe, mais également 435 fournisseurs non stratégiques et 259 fournisseurs de niveau 2 et 3. Parmi ces fournisseurs, 47 % déclarent avec au moins un site opérationnel certifié ISO 14001. 

Depuis le second trimestre 2019, pour compléter son dispositif de surveillance, le Groupe a mis en place une solution interne de rapport de visite sur site, organisé autour des principales questions relatives à la santé/sécurité, l’environnement et le social.

Intégrer le développement durable dans le processus achats

Il s’agit ici d’intégrer et d’adopter une approche par le risque tout au long du processus achats.

Agir dès l’appel d’offres

  • Le respect des principes fondamentaux de la relation fournisseurs fait partie des critères de sélection et d’évaluation. Ces principes sont énoncés dans les documents ou clauses transmis dès la consultation via le processus d’e-sourcing. En l’acceptant, les fournisseurs s’engagent :
    – à adhérer aux principes fondamentaux du Groupe,
    – à respecter la loi applicable, le processus achats, les engagements du Groupe,
    – dans une démarche  d’amélioration continue, à se conformer aux exigences de Veolia en termes de responsabilité sociétale des entreprises (prise en compte des recommandations faisant suite aux évaluations, mise en œuvre de plans d’actions correctifs si besoin, implication dans cette démarche de leurs propres fournisseurs et sous-traitants).
  • Les risques fournisseurs sont identifiés dès l’appel d’offre via une cartographie des risques par catégorie d’achats intégrant les critères suivants : montant de la dépense, impact sur la consommation énergétique, stratégie métier … ainsi que des critères RSE en ligne avec la cartographie des risques de la Direction des Risques, des Assurances et de la coordination du Contrôle Interne (DRAC). Exploitable opérationnellement dans la gestion de la relation fournisseurs, cette cartographie permet aux acheteurs d’identifier les fournisseurs des catégories les plus exposées et de lancer les actions de gestion des risques nécessaires, dès la consultation.

Raisonner en coût global

Pour Veolia, la considération du coût global (appelé TCO pour Total Cost of Ownership) est une des bonnes pratiques d’achats responsables car elle permet d’articuler, dans une vision à long terme, les dimensions économiques, environnementales et/ou sociales d’un achat, le produit étant replacé dans son environnement, à travers ses fonctionnalités et son cycle de vie. Le TCO permet ainsi d’intégrer l’innovation des fournisseurs et d’identifier les leviers d’optimisation.

Solution de prescription pour le renouvellement des pompes

Afin d’aider au mieux les opérationnels et de piloter le renouvellement de ses pompes, Veolia, en partenariat avec la société Greenflex, a développé une solution de prescription de ces équipements à travers une approche TCO.

Cette nouvelle solution, déployée en France et pour de nouvelles entités, va couvrir plusieurs nouvelles catégories d’équipements (pompes, compresseurs, surpresseurs, centrifuges…), permet :

  • de simuler les coûts de mise en œuvre et de consommations énergétiques des différents modèles de pompes ;
  • de générer des gains achats en calculant le nouveau TCO du modèle remplacé ;
  • de réaliser des économies de consommation d’énergie (-3 870 MWh sur le périmètre France) et en 2021 de calculer le CO2 économisé ;
  • de recentrer les besoins sur les fournisseurs référencés en fonction des besoins du prescripteur.

En moyenne, les équipements remplacés, selon les contrats cadres négociés pour Veolia, permettent d’obtenir pour le Groupe entre 50 et 70% du prix complet d’une pompe.

Au vu de ces résultats, cette solution sera progressivement déployée sur un périmètre International.

Les résultats ainsi que la compatibilité avec l’amélioration de l’empreinte environnementale et les gains économiques confirment la pertinence de l’analyse en coût global.

Performance Environnementale des Achats

La performance environnementale est systématiquement prise en compte dans la sélection des fournisseurs et se traduit dans de nombreuses stratégies de programmes d’efficacité. Pour les directions achats, ces grands enjeux comportent les points communs suivants : 

  • réduction des émissions de CO2 ; 
  • baisse des consommations énergétiques ; 
  • introduction de nouvelles énergies alternatives ; 
  • prise en compte systématique du TCO (Total Cost of Ownership) ; 
  • déploiement de solutions de gestion d’actifs ; 
  • intégration de nouveaux modèles d’économie circulaire. 

Ces nouveaux projets permettent d’intégrer au mieux l’innovation des fournisseurs et donc d’activer de nouveaux leviers d’optimisation.

VEGA Move, le programme de mobilité du Groupe 

Depuis plusieurs années, le Groupe s’est fixé une politique ambitieuse de réduction de CO2 de sa flotte automobile, soit 20 % de voitures propres à l’horizon 2025. Ainsi, les principales actions de « verdissement » de la flotte concernent l’interdiction du diesel pour les véhicules de service ou de fonction et l’introduction pour chaque classe de véhicules de modèles hybrides ou électriques. 

Le programme de mobilité du Groupe comporte également de nouvelles offres autour du carpooling et partage de voitures (Klaxit), une offre collaborateurs pour des vélos électriques (Zenride), des applications d’éco-driving et le lancement de nouvelles offres pour l’équipement de bornes électriques. Ce programme couvre également la modernisation et l’optimisation de la flotte camions. En 2020, 8,3 % des nouveaux châssis sont des camions propres (gaz naturel comprimé GNC, huile végétale hydrotraitée HVO). 

Offre panneaux solaires

En 2020, le Groupe a signé un partenariat pour le déploiement de panneaux solaires sur les sites de Veolia en France. Cette offre qui comporte plusieurs volets (étude, installation, exploitation) est basée sur des panneaux fabriqués en France et cible toutes les natures de sites gérés par Veolia (stations d’épuration, stations de pompage, centres de tri, incinérateurs, centres d’enfouissement techniques, bâtiments administratifs…).

Économies liées aux Certificats d’Économies d’Énergie CEE)

Sur le périmètre France, la direction des achats de Veolia promeut activement l’efficacité énergétique auprès des consommateurs d’énergie, tant pour ses propres usages que pour ceux des collectivités territoriales, des professionnels ou des ménages : 

  • sensibilisation des exploitants de manière à anticiper leur renouvellement d’équipements ; 
  • réduction durable des consommations énergétiques et accroître leur efficacité ; 
  • réalisation des économies sur nos Achats d’énergie et nos Achats d’équipements ; 
  • systématisation de la collecte et de la valorisation des CEE.

À ce titre, Veolia a conclu en février 2017 une convention avec Greenflex, société de conseil en performance énergétique et filiale du groupe TOTAL. 

Quelques chiffres : 

  • Sur l’exercice 2020, le programme de certificats d’énergie traduit à nouveau les politiques de remplacement des équipements énergivores et a permis d’atteindre une économie de 1 581 GWhc cumulée ; 
  • 1,4 million d’euros de primes CEE en 2019 ; 
  • 81 dossiers éligibles au dispositif des certificats d’économies d’énergie en 2019.

Agir à toutes les étapes du processus

Les étapes du processus achats, en aval de la définition du cahier des charges (de la qualification jusqu’au suivi et au pilotage du contrat), font également l’objet d’actions de RSE auprès de nos fournisseurs.

Participer au développement du tissu local

Recours au travail protégé et adapté

Dans le cadre du partenariat entre le réseau GESAT (1) et Eau France (mission handicap), les directions achats se sont engagées, depuis 2013, dans une démarche favorisant le recours au secteur du travail protégé et adapté (mise à disposition des contrats ESAT/EA signés, utilisation d’un moteur de recherche par catégorie et région, campagnes de sensibilisation auprès des demandeurs d’achats). Pour 2020, la dépense achats, hors taxes, enregistrée auprès du secteur du travail protégé et adapté, est de 8,7 millions d’euros pour le périmètre France. Ainsi, cette dépense est en récession compte tenu de l’impact non négligeable des effets Covid sur les achats. 

Depuis 2019, la direction achats contribue au calcul de l’empreinte socio-économique du Groupe, permettant de mieux appréhender l’impact de Veolia sur sa chaîne fournisseurs. Pour les dépenses Achats de 2019, près de 286 000 emplois indirects sont supportés dans la chaîne fournisseurs et 13,3 milliards d’euros de PIB sont générés. Sur cette même base de dépenses, le taux d’achats local s’élève à une moyenne de 82,4 %.

Par ailleurs, les achats Veolia sont fondamentalement intégrés à l’empreinte socio-économique du Groupe. En particulier, l’indicateur prioritaire de cet engagement mesure le poids des dépenses réinvesties dans l’économie locale.

(1)Gesat : association créée en 1982, ayant pour vocation d’assurer la promotion du secteur protégé et adapté, et d’accompagner les acteurs économiques dans leurs relations avec ce secteur.

Fournir un accès durable aux services essentiels

Fin 2020, le Groupe dessert 95 millions d’habitants en eau potable, près de 62 millions d’habitants en assainissement, 40 millions d’habitants en services de collecte de déchets et, à travers ses services de chauffage, près de 7,4 millions de personnes dans le monde.

Force de proposition sur chacun de ses territoires, le Groupe a développé différentes solutions adaptées aux contextes locaux, pour permettre l’accès de tous à des services de qualité (expertise ACCES). Ainsi, Veolia se positionne en faveur de politiques pour les populations en difficulté ou exclues du système et/ou les quartiers les plus démunis, en collaborant avec les autorités locales pour développer de nouveaux moyens d’accès et de paiement.

Enjeux et engagements

Veolia s’engage, aux côtés de ses autorités délégantes ou partenaires et de ses clients industriels, à assurer un accès durable aux services essentiels d’eau, des déchets ou d’énergie.

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia avait pris en 2015 l’engagement et l’objectif 2020 suivant :

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a pris pour engagement de soutenir le développement des territoires de manière responsable

Cet engagement se décline en plusieurs objectifs, dont celui de donner et maintenir l’accès aux services d’eau et d’assainissement aux populations vulnérables ou éloignées de ces services

Pour illustrer son engagement, le Groupe a défini une cible 2023 qui est d’augmenter de 12 % le nombre de personnes bénéficiant de ces dispositifs inclusifs. 

Le sponsor de cet objectif est Olivier Brousse, membre du comité exécutif et directeur de la stratégie et de l’innovation.

La typologie de dispositifs inclusifs inclue :

  • des dispositifs liés au prix de l’eau : tarification sociale…
  • des dispositifs d’aide au paiement de la facture pour répondre aux difficultés financières des consommateurs : échéanciers, remises de dettes, chèques eau…
  • des solutions techniques pour favoriser l’accès à l’eau : programmes de branchements sociaux, infrastructures, modes de service…

L’indicateur est calculé sur la base du reporting consommateur (nombre d’abonnés), auquel est appliqué un cœfficient de conversion pour déterminer le nombre de personnes bénéficiaires (nombre de personnes par foyer – source UNDESA).

Une contribution majeure aux objectifs de la communauté internationale

Veolia est un acteur mobilisé dans la mise en œuvre des objectifs définis par la communauté internationale. Si sa contribution s’élargit à d’autres champs et expertises métiers, l’accès et le maintien aux services essentiels demeurent des enjeux clés dans la stratégie du Groupe.

Ainsi, depuis 2000 et la définition des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Groupe a permis à 11,3 millions de personnes d’accéder à l’eau potable et à 4,6 millions d ’avoir accès aux services d’assainissement, dans les pays en développement et émergents, notamment à travers ses programmes de branchements sociaux en Afrique et en Amérique latine.

Depuis la mise en place des ODD en 2015, le Groupe a permis l’accès à l’eau potable à 5,6 millions de personnes, et à 2 million de personnes pour les services d’assainissement. En 2020, ce sont 575 000 personnes concernées pour les nouveaux accès à l’eau potable et 72 000 pour l’assainissement(1).

(1) Ces nouveaux accès à l’eau potable et à l’assainissement concernent la distribution ainsi que les nouvelles unités de production/traitement, sans distribution finale, dans 12 pays en déficit d’accès, où Veolia intervient sur l’accès à ces services. Pour la distribution, les données sont obtenues à partir du nombre de raccordements réalisés par Veolia, multiplié par le nombre moyen de personnes par foyer estimé par l’INED (Institut national d’études démographiques). Pour les usines de production, le nombre d’habitants desservis en eau potable est estimé à partir des volumes produits, du rendement moyen de réseau observé chez Veolia, et d’un ratio moyen de consommation constaté localement. Pour les usines de traitement, le nombre d’habitants desservis est estimé à partir des capacités de traitement de l’usine et d’un ratio moyen de production d’eaux usées par habitant, constaté localement. Le calcul des nombres d’habitants desservis en assainissement suit le même principe, en utilisant la capacité des usines de dépollution en équivalent habitants lorsque la collecte des eaux usées est assurée par un tiers.

Afin de favoriser la mise en œuvre des ODD, Veolia s’engage également dans des partenariats innovants, permettant de répondre plus efficacement aux enjeux d’accès aux services essentiels. Le Groupe développe de nouvelles alliances, qui s’appuient sur des expertises complémentaires et aident à appréhender des problématiques auxquels il n’aurait pu répondre seul.

La Toilet Board Coalition. 

Depuis 2018, Veolia est membre de la Toilet Board Coalition, plateforme multi-acteurs dont l’objectif est de favoriser l’accès du plus grand nombre à l’assainissement (ODD 6). Cette plateforme met en lien multinationales, entrepreneurs, institutions publiques, ONG, afin de faire émerger des initiatives et solutions permettant d’accélérer l’économie de l’assainissement et d’impacter de manière significative ce marché et la Société. La collaboration entre Veolia et la Toilet Board Coalition porte sur le déploiement de solutions décentralisées, complémentaires aux dispositifs existants pour développer l’accès aux toilettes, et améliorer les performances des systèmes centralisés. Des partenariats business sont concrètement à l’étude en Afrique.

Veolia et Suez choisis pour concevoir et exploiter l’usine de production d’eau potable de Dhaka, la capitale du Bangladesh

Communiqué de presse 16 mai 2018

Communiqué de presse 16 mai 2018

De nouvelles offres qui contribuent aux ODD

Veolia et Odial Solutions ont lancé en 2017 une offre globale d’alimentation en eau potable et en électricité à destination des populations africaines urbaines et rurales. L’idée du partenariat est de proposer des contrats de délégations globaux, pour l’alimentation en eau et en électricité, prenant en compte une ville et les zones rurales périphérique, palliant ainsi la fracture territoriale. Une telle combinaison permet une péréquation des prix entre les habitants. Si le modèle exige un petit effort financier aux zones urbaines, il rend le litre d’eau et le kilowattheure plus   accessible aux populations rurales.

Cette action conjointe de VEOLIA et ODIAL SOLUTIONS marque la pleine volonté des deux groupes de s’inscrire dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par les dirigeants de l’ensemble des états membres des Nations Unies en septembre 2015. Plus précisément, elle répond aux objectifs « Eau propre et Assainissement » (ODD 6), « Energie propre et d’un coût abordable » (ODD 7) et « Partenariats pour la réalisation des objectifs » (ODD 17).

VEOLIA et ODIAL SOLUTIONS ont d’ores et déjà réalisé un projet commun de 128 petits réseaux d’adduction d’eau potable équipés de pompes solaires au Niger, en 2016.

Développer des dispositifs d'accès adaptés au contexte local

Certaines populations ont des difficultés d’accès ou de maintien aux services apportés par Veolia, essentiels à la santé et au développement humain. Les raisons de ces difficultés peuvent être financières (coûts de première connexion importants, travaux nécessaires au raccordement, difficultés de paiement de l’abonnement), administratives, linguistiques ou physiques (éloignement, personnes âgées…).

Ainsi, Veolia s’engage auprès des autorités délégantes, de ses partenaires et de ses clients industriels à assurer un accès durable aux services essentiels et à développer des solutions adaptées localement.

L’accès aux services essentiels

Avec la démarche ACCES, permettre l’accès de tous à des services de qualité 

Le Groupe a développé des solutions adaptées selon le contexte local qui assurent l’accès de tous à des services de qualité. Ainsi, l’expertise Acces (ingénierie technique, financière et institutionnelle ou sociétale) illustre bien la stratégie et l’engagement de Veolia et se décline dans trois domaines : 

  • l’ingénierie technique : desservir plus de personnes avec la même ressource et les mêmes infrastructures et proposer de nouveaux modes de desserte ; 
  • l’ingénierie financière et institutionnelle : mettre en œuvre des politiques de prix socialement acceptables, multiplier les branchements individuels sociaux, développer de nouveaux modèles pour la recherche et l’innovation sociale, recherche des financements innovants et solliciter les bailleurs de fonds ; 
  • l’ingénierie sociétale et de la relation client : développer des services clientèle de proximité et des solutions de médiation, promouvoir les bons usages du service afin d’optimiser ses bénéfices, évaluer les impacts sur la qualité de vie, développer des partenariats et la co-construction de nouvelles solutions.

Ces solutions, développées initialement pour l’accès à l’eau en Afrique, sont désormais proposées à tous les pays et à tous les services. Veolia se positionne en particulier en faveur de politiques ciblées pour les populations et/ou les quartiers les plus démunis. Dans les pays en développement et émergents, après plusieurs années d’intervention, Veolia a démontré sa fiabilité, son efficacité et sa créativité au service des autorités locales désireuses de mettre au point des politiques ambitieuses pour atteindre efficacement les OMD, et désormais les ODD. En effet, le Groupe a accompagné de nombreuses villes de ces pays dans le cadre de contrats comportant des objectifs explicites ou des incitations en matière d’extension de la desserte et de maintien de l’accès aux services.

Avec « Eau pour tous », les collectivités sont solidaires de  tous les usagers du service 

Dans les pays développés, le Groupe est également soucieux de l’accès aux services pour les plus démunis, ainsi qu’aux personnes en situation de précarité ou sans domicile fixe. En France, son programme de solidarité permet à chaque collectivité d’ouvrir la démarche de solidarité locale à tous les usagers du service. Il s’inscrit en complément de la tarification sociale ou équitable et conjugue trois catégories d’aides : 

  • des solutions d’urgence pour maintenir l’accès au service en proposant des aides financières adaptées aux situations individuelles : échéancier de paiement, abandon de créance, chèques eau ; 
  • des solutions d’assistance pour aider à maîtriser durablement son budget et ses consommations ; 
  • des solutions de prévention pour alerter en cas de surconsommation inhabituelle. 

L’approche du Groupe est fondée sur la responsabilité partagée des différentes parties prenantes du service : la collectivité, l’opérateur de service et l’usager. Elle permet à chacun d’exercer ses droits et de mettre en œuvre ses devoirs : 

  • droit d’assistance et d’égalité devant le service public pour les usagers et devoir de maîtrise de leurs consommations ; 
  • devoir d’information et d’engagement de l’opérateur dans la mise en œuvre de solutions efficaces ; 
  • devoir de l’autorité publique de lutter contre l’exclusion. 

À travers son programme « Eau pour tous », Veolia Eau France a contribué à hauteur de 3,2 millions d’euros à l’aide d’urgence en 2019 via les fonds de solidarité logement et l’attribution de chèques eau. Sous forme d’abandon de créances ou de fonds versés, ces dispositifs ont directement concerné plus de 20 000 bénéficiaires.

  • En Chine en 2020, plus de 11 000 ménages à faibles revenus ou extrêmement pauvres des villes de Lanzhou, Changzhou, Shenzhen, Kunming et Haikou ont bénéficié de tarifs sociaux ou de gratuité pour les services d’eau potable.
  • En Colombie, le projet « La Pollita II Réservoir surélevé » a été conçu par Veolia Sabana et l’Administration municipale, financé par des ressources provenant du Système général de redevances du gouvernement national, qui alloue les revenus de l’exploitation des ressources naturelles non renouvelables à des projets à fort impact social. Le réservoir a une capacité de 8 millions de litres d’eau potable et alimente 90 % de la zone urbaine de Sincelejo 24 heures sur 24. Ce réservoir, qui est le deuxième plus grand réservoir surélevé de Colombie, apporte de grands avantages dans la continuité du service et permettra de garantir une qualité du service pendant les heures de plus grande consommation. 
  • En Inde, et par application des politiques publiques locales, plus de 2 300 000 personnes bénéficient de dispositifs d’accompagnement pour l’accès et le maintien aux services d’eau potable. À Nagpur, dans le cadre du programme national de développement des bidonvilles, des actions spécifiques pour les habitants des bidonvilles sont menées en faveur de l’hygiène sanitaire, de l’éducation, des formations de développement des compétences et d’autres programmes de sensibilisation comme la préservation des ressources naturelles. À Nangloi, la Social Welfare Team, équipe de liaison communautaire, informe directement les habitants sur les conditions de raccordement à l’eau potable (premiers mètres cubes gratuits) et sensibilise sur la préservation de la ressource. 
  • Au Maroc, depuis 1999, REDAL procède à une politique sociale visant à accélérer et à généraliser l’accès aux services des populations dans l’ensemble du périmètre de la Gestion Déléguée de la région de RabatSalé. Les branchements sociaux sont destinés aux foyers respectant des critères sociaux précis pour un montant forfaitaire et avec des facilités de paiement sur plusieurs années. Ils sont définis et gérés initialement par des conventions ou par des accords de l’autorité délégante. À fin 2020, plus de 110 000 branchements sociaux ont été réalisés en eau potable et en assainissement. 
  • Toujours au Maroc, avec le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) en 2005, et la signature d’un accordcadre, en 2006 en présence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, décrivant les principes du programme de généralisation de l’accès aux services d’eau potable et d’assainissement, Amendis développe ses programmes de branchements sociaux. À fin 2020, plus de 120 000 foyers ont été équipés à Tanger et à Tétouan au niveau du périmètre de la gestion déléguée. L’amélioration du taux de couverture tient beaucoup à la politique volontariste conduite par Amendis et son autorité délégante en matière de réalisation de branchements sociaux, et ce par des conventions de partenariat avec les différentes communes, conseils provinciaux, préfecture.

Le Collectif français des Entreprises inclusives. 

Veolia est membre du Collectif français des Entreprises inclusives, lancé en décembre 2018 pour développer l’accès aux produits et services essentiels, ainsi qu’à la formation et l’emploi. Dans ce cadre, Veolia a pris l’engagement d’accélérer le déploiement des Chèques Eau en partenariat avec les collectivités.

Le maintien et la structuration des services 

Partout dans le monde, les services délivrés au quotidien par Veolia répondent aux besoins essentiels des populations. La pandémie de Covid-19 a plus que jamais mis en lumière le caractère essentiel de ces métiers.

Dès le début de l’épidémie et alors que de nombreux pays déployaient des mesures exceptionnelles pour freiner sa progression, Veolia a activé son plan de continuité, pays par pays et métier par métier. Objectif : garantir à la fois le maintien et la qualité de ses services et la sécurité des collaborateurs.

  • Pour assurer la sécurité des consommateurs, en particulier les seniors, et minimiser leur exposition au risque lié à la Covid-19, Veolia à Nagpur en Inde a mené une vaste campagne pour promouvoir les outils numériques pour le paiement de la facture d’eau et la communication à grande échelle sur les services.
  • Au Maroc, à Tanger et Tétouan, Veolia a mis en place des actions pour permettre aux consommateurs de faire face aux difficultés liées à la Covid-19. Ce sont par exemple un décalage automatique des délais de paiement pour les clients en précarité bénéficiant de tarifs sociaux, ou la mise à disposition d’outils digitaux pour faciliter l’accès aux services essentiels.
  • En Colombie, dans le quartier Montevideo II de Villa del Rosario, Veolia a soutenu le groupe d’éducation et de prévention citoyenne local, pour fournir de l’eau potable à des dizaines de familles en quarantaine de la Covid-19.
  • En Arménie, certains consommateurs qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et qui ont des difficultés techniques ou financières d’accès et de maintien aux services d’eau ou d’assainissement, bénéficient de réduction sur le prix du service. Cette année spéciale du fait de la situation pandémique, a influencé non seulement les activités commerciales mais aussi la situation financière de la population. Soulignant le rôle des médecins et des centres médicaux dans le processus de lutte contre la pandémie, Veolia Djur a décidé de fournir des conditions spéciales à 9 centres médicaux où les personnes infectées reçoivent leur traitement. Ces centres médicaux ont été libérés des paiements de l’eau consommée pour les mois de mars et avril 2020.
  • À Bucarest en Roumanie, Veolia a mis en place des mécanismes afin de répondre aux difficultés financières des consommateurs pour obtenir un nouveau raccordement ou payer leurs factures d’eau. Grâce à deux fonds d’aide sociale, développés en collaboration avec la municipalité de Bucarest, les personnes défavorisées obtiennent des aides pour la mise en place de branchements, leur réparation, ou le paiement des factures (chèques eau ou réductions sur les factures).

Participer au développement de solutions d’accès à l’eau décentralisées.

Veolia a signé en Février 2021 un partenariat stratégique avec l’ONG 1001fontaines, Accenture et Danone Communities. L’objectif de cette collaboration est d’accélérer le développement de solutions d’accès à l’eau décentralisées et contribuer à l’atteinte de l’ODD 6 sur la dimension accès à l’eau potable. En effet, il est estimé qu’environ 2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, dont une partie importante dans les régions rurales dans les pays en voie de développement.
L’enjeu de ce partenariat quadripartite est d’accompagner 1001fontaines dans la structuration d’un modèle économique pérenne et viable qui puisse lui permettre de répliquer son action dans de nouvelles géographies et de contribuer à permettre un accès à l’eau équitable, de qualité et de manière durable. Veolia s’inscrit notamment dans un appui technique en mobilisant son expertise d’ingénierie sociale, ses équipes de recherche et développement spécialisées dans le traitement de l’eau ainsi que la fondation Veolia pour sa connaissance du traitement de l’eau décentralisé dans un contexte d’urgence.
Le partenariat a déjà montré des résultats concrets en 2021 avec la conceptualisation d’un nouveau modèle de la solution de traitement d’eau appelé « kiosque 2.0 » qui sera essentielle dans l’atteinte des objectifs fixés par 1001 fontaines au Cambodge et dans le monde, à savoir atteindre 8 millions de bénéficiaires à l’horizon 2030. Veolia a également appuyé 1001fontaines sur d’autres projets structurels pour l’ONG, notamment sur le montage d’un consortium d’acteurs du développement pour développer une filière de traitement de l’eau décarbonée dans le cadre du plan France Relance.

Des compteurs intelligents pour mieux gérer son budget et améliorer l’accès au service des plus démunis 

La question du coût de l’accès à l’eau est un défi quotidien pour les populations les plus vulnérables. Veolia s’est associé à la startup City Taps, qui a développé une solution inédite de prépaiement incluant un compteur intelligent. Les clients peuvent ainsi prépayer l’eau avec leur portable, et ce pour le montant de leur choix et de leurs moyens : 1 m3, 2 m3 … 10 m3 ou plus. Cette solution permet au foyer de mieux gérer leur budget, et grâce au mobile peut être déployée facilement et très largement dans les pays d’Afrique. Le service a d’abord été testé à Niamey au Niger auprès des abonnés de la Société d’exploitation des eaux du Niger sur 200 compteurs. L’objectif d’ici à 2020 est d’étendre le projet et permettre l’accès à l’eau à domicile à environ 100 000 personnes à Niamey. 

En France, Veolia est un partenaire privilégié des PIMMS 

Accéder à l’eau potable et à l’énergie est une condition nécessaire pour travailler et vivre dignement. Veolia est convaincu de son rôle pour aider les usagers en difficulté, qui peuvent être en situation de rupture voire de privation de ces services publics. C’est pourquoi le Groupe a participé à la création du dispositif PIMMS (Point d’information et de médiation multiservices) aux côtés de grands opérateurs de services publics. Les PIMMS visent à faciliter l’accès aux droits et aux services publics des habitants d’un territoire et à prévenir leurs difficultés, grâce à des agents médiateurs qui accompagnent les usagers, leur expliquent les démarches de la vie quotidienne, les modalités de facturation, l’accès aux services internet, la gestion d’un budget familial, ou la maîtrise de la consommation d’énergie. 

Le programme Socias Gestoras au Mexique 

Au Mexique, la compagnie des eaux d’Aguascalientes (CAASA) filiale de Veolia Environnement, a lancé le programme « Socias Gestoras ». Cette initiative s’appuie sur des femmes, issues de la communauté locale, qui se rendent au domicile des usagers ayant des difficultés de paiement, les informent des dispositifs existants et proposent des solutions comme des remises sur factures, des étalements de paiement ou des aides spécifiques. Le programme « Socias Gestoras » est aligné sur les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies (ONU) ; il participe à favoriser l’accès aux services essentiels, contribue au développement local, en aidant à l’insertion de femmes en situation difficile. Ces mères célibataires, cheffes de familles, s’impliquent dans une activité responsabilisante et génératrice de revenus. Le programme est réalisé en lien avec une association locale, Civile Tlanemani.

Colombie : Programme « Mi isla limpia ». 

À Carthagène en Colombie, Veolia a développé le programme « Mi isla limpia » adapté aux problématiques techniques, environnementales et sociales spécifiques de cette zone insulaire en matière de gestion des déchets. Des collectes à pied ou à moto électrique, ainsi que la mise en place de zones de stockage temporaire, fournissent un accès équitable aux services de collecte des déchets à 3 800 habitants. En complément, différents programmes ont permis de sensibiliser 2 500 habitants de la zone de Carthagène et 6 000 touristes aux questions d’environnement et de gestion des déchets.

Notre expertise Acces

Le Groupe a développé une ingénierie sociétale, Acces, applicable à tous ses métiers, intégrant des innovations techniques, financières et juridiques ainsi qu’un marketing et une communication adaptés. Elle se décline en dix volets dans trois domaines : l’ingénierie technique, l’ingénierie financière et institutionnelle, l’ingénierie sociétale et de la relation client.

Ingénierie ACCES

Ingénierie technique

ACCES I

Desservir plus de personnes avec la même ressource et les mêmes infrastructures

Notre première mission consiste à exploiter au mieux les infrastructures existantes : usines de production d’eau et de dépollution, réseaux d’eau et d’assainissement, réservoirs, etc. Les pertes en eau dues aux fuites sur les réseaux de distribution font notamment l’objet de plans précis d’amélioration des rendements. Dans les pays soumis à un stress hydrique, cette démarche permet d’augmenter le nombre de personnes desservies avec les mêmes ouvrages, tout en réduisant la quantité d’eau prélevée dans le milieu naturel par habitant.

En Inde, dans l’État du Karnataka, le Gouvernement et la Banque mondiale ont attribué à Veolia, en 2005, un projet destiné à prouver qu’il était possible de fournir une alimentation continue à une zone pilote constituée de quatre communes, sans augmenter les prélèvements sur la ressource. En optimisant considérablement les infrastructures existantes, il a été possible, en quatre ans, de doubler la population raccordée tout en diminuant les prélèvements sur la ressource de plus de 16 %. Sur le même principe de réduction des fuites et de réhabilitation du réseau, Veolia a obtenu d’autres contrats (Bangalore et Bijapur, en 2012 – Ilkal et Nangloï, en 2013).

Au Maroc, à Tétouan, entre le début du contrat en 2002 et l’année 2009, où le seuil symbolique des 80 % de rendement a été atteint, Veolia a diminué de 18 % les prélèvements de la ressource, tout en distribuant 18 % d’eau en plus. 59 % de clients supplémentaires ont ainsi pu être desservis, tout en diminuant la pression sur la ressource.

ACCES II

Proposer de nouveaux modes de desserte, régulés et sécurisés

Lorsqu’un accès individuel au service d’eau potable n’est pas possible (quartiers urbains précaires, illégaux ou non viabilisables à court terme), les points de desserte collective constituent une solution alternative que Veolia met en œuvre sur décision des autorités (Inde, Niger, Équateur, Maroc, Colombie…).

En milieu urbain, afin de prévenir certains problèmes tels que la consommation abusive d’une eau gratuite par des consommateurs non ciblés (entrepreneurs, etc.), les longues files d’attente, la revente d’eau à prix prohibitifs, etc., Veolia propose aux communes des solutions pour maîtriser les quantités distribuées par ces points de desserte sans affecter le caractère abordable de l’eau pour les plus défavorisés.

Veolia a ainsi développé un système de borne-fontaine à prépaiement qui restreint l’accès aux seuls possesseurs d’une clé à puce électronique. Cette solution permet aux autorités de proposer un forfait prépayé à une population nécessitant un accès à l’eau aidé, voire gratuit. Plus d’informations.

Au Niger, Veolia a poursuivi en 2017 son programme d’accès à l’eau potable (400 bornes fontaines et 24 000 branchements sociaux à réaliser) dont bénéficieront environ 350 000 personnes

En Colombie, des points d’alimentation collectifs, pilas publicas, sont aménagés, pour une période transitoire, dans des zones en construction où les raccordements individuels ne sont pas encore possibles. Les familles viennent s’y alimenter, un représentant de la collectivité locale se chargeant de collecter l’argent auprès des familles pour payer ensuite, au prestataire, la facture d’eau mensuelle.

Ingénierie financière et institutionnelle

ACCES III

Mettre en œuvre des politiques de prix socialement acceptables

La tarification des services publics relève toujours de l’autorité publique et Veolia ne fixe jamais les tarifs appliqués.

Concernant le principe l’eau paie l’eau, sa mise en vigueur dans les pays de l’OCDE, est irréaliste dans la plupart des pays émergents, les investissements étant trop lourds pour être supportés uniquement par les abonnés du service. Dans ces pays, le recouvrement acceptable des coûts sur l’abonné se substitue au principe de recouvrement intégral des coûts. Pour chaque contrat, Veolia peut être force de proposition et se positionne en faveur de politiques ciblées qui améliorent l’accès aux services pour les populations les plus démunies. Le Groupe prend des engagements contractuels qui s’inscrivent dans la politique établie dans ce sens par les États et collectivités. Différents modèles existent.

a. Tarification différenciée selon les usages et les publics (ou subventions croisées) : elle apporte une réponse qui promeut l’équité sociale pour les populations, l’acceptation politique du projet et le retour sur investissement pour l’opérateur.

En Équateur, à Guayaquil, dans les quartiers les plus pauvres situés à la périphérie de la ville, les raccordements massifs aux services d’eau potable et d’assainissement ont été facilités par un mécanisme de contribution plus élevée des gros consommateurs (secteur industriel et commercial, entre autres) au profit des populations à faibles revenus.

b. Tarification sociale : une subvention permet de baisser le tarif facturé, soit au cas par cas aux usagers à bas revenus, soit à l’échelle d’un quartier ; la remise de dette est une solution également proposée.

En Équateur, à Guayaquil, Veolia a mis en place, en 2010, une tarification sociale (0,10 US$ par mètre cube au lieu de 0,55 US$), plafonnée à 30 m³ (ce plafonnement contribue à rationaliser la consommation d’eau), destinée aux usagers à bas revenus et selon des conditions fixées par les autorités équatoriennes. Il s’agit d’une subvention de 82 % de la tarification dont bénéficient 12 000 usagers. L’entreprise a également mis en place, en 2010, un programme de remise massive de dettes du service d’eau potable à environ 5000 usagers en situation d’extrême pauvreté, ainsi que des accords flexibles de paiement destinés aux personnes en difficulté. Les conditions d’accès sont fixées par le gouvernement local. Près de 40 000 abonnés bénéficient d’un accord flexible.

En Colombie, pour les services essentiels (usage domestique – eau – déchet – énergie), la loi classifie les quartiers des villes en 6 catégories socio-économiques, chacune étant associée à une tranche tarifaire (numéro 1 : la plus défavorisée – la numéro 6 : la plus aisée), la tranche numéro 4 servant de référence. La tarification est donc établie comme suit :

  • tranche 1 : paye 30 % du tarif de référence
  • tranche 2 : paye 60 % du tarif de référence
  • tranche 3 : paye 85 % du tarif de référence
  • tranche 4 : paye 100 % du tarif de référence
  • tranche 5 : paye 150 % du tarif de référence
  • tranche 6 : paye 160 % du tarif de référence

Les industries et commerces payent respectivement 130 % et 150 % du tarif de référence. Comme l’exercice doit être à l’équilibre, des transferts de fonds nationaux et locaux peuvent compléter les subventions. Ce système permet une équité certaine dans l’accès aux services.

En France, Veolia a poursuivi le déploiement des dispositifs de solidarité pour maintenir l’accès au service aux plus démunis et aux personnes en difficulté de paiement. Le programme Eau pour tous se décline sur tout le territoire en solutions d’urgence, d’assistance et de prévention. En particulier, le programme offre des solutions d’urgence pour maintenir l’accès aux services d’eau en offrant différentes formes d’aide financière adaptées à la situation de l’individu, telles que des calendriers de paiement, l’annulation de dettes et des bons d’eau. Ce programme a consacré 2.5 millions d’euros aux populations les plus fragiles en 2017.

En 2018, ce programme a permis de distribuer près de 3,1 millions d’euros d’aide d’urgence par le biais de fonds de solidarité pour le logement et de l’attribution de chèques eau (ou d’un chèque d’accompagnement personnalisé) :

  • contribution aux centres communaux d’action sociale (chèques eau) : 17 366 demandes acceptées pour un montant de 1 895 000 € ;
  • contribution au Fonds Solidarité Logement : 8 066 dossiers FSL acceptés, correspondant à une remise de dette de 1 233 000 €.

 

En Île-de-France, Veolia a lancé en 2011 le programme Eau solidaire France destiné aux personnes qui, temporairement ou durablement, éprouvent des difficultés à régler leur facture d’eau, en particulier lorsqu’elle dépasse 3 % de leurs ressources financières. 1 % des recettes des ventes d’eau collectées sur le périmètre du Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif), soit plus de 2 millions d’euros par an, alimente un fonds articulant urgence, assistance et prévention pour faire bénéficier les usagers les plus démunis d’un coût de service inférieur.

En Chine, depuis 2007, la ville de Changzhou applique une politique sociale comparable en communiquant tous les six mois à Veolia une liste de personnes aux revenus faibles, devant bénéficier de subventions. Le rôle de Veolia est d’assurer que ces personnes sont bien connectées au service public. Le nombre de bénéficiaires est en baisse, en 2014, du fait de l’augmentation du niveau de vie (plus de 7200 foyers, en 2014, en moyenne ; 8000 à 10 000 foyers par le passé). Le montant annuel des subventions évolue en fonction des ajustements effectifs des prix de l’eau.

 

En Chine, des mécanismes d’aides sociales à destination des populations les plus fragiles sont mis en place sur les contrats municipaux. Dans les villes de Liuzhou, Changzhou, Lanzhou, Kunming, Haikou, Shenzhen notamment, les foyers les plus modestes, les personnes isolées ou en situation de handicap, bénéficient de tarifs préférentiels ou de gratuité pour l’accès à l’eau potable. En 2018 comme en 2017, plus de 19 000 foyers ont bénéficié de 170 000 euros d’aides sociales, soit 92% des usagers.

c. Tarification progressive :

En France, lors du renouvellement du contrat pour l’exploitation de son service public de l’eau, la communauté d’agglomération de Perpignan (France) a fait de la solidarité une priorité. À Perpignan, Bompas, Canohès et Le Soler, la collectivité a opté pour la création d’une tarification progressive dans laquelle les 60 premiers mètres cubes consommés sont facturés au tiers des mètres cubes suivants.

Au Maroc, à la demande des autorités, Veolia a mis en œuvre une structure tarifaire permettant de proposer pour les premières tranches de consommation d’eau et d’électricité des tarifs inférieurs aux prix d’achat par le Groupe aux producteurs nationaux. Pour l’eau, ce sont 40 litres par personne et par jour (deux fois la quantité correspondant aux besoins essentiels, selon les Nations unies) qui sont fournis au tarif social.

En Chine, un système de tarif préférentiel de l’eau est mis en place (à Kunming, Haikou,etc.) pour les ménages à faible revenu : la première tranche de consommation (5,5 ou 6 m3 par ménage et par mois) est facturée très en-dessous du tarif normal de l’eau (à environ 50%), le volume consommé au-delà de cette tranche étant facturé au tarif normal

d. Prépaiement : dans les pays émergents, certains ménages n’ont pas l’habitude ou les moyens de planifier leurs dépenses à moyen terme (semaine, mois) aussi, le paiement d’une facture en fin de mois pour un service consommé tout au long de la période représente une dépense lourde. En outre, les ménages ne suivant pas leur consommation, ils peuvent avoir une impression de facturation trop élevée, injustifiée, voire abusive, ce qui contribue à leur mécontentement vis-à-vis du service public ou de l’opérateur de gestion déléguée.

La question du coût de l’accès à l’eau est un défi quotidien pour les populations les plus vulnérables. En effet, en raison de revenus souvent irréguliers, il est parfois difficile de payer une facture d’eau mensuelle. Veolia s’est associé à la start-up City Taps, qui a développé une solution inédite de prépaiement incluant un compteur intelligent. Les clients peuvent ainsi prépayer l’eau avec leur portable, et ce pour le montant de leur choix et de leurs moyens : 1 m3, 2 m3… 10 m3 ou plus. Cette solution permet au foyer de mieux gérer son budget, et grâce au mobile peut être déployée facilement et très largement dans les pays d’Afrique. Le service a ainsi été testé à Niamey au Niger auprès des abonnés de la Société d’Exploitation des Eaux du Niger sur 200 compteurs. En 2018, 1 300 compteurs supplémentaires ont été installés et concernent 10 000 personnes. D’ici 2020, 100 000 personnes pourront bénéficier du service via 10 000 branchements.

e. Stabilisation du prix du service

En Bulgarie, à Varna, cette formule permet de lutter contre le risque de précarité énergétique dû à une hausse continue des charges d’énergie. Les habitants bénéficiant dans la durée d’un prix stable de l’énergie, engagement pris par Veolia grâce aux économies liés à l’optimisation des installations, ils ont moins de problèmes pour payer leurs factures et profitent de conseils pour obtenir des subventions en vue de la réhabilitation des bâtiments (isolation, répartition plus juste de l’énergie dans les habitations collectives…). Une solution efficace : pour preuve, la part des impayés a d’ailleurs diminué de moitié.

ACCES IV

Multiplier les branchements individuels sociaux

La réduction du prix du service pour l’usager est insuffisante si les ménages ne sont pas raccordés aux réseaux publics. Le coût du raccordement individuel étant dissuasif dans les pays émergents, Veolia propose des branchements sociaux intégrant des mécanismes financiers originaux conçus avec les autorités délégantes : crédits sur mesure, utilisation de recettes locales et expérimentation de financements avec des partenaires de la coopération nationale et internationale. En outre, de nouveaux services à destination des clients à faibles revenus et une ingénierie sociétale ont été déployés pour développer et assurer le suivi des opérations de branchements sociaux.

L’exemple du travail mené au Maroc démontre l’engagement du Groupe. Ainsi, les contrats de gestion déléguée, signés en 2002, à Rabat, Tanger et Tétouan, visaient, à échéance, une desserte de 100 % des ménages. Un objectif qui impactait les projections de l’économie des services. En 2005, lorsque l’État a souhaité faire de l’accès aux services une priorité à travers l’initiative nationale pour le développement humain (INDH), Veolia et ses autorités délégantes ont relevé que la charge financière qui incomberait contractuellement aux ménages bénéficiaires serait trop lourde. Ils ont alors signé un accord pour un programme de branchements sociaux INDH avec tarification adaptée aux ménages les plus défavorisés. De nouveaux objectifs, un nouveau business plan et de nouvelles ressources garantissant un accès à l’eau et à l’assainissement à un prix abordable ont été dégagés en tirant parti du dynamisme industriel et immobilier de ces territoires et de subventions croisées issues de l’exploitation des services d’eau, d’assainissement et d’électricité. Un programme d’investissement de près de 200 millions d’euros a donc été défini pour connecter 80 000 familles. À Tanger, 9 % des familles éligibles ont souscrit à un branchement social INDH. Une année après l’équipement de leur quartier, le taux de recouvrement associé est de 97 %, démontrant l’adéquation du prix aux ressources des habitants et l’importance de cette ingénierie contractuelle.

Des mesures d’encouragement sont proposées dans nombre de nos contrats. En Inde, sur le contrat Eau municipal de Nangloi, une subvention est accordée pour tout nouveau raccordement (100 roupies par m2 d’habitation), ou bien il est proposé un rabais sur toute régularisation d’un raccordement illégal. Ainsi en 2018, 1.2 millions de personnes ont été concernées par les 2.2 millions d’euros de subventions ou gratuité distribués.

ACCES V

Développer de nouveaux modèles pour la recherche et l’innovation sociale

Depuis des années, le Groupe favorise l’émergence de l’innovation. Une volonté que confirme la mise en place de l’équipe Innove, rattachée à la direction Développement, Innovation & Marchés. Sa mission ? Initier de nouveaux projets, à petite échelle et en tirer des enseignements applicables au reste des activités du Groupe. Quelques exemples :

  • la mise en place d’incubateurs (démarche Pop Up) ;
  • l’expérience de social business sur l’accès à l’eau que mène Veolia au Bangladesh, en partenariat avec l’économiste Mohammed Yunus, prix Nobel de la paix, en 2006 ;
  • les modules de dialogue direct que Veolia développe avec les consommateurs en France pour la réduction des consommations d’énergie ;
  • l’innovation introduite dans nos contrats, notamment ceux dont l’implantation exige de repenser nos modes opératoires habituels : formes de contrats, subventions croisées… De nombreux contrats comprennent par exemple la gestion de bidonvilles accolés aux traditionnels réseaux municipaux ou encore la gestion de copropriétés dégradées exigeant des travaux de plomberie afin de limiter les pertes.

Une expérience de social business

Le partenariat avec Grameen Healthcare Service, filiale de Grameen Bank, est la première opération de social business de Veolia. Initiée au Bangladesh, en 2008, elle a pour objectif de desservir en eau potable des populations rurales pauvres résidant dans des zones où les nappes phréatiques sont naturellement chargées en arsenic. Dix ans après sa création, la filiale commune Grameen Veolia water poursuit son développement dans les villages ruraux de Goalmari et Padua, via un réseau de bornes-fontaines et de connexions privées. Ce partenariat applique à l’approvisionnement en eau potable les principes du social business établis par son fondateur, Mohammad Yunus, en adaptant les mécanismes de l’économie de marché aux populations les plus pauvres pour leur apporter des solutions durables, plutôt que les exclure par l’assistanat ou des subventions non pérennes. Conformément aux principes du social business, les bénéfices réalisés par la vente d’eau potable sont intégralement réutilisés pour développer le projet et l’entreprise.

Depuis son lancement, le projet a été réajusté pour prendre en compte les particularités du contexte socioculturel local. Les croyances, les rites et les symboles religieux liés à l’eau, ont en effet freiné l’acceptabilité sociale du service de distribution mis en place.

En 2010, le projet a connu un palier dans son développement. Après étude des blocages rencontrés et mise en place de plans d’action adaptés, Grameen Veolia Water a vu la consommation augmenter de nouveau. Pour atteindre plus rapidement l’équilibre économique attendu, Grameen Veolia Water a décidé, en 2011, d’utiliser la capacité de production de son usine de Goalmari pour produire des bonbonnes d’eau à destination d’une clientèle moins précaire. Ce produit, générateur de ressources, permet de financer le développement du projet en zone rurale. En 2017, l’entreprise alimente un réseau d’eau potable constitué de 150 points d’accès en zone rurale pour 7 500 habitants.

Global Water Summit 2017 de Madrid : favoriser l’émergence d’un nouveau modèle d’accès à l’eau
Veolia a participé à la 11ème édition du Global Water Summit, qui a réuni plus de 500 chefs d’entreprise, gestionnaires de services publics et investisseurs, autour du rôle clé de l’eau au service de la croissance économique durable. Lors de la séance ministérielle de clôture, un nouveau modèle pour l’accès à l’eau a été examiné, proposé par le Global Agenda Council on Water 2014-2016 du Forum économique mondial. Veolia a participé à l’élaboration d’un livre blanc, publié à cette occasion.

ACCES VI

Rechercher des financements innovants, solliciter les bailleurs de fonds

Les activités de Veolia nécessitent d’importants investissements en infrastructures.

L’intensité capitalistique des activités électricité est 2 fois supérieure à celle de la téléphonie. Dans le cas de l’eau, le ratio est de 12. Des chiffres qui expliquent le retard d’infrastructures accumulé dans de nombreux pays du Sud. Les modes de financement classiques empêchent un rattrapage rapide de ce retard, notamment en matière d’assainissement.

Les outils de financement innovants sont une clé de l’accès aux services. Le Groupe est donc favorable à la généralisation, par les bailleurs de fonds multilatéraux, d’une aide au développement fondée sur la performance. Son principe ? Conditionner le décaissement progressif d’une subvention à l’atteinte d’objectifs mesurables et vérifiables sur le terrain, audités de manière indépendante. Le préfinancement des investissements est réalisé par l’opérateur, le décaissement incitant à atteindre rapidement et conformément au cahier des charges les objectifs énoncés dans le programme. Une approche qui implique le secteur privé dans le financement de projets d’accès aux services.

Au Maroc, une année avant la fin du programme prévisionnel de branchements, Amendis Tanger (filiale de Veolia) en avait réalisé suffisamment pour le décaissement de l’ensemble de la subvention qui lui avait été allouée par la Banque mondiale, démontrant l’efficacité d’une politique proactive et efficace d’extension de la desserte.

Veolia cherche également à multiplier les partenariats avec des investisseurs privés (fonds d’infrastructures, private equity) pour répartir les efforts de financement et les risques opérationnels dans une configuration optimale (schéma dit AssetCo/Opco). C’est le cas du contrat avec la ville de Rialto (USA) où Veolia est partenaire de Table Rock Capital (TRC) pour le financement d’un programme d’amélioration des systèmes de traitement d’eau et d’assainissement.

Par ailleurs, le retard d’infrastructures des pays du Sud nécessite la mobilisation d’alliances élargies au plus grand nombre de parties prenantes, notamment du secteur privé. Veolia se place ainsi au sein d’alliances avec des entreprises mondiales ou locales, traditionnellement éloignées des problématiques des services essentiels, mais qui manifestent un intérêt à contribuer à l’accès aux services de base des populations qui constituent leur clientèle.

[1] cf. Gpoba, Global partnership for output-based aid http://www.gpoba.org/

Ingénierie sociétale et relation client

ACCES VII

Développer des services clientèle de proximité et des solutions de médiation

L’activité de Veolia est au service d’un territoire et de ses habitants. Au Niger, en Roumanie ou en Inde, l’entreprise doit mettre à disposition des usagers des outils de proximité et des actions adaptées aux spécificités de leurs lieux de vie mais aussi au contexte social, culturel et économique. Veolia doit donc répondre aux attentes de ses clients en proposant aux usagers des solutions classiques ou innovantes, physiques ou dématérialisées d’accès aux services (ex. : Amérique latine), d’information et de gestion ses consommations (accueils clients, sites Internet, applications mobiles, etc.).

Quand les populations sont éloignées physiquement ou économiquement des services, Veolia va au contact des usagers et travaille avec eux au développement et au maintien des services publics (agences mobiles, water friends et équipe du bien-être social en Inde, etc). Par ailleurs, le Groupe a fait de la médiation un axe différenciant de sa stratégie à travers des partenariats avec les acteurs de territoire, du monde économique ou de la société civile, proches des populations afin d’identifier les signaux faibles, anticiper les entraves éventuelles à l’accès aux services, sensibiliser, informer et accompagner les usagers dans leurs démarches (Pimms, VoisinMalin, Unis-Cité etc.).

En Amérique latine, répondant à la demande des politiques, Veolia a créé des services de gestion communautaire en charge de la mise en œuvre des systèmes d’accès à l’eau et à l’assainissement à destination des populations des quartiers défavorisés (parfois près de la moitié de la population). Le mode d’accès est choisi selon la nature des quartiers : camions-citernes et bornes-fontaines pour les quartiers informels périurbains, branchements individuels dans les quartiers en cours de viabilisation. La quasi-totalité de la population (plusieurs centaines de milliers de personnes) profite ainsi d’un accès minimal à une eau potable de qualité pour un prix socialement acceptable.

En Inde, à Nagpur, l’arrivée d’un opérateur privé avec un projet 24 x 7 (une eau disponible 24 h/24 et 7 j/7) et une tarification proportionnelle à la consommation a suscité des interrogations : craintes quant à la facturation, capacité des consommateurs à payer, intention de l’opérateur, etc. S’appuyant sur l’enthousiasme des premiers bénéficiaires du raccordement au réseau public, dont certains se sont portés volontaires pour promouvoir le nouveau service, Veolia a mis en place une équipe du bien-être social pour aborder les consommateurs les plus précaires. Cette équipe, dédiée uniquement aux relations avec les bidonvilles, accompagne chaque étape majeure des travaux de pose des canalisations d’eau potable. Ces ambassadeurs de l’eau (water friends) font le lien entre l’opérateur et les habitants des bidonvilles ; expliquant le projet aux futurs usagers, leur transmettant toutes les informations utiles (responsabilités respectives du secteur privé et du secteur public, avantages au quotidien, relais d’information mis à leur disposition…) et répondant avec leurs propres mots aux éventuelles inquiétudes. À Nangloï, ce réseau a également été mis en place depuis le début du contrat.

Agence mobile en secteurs d’habitat informel ou milieu rural

Les secteurs d’habitat informel nouvellement raccordés au service public d’eau potable sont souvent éloignés des agences commerciales. Les habitants de ces quartiers, en général non bancarisés, effectuent parfois de longs trajets ou des allers-retours successifs entre plusieurs administrations pour demander leur raccordement, s’informer ou payer leurs factures. Aussi, certaines familles renoncent .

Pour résoudre ce problème, Veolia a développé le concept d’agence mobile : un bus équipé comme une agence commerciale et connecté en temps réel aux outils de gestion clientèle. Ces agences mobiles circulent dans les quartiers, à la rencontre des clients, prévenus des itinéraires définis avec les autorités en fonction des dates et lieux d’événements ou de rassemblements locaux (marchés, etc.). Les agences mobiles peuvent également proposer un guichet unique partagé avec les administrations afin de faciliter les démarches aux clients. Mises en œuvre initialement au Maroc, elles ont également trouvé une application dans les milieux ruraux en France, entre autres.

D’autres sujets tels que la médiation sociale sont également au cœur des actions engagées par le Groupe.

Pimms (France)

Veolia est membre fondateur de l’Union nationale des Pimms (Points d’information médiation multi-services), l’association qui fédère et anime le réseau local, en partenariat avec l’État, les collectivités et les acteurs locaux sur les territoires. Les Pimms visent à faciliter l’accès aux droits et aux services publics des habitants d’un territoire et à prévenir leurs difficultés, grâce à des agents médiateurs qui accompagnent, expliquent (démarches de la vie quotidienne, modalités de facturation, accès aux services Internet…) et conseillent les usagers (gestion d’un budget familial, maîtrise de la consommation d’énergie…). Veolia préside l’Union nationale des Pimms, depuis juin 2016.

VoisinMalin (France)

En Île-de-France, Veolia mène, depuis 2012, un partenariat avec l’association VoisinMalin, qui forme et emploie des habitants-ressources. Ce sont des voisins, au service des entreprises, institutions et collectivités publiques qui facilitent le lien avec les usagers de différentes façons : porte-à-porte pédagogique, traduction orale, accompagnement des habitants dans leurs démarches, etc.

Ce réseau de voisins compétents, interface nouvelle avec les habitants marginalisés par des difficultés économiques, linguistiques ou culturelles, crée de la valeur à la fois pour les services locaux et les habitants du quartier. Dans le cadre de ce partenariat, VoisinMalin travaille sur la maîtrise des consommations, la prévention des impayés et la mise en lien avec les services sociaux. 

Au Mexique, la compagnie des eaux d’Aguascalientes (CAASA) filiale de Veolia, a lancé le programme “Socias Gestoras”. Cette initiative s’appuie sur des femmes, mères célibataires, à qui CAASA fait appel pour des actions de médiation et de recouvrement auprès des populations locales. Ces femmes, issues de la communauté locale, se rendent au domicile des usagers qui ont des difficultés de paiement les informent des dispositifs existants et proposent des solutions comme des remises sur factures, des étalements de paiement ou des aides spécifiques. Ce dispositif a remplacé les méthodes traditionnelles de recouvrement, par une activité dans laquelle les femmes deviennent des facilitateurs pour l’entreprise, en rétablissant plus de proximité avec les usagers.Le programme “Socias Gestoras” est aligné sur les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies (ONU) : il participe à favoriser l’accès aux services essentiels, contribue aux développement local, en aidant à l’insertion de femmes en situation difficile. Ces femmes, chefs de familles, s’impliquent dans une activité responsabilisante et génératrice de revenus. Le programme est réalisé en lien avec une association locale, Civile Tlanemani.

Comité initiative nationale pour le développement humain (Maroc)

À Tanger, un comité initiative nationale pour le développement humain a été créé, lors du lancement du programme de branchements sociaux, dont il est l’une des clés du bon avancement et une réponse aux enjeux cruciaux de la ville. Ce comité, initié par Veolia et l’autorité délégante, réunit tous les quinze jours l’ensemble des partenaires, dont l’administration préfectorale, les agences d’aménagement et les agences urbaines. Il arbitre les cas limites (frontière des conditions d’éligibilité), échange sur les blocages et dysfonctionnements et les résout.

ACCES VIII

Promouvoir les bons usages du service afin d’optimiser ses bénéfices

Au Niger, la moitié des consommateurs s’alimentent à des bornes-fontaines. Des pratiques non hygiéniques de transport, de stockage et de manipulation nuisent à la potabilité de l’eau consommée, créant des problèmes de santé aux populations. Certains agents de la Seen (société d’exploitation des eaux du Niger), filiale locale du Groupe, souhaitent avertir les consommateurs sur ces sujets. L’enjeu est important dans ce pays où les maladies d’origine hydrique constituent la première cause de morbidité et de mortalité. Dès 2007, Veolia a donc élaboré un programme Eau et santé, pour sensibiliser les populations sur le lien entre eau potable, hygiène et santé. D’abord mis en œuvre en interne, ce programme a été décliné auprès de publics externes tels que les gestionnaires privés des bornes-fontaines, formés par l’ONG Rail Niger et qui sont devenus ambassadeurs formateurs sur ces questions.

 

 

 

Des actions de sensibilisation à l’environnement, aux éco-gestes ou aux bons usages du service (eau, assainissement, gestion des déchets, énergie) sont déployées dans le cadre de nos contrats, des projets communautaires ou des projets de la fondation Veolia : EnviroMentors en Australie (44 000 écoliers ont participé à ce programme porté par Keep New South Wales Beautiful – KNSWB), causeries énergie en Allemagne (auprès de partenaires industriels et commerciaux), Alrededor de Iberoamérica, Unis-Cité, VoisinMalin, Pimms, Somos agua en Équateur (sensibilisation des jeunes aux notions de stress hydrique, importance de l’eau dans l’alimentation et l’hygiène), campagne de nettoyage 2014 en Chine-Japon-Corée pour la journée internationale de l’environnement, actions de sensibilisation aux bénéfices de l’eau potable pour la santé menées avec des acteurs locaux sur les contrats de Nangloi et Nagpur en Inde, le programme VeBes avec des écoles d’Abu Dhabi (importance du recyclage de l’eau), campagne “Ne gaspillons pas l’eau potable, chaque goutte compte” lancée en avril 2017 au Niger qui s’adresse à l’ensemble de la population et concerne toutes les régions du Niger. Elle est déclinée à travers des spots télévisés et radios, des affiches conseils et des dépliants disponibles dans toutes les agences de la SEEN, etc.

ACCES IX

Évaluer l’impact sur la qualité de vie

Veolia a développé ses propres outils de mesure des impacts environnementaux et sociaux de ses activités. Par ailleurs, des expériences ont été menées pour mesurer les externalités en matière de santé, comme dans le cas de l’intervention de la fondation Veolia à Uvira en République démocratique du Congo (évaluation de l’impact de l’accès à l’eau potable des populations sur l’incidence des cas de choléra, menée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine).

Veolia a participé financièrement et de manière opérationnelle à un programme de recherche évaluant l’impact des opérations de branchements sociaux individuels à l’eau et à l’assainissement de Tanger sur le développement humain, avec le J-PAL (Abdul Latif Jameel – Poverty action lab) du MIT (Massachusetts institute of technology), laboratoire d’économie dirigé par Esther Duflo.

Les résultats attestant d’effets précis et positifs en matière d’intégration sociale, de temps libéré et de satisfaction générale, ont fait l’objet d’une publication Happiness on Tap: Piped Water Adoption in Urban Morocco (Devoto, Duflo et al, 2011).

ACCES X

Développer des partenariats et la coconstruction de nouvelles solutions

Pour surmonter les difficultés d’accès d’une partie de la population, la forme du service proposée n’est pas nécessairement la même que pour les clients traditionnels. Elle nécessite une compréhension fine des situations individuelles des personnes démunies et la définition des services associés ne peut se faire en direct. Elle passe par la médiation des associations qui travaillent sur le territoire, permettant un travail de co-construction, essentiel pour le développement durable de l’entreprise. En effet, ce principe, auquel Veolia s’engage, permet l’établissement d’un lien social et l’insertion de tous au sein de la communauté (cf. collaboration avec Ashoka et Antropia, associations d’insertion, travaux de la fondation Veolia ou des fondations créées localement par les entités opérationnelles de Veolia).

Fournir une eau potable de qualité

Veolia dessert 95 millions de personnes à travers le monde. Dans un souci constant de maîtrise de la qualité de l’eau produite et distribuée, Veolia mène une politique de contrôle de sa qualité sanitaire afin de respecter les normes et d’anticiper leurs évolutions, à travers une gamme complète de solutions technologiques. Cette démarche repose sur quatre principes :

Anticiper

Veolia exerce une veille scientifique sur les paramètres émergents et travaille en particulier sur de nouveaux micropolluants comme les perturbateurs endocriniens et les résidus de produits pharmaceutiques. Veolia mène d’importants travaux pour améliorer les méthodes analytiques de détection de ces micropolluants et évaluer leurs effets sur la santé.

Ainsi que le préconise l’Organisation mondiale de la santé et lorsque ses clients le souhaitent, Veolia met en place des méthodes d’analyse et de prévention des risques sanitaires à travers des Water Safety Plan ou des démarches équivalentes telles que l’HACCP ou l’ISO 22000. Elles permettent de repérer et d’analyser tous les points à risque de la filière de production et de distribution, pour la qualité de l’eau, afin de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour les limiter.

Surveiller

L’analyse de l’eau est un outil majeur au service d’une politique de contrôle sanitaire. Elle permet de détecter les polluants et d’intervenir pour les éliminer. Veolia réalise des analyses de plus en plus nombreuses et complexes, dans des délais de plus en plus courts, selon des méthodes normalisées, avec des équipements de pointe et du personnel qualifié.

Veolia s’est fixé deux objectifs quantifiés en matière de conformité de la qualité de l’eau potable distribuée :

  • production d’eau potable : Conformité physico-chimique > 99%,
  • production d’eau potable : Conformité bactériologique > 99%.

Ces indicateurs taux de conformité bactériologique et physicochimique permettent d’évaluer la qualité de l’eau distribuée.

Indicateurs de taux de conformité

2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Objectif 2020
Taux de conformité bactériologique 99,7 % 99,6 % 99,5 % 99,6 % 99,7 % 99,7 % 99,8 % 99,8 % 99,8% > 99 %
Taux de conformité physicochimique 99,6 % 99,6 % 99,6 % 99,6 % 99,7 % 99,7 % 99,7 % 99,7 % 99,8% > 99 %

Périmètre : Toute l’activité de distribution d’eau potable de Veolia.

Par ailleurs, Veolia suit attentivement la conformité de ses plus importants réseaux de distribution dans le monde sur des paramètres spécifiques permettant d’évaluer la dégradation possible de la qualité de l’eau lors de la distribution (relargage, corrosion, perméation, intrusion…). Dans son souci constant de maîtrise de la qualité de l’eau distribuée, le Groupe a conçu et déploie à travers le monde une nouvelle génération de capteurs multiparamètres communicants – les sondes Kapta – qui vont au-delà du contrôle sanitaire traditionnel avec un suivi permanent de la qualité de l’eau potable.

Dans un partenariat de recherche sur la surveillance de la qualité de l’eau potable, Veolia et BioMérieux mettent en commun leurs expertises afin de contribuer à l’amélioration de la santé publique dans le monde. Il s’agit de détecter plus rapidement les microorganismes présents dans l’environnement naturel ou en réseau.

Proposer des solutions

Veolia conseille les collectivités locales sur les amélioration de l’exploitation et sur les investissements nécessaires à la maîtrise de la qualité de l’eau. Couvrant l’ensemble de la filière, la gamme des solutions proposées par Veolia porte sur les traitements à mettre en place pour répondre à des normes de plus en plus exigeantes de maintien de la qualité de l’eau en réseau, de sécurisation de la production et de la distribution d’eau potable, etc. Les dispositifs portent également sur la protection de la ressource pour préserver l’eau dès les premières étapes du cycle (cf. Piloter notre performance environnementale, économiser les ressources en eau).

Informer les populations

L’organisation mise en place sur les sites d’exploitation de Veolia permet une capacité de réaction optimale en cas d’incident ou de crise :

  • un personnel qualifié est d’astreinte 7j/7 et 24h/24 afin de gérer les urgences ;
  • un parc d’unités mobiles est mobilisable pour intervenir rapidement ;
  • un service d’accueil téléphonique est disponible pour répondre aux préoccupations des consommateurs ;
  • une distribution d’eau en bouteilles est organisée en cas d’interruption d’eau prolongée sur le réseau public ;
  • un système d’alerte téléphonique prévient les consommateurs des éventuelles restrictions de consommation et des points de mise à disposition de bouteilles d’eau.

En fonction de l’intensité et de la durée de la crise, ainsi que de la population touchée, des moyens adaptés sont mobilisés.

Sécurisation contre les menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques

En décembre 2015, dans le cadre de la COP21, Veolia a mis en place, avec le Raid, une sécurisation renforcée des réseaux d’eau potable du Bourget. Une surveillance accrue des sites de production et de distribution d’eau potable proches de l’événement du Bourget a été opérée, en lien avec les préfectures et les unités antiterroristes. Sur des points stratégiques du réseau d’eau potable, des sondes Kapta ont été installées pour analyser différents paramètres de l’eau et identifier toute variation de la qualité, l’alerte pouvant être lancée, en cas d’anomalie, au PC du Raid pour intervention et mise en sécurité des citoyens. Ce dispositif avait été testé à l’occasion de l’exposition universelle de Shanghai en 2010, puis lors des jeux olympiques de Londres en 2012. Il a été appliqué pour la première fois lors des Jeux de la Francophonie de Nice, en 2013.

Toutes ces actions s’inscrivent dans un système d’assurance qualité, formalisé notamment par les normes ISO 9001, que de nombreuses entités de Veolia (en France et à l’étranger) ont systématisé dans leurs exploitations. En 2020, 75% du chiffre d’affaires du Groupe est couvert par un système de management qualité certifié ISO 9001.

Actions de solidarité internationale

Les services et actions de solidarité locales menés par le Groupe ou par la fondation Veolia, dans l’intérêt général, sont l’expression de notre contribution à la solidarité internationale.

Actions humanitaires de la fondation Veolia

La solidarité s’exprime dans le cadre des contrats, au travers des services que le Groupe fournit et qui contribuent à l’intérêt général. Lutter contre la précarité et les inégalités en assurant l’accès aux services essentiels pour les personnes non desservies en eau, en assainissement ou en électricité, est une voie dans laquelle Veolia est activement engagé.

Cet engagement de Veolia se traduit également à travers sa Fondation dont l’une des missions est d’aider les populations à vivre dignement et en bonne santé. Dans le cadre de cette mission, la Fondation Veolia : 

  • apporte une aide humanitaire d’urgence lors de catastrophes naturelles et de crises humanitaires pour évaluer les besoins et assurer l’accès des populations à l’eau, l’assainissement, la gestion de l’énergie et des déchets ; 
  • accompagne des projets d’aide au développement de ces services essentiels qui sont au cœur des métiers de Veolia.

Les actions de solidarité internationale de la Fondation Veolia contribuent au développement de l’accès aux services essentiels. Elles se traduisent par un soutien financier ou la mise à disposition de compétences des collaborateurs du Groupe.

Partenariats pluriannuels

La Fondation Veolia a noué de nombreux partenariats avec des agences des Nations Unies (Unicef, UNHCR), des organismes d’envergure internationale (Croix-Rouge, Médecins Du Monde, Médecins Sans Frontières, Solidarité internationale, Oxfam) ou avec des États, à l’instar de la convention de partenariat, signée en 2014 et renouvelée le 19 décembre 2017, avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères pour renforcer l’efficacité de la réponse aux situations humanitaires d’urgence. 

La Fondation s’est ainsi engagée à mettre à disposition de Médecins Sans Frontières ses experts Veoliaforce pour l’accompagner dans ses projets de recherche et d’innovation sur des problématiques humanitaires dans des domaines proches des métiers de Veolia. Avec Médecins du Monde, elle travaille à la prévention des risques sanitaires et environnementaux encourus par les démanteleurs de Manille et soutient les veilles sanitaires organisées en France dans les campements de migrants. La Fondation a également renforcé ses liens avec la Croix-Rouge en mutualisant ses bases logistiques à Pantin et en proposant ses formations complémentaires à destination des Équipes de réponse aux urgences de la Croix-Rouge. 

Missions Veoliaforce, urgence humanitaire et aide au développement en 2020

La Fondation Veolia s’engage ainsi aux côtés d’acteurs pour répondre temporairement en cas de crise aux besoins essentiels ou en déployant des solutions pérennes dans des territoires dépourvus d’infrastructure. En 2020, la Fondation Veolia a participé à 16 projets d’aide au développement ou d’urgence humanitaire. 9 missions Veoliaforce ont été menées pour 358 jours/hommes de mécénat de compétence.

Liban : une intervention en urgence prolongée par un travail de post-urgence

Au Liban, après l’explosion qui a dévasté Beyrouth le 4 août 2020, les experts Veoliaforce de la Fondation sont intervenus en urgence dès le 11 août. Une mission d’évaluation et de diagnostic technique a été menée aux côtés de l’Office des eaux de Beyrouth et avec le soutien de la succursale d’OTV au Liban. Du matériel a été acheminé et des personnels formés. L’intervention a permis la mise au point d’une réponse ciblée pour participer à la reprise la plus large possible du service dans la zone sinistrée. En partenariat avec l’Unicef, la mission s’est ensuite poursuivie avec une nouvelle rotation de volontaires Veoliaforce pour mener un important travail de recherche de fuites, nécessaire pour organiser la réparation des réseaux primaires et secondaires de distribution d’eau.

Niger : une mobilisation expresse pour rétablir l’accès à l’eau dans des temps records

Touché fin août 2020 par de fortes pluies, Niamey a passé la fin de l’été sous les eaux : plus de 350 000 sinistrés ont été à déplorer. Face à la situation, la Fondation Veolia s’est mobilisée. Une équipe de volontaires Veoliaforce est arrivée sur le terrain le 14 septembre et près de 11 tonnes de matériel humanitaire ont été acheminées en quelques jours. En 48 heures, grâce au travail des personnels de la SEEN (Société d’Exploitation des Eaux du Niger) et de la Fondation, trois Aquaforces 5000, unités mobiles de potabilisation de l’eau, étaient prêtes à fonctionner. Des analyses bactériologiques ont permis d’attester la qualité de l’eau produite et la distribution a commencé le 18 septembre.

Covid-19 : la Fondation Veolia soutient les oubliés de la rue 

Au printemps 2020, la Fondation Veolia s’est mobilisée pour aider les « confinés de la rue » à se protéger contre la Covid-19. Des solutions d’accès à l’eau dans les lieux de vie précaires ont été mises en place à la demande des collectivités. Parallèlement, des kits sanitaires ont été constitués par Croix-Rouge insertion avant d’être distribués aux sans-abris, dans des campements, squats et bidonvilles, par des ONG de terrain telles que Solidarités International. Ce dispositif a été rejoint et abondé par plusieurs acteurs du secteur privé, sollicités par la Fondation Veolia : la Fondation Vinci pour la Cité, la Fondation Crédit Agricole Solidarité et développement, la Fondation Eiffage et Icade. 

Covid-19 : la Fondation Veolia engagée en Afrique 

Au Cameroun, la ville de Bangangté s’est engagée dans un programme de lutte contre la propagation du coronavirus conçu autour de cinq axes. Avec le soutien de la Fondation Veolia et de l’Association internationales des maires francophones (AIMF), la municipalité a multiplié les mesures d’accompagnement humanitaires, sanitaires et économiques de la population : mise à disposition de bornes-fontaines et de lave-mains, renforcement des effectifs et des équipements de protection des centres médicaux, soutien aux paysans qui ne vendent plus leur production agricole, distribution de paniers alimentaires, accompagnement des jeunes pénalisés par la situation.

Depuis 2007, la Fondation est engagée dans une stratégie globale de lutte contre le choléra, en République démocratique du Congo. Après avoir démontré le lien entre le développement de l’épidémie de choléra et le manque d’accès à l’eau potable, puis identifié les huit foyers sources de la maladie, pour la plupart situés en bordure de lacs, dans l’est de la RDC, les travaux se sont poursuivis sur le terrain à Kalemie et Uvira.

Autres actions

Mozambique : mobilisation humanitaire.

Au Mozambique, le cyclone Idai a fait des ravages en mars 2019 avec près d’un millier de morts et près de deux millions de sinistrés. La Fondation s’est mobilisée avec la Croix-Rouge française, Médecins Sans frontières et Solidarités International, en envoyant du matériel et une dizaine d’experts Veoliaforce. Leur mission est d’assurer la remise en état ou l’installation d’infrastructures de production, de stockage et de distribution de l’eau potable. Un travail important de formation des équipes locales est également mené pour assurer la pérennité de l’accès à l’eau potable.

Philippines, Congo, Sénégal : projets d’aide au développement.

Les volontaires Veoliaforce de la Fondation sont intervenus aux Philippines, à Manille, dans le cadre du partenariat avec Médecins du Monde sur la réduction de l’exposition aux risques sanitaires et environnementaux. 

La Fondation est également intervenue à Uvira pour poursuivre le programme de lutte contre le choléra mené en République démocratique du Congo, ou encore à Saal, au Sénégal pour un projet pilote de potabilisation de l’eau autour du fleuve Gambie.

Démarche pilote d’énergie durable au Cameroun

La Fondation soutient l’initiative du projet d’électrification renouvelable porté par Refela-Cam, un réseau de femmes élues localement. Les habitants de Bangangté et Fokoué en seront les premiers bénéficiaires avant un essaimage du programme sur l’ensemble du pays.

À Madagascar, la Fondation aide Nanoé Développement, association créée par deux jeunes ingénieurs spécialisés en énergie électrique, qui propose aux pays du Sud un nouveau modèle d’électrification décentralisée, grâce aux nanoréseaux. Alimentés par énergie solaire, ces nanoréseaux alimentent en électricité cinq ou six foyers qui prépayent une quantité d’énergie via une plate-forme sécurisée accessible par leur téléphone portable.

Un centre thérapeutique autonome en eau au Mexique

Le centre de la Fundación para el Bienestar Natural (Fundebien) va réaliser, avec le soutien de la fondation Veolia, une station de pompage et de potabilisation des eaux souterraines alimentée à l’énergie solaire. Son dimensionnement permettra également un embouteillage d’eau pour une production locale.

Évaluer les actions de lutte contre le choléra en République de Guinée

Des études de terrain seront menées en République de Guinée par l’Unicef pour évaluer l’impact de la démarche Wash dans la définition des stratégies d’éradication du choléra. Ce projet s’inscrit dans le cadre des actions de la Global Task Force on Cholera Control (GTFCC) de l’OMS à laquelle participe la Fondation.

Soutien de l’ONG Sulabh International, à New Dehli en Inde, pour l’accès aux services essentiels des populations démunies. Construits dans des espaces ouverts à tous 24h/24h, des complexes sanitaires proposent des toilettes publiques et des équipements pour se laver, moyennant une faible redevance qui finance l’entretien des locaux.

Au Burkina Faso

  • Amélioration des conditions de travail des vidangeurs manuels de Ouagadougou par la formation, la vaccination et la fourniture d’équipements (blouses, bottes, gants, casques de chantier, pelles, etc.) et, au-delà, actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics locaux afin de faire reconnaître l’activité des vidangeurs manuels et une meilleure structuration de leur profession.
  • Aide à l’équipement d’une entreprise sociale et solidaire, Initiatives de développement stratégique (IDS), qui forme les femmes à tisser des accessoires de mode avec du plastique recyclé et à gérer leur activité commerciale.

Au Niger, le 1er prix de la Solidarité étudiante 2015 de Veolia (cofinancé par la Fondation) a été décerné à l’Association des enfants et jeunes travailleurs de Ouallam, association étudiante de l’université Abdou Moumouni (Niamey), pour son projet de structure d’appui éducatif et psychosocial pour les enfants vulnérables de la ville d’Ouallam.

Aide au développement dans le cadre de nos contrats

La solidarité s’exprime aussi à travers des contrats de services établis entre Veolia et des collectivités qui s’inscrivent dans des projets de coopération décentralisée (solidarité internationale).

Veolia s’est ainsi engagé, depuis 2013, au côté de la communauté urbaine de Marseille, dans un partenariat global (financier, technique, méthodologique et humain) de coopération internationale à destination prioritaire du Maghreb, de l’Afrique noire francophone et subsaharienne et du Proche-Orient. Objectif ? Réduire la part de la population n’ayant pas accès à l’eau potable et à l’assainissement. Ce projet comprend, le financement et la gouvernance d’un fonds de solidarité internationale dans le cadre de projets (eau et assainissement) portés par des organismes de solidarité internationale (OSI)[1] ou des autorités locales, le financement et l’assistance à maîtrise d’ouvrage des actions de coopération décentralisée portées par la communauté urbaine, des actions d’urgence et/ou de réhabilitation à destination de populations victimes de catastrophes naturelles ou de conflits.

[1] OSI = Organismes tels que Croix-Rouge française, Enfants du monde (EDM), Unicef France, CCFD-Terre solidaire, etc

Performance sociale

Veolia a pour responsabilité de veiller au bien-être et à l’épanouissement de ses collaborateurs. Les ressources humaines sont un pilier d’une culture commune à toutes les actions de Veolia, fondées sur les cinq valeurs du Groupe : la responsabilité, la solidarité, le respect, l’innovation et le sens du client. La performance globale du Groupe dépend de sa force d’attraction et de fidélisation des talents. Ainsi, Veolia met tout en œuvre pour être, plus que jamais, un employeur de choix pour les salariés sur l’ensemble des territoires.

Système de management des ressources humaines

Les ressources humaines, au cœur de la raison d’être de Veolia, sont un pilier d’une culture commune à toutes les actions de Veolia, fondées sur les cinq valeurs du Groupe : la responsabilité, la solidarité, le respect, l’innovation et le sens du client.

La performance globale du Groupe dépend également de sa force d’attraction et de fidélisation des talents. Ainsi Veolia met tout en œuvre pour être, plus que jamais, un employeur de choix pour les salariés sur l’ensemble des territoires.

Engagements et objectifs

Veolia a pour responsabilité de veiller à la santé, au bien-être, au développement et à l’épanouissement de ses collaborateurs. Le Groupe attache une attention particulière à la cohésion, au dialogue social notamment au sein des instances représentatives du personnel et veille à la promotion de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. La performance globale du Groupe dépend également de sa force d’attraction et de fidélisation des talents. Veolia met tout en œuvre pour être, plus que jamais, un employeur de choix pour les salariés sur l’ensemble des territoires. 

Dans le cadre du programme stratégique Impact 2023, et de son engagement pour une performance plurielle, Veolia a réaffirmé sa politique de performance sociale autour de quatre objectifs à horizon 2023 : 

  • la sécurité au travail ; 
  • l’engagement des collaborateurs ;
  • la formation et l’employabilité des salariés ; 
  • la mixité. 

Ces objectifs sont en cohérence avec les engagements pour les femmes et les hommes de l’entreprise, pris auparavant dans le cadre des engagements pour un développement durable, qui s’articulent selon trois axes :

  • engagement 7 : Garantir un environnement de travail sain et sécurisé; 
  • engagement 8 : Favoriser le développement professionnel et l’engagement de chaque salarié ; 
  • engagement 9 : Garantir le respect des diversités et des droits humains et sociaux fondamentaux au sein de l’entreprise.

Pilotage et déploiement des engagements

Afin d’accompagner le déploiement de sa politique, la direction des ressources humaines Groupe a mis en place une organisation intégrée au service de la stratégie de Veolia.

Nos Priorités RH

Promotion des initiatives ressources humaines

Pour témoigner de sa performance sociale, la direction des ressources humaines Groupe, au travers de la démarche « Initiatives ressources humaines », organise le recensement des bonnes pratiques auprès des sociétés du Groupe. Cette démarche permet d’identifier les actions menées en lien avec les priorités des ressources humaines, de les valoriser et d’en favoriser l’essaimage au-delà de leur territoire d’origine. 

Elle aboutit à la remise des Trophées des initiatives ressources humaines. Ces derniers mettent en lumière des actions en faveur de la prévention santé et sécurité, du développement des compétences et des talents, de la responsabilité sociale, diversité et cohésion, de la performance opérationnelle et du développement. 

En 2019, une publication intitulée « Initiatives ressources humaines 2019 » présente 60 initiatives ressources humaines, sélectionnées parmi 310, et issues de 51 pays.

La prochaine édition sera lancée en 2021.

Par ailleurs, le reporting social Groupe permet de suivre le déploiement des politiques ressources humaines et leur performance au travers des données sociales du Groupe. Les informations sociales figurant ci-après en sont extraites.

Initiatives Ressources Humaines 2019

Initiatives Ressources Humaines 2019

Les collaborateurs

La nature des métiers du Groupe implique une gestion locale des équipes. La structure des effectifs reflète donc celle des marchés du travail sur lesquels Veolia évolue.

Répartition géographique et évolution des effectifs

Répartition géographique des effectifs

178 780 (√) salariés au 31 décembre 2019(1)

(1) Hors effectif des concessions en Chine

Répartition géographique et évolution des effectifs sur 3 ans

Malgré la crise sanitaire, Veolia a réussi à maintenir ses effectifs.

Au 31 décembre 2020, l’effectif total de Veolia s’élève à 178 894 salariés contre 178 780 au 31 décembre 2019.

Par rapport à 2019, la variation d’effectif est de +114 salariés, soit +0,06 % expliquée par :

  • une augmentation (hors effet de périmètre intra-groupe) de 11 100 salariés au titre d’acquisitions, de nouveaux contrats et/ou de développements d’activités. Les principales hausses se situent en : 
    • Amérique latine pour près de 5 000 salariés dont la Colombie pour près de 1 000 salariés, l’Equateur, le Pérou ou encore le Costa Rica pour la SADE. Au Chili, de nombreux contrats municipaux, nécessitant un grand nombre de salariés, ont été conclus pour répondre à la crise sanitaire,
    • Asie, pour près de 1 500 salariés, dont la Malaisie, l’Indonésie, la Chine et le Japon, 
    • Afrique du Sud pour près de 500 salariés ;
  • une diminution (hors effet de périmètre intra-Groupe) d’environ 11 000 salariés. Cette baisse est justifiée par des cessions d’entités, des départs de salariés ou des pertes de contrats. Les principaux sont situés en :
    • Asie avec la cession des activités de nettoyage de la ville de Singapour,
    • Amérique du Nord, du fait d’une activité réduite, 
    • Afrique/Moyen-Orient, pour la cession des activités à Madagascar, 
    • Australie/Nouvelle Zélande, pour les activités Déchets.

Entrées et départs – CDI et CDD

En 2020, le Groupe a recruté sur le marché du travail 19 042 collaborateurs de manière pérenne. Veolia a enregistré 15 095 embauches en contrats à durée indéterminée (CDI) et 3,947 transformations de contrats à durée déterminée (CDD) en contrats à durée indéterminée (CDI) au cours de l’année. Les embauches en contrats à durée indéterminée (CDI) représentent 58,6% du total des embauches externes. De plus, les entrées consécutives à une reprise de marché représentent  3 960 personnes. Aussi, le Groupe enregistre 11 167 embauches en contrats à durée déterminée (CDD). 

En 2020, 5 273 collaborateurs ont bénéficié d’une mobilité interne. Par ailleurs, sur l’ensemble des départs de 2020, le Groupe compte 14,3 % de licenciements individuels et 1 % de licenciements collectifs. En 2020, le Groupe comptabilise 4 103 départs consécutifs à une perte de marché.

Le taux de rotation des employés sous contrat permanent était de 11,6 % en 2020. 

Le taux de rotation volontaire des employés sous contrat à durée indéterminée était de 5,56 % en 2020.

Plans de réduction des effectifs, de sauvegarde de l’emploi et mesures d’accompagnement

Les restructurations réalisées en 2019 correspondent le plus souvent, après l’étude de différentes alternatives, à une réorganisation indispensable d’unités. Ces opérations sont réalisées dans le respect de la législation, en concertation avec les partenaires sociaux et en privilégiant les reclassements internes au sein du Groupe.

Ainsi, les départs enregistrés en 2019, au titre du plan de départ volontaire négocié sur le périmètre de l’Eau France, ont concerné 278 salariés. Par ailleurs, en Pologne et en Allemagne, un plan de réduction des effectifs a concerné respectivement 46 et 38 personnes.

Dans le cadre des plans de départ volontaire ou de réduction des effectifs, des dispositifs d’accompagnement (tant à l’interne que vers l’externe) sont mis en place et animés par le souci permanent de l’employabilité des personnes. Aussi, afin d’adapter les organisations et les compétences des salariés aux mutations économiques et sociales, le Groupe a signé en 2017 un nouvel accord France de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Celui-ci permet d’anticiper les évolutions des métiers et des compétences en favorisant la formation et la mobilité professionnelle.

Répartition des effectifs par genre, âge, type de contrat et catégorie

Effectifs par genre et par âge en 2020 en pourcentage et en valeur

Répartition de l’effectif total par type de contrat et par catégorie

Quelles que soient les caractéristiques du marché du travail sur lequel les activités du Groupe se développent, les entreprises de Veolia s’attachent à promouvoir les emplois pérennes : 92,4 % des collaborateurs sont en contrat à durée indéterminée.

L’effectif en équivalent temps plein correspond au nombre de salariés que compterait Veolia si ces derniers avaient tous travaillé à temps plein durant l’année complète. Il est calculé en pondérant l’effectif total à la fois par le taux d’emploi et par le temps de présence de chaque salarié. Cela représente la quotité de travail des salariés.

Garantir un environnement de travail sain et sécurisé

La première richesse du Groupe, et par conséquent son premier atout, sont les femmes et les hommes employés. Préserver de manière durable la santé et la sécurité des collaborateurs et sous-traitants, tout en protégeant les clients et les communautés servis par le Groupe est une priorité absolue.

La variété des secteurs d’activité, des zones géographiques et des environnements de travail dans lesquels Veolia évolue nécessite une vigilance permanente. Ainsi, dans toutes ses activités et installations, le Groupe, dans le cadre d’une démarche permanente, s’engage à garantir l’intégrité physique et psychique des collaborateurs et sous-traitants.

Conscient de sa responsabilité, le Groupe fait du « zéro accident » un objectif ainsi qu’un véritable levier de performance.

La prévention, la santé et la sécurité

Un engagement partagé à tous les niveaux de l’organisation

Le président-directeur général de Veolia Environnement a signé au siège de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) la déclaration de Séoul, qui reconnaît le droit fondamental humain à un environnement de travail sûr et salubre.

Veolia s’engage, notamment, à promouvoir une démarche d’amélioration continue en matière de prévention, santé et sécurité, de formation du management et des collaborateurs et de manière générale l’ensemble des parties prenantes du Groupe ainsi qu’à promouvoir le dialogue social sur ces sujets.

Portée au plus haut niveau de l’organisation, la démarche d’amélioration continue de la prévention, santé et sécurité de Veolia est formalisée par une lettre d’engagement du président-directeur général. Elle est structurée autour de 5 piliers.

Les 5 piliers de la démarche

  1. Impliquer l’ensemble de la ligne managériale
  2. Améliorer le management des risques santé et sécurité
  3. Améliorer la communication et le dialogue
  4. Former et impliquer l’ensemble des collaborateurs
  5. Suivre la performance santé et sécurité

Cette démarche, qui soutient les efforts déjà engagés, implique à tous les niveaux de l’organisation les collaborateurs, les fournisseurs, les sous-traitants et les partenaires des joint-ventures du Groupe.

Une démarche d’amélioration continue

Pour marquer son implication et son engagement, l’ensemble de l’encadrement réalise régulièrement des visites de sites dédiées à la sécurité. Ces visites permettent d’observer les situations de travail, d’échanger avec les collaborateurs sur les bonnes pratiques et les axes d’améliorations et ainsi agir sur les comportements.

Aussi, un critère d’amélioration de la performance en matière de prévention, de santé et de sécurité est intégré à l’évaluation globale de la performance de l’encadrement, ainsi que dans le calcul de la part variable de la rémunération du top management selon des critères qualitatifs et quantitatifs.

Un taux de fréquence en constante diminution

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a pris des engagements en faveur de ses salariés avec une cible à 2023. Ces engagements se déclinent en plusieurs objectifs dont la sécurité au travail.

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia a pris pour engagement n° 7 de Garantir un environnement de travail sain et sécurisé. Il s’est fixé comme objectif, à horizon 2020, d’atteindre un taux de fréquence des accidents du travail, correspondant au nombre d’accidents avec arrêt de travail par million d’heures travaillées, égal ou inférieur à 6,5.

Cet engagement est porté par Monsieur Antoine Frérot, président directeur général.

Depuis 2010, le taux de fréquence (nombre d’accidents avec arrêt de travail par million d’heures travaillées) est en constante diminution : 18,09 en 2010 à 6,6 (√) en 2020 (soit -18,72 % par rapport à 2019). 

Cette diminution est le fruit d’un important dispositif mis en place au titre de la prévention des accidents du travail pour l’ensemble des salariés qui s’est accentué en 2020 dans la poursuite des actions menées depuis plusieurs années. En plus des formations en présentiel, des actions de formations renforcées en digital ont contribué à l’amélioration sensible du taux de fréquence des accidents du travail en 2020.

À noter que l’intégration, en 2019, du groupe SALA en Colombie, représenté par 4 700 salariés en équivalent temps plein, a impacté le taux de fréquence de Veolia de +0,69 point. Ainsi le taux de fréquence de Veolia hors groupe Sala est de 7,43, soit -12,3 % par rapport à 2018.

En 2020, 34 pays du Groupe n’ont enregistré aucun accident du travail avec arrêt.

Évolution du taux de fréquence des accidents du travail depuis 2010

La semaine internationale de la santé et de la sécurité

Afin d’enraciner la culture santé et sécurité au travail, Veolia organise depuis 2015 la semaine internationale de la santé et de la sécurité. 

L’édition 2020 s’est déroulée dans un contexte spécifique lié à la pandémie de Covid-19. Le recensement des enseignements tirés de la gestion de la crise et les adaptations mises en place au regard des risques fournissent de précieux exemples qui permettent de mieux percevoir les autres risques et promouvoir les changements comportementaux. 

Cette sixième édition s’est traduite par la mise en œuvre d’animations sur la prise de conscience des comportements non sécuritaires, avec une campagne focalisée sur la perception des dangers : « Ce que tu vois n’est pas ce que je vois. » 

Objectif : renforcer la perception des risques professionnels, l’identification des situations dangereuses dans notre environnement de travail et le traitement en instaurant les mesures ramenant ces risques à un niveau acceptable. 

Afin de favoriser une prise de conscience des collaborateurs, des outils de communication (affiches, vidéos, feuille de route, guide de déploiement) ont été mis à disposition et des chasses aux risques grandeur nature ont été organisées par les équipes sur les sites. 

Par la mobilisation internationale qu’elle a suscitée, cette semaine a permis de valoriser, partout dans le monde, les acteurs de terrain et de capter et résoudre plus de 4 000 situations à risque sur les thèmes santé et sécurité.

Actions et résultats : La santé et la sécurité à l’épreuve de la crise sanitaire 

Dans le cadre de la gestion de la crise de la Covid-19, Veolia a dû adapter ses modes de travail et le fonctionnement des sites dans le monde. Les mesures de prévention sanitaire et d’organisation du travail ont ainsi été adaptées pour limiter au maximum les risques de contamination par le coronavirus et permettre le respect le plus strict des gestes barrières. Ce dispositif global et durable a permis d’assurer la protection de l’ensemble des collaborateurs. 

Un plan de continuité d’activité a été mis en place pour chaque activité de Veolia identifiée comme vitale. La grande majorité des collaborateurs a continué à se rendre quotidiennement sur les sites et à travailler sur le terrain pour maintenir la continuité des services essentiels. 

Ce plan de continuité d’activité a permis concrètement : 

  • de respecter les gestes barrières ;
  • de limiter le nombre de personnes en réunion ; 
  • d’indiquer les flux de circulation ;
  • de placer en télétravail une partie des salariés ; 
  • d’organiser le remplacement des salariés malades ou contraints à un isolement grâce aux équipes positionnées en rotation de la production à cette fin ; 
  • de former les équipes à la gestion d’une situation inhabituelle dans un fonctionnement « dégradé », mais assurant la sécurité collective et individuelle du personnel ;
  • de se servir et d’accentuer la digitalisation.

Ainsi, tant durant les phases de confinement que de déconfinement, les managers mettent en place des mesures visant à limiter autant que possible le risque d’introduction du virus sur les sites. Ces mesures s’appliquent à l’ensemble des intervenants (salariés, intérimaires, consultants, sous-traitants et prestataires) amenés à entrer sur nos sites, quels qu’ils soient : 

  • la bonne connaissance des gestes barrières pour tous les salariés ;
  • la distribution de masques en fonction des nécessités de service ; 
  • la désinfection et le nettoyage des locaux ; 
  • les tests de dépistage Covid-19. 

Ainsi, la ligne de conduite générale destinée à maîtriser au mieux le risque de contamination par le coronavirus sur les sites du Groupe repose sur un principe de prévention, d’information et de formation. 

Une cellule de crise quotidienne basée au siège du Groupe permet la coordination, l’analyse des situations au niveau mondial et la définition des priorités en rapport aux phases différenciées de contamination dans les pays. 

Les managers sont chargés de la bonne application de ces mesures, en lien avec les « référents Covid » désignés au plus proche des entités opérationnelles. 

Des mesures complémentaires, adaptées à chaque métier et à chaque site sont prises en concertation avec la hiérarchie sur la base des procédures du Groupe.

Un engagement paritaire

Le renforcement de la prévention et l’analyse des accidents sont essentiels au dialogue social. En 2020, 10,2 % (√) des accords signés étaient relatifs à la prévention, santé et sécurité.

La signature en 2012 d’une lettre d’engagement entre la direction et les représentants du personnel au sein du comité de Groupe Europe permet de s’assurer de la cohérence des approches de terrain dans chaque pays d’Europe où Veolia est présent. Les thématiques structurantes de cet engagement paritaire portent sur l’analyse systématique des accidents, le renforcement de la prévention en matière de santé au travail, dont les aspects relatifs aux facteurs de pénibilité et le développement du dialogue social sur les thématiques santé et sécurité.

Un organe de pilotage : le centre d’excellence prévention, santé et sécurité

Le centre d’excellence prévention, santé et sécurité regroupe 25 experts internationaux au sein du Groupe. Il propose au comité exécutif des orientations en matière de prévention, de santé et de sécurité, et, coordonne les chantiers transverses, crée les synergies entre les métiers en favorisant le partage des bonnes pratiques et évalue les résultats grâce à des indicateurs de performance. En complément, des experts ont été désignés pour assurer la cohérence, le suivi et la coordination des démarches par zone et par pays. Cette organisation offre un système d’amélioration continue structuré et flexible capable d’intégrer les dimensions culturelles de chaque pays.

En 2020, le centre d’excellence s’est réuni six fois.

Un référentiel de management de la sécurité et de la santé au travail

Les membres du centre d’excellence prévention, santé et sécurité ont élaboré un référentiel de management de la sécurité et de la santé au travail en s’inspirant des bonnes pratiques identifiées dans les exploitations du Groupe.

L’objectif de ce référentiel est de structurer et de définir les lignes directrices claires pour permettre à la ligne managériale de construire et de mettre en œuvre le plan d’amélioration continue, adapté ensuite à chaque Business Unit.

Le référentiel a été conçu sur la base des cinq piliers stratégiques Prévention Santé Sécurité de Veolia ; ceux-ci comportent les mesures, actions et exigences précises pour atteindre le niveau « interdépendant » de la culture sécurité afin de faire du 0 accident un choix et de viser l’excellence.

Par ailleurs, Veolia a mis en place des démarches de prévention structurées et structurantes sur la base de référentiels tels que ILO OSH 2001 et/ou ISO 45001. Chaque année, à travers le monde, des entités sont certifiées, labellisées ou récompensées pour leur démarche en matière de prévention, santé et sécurité.

En 2020, 62,1 % du chiffre d’affaires est couvert par une certification ISO 45001.

Fourniture d’équipements de protection individuelle

Veolia prend très au sérieux la fourniture et l’utilisation d’équipements de protection individuelle (EPI) au travail, en fournissant à tous les employés des EPI conformes aux meilleures normes internationales. Les EPI sont fournis à chaque employé en quantité, tenant compte de l’évaluation des risques et sont renouvelés périodiquement. Veolia fournit des instructions, des procédures, une formation et une supervision pour encourager les gens à travailler de manière sûre et responsable.

Risques liés à l’exposition au bruit

Chez Veolia, nous traitons avec une attention particulière les risques professionnels liés à l’exposition au bruit et aux vibrations, en évaluant ces risques et en réduisant l’exposition au niveau le plus bas raisonnablement possible. Des moyens sont mis à disposition pour lutter contre le bruit et les vibrations en utilisant les meilleures pratiques existantes en matière de protection collective. Les postes de travail sont conçus et adaptés en permanence pour réduire la durée d’exposition. Pour les véhicules, machines et situations de travail vibrantes, la rotation est généralisée afin de réduire l’exposition des opérateurs et conducteurs aux vibrations.

Une solution globale de gestion des événements accidentels : le déploiement du programme « PaTHS » 

Le programme PaTHS (Prevention & Training on Health & Safety), en cours de déploiement, comprend un outil collaboratif qui s’adresse à tous les acteurs de la santé et sécurité au travail. L’outil permet de simplifier et harmoniser la gestion des accidents, des maladies professionnelles, des presqu’accidents, des actes et des situations dangereuses et des bonnes pratiques. Il est composé de six modules complémentaires, évolutifs et intégrés qui permettent de :

  • tracer et gérer les événements santé & sécurité en conformité avec la réglementation locale et les processus Veolia ;
  • analyser les causes d’un événement grâce à une méthode corporate harmonisée ; 
  • évaluer les risques de chaque poste en lien avec les standards de risque Veolia ; 
  • créer et gérer des plans d’actions correctifs et préventifs ; 
  • anticiper et gérer les formations santé & sécurité. 
  • Tracer et vérifier les autorisations et habilitations ; 
  • générer des rapports, piloter la performance santé & sécurité et mener des analyses prédictives. 

Une application mobile associée permet à chaque collaborateur de participer à la prévention santé et sécurité au travail.

La cartographie des risques et les 10 standards de management des activités à risque élevé

La liste des activités à risques élevés communes aux métiers de Veolia est établie par le centre d’excellence prévention, santé et sécurité après analyse de l’historique des incidents et des accidents et accidents mortels survenus chez Veolia. Par la suite, les membres du centre d’excellence définissent des priorités pour produire des standards à partir de bonnes pratiques internes et externes.

Ils ont ainsi rédigé les 10 standards de management des activités à risque élevé en y associant les parties prenantes internes (directions techniques, managers opérationnels, directions des ressources humaines, directions juridiques). Une grille d’évaluation du niveau de conformité par rapport aux exigences humaines, organisationnelles et techniques des standards de management des activités à risque élevé a également été mise en place pour accompagner le déploiement opérationnel au plus près des exploitations. Un suivi de la mise en œuvre est effectué au sein de chaque pays, puis de chaque zone et enfin consolidé au niveau du Groupe.

En ce qui concerne l’évaluation des risques en matière de santé et de sécurité pour les nouvelles opérations ou les nouveaux projets potentiels, Veolia dispose d’une procédure de diligence raisonnable à l’échelle mondiale pour l’intégration de nouvelles opérations qui comprend l’exigence d’une évaluation des risques en matière de OHT (Occupational Health and Safety).

Les audits et visites de sécurité ainsi que le suivi de plans d’actions

Chez Veolia, l’évaluation des risques est menée au niveau le plus opérationnel afin de garantir l’implication du personnel dans le processus d’identification des dangers existants ou susceptibles d’apparaître sur le lieu de travail. Tous les sites de Veolia effectuent une évaluation des risques au moins une fois par an. En outre, l’évaluation des risques sera effectuée en cas de changements sur le lieu de travail (tels que l’arrivée de nouveaux employés, le remplacement, la réparation ou la mise à niveau de l’équipement et l’ajustement des procédures) ou dans le cadre des opérations commerciales.

Les audits et visites de sécurité sur les installations sont diligentés avant la prise d’exploitation pour détecter d’éventuels risques et proposer les mesures correctives. Les dispositifs de prévention des risques sont par ailleurs intégrés le plus en amont possible par le Groupe dans le cadre de ses activités de conception et de construction d’installations afin d’éliminer toute situation à risque et garantir un niveau de santé et de sécurité des futurs opérateurs. Chaque année des audits sont réalisés. En 2020, la situation sanitaire n’a pas permis la réalisation d’audits.

Des présentations régulières, auprès du comité exécutif, permettent de vérifier l’adéquation entre la stratégie du Groupe et les actions menées.

Le partage de bonnes pratiques

Recueil mensuel d’initiatives santé et sécurité, PowerBook est élaboré sur la base des bonnes pratiques remontées par les différents pays. Il est notamment destiné à guider les managers dans le déploiement des standards et à promouvoir les bonnes pratiques sur les sites afin de créer l’émulation nécessaire au déploiement de ces standards.

Des posters sont réalisés dans la continuité de chaque Powerbook pour rendre les bonnes pratiques accessibles à tous et favoriser le partage des bonnes idées.

De plus, des pratiques de terrain innovantes en matière de santé et de sécurité au travail ont également été identifiées et partagées au sein du Groupe. Plusieurs d’entre elles ont été récompensées par les « Trophées des initiatives ressources humaines » soulignant ainsi l’intégration totale de la dimension santé et sécurité dans la politique sociale et sociétale de l’entreprise.

Sensibiliser et former

La formation est l’un des cinq piliers de la politique de prévention, santé et sécurité au travail.

En 2020, 67,5 % des salariés de Veolia ont bénéficié d’une formation à la sécurité et 46,5 % des heures de formation ont été consacrées à la sécurité.

OHS Skills

En 2019, la direction prévention santé et sécurité du Groupe a mis en place avec le Campus Veolia un programme de développement intitulé OHS skills. Ce programme a pour ambition de renforcer les connaissances et les compétences du réseau santé et de sécurité afin d’une part, leur fournir les meilleurs outils pour accompagner les managers dans leur prise de décision et d’autre part s’assurer de l’implication des salariés au plus proche des situations de terrain. En 2019, durant la phase pilote, 40 experts ont commencé la formation en France, 10 en Amérique latine et 10 au RoyaumeUni ; cette formation s’est poursuivie en 2020. En 2020 des classes virtuelles ont été mises en place pour continuer le déploiement dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et faciliter l’implémentation du programme à destination des experts prévention santé et sécurité dans les différents pays.

Aussi, la formation leadership en prévention (safety leadership) à destination du top management et de l’ensemble de la ligne managériale est disponible et le déploiement a commencé sur Veolia Énergie France en 2020 et continuera sur les différents Pays en 2021.

En outre, le programme de formation Safety Leadership destiné au top management et à l’ensemble des responsables hiérarchiques est désormais disponible. Le déploiement a débuté à Veolia Énergie France en 2020 et se poursuivra dans les différents pays en 2021.

Exemple d’une bonne pratique formation sécurité

SARP a conçu une vidéo associant images réelles et effets 3D pour sensibiliser les équipes à la sécurité. Le virtuel multiplie les possibilités en permettant de visualiser l’intérieur d’une canalisation et en simulant des accidents graves. La vidéo est diffusée à tous les nouveaux collaborateurs qui sont ensuite soumis à une évaluation conditionnant leur affectation ultérieure sur les chantiers.

L’utilisation d’outils numériques pour suivre la formation

Chez Veolia, nous utilisons des outils numériques pour anticiper et suivre les formations en matière de santé et sécurité suivies par les salariés. Des alertes sont générées pour anticiper l’expiration des autorisations. Lorsqu’une formation donne lieu à une autorisation, cette dernière est générée automatiquement mais nécessite l’approbation de la hiérarchie pour être effective. L’approbation est conditionnée à la feuille de présence transmise par l’organisme de formation. Ce processus nous permet de gérer toutes les formations sensibles (telles que les formations produits chimiques, espaces confinés, atmosphères explosives, travail à chaud, travail en hauteur…) et d’éditer un passeport sécurité à chaque employé qui peut être présenté à tout moment (en papier ou numériquement) à un superviseur, un auditeur, un client, etc…

Analyser pour prévenir les risques

Le Groupe attache une attention particulière à la sensibilisation de ses collaborateurs et au suivi des situations à risques et des presque-accidents.
Afin de prévenir les accidents, la direction prévention, santé et sécurité s’appuie notamment sur la pyramide de Bird qui compte cinq niveaux :

  • presqu’accidents, actes dangereux, situations dangereuses (base
    de la pyramide) ;
  • accidents bénins ;
  • accidents du travail sans arrêt avec consultation médicale ;
  • accidents du travail avec arrêt ;
  • accidents du travail mortels.

L’analyse qui en découle, permet de prévenir les risques sur la base du constat suivant : « Plus le nombre de presqu’accidents est élevé, plus la probabilité d’accidents est importante ».

Aussi le Groupe a mis en place, depuis de nombreuses années dans un but de prévention les « alertes sécurité ». En cas d’accident métier, le préventeur santé et sécurité remonte à la direction prévention santé et sécurité Groupe, une fiche selon un modèle détaillant les circonstances, les conséquences de l’événement et les mesures correctives mises en place (humaines, organisationnelles et techniques). Ces alertes sécurité sont ensuite partagées à tout le réseau prévention santé sécurité et plus largement sur l’intranet du Groupe.

Un suivi des sous-traitants et des entreprises d’intérim

En application de la charte Fournisseurs, ceux-ci sont tenus de prendre les dispositions pour garantir la santé, la sécurité et le bien-être de leurs salariés. Aussi, pour les activités sous-traitées, une analyse préalable des risques permet de fixer contractuellement les mesures de prévention à respecter par l’ensemble des intervenants qui sont régulièrement audités.

En fonction de la typologie spécifique des activités de Veolia, les dispositions réglementaires ainsi que l’approche d’adaptation culturelle sont intégrées dans la gestion de la santé et de la sécurité des parties prenantes au sein du Groupe.

La gestion des entreprises sous-traitantes intervenant sur les sites et chez les clients de Veolia revêt une importance capitale dans la politique globale de maîtrise de la prévention santé sécurité.

À ce titre, depuis 2018, Veolia effectue un suivi du taux de fréquence des sous-traitants. Les sous-traitants partagent les « alertes sécurité » avec la direction prévention santé et sécurité en cas d’accidents sur le périmètre monde de Veolia.

  • Chez Veolia Industries Global Solutions, une évaluation annuelle des sous-traitants est organisée en lien avec la direction des achats. Les critères pris en compte dans le cadre de cette évaluation sont : la politique Santé et Sécurité au Travail (SST), le management de la santé et sécurité, la maîtrise des risques, les plans d’actions, les indicateurs de performance SST et les certifications. Les entreprises notées en dessous d’un certain seuil ne peuvent plus intervenir pour le compte de Veolia Industries Global Solutions.
  • Veolia Water Technologies a déployé un livret de poche traitant de la sécurité sur un chantier et dans lequel sont détaillés de façon ludique les standards minimums. Ce manuel a été préparé dans le but de communiquer les pratiques de travail sécuritaires et les attentes de l’entreprise aux prestataires de services effectuant des travaux sur les chantiers. Le livret fournit des informations essentielles pour la sécurité des employés des sous-traitants et pour maintenir un lieu de travail sûr, sécurisé et sain pour toute personne sur site.
  • Au Royaume-Uni, pour appuyer la procédure interne de gestion des entreprises sous-traitantes, un film a été réalisé pour l’accueil à la sécurité de tous les opérateurs des entreprises sous-traitantes. Il permet de communiquer largement sur les risques spécifiques et sur les règles de sécurité à appliquer pour les sites Veolia. La fréquence de visionnage est fixée à six mois et un opérateur qui intervient sur plusieurs sites doit visionner le film pour chaque nouveau site. Afin de s’assurer du niveau de compréhension, un questionnaire a été mis en place avec une note minimum de 8/10 à obtenir pour être autorisé à entrer sur le site. Si la note n’est pas suffisante après le premier visionnage, un deuxième visionnage est proposé et un nouveau test est réalisé. Si malgré les deux visionnages et les différents échanges oraux la note minimum ne peut être atteinte, l’opérateur sous-traitant ne sera pas autorisé à entrer sur le site Veolia.

Pour les intérimaires, un dispositif de suivi des accidents survenus a été mis en place via des réunions annuelles avec les représentants des sociétés d’intérim, pour définir les mesures de prévention adaptées, partager les bonnes pratiques et apprécier la performance de ces sociétés.

La politique de sûreté

Concernant la sûreté des salariés de Veolia, notamment dans le cadre de leurs missions professionnelles, permanentes ou temporaires, à l’international et en particulier dans les zones présentant un niveau de risque sécuritaire élevé, la direction de la sûreté a mis en place un ensemble de mesures et de procédures.

Un outil d’analyse de l’exposition aux maladies professionnelles

L’ensemble des salariés bénéficie d’un suivi médical périodique permettant de détecter les maladies professionnelles mais surtout de contribuer à les prévenir.

Afin de compléter les outils d’identification des situations d’accidents au poste de travail, Veolia a conçu un outil d’analyse de l’exposition aux maladies professionnelles, partagé avec les partenaires sociaux du comité Groupe France, à disposition de l’ensemble des correspondants santé-sécurité. Il permet d’anticiper l’exposition à des facteurs de risque pour définir et mettre en œuvre un plan d’actions.

En 2020, 110 salariés ont été reconnus ayant une maladie professionnelle.. Toutefois, les informations relatives aux maladies professionnelles peuvent présenter des divergences dans le mode de calcul en raison des différences de pratiques et de réglementations locales.

Le suivi des indicateurs hygiène et sécurité

Depuis 2015, les données d’accidentologie sont collectées trimestriellement via un outil interne. Le Groupe a retenu une définition commune des accidents du travail pour l’ensemble des pays et de ses filiales : tous les accidents du travail, hors trajets, ayant entraîné un arrêt d’au moins une journée.

Indicateurs hygiène et sécurité

2017 2018 2019 2020
Accidents du travail avec arrêt (hors trajet) 2 907 2 611 2 631 2 103
Jours calendaires de travail perdus pour accidents du travail (hors trajet) (CDI et CDD) 165 621 142 694 146 321 137 082
Taux de fréquence des accidents du travail* 9,55 8,47 8,12 6,6
Taux de gravité des accidents de travail* 0,55 0,47 0,45 0,43
Nombre de décès de salariés liés aux process 3 0 6 3
Nombre de salariés formés à la sécurité 94 552 99 403 106 131 136 072
Nombre d’instances dédiées à l’étude des problèmes de santé et de sécurité 1 935 2 004 1 969 1 927
Taux du total des blessures enregistrables analysées ayant donné lieu à un plan d’action (en %)
/ / 64,59 74,09
* Incluant les concessions chinoises.

Le bien-être au travail

Dans son évaluation des risques, Veolia intègre les facteurs de risques psychosociaux afin d’identifier et d’évaluer les facteurs de risques psychosociaux organisationnels connus qui peuvent avoir un impact négatif sur la santé et le bien-être des salariés. Les démarches de santé et bien-être au travail sont adaptées au contexte et à la maturité des pays dans lesquels Veolia opère.

Une cellule de prévention des risques psychosociaux a été mise en place.

En France, des démarches de qualité de vie au travail intègrent des dispositifs de prévention des facteurs de risques psychosociaux. Les salariés y ont été sensibilisés par une communication sur des actions de prévention, notamment lors de la présentation des résultats des enquêtes internes. Un programme de formation a été déployé à l’intention des managers pour les aider à intégrer dans leur comportement managérial la prise en compte des risques psychosociaux. En complément, cette démarche intègre l’analyse ergonomique des postes de travail, la promotion des bonnes pratiques en matière de santé et nutrition ainsi que la lutte contre l’alcoolisme et les drogues. Certaines exploitations proposent à leurs collaborateurs, des exercices d’échauffements musculaires avant la prise de fonction.

Au Royaume-Uni, un programme proposant un large éventail de sources d’informations permet de sensibiliser et de motiver les collaborateurs à prendre soin de leur santé, ainsi qu’à trouver un bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. De nombreuses actions ont également été déployées pour les collaborateurs : check-up médicaux, initiatives de sensibilisation aux méfaits du tabac ou aux bienfaits d’une alimentation saine, développement de la pratique d’exercices physiques, etc.

En Amérique du Nord, un dispositif d’accès à une protection sociale qui bénéficie à l’ensemble des salariés a été mis en place via un programme de bien être (Wellness Program).

Le sport vecteur de bien-être et d’épanouissement

Parce que sa Raison d’être rappelle l’importance pour Veolia de la santé, la sécurité mais également de l’épanouissement de tous, le Groupe s’appuie notamment sur le sport comme vecteur et levier de promotion du bien-être et de santé au travail.

Le sport permet de rappeler et véhiculer l’éthique et les valeurs de Veolia : Responsabilité, Solidarité, Respect, Innovation, Sens du client.

Veolia donne une définition concrète et commune du sport en créant dans toutes les géographies du Groupe, une nouvelle identité Sport avec une dénomination « So’ Sport », un logo, un slogan, des verbatims…

Dans les différentes zones, pays et sites de Veolia, on retrouve de multiples initiatives sportives et bien-être qui permettent de fédérer, rassembler, partager, renforcer le sentiment d’appartenance au Groupe. Le Groupe a à cœur de les valoriser et de les partager.

Veolia crée l’opportunité de participer à des rassemblements sportifs annuels nationaux, européens et mondiaux où à ce jour plus de 3 000 sportifs issus de plus de 40 pays ont participé et remporté de multiples titres nationaux, européens et mondiaux (par exemple, les derniers jeux nationaux en Martinique en mai 2019 et européens en juin 2019 à Salzbourg).

De plus, plus de 3 000 salariés Veolia ont participé aux différentes Courses de la Diversité depuis 2014 dont 800 participants lors de la dernière qui s’est déroulée le 24 septembre 2020 en France à Vincennes dans des conditions optimums de respect des gestes barrières.

Du 17 au 24 septembre, pour la première fois, cette course a également été organisée en parallèle en digital grâce à la « International E-run for Diversity ». Celle-ci a permis de rassembler nos pays autour de cet évènement et porter haut les couleurs et les valeurs de notre Groupe.

Organisation du travail

Modalités d’organisation du temps de travail

Les modalités d’organisation du temps de travail au sein du Groupe dépendent des sociétés, de la nature de leurs activités et de leur lieu d’implantation.

La durée moyenne hebdomadaire du travail est de 39 heures (√). 

Le nombre total de jours calendaires d’absence a atteint 2 696 076 jours (√) au cours de l’année 2020, dont 1 854 787 jours d’absence pour maladie, les autres motifs d’absence étant essentiellement les accidents du travail et les événements familiaux. 

Le nombre total d’heures supplémentaires effectuées s’est élevé à 14 957 674 (√), soit un nombre moyen par salarié de 89 heures supplémentaires par an. La notion d’heures supplémentaires varie selon les pays et rend parfois difficile son appréciation. 

En outre, dans les activités de service, un nombre important d’heures supplémentaires est dû à des interventions d’urgence effectuées par le personnel durant l’astreinte ou à des fins de chantier (par exemple, pour rétablir l’alimentation en eau ou le chauffage dans des délais raisonnables).

Évolution du taux d’absentéisme

2017 2018 2019 2020
Taux d’absentéisme (hors maternité et paternité) 4,11 % 4,16 % 4,08 % 4,54 %

Renforcer l’équilibre vie familiale – vie professionnelle

En Allemagne, pays attentif à la baisse de sa démographie, le Groupe accompagne ses collaborateurs vers une meilleure conciliation de leur carrière et de leur vie familiale. Ainsi, Veolia Umweltservice GmbH propose des bureaux aménagés parents-enfants pour accueillir les enfants en cas d’urgence ainsi qu’un espace sur l’intranet sur le thème de la parentalité, conçu avec l’association Worklife. VWS Deutschland Gmbh adhère à l’associationLes femmes et l’économie qui propose des activités aux familles, notamment des centres de vacances pour les enfants. Quant à l’engagement des sociétés OeWA, BS Energy et Midewa, il a été reconnu par la certification Beruf und Familie.

Au Japon, où les habitudes culturelles poussent les salariés à rester tard le soir au bureau, Veolia invite ses collaborateurs à ne pas oublier leur vie privée, par exemple en instaurant un jour sans heure supplémentaire. Cela a permis à l’entreprise de réussir sa politique de féminisation des effectifs. Signe de l’évolution positive des comportements : le nombre de jours de congé pris a significativement augmenté et un premier collaborateur a même expérimenté le congé paternité.

Favoriser le développement professionnel

La qualité des réponses de Veolia aux défis environnementaux et aux exigences croissantes des collectivités publiques et des industriels, dépend de ses savoir-faire et, plus largement, de la performance de son modèle social.

La performance de Veolia est en partie conditionnée par sa capacité d’attraction et de fidélisation des talents et de gestion des risques liés à la disponibilité des compétences dont elle a besoin.

Le Groupe est convaincu que la motivation et la mobilisation des hommes et des femmes de l’entreprise constitue une richesse et un véritable avantage compétitif. C’est pourquoi Veolia s’attache à attirer, former, développer et fidéliser ses collaborateurs, à tous les niveaux de qualification et dans tous les bassins d’emplois où il est présent.

Politique et engagements

Dans le cadre de ses engagements pour un développement durable, Veolia avait pris en 2015 l’engagement et les objectifs 2020 suivants :

  • délivrer chaque année une formation à plus de 75 % des salariés ;
  • maintenir à plus de 80 % le taux d’engagement des managers.

Cet engagement était porté, au niveau du comité exécutif, par Monsieur Jean-Marie Lambert, directeur des ressources humaines.

Dans le cadre de sa raison d’être et de son programme stratégique Impact 2023, Veolia a pris des engagements en faveur de ses salariés avec une cible à 2023. Ces engagements se déclinent en plusieurs objectifs, dont l’engagement des collaborateurs et la formation et l’employabilité des salariés.

Le sponsor, Jean-Marie Lambert, pour ces engagements est maintenu.

Gérer les carrières

Une direction dédiée à la gestion des carrières

La direction du développement ressources humaines Groupe, a pour objectif d’attirer et fidéliser les talents à travers le monde ainsi que de faciliter l’évaluation de la performance managériale. Elle a pour double ambition de répondre aux besoins de compétences des activités du Groupe et de proposer des opportunités de carrière aux collaborateurs.

Le développement des carrières des collaborateurs est un axe majeur de la politique de gestion des ressources humaines. Sa mise en œuvre s’appuie sur divers processus et outils.

Un outil d’évaluation des postes commun à l’ensemble des activités du Groupe

Un outil de classification unique a été déployé pour l’ensemble des postes cadres (méthode Global Grading System, élaboré par le Cabinet Willis Towers Watson). Cet outil, en positionnant les différents postes au sein de l’organisation, permet d’objectiver leur impact relatif. Cette méthodologie commune de pesées des emplois facilite la mobilité professionnelle et permet de structurer les processus RH dans un souci de transparence, d’équité et de gestion de la performance.

Cette nouvelle classification est depuis plusieurs années utilisée pour les cadres dirigeants. Elle est déployée dans les zones et pays et sert de colonne vertébrale sur laquelle viennent s’adosser les processus RH.

Les outils de la mobilité et du recrutement

Talent APP : lancement d’un pilote d’une nouvelle application digitale de gestion des compétences 

Le projet Talent App est lancé au mois de janvier 2021 via un pilote de 2000 utilisateurs. Basée sur l’intelligence artificielle, cette application vise à accélérer le développement de la mobilité et la coopération par la mobilisation de collaborateurs sur des missions courtes. À partir de l’auto déclaration de compétences par les collaborateurs et d’une diffusion facilitée de postes à pourvoir et de missions courtes, l’application doit permettre de faire se rencontrer de manière plus ciblée et innovante, besoins de l’organisation et souhait de développement des collaborateurs. Un bilan sera fait après l’été 2021 et un déploiement plus général sera alors envisagé.

Un processus de gestion des Talents renouvelé

Depuis 2017, des revues de personnel communes à toutes les entités sont organisées pour les cadres dirigeants, des contributeurs clés et des hauts potentiels visant notamment à systématiser l’élaboration de plans de successions ainsi que la mise en œuvre de plan de développement fidélisant les dirigeants de demain. Le partage et la mise en œuvre de cette méthodologie commune visent à consolider la pérennité comme l’agilité des organisations et à aider au développement individuel des salariés les plus talentueux.

Cette méthodologie jusqu’à présent utilisée pour le Top Management sera systématisée au sein des Business Units.

En 2020, ce processus s’est maintenu pour partie en distanciel et a permis de mesurer la progression de l’évolution du taux de féminisation du Top Management.

Un modèle commun d’évaluation de la performance

Afin de permettre un alignement des objectifs des managers sur la stratégie et les valeurs du Groupe, un support unique d’entretien annuel est utilisé pour l’ensemble des cadres dans le monde. Ce document permet d’avoir des critères homogènes et un langage commun pour définir les objectifs individuels et décliner la stratégie du Groupe. Il est également un outil pour apprécier les performances et les compétences, partager les valeurs du Groupe, identifier les aspirations des collaborateurs, leurs besoins en développement, leurs perspectives de carrière et les actions nécessaires à leurs mises en œuvre.

L’évaluation de la performance, fondée sur des objectifs financiers, de sécurité ainsi que sur des objectifs qualitatifs, prend en compte le positionnement hiérarchique et la fonction du collaborateur. Pour les managers, une partie des objectifs qualitatifs est assise sur le respect et la diffusion de la charte du comportement qui repose sur les valeurs du Groupe. Travailler en toute sécurité est un objectif prioritaire de Veolia. Tous les collaborateurs peuvent contribuer à atteindre l’objectif du zéro accident, en faisant connaître ou cesser une situation dangereuse pour éviter les accidents. À cet effet, chaque collaborateur prend un engagement en matière de santé et sécurité, formalisé lors de son entretien annuel. Les valeurs de Veolia s’inscrivent naturellement dans cet objectif.

En 2020, une section dédiée à la raison d’être a été insérée dans l’entretien annuel pour :

  • provoquer la discussion sur la raison d’être entre le manager et le collaborateur et poursuivre ainsi la diffusion et l’appropriation de la raison d’être au plus près du terrain ;
  • formaliser pour 2021 des objectifs quantitatifs non financiers en lien avec les indicateurs de la performance plurielle, ceux-ci étant à terme intégrés dans le calcul du bonus des cadres (dès 2020 pour les cadres dirigeants). 

Pour la population non cadres, les Business Units déploient à leur niveau leur support d’entretien annuel. À ce titre, en parallèle des dispositifs locaux, plusieurs Business Units utilisent l’outil Groupe comme les États-Unis, la Pologne, l’Irlande.

Des parcours pour les talents

Veolia Excellence est le programme de formation destiné aux talents de Veolia. Il propose des sessions autour de trois grands domaines : les business models, la création de valeur et le management d’équipe dans un contexte de changement rapide et profond. Il s’appuie sur des modalités pédagogiques innovantes avec des séquences d’e-learning, des travaux intersessions, d’ateliers collaboratifs ainsi qu’un suivi post-séminaire. Il intègre également un exercice d’évaluation 360° débriefé par des personnes formées en interne.

Trois autres programmes collectifs de développement individuel sont déployés par le groupe Veolia.

  • DISRUPT est un programme dédié aux jeunes cadres dits « millenials » visant à accélérer leur intégration dans le Groupe ;
  • ACCELERATE est organisé à destination de l’encadrement intermédiaire dans le cadre de la transformation digitale. Ce programme permet aux participants de mieux appréhender les possibilités de cette transformation et de développer les interactions nécessaires avec les métiers du Groupe. Ce programme doit faciliter leur changement de posture en leur permettant, de se placer en tant que business partner des autres acteurs au sein de Veolia, et de prendre de la hauteur afin de mieux anticiper les challenges qui les attendent ;
  • WIL (Women in Leadership) est spécifiquement organisé pour le développement du leadership au féminin en lien avec les objectifs ambitieux du Groupe en termes de diversité de genre.

Le Groupe, soucieux de permettre à ses talents dans un même temps, un alignement personnel et le partage d’une vision stratégique commune intègre pleinement des outils de développement personnel dans ces programmes (MBTI, 360°, Self Management Leadership). 

Des programmes équivalents sont proposés par les zones comme Impulsa en Amérique latine, NEST en Europe du Nord, STREAM en Asie ou Relief en France. Leaders For Tomorrow est un parcours consacré aux talents émergents aux États-Unis et au Canada. D’une durée de huit mois, ce dispositif comprend une période d’évaluation, un coaching individuel et un plan de développement personnalisé.

Des parcours pour les dirigeants

Le séminaire dirigeants prépare à la direction de l’entreprise en travaillant sur un monde en évolution et son impact sur les activités actuelles et à venir du Groupe ainsi que sur la capacité à porter les valeurs de l’entreprise. Il s’organise autour de quatre voyages d’études répartis sur une année et propose des conférences pédagogiques, la découverte d’activités de Veolia et de nombreuses visites d’entreprises externes. La réalisation d’un projet en lien avec la stratégie du Groupe, présenté devant le comité exécutif, conclut ce dispositif. Veolia attache une attention particulière à intégrer une part importante de femmes dans les dispositifs de formation destinés aux talents et dirigeants. En 2019, près de 40 collaborateurs ont participé à ce programme.

La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a contraint le Groupe à suspendre l’organisation de ces programmes Talents (à l’exception de WIL organisé en grande partie en distanciel) : la valeur ajoutée de ces programmes réside aussi sur l’enrichissement de réseau professionnel rendu possible par la rencontre autour de ces programmes en présentiel. Leur mobilisation est cependant prévue dès que les conditions sanitaires le permettront.

Les relations écoles

La mobilisation et l’attractivité des ressources nécessaires à l’entreprise, sont une priorité : Veolia affirme sa présence dans les manifestations sur les métiers de l’environnement, les salons de l’emploi et de l’alternance et sur les forums des écoles et universités. Les programmes tels que la Veolia Summer School et les Trophées performance sont des moments privilégiés qui permettent à des étudiants internationaux de découvrir les métiers de Veolia et de mettre en perspective leurs cursus de formation au regard des enjeux du Groupe. Ces actions ont pour vocation d’affermir la visibilité de Veolia auprès des jeunes diplômés, de renforcer son attractivité en la positionnant comme une entreprise responsable et innovante.

Une Veolia Summer School organisée totalement en distanciel 

Chaque année Veolia organise un événement d’une semaine au Campus de Jouy-le-Moutier rassemblant des étudiants venant de diverses universités internationales. Malgré la pandémie de Covid-19, Veolia a décidé de maintenir cette 11e édition. Ainsi, l’édition 2020 a été entièrement digitalisée et organisée en distanciel : pendant quatre jours, 51 étudiants en Master, provenant de 23 pays, répartis en trois équipes sur trois fuseaux horaires différents (Europe/Afrique – Amériques – Asie/Océanie), ont découvert l’univers Veolia par la succession d’interventions d’experts, de cadres opérationnels, et des responsables de programme Corporate.

Le choix de l’alternance

L’alternance est un des instruments clés de la politique de recrutement pour l’intégration des jeunes vers un emploi durable, notamment en France, au Royaume-Uni, en Colombie et en Allemagne.

À fin 2020, Veolia compte près de 3 300 alternants. En France, on enregistre près de 2 000 alternants, soit une augmentation de plus de 40 % en 5 ans.

L’alternance favorise la transmission des savoirs et des compétences clés grâce notamment aux échanges intergénérationnels entre le tuteur et son alternant, et développe la culture d’entreprise par la promotion pro